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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

Leon Turrou, un héros américain, qui n'a rien à faire dans l'affaire Seznec...

Il est facile de deviner comment va réagir un homme intelligent, de savoir ce qu'il fera en telles circonstances déterminées, étant donné qu'il s'inspirera de la logique ... Tandis qu'il est impossible de prévoir ce que fera un imbécile... Tout est là !
---- Georges Simenon, La Folle d'Itteville (1931)

J'en remets une couche...

J'enfonce le clou...

Car le temps efface parfois la vérité au profit du rabâchage de fake news...

Leon George Turrou a servi et bien servi son pays, les U.S.A. 

Il est tout sauf un bandit de grands chemins, un gentleman cambrioleur, tel qu'a bien voulu nous le camper Bertrand Vilain, notre brocanteur "à l'international" dans son prétentieux dernier ouvrage...

Voulez-vous m'expliquer qu'est-ce qu'un mec qui avait, lui, un carnet d'adresses à l'international, serait venu faire avec nos deux clampins finistériens ???

En mai 1923 ?

Alors que personne n'est foutu de nous prouver, d'une part s'il les connaissait, d'autre part, s'il était bien présent sur le territoire français au moment de l'affaire Seznec, fin mai 1923.

Je demande...

Pour démonstration de mes dires....

Voilà l'article que lui consacre "Pour vous" du 12 juillet 1939 :

"On lui a donné le surnom de "G-man n°1", avant qu'il ne quittât le "Bureau des Recherches" du Ministère de la Justice pour venir s'occuper de cinéma à Hollywood. Il et venu passer un mois en France.

- Des vacances. Les premières vraies vacances depuis bientôt douze ans, me dit Léon Turrou. J'ai été G-man pendant onze ans et je puis dire que c'est un record, d'habitude on ne reste pas plus de cinq ans dans cette profession. Seize heures de travail par jour, parfois même vingt. Mais on nous impose des sacrifices beaucoup plu pénibles. On voyage sans cesse : on n'a pas le droit de se fixer quelque part, de se créer des relations. Le G-man n'a pas d'amis, c'est une loi, car votre ami d'aujourd'hui peut être inculpé demain. Lorsqu'on est marié, on ne voit pas souvent sa femme ou ses enfants... Il est vrai qu'on gagne sa vie : nous débutons à 5.000 dollars (200.000 fr.) par an."

"J'écoute parler Léon Turrou. Il possède parfaitement notre langue.

- Je parle aussi le russe, l'allemand, l'italien, le chinois, le japonais, l'arabe, l'espagnol, le polonais...

- La connaissance des langues étrangères a dû vous rendre de grands services dans vos enquêtes.

- C'est exact. Ainsi ai-je pu arrêter un gangster évadé, en entendant sa femme dire, en polonais, à sa petite fille : "Va dire à ton père, qui est chez le coiffeur, de se cacher". C'est d'ailleurs, la raison pour laquelle j'ai été particulièrement chargé de m'occuper de l'affaire des espions nazis, que j'ai racontée dans mon livre d'où fut tiré : Les aveux d'un espion nazi, le film d'Anatol Litvak."

"- Vous êtes d'origine française, je crois ?

- Mon père était Français, ma mère Polonaise. Moi, je suis Américain. Mais j'aime la France. J'ai été, ici, pendant la Grande Guerre à Soissons, à Château-Thierry, et un peu partout.

[...]

Comment êtes-vous devenu G-man ?

- Malgré les dangers du métier, je me suis senti attiré par cette vie. En 1929-30, les gangsters étaient une force romantique, plus tard, c'est les G-men qui les "ont remplacés", si j'ose dire dans l'esprit de la foule. Jadis, les enfants, dans les rues, jouaient "au gangster", maintenant, ils jouent "au G-man"."

"Avant d'être G-man, poursuit Léon Turrou, j'ai été au Ministère des Postes, où je m'occupais de censure, et je suivais des cours de Droit, car, pour être G-man, il faut avoir fait les mêmes études qu'un avocat. Et je lisais beaucoup de romans policiers... Maintenant... j'écris moi-même. Avec la différence que je raconte des histoires vécues. Ainsi, dans mon nouveau livre : Autobiographie d'un G-man, je raconterai les quarante cas les plus importants dont j'ai eu à m'occuper pendant les onze années."

........................................

Voilà donc l'homme que Bertrand Vilain souhaite voir attaqué par Denis Seznec...

Lors d'une hypothétique énième demande de révision du procès de Guillaume Seznec.

Là...

C'est vraiment la lutte du pot de terre contre le pot de fer !!!

La petite France rancunière contre la grande Amérique.

Les membres de la commission de révision ne sont ni sots ni idiots.

Ils ne sont pas non plus manipulables.

Et...

Je doute fort qu'ils acceptent de suivre les délires fantasmés d'un Bertrand Vilain.

Petit brocanteur finistérien qui croit être devenu Obélix en tombant, un jour, dans la potion magique d'une affaire criminelle.

À force de se la répéter en boucle, il a fini par croire dur comme fer à son histoire, mais quelqu'un qui a un minimum d'esprit d'analyse critique arrive à la conclusion que ce n'est même pas un bon scénario de film.

Quand je lis ça chez Claudine Jourdan qui recopie sur son blog toutes les âneries du brocanteur :

"Office international des Réfugiés c'est la première chose que j'ai cherché quand j'ai lu le livre de Bertrand Vilain."

"Turrou faisait des voyages en France. En février 23 il a démissionné de l'ARA. Et il est passé en France avant de rentrer aux États-Unis puis il y est revenu en mai 23.

Pierre Quéméneur a pu le rencontrer en personne."

Elle n'a pas le trac de nous pondre de pareilles sottises...

Non, Madame Jourdan, Leon Turrou n'est pas "mon idole" mais celle de Bertrand Vilain...

La pauvreté de votre argumentation n'a d'égale que la méchanceté de vos sornettes à mon égard.

Je suis une littéraire et j'ai fait des études de littérature américaine aux States...

Mes idoles se nomment Nabokov, Fitzgerald, Hemingway, Faulkner, Steinbeck and so on...

Mais, ça, vous n'avez pas, ni vous-même, ni votre idole d'ailleurs, la culture adéquate pour comprendre.

Tant pour les dires de Petit-Guillaume que pour la participation de Leon Turrou à l'affaire Seznec...

Vous n'avez aucunes preuves.

Que des suspicions, et encore capillotractées.

Montrez-moi une seule preuve qui valide votre version de cette histoire, et je me rangerai à vos côtés.

Liliane Langellier

P.S. "C'est établi : le 24 octobre 24 Turrou a demandé un passeport en tant que "salesman " pour se rendre en France pour la société L & M mushroom compagny Bronx."

Du coup l'arnaque aux champignons, si arnaque il y a eu, c'était en 1924 ?

La mauvaise réputation de Turrou lui a été collée par Davidowsky, un ivrogne notoire, en 1938.

C'est pénible de devoir revenir sur des trucs dont on a démontré à maintes reprises qu'ils ne tenaient pas debout. 

Rappel de ce qu'écrivait Marc du Ryez au sujet des champignons :

"Je lis dans les extraits du rapport Davidowsky publiés sur le blog de M. Vilain que, selon Davidowsky, Turrou a collecté de l’argent auprès de Russes de New York vers 1923, en vue d’exporter des champignons depuis la Pologne, et a dilapidé l’argent dans le jeu à Monte Carlo, au point de n’avoir plus assez pour rentrer à New York (une collecte a permis son retour).

Donc, une arnaque à New York auprès de Russes vers 1923 puis un séjour à Monte Carlo deviennent pour notre romancier une arnaque en France auprès de Bretons en 1923.

Démonstration implacable par notre Einstein dont les chevilles ne sont pas loin d’exploser."

 

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