Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 1.400 articles.
4 Juillet 2025
“Nulle raison ne pourrait justifier le mensonge.”
Anton Tchekhov / Lettre - 2 janvier 1900
Débat entre Magistrats à propos du scénario d'André Cayatte. 29 mai 1951-AD 29
Exit les pistes de Plourivo et du Tambour...
Méfiance sur la piste de la Banque privée coloniale...
Exit la nuit de Seznec à Saint-Brieuc.
"Un film controversé sur une affaire controversée Il convient de commencer par un rappel de quelques faits historiques, d’abord sur André Cayatte, ensuite sur Guillaume Seznec et l’affaire criminelle qui porte son nom. S’il garde une certaine notoriété grâce à la particularité de son œuvre, André Cayatte ne fait pas vraiment partie du panthéon des cinéastes français célébrés et étudiés de nos jours. Ancien avocat, Cayatte fait son entrée dans l’industrie cinéma tographique en tant que scénariste en 1937 en signant Entrée des artistes de Marc Allégret. Il devient réalisateur en 1942 avec La Fausse Maîtresse, d’après Balzac, et tourne plusieurs autres adaptations littéraires (Pierre et Jean [1943], Au bonheur des dames [1943], Les Amants de Vérone [1949]), pendant la première période de sa carrière. Au début des années cinquante, il entreprend un « cycle judiciaire », qui comprend ses quatre films les plus connus : Justice est faite (1950), Nous sommes tous des assassins (1952), Avant le déluge (1954) et Le Dossier noir (1955), tous écrits par Charles Spaak, scénariste associé au réalisme poétique et ancien collabo rateur de Julien Duvivier, Jacques Feyder ou encore Jean Grémillon. Des thèmes judiciaires reviendront par moments tout au long de sa carrière avec des films tels que Le Glaive et la balance (1963), Les Risques du métier (1967) ou Verdict (1974). Bien qu’il bénéficie d’un certain prestige dans les médias des années cinquante, lorsqu’il est au sommet de sa carrière, il sera boudé par les critiques des Cahiers du cinéma et ensuite largement oublié par un public conquis par la Nouvelle Vague. Des critiques, souvent des détracteurs, qualifient les œuvres de Cayatte de « films à thèse », terme que Cayatte lui-même refuse ou au moins relativise à l’époque. En effet, tandis que Nous sommes tous des assassins affiche une « thèse » très claire contre la peine de mort, les trois autres films du cycle judiciaire posent des questions à leur public plutôt que de proposer des changements politiques concrets. Cependant, tous ces films ont comme points communs une forte problématique sociale, posée à travers le dispositif narratif d’un procès ou d’une enquête judiciaire, et une volonté de faire réfléchir les spectateurs sur des questions de société en ne proposant pas de solution."
Daniel Morgan
A lire absolument dans les pièces ci-dessous...
Quant aux dires d'André Cayatte...
Dires que personne ne peut prouver...
Il est important de rappeler ici que ce cinéaste avait pour projet de faire un film pour blanchir Guillaume Seznec.
Lire les pages 191 et 192 de Michel Pierre :
"André Cayatte en a rédigé, avec Jean Ferry, un scénario de 221 pages qui, au contraire de ce qu'il affirme dans la presse de l'époque, se caractérise par la volonté de démontrer l'innocence de Seznec. Le film aurait été conçu pour amener le spectateur à s'indigner du verdict et des arguments de l'accusation réfutés par un commentaire en voix off."
"Le ministère de la Justice intervient pour interdire le projet, non parce qu'il pourrait porter atteinte à la police et au corps judiciaire mais surtout parce que nombre de protagonistes de l'affaire sont encore en vie."
Donc, les arguments de Cayatte = poubelle.
Liliane Langellier
P.S. Pierre Quémeneur n'a jamais fait partie de la commission de liquidation des stocks....
Jamais.
Je cherche qui est à l'origine de cette stupide rumeur (???)
Etude filmologique a été réalisée par Daniel Morgan : ''Relégué aux archives : L’Affaire Seznec, un film mort d’un cinéaste rejeté''