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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

Affaire Seznec. Pierre Quémeneur, la mère de famille et les prostituées...

Les prisons sont bâties avec les pierres de la Loi, les bordels avec les briques de la Religion.
William BlakeDe William Blake / Le mariage du Ciel et de l'Enfer

Avant de commencer cet article...

Je dois dire que je suis furieuse car la psy de Priziac, Mme Claudine Jourdan-Gérard...

A ouvert un troisième blog sous Wordpress où elle recopie l'intégralité de mes articles.

Copie mes sources, affiche mes photos.

Et oui, elle pille littéralement mes articles, comme celui sur le petit séminaire de Pont-Croix, en les accommodant à sa mauvaise sauce.

Ou comme celui sur l'imprimeur Lajat recopié mot à mot.

Je suis désormais obligée de ne pas mettre mes sources en liens pour éviter le plagiat.

Je vais donc voir avec mon hébergeur Overblog comment remédier à cette malhonnêteté.

Revenons à nos moutons...

Claude Sylvane, en page 16 : 

"Neuf grossesses ne devaient laisser à ma mère que quatre enfants, deux filles et deux garçons, Marie, Guillaume, moi et enfin Albert, tous quatre nés de deux en deux ans. Elle en avait gardé une santé chancelante contre laquelle il lui fallait souvent lutter pour la tâche quotidienne. Je la revois, dans son costume breton, avec sa longue robe qui cachait ses mollets et descendait jusqu'aux chevilles, son visage qui reflétait sous la coiffe une grande douceur, mais une égale fermeté."

Neuf grossesses dont trois fausses couches et deux enfants morts en bas âge !!!!

De quoi user cette pauvre femme.

Qui avait, par ailleurs de graves problèmes rénaux.

Puisqu'elle avait dû subir l'ablation d'un rein.

 

Les enfants se suivent...

Marie, 1er novembre 1908.

Guillaume dit Petit Guillaume, 1er mars 1911.

Jeanne, 11 novembre 1912.

Albert, 31 octobre 1914.

Des grossesses rapprochées.

Qui usent la santé.

Si c'est encore une belle femme en 1923.

Ce n'est pas du tout une bombe sexuelle censée attirer Pierre Quémeneur.

Mais alors pas du tout !!!

De plus...

Beaucoup de célibataires (ou pas) de la IIIe République fréquentaient les maisons closes.

1923, c'est la folie des bordels.

A Quimper, dans la Rue Neuve, aujourd'hui Rue Jean Jaurès.

"La rue Neuve particulièrement, l’une des principales issues de la ville, est sans cesse parcourue par elles et les militaires qu’elles y attirent et qu’elles provoquent publiquement en présence d’une foule d’enfants des deux sexes toujours en grand nombre, dans cette rue."

A Pontivy, "elle a été ouverte dans les années 1840 et s’appelait « maison de Tolérance ». Une maison close, un bordel, autrement dit. Sise au 64 rue de la Fontaine, dans le quartier de Tréleau, cette maison réglementée par l’autorité publique a vécu jusqu’à la fameuse loi Marthe Richard en 1946, avant d’être détruite."

A Guingamp, "Pour qui méconnaît l’histoire locale, le 14, rue du Petit Trotrieux est une résidence comme une autre. Réhabilitée en petit collectif de huit appartements, cette grande demeure bourgeoise a pourtant été, pendant plus de cinquante ans, une maison publique - lieu de plaisir charnel réservé aux actes tarifés - parfaitement intégrée à la vie de la cité de la Plomée. Quelques témoins de cette époque, pas si lointaine, où les « maisons de tolérance » étaient répandues en France se souviennent de celle qu’on appelait à Guingamp la « maison du 14 »."

Et aussi à Paris, bien sûr.

Lire sur mon blog personnel :

Petite géographie des maisons closes parisiennes.

Pierre Quémeneur...

Il était comme les petits copains.

Quand il montait à la Capitale...

Il connaissait des adresses.

Pour soulager ses ardeurs.

Il appliquait sans doute la maxime "Jamais dans la paroisse !"

Alors...

L'histoire du guilleret conseiller général sautant sur Marie-Jeanne...

Une femme vertueuse de 37 ans, alourdie par ses grossesses...

Alors qu'il peut, moyennant finances, s'offrir de jeunes tendrons de 20 ans...

C'est une histoire nulle et non avenue !

Et qu'on ne vienne pas me raconter encore que Pierre Quémeneur ne fréquentait pas ces lieux parce qu'il était catholique...

C'est gravement méconnaître l'Histoire.

Des évêques ont possédé des lieux de plaisir...

Comme l'évêque du Mans. Lire ici.

Lieux qu'ils ont aussi hantés.

"De source policière mondaine, les habitués du Sphinx étaient des clients triés sur le volet : des têtes plus ou moins couronnées, des hommes politiques, des artistes, d'authentiques aristocrates qui n'en étaient pas moins de véritables truands comme le baron de Lussat proche de Carbone et Spirito."

in "La Mondaine, Histoire des archives de la Police des Moeurs" de Véronique Villemin.

"Tolérées, les maisons closes attirent toutes les catégories sociales, de la haute bourgeoisie au monde ouvrier. Des lupanars de luxe aux "maisons à soldats", chacun se rend dans ces maisons de joie mais aussi de misère et de détresse humaine, selon ses moyens et ses goûts."

in "L'âge d'or des maisons closes" d'Alphonse Boudard.

Je n'ai pas besoin d'avoir en preuve la facture d'un de ces claques...

Pour être persuadée que Pierre Quémeneur les fréquentait !

De là à penser qu'à Rennes, le jeudi 24 mai 1923 au soir...

Nos deux olibrius sont allés dans l'une de ces maisons...

Il n'y a qu'un pas.

 

Liliane Langellier

P.S. Claudine Jourdan-Gérard ne fait aucunes recherches.

Elle se contente juste de recopier les miennes.

Cf ci-dessous mon article sur Alfred Lajat publié le 19 juin 2020 :

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