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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

Affaire Seznec : Les Marc, la belle-famille de Guillaume Seznec...

Aux noms jadis si doux de beau-frère et de soeur.
Corneille, [Horace]

Saviez-vous que...

Lorsque l'on est veuve...

Ce qui est mon cas...

Et, quelles que soient les relations que l'on entretient avec sa belle mère...

Si l'on n'est pas officiellement re-marié...

Et que la belle-mère, collée dans une EHPAD par ses fils à bout de forces, n'a pas assez d'argent pour tout payer..

Je serai aussi mise à contribution pour aider au paiement avec une part entière.

Dieu me préserve !

Mais revenons à la belle-famille de Guillaume Seznec...

Étymologie

Marc, March : Il s'agit du nom de baptême Marc (latin Marcus, formé à partir du nom du dieu Mars), popularisé par l'évangéliste. La forme March est en général catalane ou occitane. On la rencontre aussi en Angleterre, où c'est le plus souvent une anglicisation du français "marche" (= frontière, limite). A noter enfin qu'en Bretagne le nom Marc (Le Marc), Marc'h, March a une origine différente : il signifie "cheval" (marc'h) et a été popularisé par le roi Marc, présent notamment dans le roman de Tristan et Iseut."

Comme vous le savez, Marie-Jeanne Marc est née le 8 février 1886 au bourg de Plomodiern.

Elle est la troisième enfant de Jean Corentin Marc et de Marianne Marchadour (ndlr Marc Corentin 1882, Marc Pierre 1884, Marc Marie-Jeanne 1886, Marc Marie 1889, Marc Charles : 1891)

Et leur première fille.

La famille Marc à Plomodiern en 1896.

Lire l'article "Généalogie : la famille de Guillaume" : la famille Marc dans le recensement 1911 de Plomodiern.

1/ Corentin Marc

Né le 9 juillet 1882 à Plomodiern.

De la Classe 1902, il précède l'appel et s'engage dans la Marine à Lorient pour 5 ans, le 26 avril 1901.

Il est alors mécanicien.

Le 9 septembre 1908, il est classé non affecté des Chemins de Fer Ouest comme facteur mixte à Briouze dans l'Orne.

Il est mobilisé Contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 8 mars 1919.

Le 31 janvier 1928, il passe à la Compagnie des Chemins de Fer de l'Etat comme facteur chef à Saint Pol de Léon.

C'est lui qui assiste , d'après Huzo, à l'enterrement de Marie-Jeanne en mai 1931 :

"Votre beau-frère,  M. Marc, chef de gare accompagné de sa femme ont suivi le cercueil jusqu'au cimetière."

2/ Pierre Marc

Né le 19 avril 1884.

Il est forgeron.

Il s'engage pour 5 ans à la mairie de Brest le 28 avril 1902.

Il se marie le 22 mai 1911 à Brest avec Marie Clémentine Manciet (née le 6/10/1876 à Le Houga dans le Gers)..

 

Il habite alors 18, rue Neuve à Brest.

Le 7 mars 1912, il est à Paris, 122, rue Ordener.

Le 5 mai 1912, il est 47 Boulevard National à Clichy sur Seine.

Il participe à la Campagne Contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 11 novembre 1918

"Régiment(s) : 19e escadron du train des équipages militaires (19e ETEM) , 109e régiment d'artillerie lourde (109e RAL) , 13e régiment d'artillerie (13e RA) , 84e régiment d'artillerie lourde (84e RAL) , 121e régiment d'infanterie (121e RI) , 23e régiment d'infanterie coloniale (23e RIC)

Domicile lors de la mobilisation : Clichy-la-Garenne (92) "

Le 8 avril 1920, Seznec est entendu de nouveau au sujet de ses achats d'automobiles à Paris :

"C'est le 29 novembre 1919, au Champ de Mars, à Paris, lors d'une exposition d'automobiles que j'ai fait ces achats. J'étais accompagné de mon beau-frère Pierre Marc, mécanicien à Clichy, et de deux de ses amis. Nous nous sommes rendus dans un café du Champ-de-Mars, boulevard Bourdonnais, c'est là que le contrat de vente de deux américaines a été passé entre M. Randoin et moi."

On ne retrouvera jamais aucune trace du garagiste Randoin d'Annecy.

Le 2 Mars 1921, Pierre Marc  va vivre à Le Houga dans le Gers (pays d'origine de sa femme).

Son épouse, Clémentine Manciet Marc, est morte au Houga le 22 mars 1933.

Mais pas de traces du décès de Pierre Marc dans les archives du Houga.

Après la disparition de Quémeneur, fin mai 1923, Pierre Marc n'a jamais été interrogé par la police.

Etrange, non ?

 

3/ Marie-Jeanne Marc

Lire sur la piste de Lormaye : Marie-Jeanne Seznec.

Elle est morte le 14 mai 1931 à l'Hôpital Beaujon, Paris.

Qui se trouvait 208,rue du Faubourg Saint Honoré à Paris VIIIe.

Pas à Clichy !

 

4/ Marie Corentine Marc

Elle est née le 17 décembre 1887 à Plomodiern.

Elle se marie le 14 septembre 1908 avec Auguste Alain Guéguénnou (né le 22 novembre 1878 à Crozon)..

Leur fils, Joseph Guillaume Marie Guéguénnou naît le 29 septembre 1909 à Plomodiern.

Après la mort de sa mère, en novembre 1918, elle va tenir, avec l'aide de son père, "l'Economie Bretonne" à Brest.

Elle a dû divorcer car on trouve trace d'un second mariage d'Auguste-Alain avec une certaine Jeanne Michelle Pouliennec le 13 novembre 1926 à La Garenne-Colombes (voir acte de naissance ci-dessous).

Elle meurt le 20 janvier 1980 à Bois-Colombes à l'âge de 92 ans.

5/ Charles Marc

le 9 Mars 1891 à Plomodiern.

Classe 1911.

"Incorporé à compter du 8 octobre 1912, arrivé au corps le 9 octobre 1912. 6è régiment du génie.

Caporal le 1er mars 1913, sergent le 8 novembre 1913. Rengagé le 21 juin 1914 pour deux ans à compter du 1er octobre 1914. Parti aux armées le 9 août 1914. Évacué malade le 25 août 1914, aux armées le 3.10.1914. Disparu le 13 février 1916 à l'Est de la route de Tahure à Somme-Py, présumé tué (avis ministériel du 4 mars 1917). Prisonnier à Mayence n'est pas signalé blessé suivant carte avis du M. G. du 15.3.16. Évacué le 25 avril 1915 pour maladie, adjudant le 22 mai 1915. Parti à l'école de Versailles le 23 juillet 1915, nommé adjudant-chef le 10 février 1916. Envoyé en congé illimité de démobilisation le 24 août 1919 se retire à Trémilliau par St Pierre Quilbignon. Certificat de bonne conduite accordé.

Citation : A fait preuve du plus grand sang-froid et du plus grand courage en entraînant, sous le feu de l'ennemi et malgré l'éclairement des fusées, un détachement chargé de la destruction d'un réseau de fil de fer ennemi."

in Langlois, en page 16 :

"Les soldats rentrent chez eux. Estropiés, traumatisés. Les plus glorieux, les plus présentables défilent sur les avenues. Charles Marc, le frère de Marie-Jeanne, revient à peu près intact, mais il n'a pas de travail. Il demande à son beau-frère de lui vendre la blanchisserie de Brest. Vendre est un bien grand mot. Il n'a pas un sou et signe des traites pour 25 000 francs. En 1921,,la blanchisserie brûle et, comme elle n'a pas été payée, c'est Seznec qui doit percevoir les indemnités."

in Rouz en page 56 :

"Le fonds de commerce de la blanchisserie avait été cédé le 2 février 1918 à Charles Marc, frère de Marie-Jeanne Seznec pour 23 000 francs et revendu par lui 50 000 francs à deux associés Balzon et Genoud. Seznec était en procès contre eux et la procédure empêchait le règlement final des indemnités d'assurance."

En note bas de page N° 116 :

"La police primitive de 15 000 francs avait été portée quelque temps auparavant à 60 000 francs. L'incendie n'a profité qu'à Seznec qui lui a été payé presque aussitôt." 

Déclaration de E. Genoud, capitaine au long cours, Cherbourg, lettre du 1er juillet 1923."

Sur J.A.C. (Justice Affaires Criminelles) par Thierry Lefebvre :
 
"Dans la dépêche de Brest, du 23.9.1919 cette fois : 

"Suivant contrat reçu par Me Jamault, gérant l'étude de Me Lamarque, notaire à Brest, le 13 septembre 1919, M. Guillaume SEZNEC, blanchisseur, demeurant à Morlaix, route de Brest, a vendu à M. Charles MARC, sans profession, demeurant à Saint-Pierre Quilbignion, au lieu de Tremilliau, le fonds de commerce d'entreprise de blanchisserie exploité à Saint-Pierre Quilbignion, au lieu de Tremilliau, comprenant notamment : la clientèle et l'achalandage, le matériel servant à son exploitation et les marchandises en dépendant, moyennant le prix et les conditions insérés audit contrat. 
L'entrée en jouissance est fixée au 1er octobre 1919
Les oppositions s'il y a lieu seront reçues dans les dix jours qui suivront la présente insertion, à Brest, en l'étude de Me Lamarque." 

Dans l'édition du 31.3.1921 il y a le même genre d'insertion avec cette fois Charles MARC qui vend à Louis GENOUD et Louis BALSON, oppositions reçues jusqu'au 10 avril 1921 inclus."

 

L'incendie a eu lieu le 3 juillet 1921.

Alors que Genoud et Balson étaient propriétaires du fond depuis 3 mois seulement.

 

Ouest-Eclair du 4 juin 1926

Oui, oui, le 15 janvier 1920, d'après son R.M. Charles est bien domicilié à Saint-Pierre-Quilbignon.

Où il travaille dans une "Usine familiale".

Guillaume Seznec : "A la fin de la guerre, mon beau-frère Marc m'a demandé de lui céder la blanchisserie de Brest. Ce que j'acceptai pour la somme de 50.000 francs, représentant le matériel, plus une certaine somme que je lui avais avancée. Il signa des traites. Celles-ci ne furent jamais honorées.

Il conserva la blanchisserie durant deux ans, puis la revendit par la suite aux nommés Genoux et Balzon. Ceux-ci gérèrent l'affaire durant 3 ou 4 mois, jusqu'au jour où les bâtiments furent détruits par un incendie.

Je me souviens que Genoux a été inquiété à l'époque, car il ne pouvait pas fournir d'alibi pour la nuit où le feu avait éclaté. A la police, qui soupçonnait un incendie volontaire, il avait déclaré avoir passé la nuit, seul en mer, à bord d'un canot.

Moi, j'étais à Morlaix ce jour-là. Ce n'est que 48 heures plus tard que j'ai appris le sinistre. D'ailleurs, ni la Justice ni la police ne m'en ont entretenu alors. (...)"

Le 11 août 1921, il est 36, rue de Longchamp, Paris 16e.

Le 3 mars 1926, à La Garenne-Colombes, 70, rue de Sartorie.

Le 2 juillet 1927 à Asnières, 1, avenue de la Marne.

Il est tour à tour,directeur commercial, chef de ventes de machines, chef d'atelier..

Il semble promettre beaucoup pour peu tenir.

Il meurt le 9 mai 1971. A Asnières.

A l'âge de 80 ans.

.........................

Quand survient la mort de Pierre Quémeneur...

On ne peut pas franchement dire que la pauvre Marie-Jeanne ait été aidée par ses frères et soeur...

Curieuse famille !

Où l'argent (le grain) mène la danse.

Pas toujours avec moralité.

Où sa seule soeur garde bien ses distances.

Où on ne trouve nulle part trace de ce sentiment fraternel qui réchauffe les coeurs dans l'adversité.

Comme le dit si bien, le proverbe arabe :

"Dans une passe étroite il n'y a ni frère ni ami."

Liliane Langellier

 

P.S. Mardi 19 juin 9 h 30...

Je viens d'appeler la mairie de Plomodiern...

Une jeune femme extrêmement aimable m'a répondu...

Il n'y a pas de mention de décès dans leurs livres pour Corentin Marc et Pierre Marc...

Et les archives numérisées de Quimper répondent en blanc à la commune de Plomodiern.

A suivre...

 

 

P.S. 2 Merci à toutes et à tous pour les 43.407 visiteurs sur mes deux blogs depuis fin février dernier.

24.815 visiteurs sur Seznec Investigation.

18.592 visiteurs sur la Piste de Lormaye.

 

 

P.S. 3 Sur Breizh.info ce jour :

 

Affaire Seznec : "la seule conséquence de ces prétendues révélations est de redonner un peu de notoriété à Denis Langlois."

Thierry Sutter, d’Étel, organise depuis des années des conférences et des débats avec Denis Seznec, le petit-fils de l’ancien bagnard. Adhérent de l’association France-Justice, il se passionne pour cette histoire depuis 30 ans et se bat pour que justice soit rendue.

Récemment, de nouvelles données sont venues se rajouter au dossier, contestées par l’entourage de Denis Seznec :

Début mai 2018 en effet deux des petits-enfants de Guillaume Seznec, Jean-Yves et Gabriel Seznec, rapportent les confidences que leur a faites leur père « Petit Guillaume » (fils de Guillaume Seznec et de son épouse Marie-Jeanne, âgé de 12 ans en 1923) : c’est Marie-Jeanne qui aurait accidentellement provoqué la mort de Pierre Quéméneur, au domicile des Seznec à Morlaix, en repoussant ses avances déplacées. Selon ses fils, Petit Guillaume a entendu des cris de sa mère ; il a vu Quéméneur allongé sur le sol. Lorsque Marie-Jeanne a repoussé Quéméneur, ce dernier est tombé, sa tête a heurté un fauteuil en bois et il est mort. Guillaume Seznec est arrivé plusieurs heures après. Il a fait jurer le silence aux témoins (Marie-Jeanne, Petit-Guillaume et Angèle Labigou, la bonne). Jean-Yves et Gabriel Seznec pensent que, en raison des convictions religieuses de leur grand-père, Guillaume Seznec n’a pas brûlé le corps de Quéméneur, mais l’a enterré en un lieu qu’ils ne connaissent pas. Le serment de silence aurait été passé devant l’Église qui ensuite a apporté son soutien à Guillaume Seznec et à sa famille. Cependant, Denis Seznec, tout en considérant lui aussi que Guillaume Seznec était innocent de l’assassinat, conteste cette version, qu’il qualifie de roman.

Thierry Sutter explique pourquoi : 

Je pense tout d’abord que c’est une vengeance d’un avocat, Denis LANGLOIS (avocat de la famille Seznec 1976-1990).

Il s’est auto exclu car il ne voulait pas que Denis SEZNEC lui mette un autre avocat dans les pattes (c’est ce qu’il le pensait). C’était son affaire à lui. Pour preuve l’acharnement à 80 ans à continuer à faire fouiller les autres et à écrire un deuxième livre en 2015 sur l’affaire. Un livre à la thèse inverse du premier qu’il avait écrit dans les années 90.

Comment un avocat peut-il déontologiquement parlant s’opposer à une affaire qu’il avait lui-même défendu !! Que fait le conseil de l’ordre des avocats !! Je ne sais pas.

On pourrait ajouter que , dans sa plaidoirie de 1932 au tribunal civil de Rennes dans l’affaire de diffamation où il défendait le journal La Province contre des membres de la famille Quémeneur, Maître Lamour rappelait que , lors de l’enquête de 1923 , on avait envoyé un homme de faible corpulence passer un grattoir à l’intérieur du four de la scierie Seznec ( qui , si j’ai bien compris , devait ressembler à un four à pain ) , afin de vérifier l’hypothèse du brûlage du corps de Quémeneur par Seznec chez lui , et qu’il n’avait pas été retrouvé le moindre reste organique ressemblant à un vestige humain .

Les hypothèses variables de Monsieur Langlois se heurtent donc non seulement au bon sens mais au contenu de l’enquête.

Langlois a eu plusieurs versions de la pseudo agression sexuelle de Quemeneur sur Marie-Jeanne SEZNEC, ces versions viennent du même homme, Petit-Guillaume, fils de Guillaume SEZNEC qui avait 11 ans lors des faits, il aurait raconté ces histoires différentes, une première fois à Bernard LE HER (frère de Denis SEZNEC), la deuxième à deux de ces fils, Jean-Yves et Gabriel SEZNEC.

  • La première version racontée à Bernard, qu’il aurait enregistrée mais perdue (pas de bol, l’histoire de sa vie, il perd les bandes sons). Ce serait que Marie Jeanne Seznec aurait mis un coup de chandelier pour se défendre, Quemeneur serait tombé sur un coin de cheminée, serait mort et avec l’aide de Guillaume SEZNEC arrivé plus tard auraient enterré le corps tous les deux dans le sous-sol de leur maison…
  • La seconde version vient donc des 2 fils de Petit-Guillaume, qui ont selon un reportage télévisé plusieurs versions eux aussi. Marie-Jeanne SEZNEC se serait débattue à mains nues de l’attaque sexuel du conseiller Général Quemeneur, sans chandelier cette fois-ci, il aurait trébuché, serait tombé la tête contre un accoudoir de fauteuil et serait mort (pas de chance).

Autre chose me surprend, la disparition du corps.

  • Il est brulé et jeté dans la rivière,
  • Il est brulé et enterré dans un cellier hors de la maison,
  • Il est emmené dans la voiture d’un copain de Guillaume SEZNEC et on ne sait pas où est le corps…
  • Tous les artisans (M-J. Seznec + G. SEZNEC + le copain + la Bonne + Petit-Guillaume) de ces multiples disparitions se seraient confessés et auraient prêtés serment devant un évêque de ne jamais rien révéler de ce qu’il se serait passé. (L’évêque du Morbihan a fait état dernièrement qu’un ecclésiastique avait obligation de dénoncer un meurtre).

Aussi troublant, Quemeneur va violer Marie-Jeanne Seznec avec les papiers de la vente du manoir de Plourivo, ces mêmes papiers qui sont souillés par le sang de Quemeneur juste sur le montant de la vente (pas de chance encore) alors qu’il n’avait presque pas saigné, abracadabrant.

Et encore, Quemeneur devait aller à un mariage à Plourivo le samedi, il n’y est pas allé, Pourquoi ?? pas de motif. Par contre le lendemain il est à Morlaix pour agresser sexuellement Marie-Jeanne SEZNEC, et bizarrement personne ne l’a vue, ni dans un train, ni dans la rue ce jour-là, l’homme invisible va frapper, attaquer Marie-Jeanne SEZNEC avec la bonne dans la maison et les enfants dans la cour…

En tout cas, Petit Guillaume à l’esprit très encombré, il raconte différentes versions à plusieurs personnes.  Il a 4 enfants, mais ne raconte son histoire qu’à 2 d’entre eux, car selon mes sources, Thierry et Guilaine ses deux autres enfants ne paraissent pas au courant.

Il est surprenant d’analyser que Denis Langlois ne fait parler que les morts, Bernard LE HER et Petit-Guillaume entre autres.

Autre chose m’interpelle encore, ce témoignage des 2 cousins arrive juste après le décès de leur maman, n’aurait-elle pas été mise au courant de cette histoire par son mari !!  Il aurait été simple de lui demander des explications avant son décès alors que Denis LANGLOIS connaissait soi-disant ces versions depuis 1978.

Autre question que je me pose, pourquoi Petit-Guillaume ne s’est pas exprimé après la mort de sa maman en 1931, et après le décès de son grand-père en 1953 !!, Pourquoi est-il allé creuser à Paris en 1936 avec sa sœur Francette afin de retrouver le corps de Quemeneur alors qu’il savait qu’il était enterré à Morlaix !!!

Dans une émission télévisuelle à charge contre la thèse de Plourivo et certainement commandité par Denis LANGLOIS et ses acolytes, j’ai entendu des mensonges qu’il faut que je dénonce aujourd’hui. Entre autres un mensonge qui m’est facile de démontrer, (Denis SEZNEC ne connait pas ses 2 cousins qui ont témoigné, Faux, lors des réunions de France-Justice, Jean Yves SEZNEC était présent, il m’a lui-même été présenté par son cousin Denis).

Pourquoi Langlois, avocat de la famille qui était parait-il au courant de 1978 n’a rien dit durant toutes ses années !  Connaissait-il cette thèse qu’il défend maintenant avec tant d’ardeur, il devait peu y croire à ce moment-là.  Il aurait dû en parler pendant que Bernard LE HER était encore vivant.

Personnellement, je fais des recherches sur cette affaire depuis plus de 20 ans, je n’ai rien à y gagner et n’ai jamais écrit de livres.

  • Il en ressort que l’enquête a été mené en partie par Bonny (triste personnage qui a magouillé beaucoup d’affaires au bénéfice de l’état) en 1936 il avoue avoir reçu l’ordre de déposer la machine chez Seznec le compromettant. En 1944 il déclare regretter d’avoir envoyé un innocent au bagne.
  • Un crane a été retrouvé en 1953 à Plourivo avec des procès-verbaux, crane bizarrement perdu encore par les services de l’état.
  • Plusieurs témoignages font état de coup de feu à Plourivo aux dates correspondantes à la disparition du Conseiller Général, dont celui de Gabrielle DAUPHIN qui elle est encore vivante.
  • Le beau-frère de Quemeneur Maitre Pouliquen avait fait des essais de la signature de Quemeneur, qui hérite des biens de son beau-frère.

Je pense comme beaucoup que Guillaume Seznec était le prête nom de Quemeneur pour le trafic des Cadillac, a été accusé du meurtre de Quemeneur afin de cacher un secret d’État.

Plusieurs choses sont encore surprenantes

  •   Si Guillaume SEZNEC avait aidé son épouse à cacher le corps de Quemeneur, après le décès de sa femme en 1931, pourquoi aurait-il refusé la grâce qui lui a été proposé en 1933 après la mort de celle-ci.
  • Pourquoi les garçons de Guillaume SEZNEC ne se sont pas occupés de leur grand-père a son retour du bagne, on ne les voit pas se battre pour l’innocenter non plus pendant qu’il y était, n’y avait-t-il pas une forme de jalousie de la part au moins de Petit Guillaume ? J’ai entendu dire que Guillaume n’avait pas salué ses garçons à son retour, ses garçons l’auraient-ils délaissé durant son passage au bagne ? d’où ce témoignage à retardement ?

Je pense que la seule conséquence de ces prétendues révélations est de redonner un peu de notoriété à Denis Langlois, de rendre délicate une éventuelle nouvelle demande en révision. Le rêve de Denis Langlois est certainement d’être considéré par la postérité comme celui qui aurait mis un point final à l’affaire Seznec. Chacun existe comme il peut…

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

La Maison Marc à Plomodiern.

La Maison Marc à Plomodiern.

Le grainetier de Plomodiern.

Le grainetier de Plomodiern.

Mariage Marc Marchadour le 2 novembre1880.

Mariage Marc Marchadour le 2 novembre1880.

Corentin Marc. Registre Matricule.

Corentin Marc. Registre Matricule.

Pierre Marc. Registre Matricule.

Pierre Marc. Registre Matricule.

Marie-Jeanne Marc. Acte de Naissance.

Marie-Jeanne Marc. Acte de Naissance.

Mariage Marie-Jeanne / Guillaume.

Mariage Marie-Jeanne / Guillaume.

Marie-Jeanne Seznec. Acte de décès. A Paris à l'Hôpital Beaujon.

Marie-Jeanne Seznec. Acte de décès. A Paris à l'Hôpital Beaujon.

Charles Marc. Registre Matricule.

Charles Marc. Registre Matricule.

Marie Anne Marchadour Seznec. Acte de décès. Le 26 novembre 1918.

Marie Anne Marchadour Seznec. Acte de décès. Le 26 novembre 1918.

Jean Corentin Marc. Acte de décès. Le 24 Février 1931.

Jean Corentin Marc. Acte de décès. Le 24 Février 1931.

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