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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 900 articles.

Affaire Seznec. Printemps 1923. Qu'est-ce que l'ARCOS, All Russian Cooperative Society...

"Se pousser du col" = Cette expression a vu le jour au cours du XIXe siècle et repose sur la tendance qu'avaient les personnes sûres de leur importance, qui étaient contentes d'elles-mêmes de relever leur col de chemise.

Pendant qu'il y en a un qui "se pousse du col" pour être certain de participer à une éventuelle demande de révision du procès Seznec...

Souvenez-vous chez Michel Pierre :

"Dès 1921, la France a autorisé l'ouverture à Paris d'une succursale d'Arcos (All Russian Cooperative Société), forme de groupe de coopératives plus ou moins spécialisées dans le traitement de tel ou tel produit."

[...]

"Il n'y avait donc aucune difficulté pour le gouvernement soviétique à acheter des biens d'équipement par le truchement de plusieurs pays occidentaux, y compris quelques automobiles neuves pour les dirigeants du régime. Comment peut-on imaginer qu'une quelconque autorité de Moscou se soit lancée dans des achats plus ou moins clandestins sur le sol français de véhicules issus des stocks américains alors qu'il était possible de les acheter neufs à Londres ? De plus, comment imaginer que, pour ce faire, une quelconque officine se soit adressée à un conseiller général des Côtes du Nord et à un maître de scierie de Morlaix ?"

Sur Cairn Info :

"Après la prise du pouvoir par les bolcheviks en octobre 1917, de nombreuses organisations non gouvernementales, bientôt désignées par le terme d’« organisations sociales » (obshestvennye organisatsii), sont dissoutes et leur nombre se réduit considérablement dans toute la Russie. Avec l’entrée en vigueur de la Nouvelle politique économique (NEP) en 1921, celles-ci connaissent toutefois un regain d’activité. Elles se multiplient et se développent sous le contrôle étroit de l’État-Parti et comblent alors un vide institutionnel dans la Russie ravagée de l’après-guerre civile dans des domaines comme la protection de l’enfance.

Les bolcheviks, a priori suspicieux à l’égard de toute organisation autonome, comprennent rapidement l’intérêt de ces structures formellement « non étatiques » pour agir sur la « société ». Elles ont également pour fonction, dans le domaine de la politique extérieure, de « masquer » l’action du gouvernement ou du Parti, de mettre en avant les éléments de la « société civile » (obshestvennost’) soviétique et d’agir sur les opinions étrangères.

L’apparition, dans les années 1920, de ces « organisations sociales » venant seconder les deux principaux instruments de la politique extérieure soviétique – le Narkomindel (NKID) et le Komintern – est un phénomène qui s’inscrit aussi dans un contexte international plus large : la multiplication dans l’après-guerre des organisations non gouvernementales et leur rôle grandissant comme acteurs à part entière des relations internationales.

Plusieurs de ces structures organisationnelles à visées internationales sont d’ailleurs souvent inspirées ou constituées en opposition à différentes organisations non gouvernementales étrangères que les bolcheviks désignent également du terme d’« organisations sociales ». Pendant les années de guerre civile, deux « sociétés » formellement indépendantes de l’État sont d’ailleurs utilisées comme outils para-diplomatiques par les bolcheviks : la Société russe de la Croix-Rouge (SRCR) et l’All-Russian Cooperative Society (ARCOS)."

......................................

Ouest-Eclair du 23 mars 1923 :

"L'ARCOS (All Russian Cooperative Society) est une société financière anglaise qui dispose de capitaux russes, dont le directeur-fondateur est M. Krassine, le nouveau "triumvir" et qui fait de l'importation et de l'exportation avec la Russie. Elle travaille en ce moment à établir une filiale à Paris. On se tient, à son égard, sur une certaine réserve."

 

 

Excelsior du 25 juin 1923

 

Excelsior 16 janvier 1923

En avril 1923, la filiale quitte la rue d'Astorg pour s'installer 1 rue Taitbout Paris 9e (Excelsior 22 juin 1923).

 

La présence d'une filiale d'Arcos en France dès janvier 1923 met à mal la volonté qu'aurait eu Pierre Quémeneur de dissimuler de possibles affaires avec les Soviets... ce dont il se serait vanté auprès de Legrand et de Salaun.

Or, le commerce avec la Russie était loin d'être illégal au printemps 1923.

Les lettres de la Chambre de Commerce Américaine, qui n'ont jamais été retrouvées, étaient encore une invention de Seznec, même si cette officine n'est pas très claire dans cette histoire [1].

Réfléchir à l'affaire Seznec...

Ce n'est pas seulement recopier des livres de mauvais auteurs...

Mais c'est aussi, c'est surtout, aller plus loin.

Essayer de comprendre au-delà des apparences.

 

Liliane Langellier

[1] La Chambre de commerce américaine a affirmé qu'ils n'étaient pas au 32 rue Taitbout en 1919...

Ils ont également affirmé que les lettres de Cherdy portaient un timbre rond alors que le leur était ovale...

Auraient-ils vu ces lettres ?

Ou est-ce seulement d'après la description qu'en a fait Seznec ?

 

P.S. Pour Madame Petit...

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