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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

Affaire Seznec. Que s'est-il vraiment passé le Lundi de Pentecôte 21 mai 1923 ????

Quand le mensonge prend l'ascenseur, la vérité prend l'escalier. Même si elle met plus de temps, la vérité finit toujours par arriver !
Proverbe africain.

Bernez Rouz en pages 96 et 97 (primo-enquête de Jean Poulquen) :

"Le lendemain également, M. Quemeneur revenait en automobile à Saint-Sauveur en compagnie de sa sœur. Il était conseiller municipal de cette commune. Je reprenais avec lui et ma belle-sœur, vers 7 h. du soir, la route de Landerneau, laissant derrière moi pour quelques jours ma femme et mes enfants. Comme je devais prendre le lendemain mardi le premier train pour Pont-l’Abbé, j’avais demandé à mon beau-frère de rentrer de bonne heure. Arrivés à Landerneau vers 8 heures, nous nous trouvions à table vers 8 heures et demie quand nous entendîmes appeler au téléphone; mon beau[-frère] s’est levé immédiatement de table pour entrer en son bureau qui n’est séparé de la salle que par un couloir. Les portes étant restées ouvertes, je perçus un échange de quelques mots, mais la communication fut assez brève. Mon beau-frère est rentré presque aussitôt en disant que c’était Seznec de Morlaix qui l’avait appelé pour lui fixer un rendez-vous pour le lendemain matin à Brest.


 Je profitais de l’occasion pour mettre mon beau-frère en garde contre Seznec, car mon beau-frère m’avait auparavant avoué avoir prêté à Seznec une somme de quinze mille francs garantie par le dépôt à Landerneau d’une automobile Cadillac. Je ne lui ai pas caché la déplorable impression que m’avait produite Seznec quelques mois auparavant, et je lui fis remarquer qu’avec un pareil individu il n’y avait à mon avis que des risques à courir  ; que javais ouï dire que ses affaires ne paraissaient pas brillantes. Mon beau-frère, tout en reconnaissant quen effet les affaires de Seznec n’étaient pas prospères et que sa situation était plutôt grevée, me fit valoir qu’il possédait cependant une propriété à Plomodiern, traversée par la voie ferrée de Crozon à Châteaulin, d’une valeur de soixante mille francs environ  ; quen outre, il possédait à Morlaix une installation de 300.000 fr. environ.


 Je fis observer à mon beau-frère que les évaluations me semblaient exagérées, qu’en tout cas si elles étaient conformes à la réalité, je ne pouvais m’expliquer comment Seznec s’était vu dans l’obligation de mettre son automobile en dépôt à Landerneau pour un prêt de quinze mille francs  ; quil ferait bien de se renseigner exactement sur la situation de Seznec, qui semblait ne plus avoir guère de crédit, et que si la propriété de Plomodiern existait réellement elle devait être grevée dhypothèques.
 Nous changeâmes de conversation et mon beau-frère ne fit mention ce jour-là d’aucune affaire avec Seznec."

 

Le brocanteur :

C'est un procédé très malhonnête (un de plus...)

On a là deux faits totalement distincts.

Et qui n'ont aucuns rapports l'un avec l'autre.

D'une part, l'appel de Guillaume Seznec à Pierre Quémeneur à Landerneau.

D'autre part, l'arrivée à Cherbourg du Berengaria en provenance de New-York..

Qui était prévu d'arriver le 22 mai 1923.

Primo : Personne ne peut, à ce jour, nous prouver que Leon Turrou était bel et bien à bord du paquebot Berengaria.

Secundo : Même si Turrou était à bord de ce navire...

Il lui aurait fallu près de 4 heures pour débarquer à Cherbourg.

Comme l'écrit Marc du Ryez : 

"Je constate également à la lecture du billet de Bertrand Vilain qu’il insiste pour imaginer un débarquement éclair à Cherbourg, alors qu’on lui a prouvé le contraire. Il écrit  : «  Le débarquement des passagers à Cherbourg est très rapide, entre 30 minutes et 2 heures.  » Aujourdhui, certainement, mais jai expliqué chez madame Langellier qu’à l’époque les paquebots n’arrivaient pas à quai et restaient dans la rade. Des transbordeurs venaient chercher les passagers et c’était très long. Un exemple donné par un document de la Cité de la Mer à Cherbourg montrait qu’en 1925 il fallait aux passagers d’un transatlantique près de quatre heures avant de monter dans les trains spéciaux, qui se trouvaient tout près de la gare maritime."

Il faut donc que Leon Turrou ait téléphoné à Guillaume Seznec avant 20 h 30.

Le Berengaria est bien arrivé le Lundi de Pentecôte 21 mai 1923 à 16 heures à Cherbourg.

Si Turrou était à bord, il fallait 4 heures pour qu'il débarque = 20 heures.

Lui restait à trouver d'urgence un téléphone pour appeler le Finistère.

Sans doute après avoir trouvé un bon hôtel.

Cela ne tient pas la route.

Nous raconter en long, en large la riche vie de Leon Turrou ne changera rien à l'affaire.

Croire en la version Leon Turrou = Charly...

C'est accepter la manipulation de faits qui n'ont aucuns rapports les uns avec les autres.

C'est s'exposer au ridicule.

Sicut Dixit.

 

Liliane Langellier

P.S. Voilà ce que j'ai trouvé sur le blog Jourdan le dimanche 24 avril dernier.

Je pense que c'est son gourou qui a rédigé cet article tellement il pue la haine...

Et voilà que  Claudine Jourdan-Gérard de Priziac ose aujourd'hui chialotter et venir m'accuser.

C'est le monde à l'envers.

Je répète : mon hébergeur Overblog n'a RIEN supprimé du tout sur mon blog, je viens de lui demander de me le confirmer par écrit.

Encore une idée toute droite sortie d'un cerveau embrumé par l'alcool.

Quant aux injures "Pauvre Madame Jourdan, elle touche le fond et continue à creuser avec la pelle que lui a fourni son pote le broc." n'en est pas une...

C'est juste une réalité de terrain formulée avec ironie.

Mais humour et ironie sont totalement inconnus des membres incultes de la secte du broc.

 

 

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