Affaire Seznec Investigation : Sacré Léon !

Publié le par Liliane Langellier et Thierry Lefebvre

"On ne devrait jamais quitter Montauban"

Lino Ventura

in "Les Tontons Flingueurs"

 

La plupart des spécialistes de l'affaire Seznec ont arrêté leurs investigations à la condamnation de Quimper. Dans la nuit du 3 au 4 novembre 1924.

Certains ont quand même évoqué les demandes de révision.

Toutes plus abracadabrantes les unes que les autres.

Mais s'il y a un passage qui a été occulté (y compris par moi), c'est bien celui du séjour de Guilllaume Seznec, de Jeanne Le Her et de ses 4 enfants à Saint-Nicolas-de-la-Grave dans le Tarn et Garonne.

Parce que quand même....

Resituons le fait dans l'histoire....

Jeanne vient d'être acquittée du crime de son mari François Le Her.

Non, je ne crois pas un seul instant que ce soit elle qui l'ait tué. "Le coup de grâce" derrière la tête du mari en est la preuve manifeste.

Et puis l'étrange visite de Florent Emilien, qui, quelques jours avant le drame, vient passer une nuit entière avec Guillaume Seznec à la ferme de Rudéval.

Et puis les quatre enfants que l'on envoie jouer loin dans le jardin juste avant ce "crime en état de légitime défense"....

On nous prend encore pour des dindes...

Mais rassurez-vous, c'est pas fini.

Les mensonges, dans l'affaire Seznec, c'est comme les cheveux d'Eléonore, quand y'en a plus, y'en a encore....

Je vous en file une bonne piqure dès ce lundi matin, puis après on cause !

En page 399 de "Nous, les Seznec" (édition 2006), on peut lire :

"En décembre 1950 (ndlr Et une erreur de plus aux frais de l'auteur, c'est "novembre 1949"), les habitants de Saint-Nicolas-de-la-Grave, entre Castelsarrasin et Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, voient passer dans la rue centrale un vieil homme sec, longiligne, promenant deux enfants. Parfois, il est suivi de photographes et de journalistes. Calmemement, l'homme se prête aux questions, aux photos, puis reprend sa promenade. Ils apprennent par leur journal local qu'il s'agit de Guillaume Seznec.

Cet "exil" a été conseillé par le médecin, l'état de santé de mon grand-père ne supportant plus le climat breton (ndlr ????). Léon Sacré, apprenant ce problème, a tout de suite proposé son hospitalité, le temps de voir venir, car le garagiste de Montauban, qui se bat depuis si longtemps pour faire entendre son témoignage sur les propos de Bonny au café (ndlr à lire en P.S.), s'est complètement investi dans l'Affaire, d'où cette générosité qui vient à point nommé. En effet, pour  Guillaume Seznec, la situation est difficile. Jeanne a été acquittée bien sûr, mais elle n'a pas de ressources et il lui faut élever ses quatre enfants. Il est à nouveau charge de famille."

Oui, oui, oui...

L'air était tellement mauvais en Bretagne qu'il y avait des sanatoriums à Roscoff ou à Huëlgoat...

C'est peut-être pour la famille Seznec que l'air était devenu irrespirable, hein ? Quand les mômes se faisaient traiter de fils d'assassin au village après la curieuse mort de François Le Her !!!

Arrrêtons-nous déjà là deux minutes. Et faisons le point.

La ferme de Kergleuchard appartient aux Le Her. Qui sont nombreux.

Il n'y a donc pas eu vente ou héritage en faveur de la famille Seznec.

Les places de train pour 6 personnes, ça coûte quand même bonbon.

Francette semble être restée à Brest, où elle est boursière au lycée, pour continuer ses études.

Déjà, question pratique, s'ils n'ont plus un rond, ils font comment pour payer le voyage ????

Mais c'est pas fini, c'est pas fini...

Je sais qu'ils sont sponsorisés par la presse dont ils tirent la majeure partie de leurs revenus. Mais, là, ça le fait pas....

Continuons dans le délire...

"Léon Sacré met son hôte en rapport avec un agent d'affaires de Moissac, Ernest Bord, qui a un point commun avec son client éventuel : il connaît bien le bagne pour y avoir séjourné de 1931 à 1933... en qualité de surveillant. C'est par son intermédiaire qu'une maison est achetée - une partie comptant et le reste à crédit - à Saint-Nicolas-de-la-Grave. Une maison qui se trouve rue... La Mothe-Cadillac ! Tel est le nom en effet de l'inventeur de cette fameuse voiture, un Français vivant à Detroit en 1903. Le monde est vraiment petit.."

Et puis un petit dernier pour la route en page 401 de la Bible : 

"Avec l'avance qu'il reçoit sur le film (ndlr Cayatte qui n'a pas encore l'autorisation de filmer donne déjà des avances ?), mon grand-père peut "remonter" à Paris. Il achète une 4CV et décide de se rendre avec Jeanne et les quatre enfants - entassés à l'arrière - à Lourdes pour faire ses adieux à Marianne, sa soeur."

Je ne sais pas si le monde est vraiment petit, mais ce que je sais c'est que l'auteur est vraiment menteur !

N'allez pas penser un seul instant que Guillaume Seznec a hérité de sa mère. Quand la belle-doche décède en 1935 c'est Marianne Petitcolas qui rafle la mise. D'autant plus que Guillaume Seznec est "interdit légal" (cf document joint).

Les Allocations Familiales, me direz-vous ?

Environ 26.235 francs par mois pour 4 enfants en 1950, ça fait pas bézef...

Quand on doit loger et nourrir 6 personnes.

Et pour une 4CV neuve en 1947, il faut compter dans les 444.000 francs (Oui, c'est un ordre de prix, oui je sais qu'il peut l'avoir achetée d'occasion, car il est très fort, le Guillaume côté achat et revente des bagnoles !)

D'après Me Denis Langlois, en page 369 de son premier livre, Cayatte aurait filé une avance de 50.000 francs à Guillaume sur le film à venir (qui ne viendra jamais d'ailleurs !)

Mais ça fait pas le compte.

Alors le fric pour assurer le séjour en Tarn-et-Garonne, il sort d'où ???

Quand la famille remonte à Paris le 8 octobre 1950, il n'ont plus un radis !

C'est juste pour dire, parce que s'il y a une combine, j'aimerais bien qu'on me la refile pour mes fins de mois difficiles.

Mais ce qui est certain, c'est que je n'irai jamais demander quoi que ce soit à Léon Sacré.

Pourquoi ?

Et bien, Thierry, il a cherché et il a trouvé, bien sûr.

On va causer Léon.

Histoire de vous éclairer.

Encore un chevalier plus blanc que blanc qui va dégringoler rapide de la selle de son canasson....

Léon Sacré est né le 19 avril 1889 à Ars-sur-Moselle (57).

Vous pouvez lire tranquillement son R.M. (Registre Matricule) ci-dessous.

Mais avant de le publier, je vais vous publier d'autres extraits de presse, histoire de vous éclairer sur le patriotisme de notre Léon !

Et surtout sur sa tendance à la mythomanie et à la balance....

Dès 1910 notre Léon est mêlé à une curieuse affaire d'espionnage à... Nîmes (Oui, Achille Vidal, je sais....)

Sa guerre est une longue suite de désertions.... Et de punitions...

Un héros de pacotille, je vous dis !

Un escroc, ça c'est sûr...

Il nous apprend quoi son R.M. que le malheureux Thierry a passé un temps fou pour en recoller les bouts ?

Hein, il nous apprend quoi ?

Et bien que le gars Léon est passé par Le Havre du 24.8.1916 au 9.10.1917 (largement le temps de connaître et de visiter la ville, non ?)

Puis à Marseille en mars 1918 (Gautier ????)

Ce qui confirme la page 147 du dernier livre de Me Denis Langlois :

"M. Sacré, qui jouait, paraît-il, à la belote avec lui, est connu des services de police de Montauban comme étant de moralité douteuse. C'est un maniaque des persécutions policières."

"Moralité douteuse", dans le cas présent, le terme est un peu léger, non ?

 

Enfin...

Soyons sérieux...

Et ne nous jouez pas les vierges effarouchées parce que les magistrats, qui savent lire les casiers judiciaires, ont refusé le témoignage de Léon Sacré.

Le grand pote de Guillaume (que du beau linge il nous fréquente...) il a trempé dans tous les marigots pas clairs.

Mais le fric que l'on cherche pour amortir le séjour dans le Tarn-et-Garonne, y'aurait pas un guéridon dans le coin qui puisse tourner et demander à ce Sacré Léon si, par hasard, ce serait pas lui qui aurait sponsorisé toute la petite famille Seznec ?

Sacré Léon, va !

 

Liliane Langellier,

avec la collaboration toujours aussi efficace de Thierry Lefebvre.

 

P.S. Comme promis, je vous recopie le témoignage de l'honnête citoyen (cf chez Denis Seznec en page 179) :

"A son retour du bagne, en 1947, mon grand-père reçoit un courrier d'un certain Léon Sacré, garagiste à Montauban. Celui-ci lui envoie le double d'une lettre qu'il vient d'adresser au procureur de la République. En voici le texte :

Je certifie avoir reçu du secrétaire de M. Vidal, chef de la Sûreté, les révélations suivantes, qu'il m'a faites dans un café situé rue du 29-Juillet à Paris.

Bonny était mon partenaire au jeu de belote. Il me racontait régulièrement, chaque soir, les progrès de l'enquête, dans l'Affaire Seznec.

Un soir, il me dit qu'il avait demandé à son patron, M. Vidal de faire passer Seznec dans la chambre des aveux, afin de le contraindre à se déclarer coupable.

Il ajouta : "Le singe" m'a demanddé : "Qui est le défenseur ?"

Sur ma réponse, Vidal ajoute : "Avec cet avocat nous ne pouvons pas utiliser le procédé."

Pendant deux jours, Bonny demeura taciturne. Il combinait son affaire et nous arrêtait à chaque instant par ces mots : je l'aurai.

Je me suis permis de lui dire : "Si cet homme n'est pas coupable, comment voulez-vous l'avoir ?"

Il me répondit : "Il est coupable parce que je veux qu'il le soit". Il ajouta même : "Le patron a parlé de l'élargir. Je lui ai demandé deux jours de délai."

A ce moment, je pris Bonny pour une canaille.

Deux ou trois jours plus tard, il revint nous payer une bouteille de mousseux. Il nous apprit alors que Seznec ne lui échapperait plus par qu'il l'avait "eu" en faisait découvrir chez lui la machine à écrire qui avait servi à l'acte de vente de la propriété Quemeneur.

Sous l'effet de la boisson, il nous dit bien d'autres choses ; mais je ne m'en souviens pus. Il seriat utile de publier dans les journaux ma déclaration, car il se peut que les deux partenaires de belote puissent la lire et la connaître."

 

Ouiche. ça m'a coûté de causer du Bonny.

Pour les petits nouveaux qui débarquent sur l'affaire Seznec, je rappelle que Pierre Bonny débutait à la Sûreté générale et était le simple secrétaire du commissaire Achille Vidal. Qu'il ne prenait aucune décision et se contentait des taches subalternes. Qu'on voulait bien lui attribuer.

Et puis, juste entre nous hein, avec le casier qu'il se payait déjà en 1923, le pote Léon n'était pas le confident idéal pour la flicaille de la Secrète !!!

P.S. 2 Ah bah tiens un peu de plus et je passais à côté de celle-là. Dans le nouveau livre de Me Denis Langlois en page 170 : "Deux témoins, Léon Sacré et Hector Le Quennec, ont assisté au meurtre. (Mais curieusement dans son livre, Claude Bal ne fait aucune allusion à François Le Her.)"

Mais c'est qu'il était toujours dans tous les bons coups....

Sacré Léon, va !

 

P.S. 3 Quant à Ernest Bord, il aurait été maire de Touffailles de 1945 à 1977. 23 kilomètres au nord de Moissac.

Et si c'est le bon, il est né le 8 novembre 1904 à Bringot. Hameau de Miramont-de-Quercy à 6 kms de Touffailles (lire acte de naissance ci-dessous).

Après vérification auprès de la mairie de Houdailles, Ernest Bord n'a jamais été gendarme. Mais il a été agent immobilier.

C'est donc lui qui aurait (conditionnnel) pu vendre la baraque à Guillaume Seznec.

Mais agent immobiier, c'est pas surveillant de bagne.... Faut choisir...

Parce que cette histoire, pour être pas claire, elle est pas claire....

Guillaume part de Kergleuchard sans un rond en poche, et il arrive dans le Tarn-et-Garonne et un agent immobilier lui vend une baraque ????

Si c'est pas malheureux de devoir chercher comme ça parce qu'on ne lit que des menteries dans certain livre (suivez mon regard....)

Soit Léon Sacré avait une ancienne dette vis-à-vis de Guillaume Seznec, soit il lui a servi de caution. Mais servir de caution signifie qu'on a déjà des pépètes en portefeuille. Ce qui n'était pas le cas !

24 juillet...

Ce matin, j'ai entendu au téléphone le délicieux accent chantant du Tarn-et-Garonne....

Notre Ernest Bord (ancien maire de Touffailles) était bien agent immobilier vers Miramont-de-Quercy. Avant, il fut cultivateur. MAIS... MAIS... il y avait bien un autre Ernest Bord. Et gendarme, celui-là...

On va trouver.

Quand on est tenace, on parvient toujours à ses fins (ou presque...)

26 juillet....

Nous vla avec deux gars Ernest Bord. Histoire de simplifier....

Thierry a trouvé le R.M (Registre Matricule) du gendarme Ernest Bord.

Il est né à Montbarla. Ce qui n'est guère loin de Miramont-de-Quercy (4 kilomètres !!!)

Alors, lui, il est bien passé à la gendarmerie de la Guyane au 15.1.1931, rapatrié le 26.9.1933 (voir document ci-dessous).

Il est réformé en décembre 1939 pour paludisme chronique.

Achtung machen :

Denis Seznec nous écrit : "Léon Sacré met son hôte en rapport avec un agent d'affaires de Moissac, Ernest Bord."

Et quand on connait le genre "d'affaires" que Léon Sacré a pu brasser...

Cela me laisse rêveuse.

Et c'est pourtant le profil du gendarme qui se rapproche le plus du contact du gars Léon. Si vous lisez bien la première partie de son R.M., en haut à gauche, en bas de la case état civil, vous découvrirez : "Marié à.... agent d'affaires" (Oui, c'est juste parce qu'il n'y avait plus de place ailleurs, qu'ils ont écrit ça là, hein ?).

Mais cela peut aussi signifier que notre gendarme s'est bel et bien reconverti dans "les affaires". Il est bien écrit qu'il a été réformé définitivement en décembre 1939.

Notre Papy martyrisé débarque au soleil fin 1949.

En dix ans, un homme a largement le temps de changer de métier....

Seulement comme on rame pour connaître sa date de décès, reste juste à espérer que notre gendarme n'ait pas cassé sa pipe avant de prendre langue avec Guillaume Seznec....

31 juillet...

Nouvelle enquête en Tarn-et-Garonne hier.

Cette fois-ci, je suis certaine que c'est bien l'ex-gendarme qui a (aurait ?) vendu la maison à Guillaume Seznec.

J'apprends aussi qu'il s'est marié très tardivement avec une institutrice de Moissac.

Et que c'est sa nièce qui a hérité de ses biens (il avait une soeur aînée née en 1889).

Et Thierry nous précise :

Ernest Bord est né le 31 mars 1894 à Montbarla.

Fils de Pierre Amans Bord (8.4.1859 Montbarla) cultivateur et Gabrielle Félicité Lacasse (11.7.1863 Saint-Amans-de-Pellagal (82)) ménagère.

Ernest avait deux soeurs aînées : Joséphine (1.11.1884 Montbarla) et Marie Louise (22.7.1889 Montbarla).

Marie-Louise, veuve de guerre, se remarie en 1921 avec un certain Pariel, le frère aîné de son défunt mari.

Ernest Bord est mort à Montbarla le 22 juillet 1979 (source Mairie à l'instant même).

Donc il a bien pu vendre une baraque à Guillaume en 1950 !

 

J'apprends par ailleurs que notre gendarme Bord était ami avec Jean Baylet (député radical socialiste du Tarn-et-Garonne de 1946 à 1958, rédacteur-en-chef de La Dépêche), père de l'homme politique actuel, Jean-Michel Baylet.

Surprise : sur les plans, il y a bien une rue Lamothe-Cadillac à Saint-Nicolas-de-la-Grave (parallèle à la rue Gambetta, vers la Place de la Halle). 

Mais il y a surtout un musée qui porte son nom.

La rue est centrale. Et les maisons devaient y coûter bonbon !

Bien que la ville ne semble pas jolie. "Y'a rien qui attire..." me précise une habitante du coin !

Alors qu'il devait y avoir des villages ravissants alentour.

J'y pense brusquement : pendant les années (31/33) où il fut gardien au bagne de Guyane, le gendarme Ernest Bord n'a pas pu ne pas connaître Guillaume Seznec. Qui était une célébrité. Avec toute la presse qui ne parlait que de lui.

Car c'est la pleine période Privat/Hervé/Lamour....

Et ça faisait les unes ! Et les rotos chauffaient !

Et puis en avril/mai 1950 Guillaume et Jeanne montent à Paris retrouver la Claude Sylvane et son bouquin pour une tournée triomphale dans toute la France.

Question pratique : qui garde les mômes ?

in Me Denis Langlois en page 155 : "Fin de la tournée. Les deux héros rentrent épuisés à Saint-Nicolas-de-la-Grave et retrouvent la famille avec soulagement..."

Moi, je sais que Petit-Guillaume il a gardé Denis Le Her  Seznec à peu près à l'époque où il avait perdu la parole (cad de la mort de son père : 1948... à 1953 environ). Sympa, non ?

Est-ce pendant cette période ????

 

Plus à venir.....
 

 

 

 

La seule chose qui soit claire dans ce séjour au soleil, c'est qu'il y a eu mensonges (au pluriel !) 

Quand la famille Seznec: Guillaume, Jeanne et les enfants rentrent à Paris tout début octobre 1950, ils n'ont plus un rond en poche.

Ils auraient pu revendre la maison de Saint-Nicolas-de-la-Grave, non ?

Et puis il doit bien y avoir trace de cette transaction chez un notaire du coin ?

Quand je vous dis qu'on nous prend pour des dindes...

Et c'est pas fini....

Jeanne Le Her nous réserve quelques suprises en fréquentant le trop beau Claude Bal....

Ce qui lui endommage gravement les neurones.

Mais oui, je vais vous le raconter.

L'article est déjà sous presse !!!

 

Tarn-et-Garonne. Saint-Nicolas-de-la-Grave.

Tarn-et-Garonne. Saint-Nicolas-de-la-Grave.

Succession Colin/Seznec en 1935 in archives départementales du Finistère.

Succession Colin/Seznec en 1935 in archives départementales du Finistère.

Léon "la balance" in Le Stéphanois du 23 décembre 1910.

Léon "la balance" in Le Stéphanois du 23 décembre 1910.

Léon "la balance" (2)

Léon "la balance" (2)

Léon "la balance" (3)

Léon "la balance" (3)

In Le Petit Parisien du 22 novembre 1914.

In Le Petit Parisien du 22 novembre 1914.

Un grand et valeureux soldat, notre Léon !!! in L'Ouest-Eclair du 23 juillet 1916.

Un grand et valeureux soldat, notre Léon !!! in L'Ouest-Eclair du 23 juillet 1916.

Léon Sacré dans l'abus de confiance... In Le Petit Parisien du 24 juin 1933...

Léon Sacré dans l'abus de confiance... In Le Petit Parisien du 24 juin 1933...

Léon Sacré. R.M. (1)

Léon Sacré. R.M. (1)

Léon Sacré. R.M. (2).

Léon Sacré. R.M. (2).

Léon Sacré. R.M. (3)

Léon Sacré. R.M. (3)

Léon Sacré. R.M. (4)

Léon Sacré. R.M. (4)

Léon Sacré. R.M. (5)

Léon Sacré. R.M. (5)

Léon Sacré. R.M. (6)

Léon Sacré. R.M. (6)

Léon Sacré R.M. (7)

Léon Sacré R.M. (7)

Léon Sacré R.M. (8)

Léon Sacré R.M. (8)

Ernest Bord. Acte de Naissance (1)

Ernest Bord. Acte de Naissance (1)

Ernest Bord. Acte de Naissance (2)

Ernest Bord. Acte de Naissance (2)

Nouvelle piste pour notre agent immobilier... A suivre...

Nouvelle piste pour notre agent immobilier... A suivre...

Et c'est ainsi que Thierry en a déduit que notre gendarme était de la Classe 14 ! in J.O. du 15.6.1931.

Et c'est ainsi que Thierry en a déduit que notre gendarme était de la Classe 14 ! in J.O. du 15.6.1931.

Ernest Bord. Gendarme. Acte de naissance.

Ernest Bord. Gendarme. Acte de naissance.

Ernest Bord. Gendarme. R.M.

Ernest Bord. Gendarme. R.M.

Ernest Bord. Gendarme. R.M. (2)

Ernest Bord. Gendarme. R.M. (2)

Ernest Bord. Gendarme. R.M. (3)

Ernest Bord. Gendarme. R.M. (3)

Montbarla. Recensement 1901. Ernest a bien deux soeurs aînées.

Montbarla. Recensement 1901. Ernest a bien deux soeurs aînées.

Rue Lamothe-Cadillac à Saint-Nicolas-de-la-Grave.

Rue Lamothe-Cadillac à Saint-Nicolas-de-la-Grave.

Publié dans Affaire Seznec

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Quezaco 28/07/2015 12:16

J'entendais par bovarysme « un état d’insatisfaction, sur les plans affectifs et sociaux, qui se rencontre en particulier chez certaines jeunes personnes névrosées, et qui se traduit par des ambitions vaines et démesurées, une fuite dans l’imaginaire et le romanesque. » Mais vous connaissez l'affaire mieux que moi et l'exactitude est votre marque de fabrique, ce qui vous honore! Alors je ne polémiquerai pas!!!! Bonne investigation!

La Piste de Lormaye 28/07/2015 13:42

Je ne vois pas en quoi la définition du "bovarysme" fait avancer l'affaire Seznec ???
Si vous avez un compte à régler avec ma petite personne, vous serez désormais bien aimable de passer autrement que par les commentaires. J'ai déjà peu de temps pour chercher la vérité dans cette affaire de mensonges, sans m'encombrer d'un transfert négatif. A bon entendeur....

Quezaco 27/07/2015 18:31

Bonjour,il me semblait bien avoir lu ca quelque part: dans le dernier livre de Maitre Langlois p.114 :"La mere de S. ,qui s'etait opposee autrefois au mariage de son fils avec Marie-Jeanne,devient a quatre-vingts ans sa tutrice legale".Atravers ce que je lis a droite et a gauche,Marie-Jeanne avait il me semble, un cote Emma Bovary difficilement supportable pour l'austere Marie-Anne Colin.

La Piste de Lormaye 27/07/2015 19:10

Je ne vois pas ce que l'héroïne de Flaubert vient faire dans l'affaire Seznec. Aucun point commun entre Emma Bovary et Marie-Jeanne Marc-Seznec. Pas même l'arsenic...
Pour le livre de Me Langlois, il n'est pas à l'abri des inexactitudes, car son seul but n'est pas la vérité mais la révélation du secret de famille pour obtenir une quinzième révision du procès : différence !
Vous pouvez en lire quelques-unes (de ses inexactitudes) dans l'un des articles du blog L'affaire Seznec revisitée : "Denis Langlois reprend la main - impressions mitigées..."
Pour l'autorisation donnée à une femme d'être "tuteur d'un bagnard" j'ai posé ma question à qui de droit et j'attends la réponse. Car je ne me contente jamais d'une seule source pour écrire.

gélère 26/07/2015 11:17

La loterie nationale peut-être..., mais chut faut pas le dire aux Berthou....
Pour revenir à la chronologie de Léon; Seznec passe les journées du 29 et 30 du côté de Dreux avec Vidal et Bonny. Le commissaire part pour Le Havre aussitôt le témoignage Chenouard connu, la machine est trouvée le 6 juillet. Le secrétaire avait-il le temps de manifester son impatience soir après soir?

Il est peu probable que Vidal redoutait Feuillard, Moro-Giafferi entre en scène début juillet, il est en Corse, c'est donc Kahn qui vient trois fois au dépôt. Le ténor tient à voir son client (le 15) avant son départ pour Morlaix. A-t-il retardé son transfèrement?
Moro conseille à Seznec de pas trop insister sur le trafic de Cadillac, lui donne une enveloppe d'instructions (de qui?) et deux mille francs et ne sera pas, (ni Kahn), en Bretagne pour les premiers interrogatoires.

La Piste de Lormaye 27/07/2015 08:20

Excellente réflexion, gélère...
Le podium du plus grand mythomane pour notre Sacré Léon.... M'enfin, c'est pas venu tout seul tout ça, hein ? Qui est allé chercher le témoignage de Léon ? On est en pleine période du Juge Hervé. Qui ne recule devant rien (lire chez Me Denis Langlois dans son dernier livre en page 216). M'enfin tant qu'à prendre des faux témoins, ils auraient pu éviter les branques !

Olijuseb 25/07/2015 20:23

"une maison est achetée - une partie comptant et le reste à crédit"... qui dit achetée dit acte notarié.

D'où sort le fric de la partie payée comptant ? Quel montant ? Qui fait crédit à un ex bagnard ?

Autant de questions qui pour l'heure restent sans réponses...

Alain D 23/07/2015 18:58

D'abord, merci pour l'exergue... A chaque fois que j'entends ou que je lis le nom "Montauban", je pense à Lino Ventura. "Monsieur Fernand", le personnage qu'il joue dans "Les Tontons", est négociant en matériel agricole. Pas garagiste, mais c'est tout comme...
Sur les pseudo-confidences de Bonny à notre "sacré Léon" :
"avec le casier qu'il se payait déjà en 1923, le pote Léon n'était pas le confident idéal pour la flicaille de la Secrète !!!"
Là, je ne suis pas forcément d'accord : au contraire, avec son passé judiciaire et son côté "balance", le camarade Sacré pouvait être un indic de choix pour Bonny, certes simple "chien" de Vidal [chien = secrétaire d'un commissaire, c'est dans Simenon], mais très ambitieux et désireux de se faire "mousser".
En revanche, ou en complément, j'ai cherché la rue du 29 juillet à Paris : elle se situe entre la rue de Rivoli et la rue Saint-Honoré. Certes, ce n'est qu'à 20 minutes à pied de la rue des Saussaies, mais, pour un inspecteur-stagiaire, dont le salaire n'est sûrement pas mirobolant, c'est quand même un endroit un peu "rupin" pour aller boire l'apéro et faire une p'tite belote après le boulot.
Quant à notre pote Léon, sait-on ce qu'il faisait à Paris en juin-juillet 1923, et pourquoi il se baladait et avait ses habitudes dans ladite rue du 29-juillet ?

Olijuseb 23/07/2015 20:20

Si l'on en croit son RM, en 1923 ce brave Léon faisait dans l'escroquerie (Condamné en octobre 1924 par la cour d'appel de Paris)

La Piste de Lormaye 23/07/2015 19:55

Cher Alain, que de goûts communs nous avons donc ! Audiard et Simenon ne sont pas forcément incompatibles, isn't it ?
Quant à notre "Sacré Léon", craignant le soleil, il passait pas mal de journées à l'ombre. Comme vous avez pu le lire sur son Registre Matricule. Et entre deux séjours à l'ombre, il se débrouillait toujours pour trouver mobile à y revenir dare-dare !
Ce qu'il enrichissait d'une tendance certaine à la mythomanie...
Dès que j'en aurai fini avec le gars Ernest Bord, je vous promets de chercher où se trouvait notre Léon en ce bel été 1923...