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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

L'annonce O.I.R. de L'Auto du 7 février 1922 n'a rien à voir avec l'affaire Seznec...

Pour les vaniteux les autres hommes sont des admirateurs.
Antoine de Saint-Exupéry

 

L'annonce O.I.R ne paraissant que les 7 et 9 février 1923, il aurait fallu que Quémeneur lise obligatoirement l'Auto un de ces 2 jours !

De plus, l'annonce demande 10 torpédos quand le marché qui l'intéresse porte sur 100 véhicules - Pourquoi envoyer des courriers pour demander 2 Cadillac s'il fallait qu'il en trouve 100 ???

Bertrand Vilain est en effet incapable de faire la différence entre :

Une annonce Bollon qui permettait à Quémeneur de se séparer de la Cadillac dont il ne voulait plus à bon prix...

Caillac dont il est embarrassé depuis le 22 octobre 1922 (in Bernez Rouz en page 73) et dont il sait pertinemment qu'il ne reverra jamais les 15.000 francs de caution dus par Seznec.

La Cadillac lui appartiendra d'ailleurs dès le 22 janvier 1923 (après 3 mois de caution).

- Une annonce publiée par un organisme qui souhaitait en acheter 10...

- Une affaire bidon reposant sur un marché de 100 véhicules à fourguer dans n'importe quel état au prix uniforme de 30.000 francs l'unité.

Bertrand Vilain :

"Nous avons démontré dans notre ouvrage, preuves à l'appui, que l'annonce Bollon n'est pas l'annonce dont parle Quéméneur. Il y en a donc forcément une autre. La seule jamais publiée en janvier/février 1923 est l'annonce O.I.R. du journal L'Auto."

Quelles preuves ????

Quelle démonstration ???

Je viens de reprendre le journal L'Auto sur les mois de janvier et de février : il y a d'autres annonces concernant la vente ou l'achat de Cadillac.

L'Auto du 7 février 1923

Je ne sais pas s'il est breton...

Mais il est têtu, Bertrand Vilain.

Voilà qu'il nous reparle, sur son blog de l'annonce O.I.R. des 7 et 9 février 1923...

"Je peux ajouter quelques points suivants. Quéméneur indique à son banquier qu'il a découvert cette affaire par des annonces de journaux. En effet, cette annonce a été publiée 2 fois dans le journal L'Auto des 7 et 9 février 1923. Quéméneur indique entre autre que l'affaire porte sur 10 Cadillac. Les véhicules doivent être en état de marche. C'est exactement le texte de l'annonce.

Après des recherches intensives, je suis arrivé à la conclusion que le sigle O.I.R. ne correspond à aucune organisation connue ni en France, ni aux Etats-Unis, ni en Russie. Ce sigle a été crée pour les besoins de l'annonce."

Pas compliqué du tout...

Il a cherché une petit annonce avec en-tête CADILLAC.

Annonce dont il est toujours totalement infoutu de nous donner l'origine.

Et puis...

Vous pensez que le gars Seznec, sur sa vieille torpedo, acquise illégalement, il avait la notice descriptive ???

Cette annonce demande 10 torpédos...

Pourtant, le marché concernait 100 véhicules dont les 10 premiers devaient être livrés le 2 juin.

Les frères Le Verge avaient fait paraitre des annonces afin de vendre leur Cadillac en septembre 1922 et ils l'avaient toujours en mai 1923, preuve que le marché n'était pas au mieux.

Pourquoi livrer la Cadillac des deux zigs le 26 mai ?

La seule autre bagnole qu'ils étaient susceptibles d'acheter était effectivement celle de Le Verge, on est loin des 10 véhicules livrables au 2 juin...

Et encore eût-il fallu que Pierre Quémeneur ou Guillaume Seznec lisent bien L'Auto ces deux jours-là.

Et, après mes recherches, il y a très très peu d'annonces où il est stipulé d'écrire à l'AUTO.

A peine une par semaine.

Notamment avec les initiales B.D.C. 

Beaucoup de vendeurs, peu d'acheteurs.

Beaucoup de garages entre l'avenue de la Grande-Armée et Neuilly.

La Centralisation Automobiles du 9, rue de Louvre est très active.

Pas d'autres annonces O.I.R. en janvier/février 1923.

L'Auto du 24 février 1923

C'est plutôt le Ministère du Commerce et de l'Industrie qui était concerné.

Alors...

Je réponds...

Une fois de plus.

Que l'annonce, parue dans La Dépêche de Brest du 27 novembre 1922 citée par Pierre Quémeneur notifiait des voitures ET des camions. 

"Il suffit de peu de chose pour faire basculer une vie. Ce fut une petite annonce parue dans la Dépêche de Brest du 27 novembre 1922.

« Automobiles. Suis acheteur comptant toutes voitures et châssis Cadillac  et camions U.S.A provenant des stocks, dans n’importe quel état – Ecr. Détails Bollon, 33, ave Sainte-Foy, Neuilly (Seine). – Tél. : 36. »

Denis Langlois, L’affaire Seznec page 23.

"Le 22 novembre 1922, La Dépêche de Brest publie une annonce de recherches d'automobiles [...] Cette annonce ne passe pas inaperçue en Basse-Bretagne, même si le sieur Bollon dira plus tard ne connaître ni Seznec ni Quéméneur."

in Bernez Rouz en page 50.

"L'annonce est discrète, nichée au centre de la page, entre un vendeur proposant un moteur Grossley (en réalité Crossley du nom d'une marque automobile britannique) et un acheteur d'harnachements américains en "n'importe quelle quantité". Discrète, mais sans doute repérée par les deux hommes, soit directement, soit indiquée par telle ou telle de leur connaissance.

C'est sans doute Guillaume qui voit le premier tout l'intérêt de l'annonce. Il possède plusieurs véhicules de marques diverses, est connaisseur en mécanique et maîtrise les circuits d'achat et de vente du temps de la liquidation des stocks."

in Michel Pierre en page 34.

Ce n'est pas de nous noyer d'un flot de paroles en nous racontant les décrets de circulation des automobiles en 1923...

Ou la vie des concierges parisiens...

Qui changera quelque chose à l'affaire.

Et puis...

Pour finir...

Juste une supposition...

L'Office Indochinois du Riz (O.I.R), qui avait pour objet les améliorations de la culture, de l'usinage et du commerce du riz, avait peut-être besoin de 10 torpédos pour assurer sa mission ?

Pourquoi pas ???

Cet Office devait, lui, dépendre du Ministère des Finances.

Même s'il n'a été créé "officiellement" qu'en 1929, il doit avoir eu une pré-existence.

En Indochine.

Plutôt que de ressasser toujours la même histoire pour "O.I.R.", il faut savoir élargir ses horizons.

Je pense que Jourdan et Vilain devraient très vite s'inscrire à une formation accélérée d'humour...

Car ils n'en ont aucun.

 

Liliane Langellier

 

L'Auto-Vélo est une feuille sportive ayant paru entre 1900 et 1944, rebaptisé L'Auto dès 1903. Le journal est dirigé par Henri Desgrange jusqu’en 1931, date à laquelle il est remplacé par Jacques Goddet, qui fondra L'Equipe au sortir de la guerre. En 1903, la publication organise le premier Tour de France ce qui marque le début de son succès. Pendant la première moitié du XXe siècle, il est le principal périodique français spécialisé dans l’actualité sportive, et tire à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. Sa proximité avec l’occupant lui vaudra d’être interdit à la Libération.

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M
Monsieur Vilain accuse les autres de ce dont il est lui-même coupable. Ses "démonstrations" ne valent rien. Ses "preuves" n'en sont pas. Son arrogance est bien réelle, par contre. Et je ne le crois pas du tout sincère dans ce qu'il dit et écrit. Il s'agit simplement de se faire mousser. Peu lui importe que Denis Seznec et un ou deux avocats réputés se fassent humilier une nouvelle fois en se prenant une dérouillée bien méritée par la commission de révision, pour punition de l'amateurisme de leur énième demande. Ce qui compte, c'est que son nom entre dans l'histoire. Ses deux torchons n'y suffisant pas... Je suis dur, mais il agace. Cela dit, je m'attaque à ce qu'il exprime publiquement. Qu'il ne s'imagine pas que j'aie la moindre opinion de sa personne privée.
Répondre
L
Merci de votre juste commentaire, Cher Marc.<br /> Oui, Bertrand Vilain est détestable tant il est arrogant et prétentieux.<br /> Ce qu'il est publiquement, il l'est également dans sa vie privée.<br /> Sans le chercher, j'ai été amenée à le savoir il y a quelques mois déjà.<br /> N'oubliez pas ce qu'il m'a fait, comme il m'a traînée dans la boue, comme il a sali ma vie tant professionnelle que personnelle.<br /> Aujourd'hui, il encaisse un juste retour des choses.