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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

Affaire Seznec. Hommage à Jean-Luc de Carbuccia des Editions de Paris...

C'est l'heure des souvenirs...

 Je vous le raconte que je suis partie à Rome avec Jean-Luc de Carbuccia pour le Week-end de L'Ascension 2004 ?

Oui, oui, l'éditeur (Editions de Paris) de Claude Bal.

Histoire d'assister au Vatican, au jubilé du ministre de la Culture du Pape : Monseigneur Paul Poupard.

Et de promouvoir deux livres en même temps.

J'exécutais, à l'époque, une mission d'attachée de presse pour les éditions Téqui.

Carbuccia a été un délicieux guide romain, si, si... 

Il m'a demandé de l'accompagner à une messe privée du cardinal au Vatican.

Mais, malgré mes questions, il ne m'a pas desserré un seul mot sur l'affaire Seznec.

Il m'a reçue plusieurs fois dans son fabuleux appartement du 83 avenue Foch à Paris.

J'apprends, à l'instant, que Jean-Luc de Carbuccia vient de mourir le 17 décembre dernier.

Jean-Luc était le fils d'Horace de Carbuccia, fondateur du journal collaborationniste Gringoire.

Il était mariée à une avocate américaine :

Hommage de Francis Bergeron :

"L’insulaire. La dimension corse joue un rôle essentiel pour comprendre cette si forte personnalité. Plus tard, nous le verrons éditer un Marie – Reine de Corse. Descendant du podestat de Bastia, il ne perdait jamais une occasion de se retrouver à Ajaccio et sur des terres où aujourd’hui encore sa famille tient la dragée haute à toutes les mafias. Et, comme il se doit, la messe pour le repos de son âme se conclut par le Dio vi Salve Regina, l’hymne marial de l’île de Beauté.

Le Parisien. Comment ne pas évoquer, par ailleurs, ce lieu si parisien, à proximité du « bois », qui l’a vu grandir avec les ombres du passé qui se retrouvèrent dans ce salon. Comment ne pas penser que s’y rencontrèrent ceux qui cherchaient à sauver la France en février 1934. Dans ses veines coulait aussi le sang de Jean Chiappe qu’on a présenté comme le préfet de police le plus populaire de l’histoire de France. Qui n’a pas accompagné Jean-Luc dans sa petite voiture, qui ne l’a pas entendu s’adresser aux fonctionnaires de police ne l’a pas vraiment connu.

Le combattant de la liberté. De longue date, de conviction comme de famille, il savait le mal, de provenance communiste, qui ronge notre pays. Il n’ignorait pas qu’aujourd’hui encore la chose continue de façon à peine plus secrète. C’est bien dans les colonnes de Gringoire, le grand hebdomadaire fondé par son père, que se réfugia Boris Souvarine. Le biographe de Staline y fut le plus premier et le plus lucide à avertir du danger qui menaçait l’Occident et qui se concrétisera en 1939 par l’alliance entre Hitler et Staline.

Le catholique. C’était d’abord, et toujours, un homme de foi. Le père Henry de Villefranche, présidant la cérémonie du 23 décembre, sut le rappeler dans une homélie d’une grande spiritualité.

L’éditeur. A partir de 1957, après diverses expériences professionnelles, il structure ses Editions de Paris. Celles-ci, en marge des courants conformistes et commerciaux dominants, ont publié quelque 300 titres, parmi lesquels je m’honore de m’être trouvé, presque accidentellement, au gré d’un petit volume traitant du problème lancinant des retraites. Je garde aussi comme un trésor le dernier exemplaire, qu’il m’avait offert, du prodigieux recueil des travaux de Xavier de Roche sur l’énigme de Louis XVII, dont subsiste disponible un petit abrégé. Mais, parmi ses auteurs, on trouvera des contributeurs infiniment plus prestigieux. Citons simplement les éminents et indispensables travaux sur l’islam de Marie-Thérèse et Dominique Urvoy.

L’homme de radio. Militant de la liberté des ondes, il fonde Lumière 101 qui s’agrégea pendant vingt ans à l’aventure de Jean Ferré, son ami de toujours, fondateur de Radio Courtoisie, disparu en 2006 et dont il était l’exécuteur testamentaire. C’est dans ce contexte que j’ai appris à le connaître. Après sa disparition Jean-Luc reprit sa liberté et je le suivis.

Le pionnier. La France n’est toujours pas guérie du traumatisme de la guerre d’Algérie. Ce pays, créé par l’épée et par la charrue des nôtres, n’en est pas sorti non plus. Or, le grand mérite de Jean-Luc, qui restera dans nos mémoires, fut d’avoir contribué à nous faire voir en face la réalité de l’islam. D’autres certes l’avaient précédé dans cette mise en garde. Ainsi, Charles de Foucauld avait su dénoncer l’erreur de neutralité commise par nos politiques coloniales face à cette intolérante prédication. Soulignons, à cet égard par exemple, que c’est bien la traite arabo-musulmane qui a réduit, depuis le VII siècle et jusqu’à nos jours, le plus grand nombre d’Africains en esclavage, et qu’à ce seul titre il convenait de les en affranchir."

Voilà, c'est un court article.
 
Pour de bien jolis moments passés ensemble à Rome au printemps.
 
Liliane Langellier
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