Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 1.400 articles.
1 Juillet 2025
Il faut collectionner les pierres qu'on vous jette. C'est le début d'un piédestal.
Hector Berlioz.
Citer comme preuve les délires de Charles Victor Hervé dans L'Intransigeant du 4 juillet 1933....
Faut oser.
Je vous retranscris l'article ci-dessous...
On a lu jeudi les importantes déclarations que nous a faites M. Garnier, ancien employé de la gare de Houdan. Quand on se souvient que M. Garnier avait déclaré aux assises avoir reconnu Seznec et Quémeneur, et qu'on lit, dix ans plus tard, une déclaration du même homme affirmant qu'il lui avait été impossible de reconnaître le maître de scierie et le conseiller général, on frémit à la pensée que c'est sur ce témoignage que Guillaume Seznec a été envoyé au bagne.
Comme les témoignages dits de Houdan forment le pivot de l'accusation, nous allons y revenir aujourd'hui. Les témoins de Houdan se composaient de M. Piau, chef de gare, de sa femme et de MM. Garnier et Nouvion, employés de gare. Dans le courant de la semaine qui vient de s'écouler, je suis allé les voir et leur ai demandé de me donner par écrit, car les paroles s'envolent, un témoignage mûri par dix années de réflexion.
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Lorsque le 29 juin 1923, c'est-à-dire plus d'un mois après la disparition de Pierre Quéméneur, les enquêteurs interrogèrent le chef de gare de Houdan et sa femme, ils apprirent qu'une voiture automobile s'était présentée dans les derniers jours de mai, devant la barrière de la gare des marchandises, qu'il y avait à l'intérieur au moins deux personnes, dont l'une avait demandé la route de Paris.
- Ce que je peux affirmer de la façon la absolue, déclara M. Piau, c'est que personne n'est descendu de la voiture.
Or, quelques semaines plus tard, l'employé de gare Nouvion apportait à ce témoignage le démenti le plus formel.
- Le voyageur qui se trouvait au volant, déclara-t-il, est descendu et a fait le tour de la voiture.
Lors du premier interrogatoire, M. Garnier s'était montré d'accord avec le chef de gare pour dire :
- Personne n'est descendu.
Mais le 22 septembre, au cours d'un nouvel interrogatoire, M. Piau et M. Garnier reviennent sur leurs premières déclarations et se mirent d'accord avec M. Nouvion pour dire qu' "il était bien descendu un homme pour vérifier la voiture " !...
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En ce qui concerne l'éclairage, même contradiction :
Le 22 septembre, Garnier déclara que "les phares étaient allumés mais qu'ils éclairait peu". Le 19 octobre, on demande au témoin Nouvion si les phares étaient allumés :
- Oui, un seul phare éclairait, mais sa lumière était faible.
Or Seznec avait affirmé qu'aucun des phares n'éclaire, car il lui avait été impossible de se procurer des ampoules à Mortagne.
Pour les rideaux de la voiture, les témoignages de Houdan sont aussi contradictoires, puis se corrigent et finalement concordent.
Le 22 septembre, M. Garnier déclare :
- L'automobile était fermée.
Mais le 22 octobre, il dira au juge d'instruction :
- La voiture n'était pas complètement fermée. Elle avait sa capote et une partie des rideaux de côté.
Si L'automobile avait été fermée, comment expliquer que M. Garnier ait pu, de nuit (il était 11 heures du soir nouvelle heure) en reconnaître les occupants. Est-ce à cela que nous devons l'attestation du 12 octobre corrigeant celle du 22 septembre ?
Depuis, on l'a vu, M. Garnier, après mûres réflexions et en toute indépendance d'esprit, nous a déclaré qu'il lui avait été impossible de reconnaître Seznec et Quémeneur.
Au cours de l'enquête que nous venons d'entreprendre, nous avons pu joindre Mme Piau et son mari qui ont signé l'un et l'autre la déclaration suivante :
"J'ai vu deux hommes de dos, un grand et petit gros. Ce dernier a demandé à mon mari en se tournant vers moi, la route de Paris que nous lui avons indiquée. J'ai trouvé sur la photo qu'on m'a montrée une vague ressemblance dans la silhouette. Quant à l'autre, le conducteur, un grand mince, nous n'avons pas vu sa figure et par conséquent nous n'avons pas pu le reconnaître.
"Quant à la voiture, j'ai dit qu'elle paraissait être du même type que celle que nous avions vu s'arrêter en face de la gare."
M. Piau nous a fait la même déclaration.
Fait à Etretat, le 23 juin 1923.
Signé : M. Piau, Mme Piau.
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De son côté, M. Nouvion, interrogé par nous en présence de témoins, sur son ancienne déposition, a écrit de sa main "lu et approuvé" et a signé sous la déclaration suivante :
- Je n'ai jamais varié dans mes déclarations. Je me souviens qu'un jour de la fin du mois de mai 1923, une auto s'est présentée devant les barrières de la petite vitesse à Houdan et s'est arrêtée à environ 1 m.50 de cette barrière.
"Le chauffeur est descendu et a demandé à Garnier la route de Paris. Il a fait le tour de la voiture dont les deux phares étaient en veilleuse, puis est remonté et est reparti dans la direction de Saint-Lubin en passant par la "laiterie". A cet endroit, il aurait repris la route de Paris.
"A l'instruction, j'ai été mis en présence de Seznec et il m'a été impossible de dire que l'homme que j'avais devant moi était celui que j'avais vu devant son auto en gare de Houdan. J'ai seulement dit que c'était un homme qui avait à peu près la même corpulence et la même taille.
"C'est tout. Je n'ai pas davantage reconnu la voiture ; elle ressemblait un peu à celle que l'on m'a fait voir comme étant celle de Seznec,"
- Pouvez-vous préciser le jour ?
- C'était entre le 25 et le 28 mai 1923, sans pouvoir préciser davantage.
"Fait à Tillières-sur-Avre le 22 juin 1933.
Lu et approuvé :
NOUVION
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Ainsi des quatre témoignages qui furent brandis comme des massues au-dessus de la tête du malheureux Seznec, il ne reste plus que d'honnêtes imprécisions où revient comme un "Leit motiv" l'éternelle phrase " : "Il nous a été impossible de reconnaître Seznec et Quémeneur !..."
Quant à la date du 25 mai, cette fameuse date dont Garnier a déclaré qu' "elle leur a été suggérée", elle fera l'objet d'un prochain article.
(A suivre)
CHARLES VICTOR HERVÉ
Ancien juge d'instruction.
Passons cet article au QQOQCP...
QUI ?
D'une part ce foldingue de Juge Hervé qui se conduit avec l'affaire Seznec comme il s'est conduit avec l'affaire Loth Valoris.
Je suis certaine que, gonflé d'importance, il devait se présenter comme juge d'instruction !!
Ce qu'il n'est plus puisqu'il a démissionné de la magistrature le 23 août 1930.
Encore un qui portait son buste...
En face d'un homme d'une telle importance..
Les témoins prennent peur et se récusent aisément.
Précision utile : C'est Hervé qui s'est emparé de l'affaire Seznec et non le contraire.
QUOI ?
Après sa virulente campagne dans le journal La Province...
98 articles consacrés à l’Affaire en moins de deux ans.
A partir de novembre 1931...
Hervé - qui ne peut pas s'abstenir d'écrire - vend sa prose à L'Intransigeant...
La campagne s'est étalée de mai à décembre 1933.
Soit 50 articles...
Le journal se fout totalement de la vérité des dires d'Hervé..
Ce qui compte c'est que ça lui rapporte des lecteurs.
OÙ
A Houdan gare.
QUAND
En 1933.
Dix ans après l'affaire...
Certains ont la mémoire qui flanche...
Mais le juge Hervé va les aider à se souvenir....
Pour Hervé il faut faire retourner leur veste à tous les témoins.
Denis Seznec fera de même sur Europe 1 en janvier 1979.
COMMENT
Les conférences à travers toute la France ont rapporté des gros sous..
Et je suis absolument certaine que le petit juge a soudoyé certains témoins (à commencer par ce grand sot de Bolloc'h).
POURQUOI
Mais pour faire rouvrir le dossier Seznec et obtenir une grâce totale du bagnard...
Tout cela n'est pas bien brillant...
Mais, quand on balance un article sur un blog, encore faut-il prendre soin de bien le remettre dans son contexte.
Liliane Langellier
P.S. A lire ci-dessous le dernier article de Seznek...
Après, on nous dira encore que c'était Quémeneur qui traficotait dans les bagnoles...
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... les stocks intéressent bien Seznec, mais pas le tribunal.
On a tous en tête la cadillac laissée un soir chez un cousin de Ploeven. Une enquête fut menée, Seznec s'embarqua dans des explications pas faciles à suivre qui menaient les enquêteurs vers u...
L'article original....
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Rappel : Affaire Seznec : le juge Charles-Victor Hervé... - Affaire Seznec Investigation
Dès que l'on a découvert un premier mensonge, il devient facile, trop facile même de déceler tous les autres. Michel Déon. Souvenez-vous ce que Michel Pierre a dit au journaliste de Ouest-Fran...
https://seznecinvestigation.over-blog.com/rappel-affaire-seznec-le-juge-charles-victor-herve
e juge Charles-Victor Hervé..
"Faire exactement le contraire s'appelle aussi imiter, c'est même expressément imiter le contraire." Georg Christoph Lichtenberg Sans avoir jamais lu Freud... Notre juge Hervé était number one ...
La campagne hallucinante du juge Hervé dans L'Intransigeant de mai 1933 pour réhabiliter Guillaume Seznec..