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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Pour en finir avec l'histoire de Saint-Lubin-de-La-Haye....

"Quand toutes les autres hypothèses ont été éliminées, la dernière, même improbable, est la bonne".
Sherlock Holmes

Et voilà que Ouest-France nous en remet une couche de cette histoire abracadabrante, hier 12 décembre 2018, sous la plume de Pierrick Baudais...

Et sous le titre ronflant de :

Affaire Seznec. Pierre Quéméneur tué en Eure-et-Loir ? « Une piste sérieuse »

Selon Denis Le Her Seznec, l’hypothèse selon laquelle le conseiller général du Finistère, Pierre Quéméneur, aurait été tué en 1923, en Eure-et-Loir, est « sérieuse ». Il a rencontré lundi, à Marseille, l’octogénaire qui a dévoilé cette nouvelle version qui innocenterait son grand-père Guillaume Seznec.

Denis Le Her-Seznec en est de plus en plus persuadé : l’hypothèse selon laquelle le conseiller général Pierre Quéméneur aurait été tué en mai 1923, à Saint-Lubin-de-la-Haye (Eure-et-Loir), « est très sérieuse ». Lundi, à Marseille, ce petit-fils de Guillaume Seznec, a rencontré Cécilia Morand, une femme de 85 ans, qui a révélé la semaine dernière, sur RMC, que son père avait aidé un mécanicien à cacher le corps de Pierre Quéméneur, dans le cimetière de Saint-Lubin-de-la-Haye. C’est son père qui s’occupait en effet de l’entretien du cimetière.

Selon ses déclarations, ce mécanicien, lourdement blessé au visage durant la Première guerre mondiale, aurait tué l’élu finistérien en lui tirant dessus, après une altercation. Le motif de cette dispute ? « Elle l’ignore. Mais il semble que Pierre Quéméneur cherchait une voiture »,rapporte Denis Le Her-Seznec. Cette hypothèse pourrait correspondre avec ce que l’on sait de l’affaire.

Quéméneur a-t-il pris le train ?

Le 25 mai 1923, Guillaume Seznec, 45 ans, et Pierre Quéméneur, 46 ans, avaient quitté Rennes en Cadillac pour Paris et pour vendre cette voiture. Mais en chemin, le véhicule était tombé en panne près de Houdan, commune des Yvelines située à moins de 5 km de Saint-Lubin-de-la-Haye. « Les deux hommes ont déjeuné dans un restaurant, Le plat d’étain, à Houdan. C’est attesté par plusieurs témoignages. Mon grand-père a ensuite déposé Pierre Quéméneur à la gare pour que ce dernier prenne un train. Il avait un rendez-vous important à Paris qu’il ne voulait pas manquer », relate Denis Le Her-Seznec.

Ce 25 mai 1923, l’élu finistérien a-t-il vraiment pris le train à la gare de Houdan ? Selon les policiers, Pierre Quéméneur n’aurait pas eu le temps de prendre le train de 21 h 47. Et le suivant n’était qu’à 3 h 40… Ou était-ce celui de 21 h 56 à la gare de Dreux ? Seule certitude, à partir de ce soir-là, il ne donnera plus aucun signe de vie. « Pierre Quéméneur avait l’habitude, lorsqu’il était à Paris, de se rendre à l’hôtel Le Normandie, près de la gare Saint-Lazare. Or, cette nuit-là, la chambre est restée vide », précise encore Denis Le Her-Seznec.

« Son père serait complice »

Selon Cécilia Morand, dans la nuit du 25 au 26 mai 1923, le mécanicien et son père auraient emmené le cadavre de l’élu finistérien au cimetière, dans une brouette, « où mon père a indiqué la tombe dans laquelle il fallait mettre le corps. Il s’agissait d’une tombe abandonnée depuis des années », révèle l’octogénaire.

Cette version est-elle crédible ? Denis le Her-Seznec le pense car pour cette femme, « dévoiler une telle histoire constitue un sacré effort. Cela signifie tout de même que son père était complice du mécanicien ». Ce sont des proches de Cécilia Morand qui l’auraient incitée à dévoiler cette histoire. Les gendarmes de Dreux doivent auditionner l’octogénaire ces prochains jours.

 
Cette version innocenterait donc totalement Guillaume Seznec, condamné en 1924 au bagne pour le meurtre de Pierre Quéméneur. Mais de nombreuses autres hypothèses existent. En mai, deux autres petits-fils de Guillaume Seznec avaient relaté une autre version : Marie-Jeanne Seznec, la femme de Guillaume, aurait tué Pierre Quéméneur accidentellement à Morlaix en repoussant ses avances… Qui dit vrai ?"
 
..................
 

Vous êtes prêts ?

Alors, on y va....

Primo :

Denis Seznec (je vous épargne le Le Her) a couillonné tout son monde.

Il connaissait cette histoire depuis cinq ans.

Oui, vous lisez bien : 5 ans.

"Elle m'a contacté il y a cinq ans..."

Et il ne l'a balancée que maintenant !

Je le sais de source sûre.

Laquelle source sûre le tient de lui-même.

Pourquoi se résoudrait-il à ne le dire que maintenant ?

Mais pour contrer la version de Jean-Yves et Gabriel Seznec, sachez-le, dans le cochon, tout est bon...

Et puis pour faire parler de lui, pour être sur la photo, toussa...

Comme dhab.

Secundo :

Madame Cécilia Morand (pas sûr qu'elle se prénomme vraiment  Cécilia du reste) a quitté son village de Saint-Lubin-de-La-Haye en 1949.

Le maire actuel, Philippe Sevrin ne l'a jamais connue : "Elle a quitté le village avant ma naissance...."

Et il évalue son départ à l'année 1949.

Vu qu'elle est née en 1933, notre aimable conteuse était donc un jeune tendron de 16 ans quand elle a pris la route du Sud.

Les confidences de son papa attardé (il souffrait d'infantilisme, je le rappelle) auraient donc eu lieu entre 1940 (l'âge de raison de 7 ans) et 1949.

Sauf que...

Tertio :

Georges Morand ne s'occupait pas du tout de l'entretien du cimetière en mai 1923.

Mais pas du tout.

Il s'en est occupé dans les années 50.

Oui, c'est Monsieur le Maire qui le confirme.

Et en mai 1923, Georges Morand habitait à Berchères-sur-Vesgre.

Et pas à Saint-Lubin.

Voilà.

Quarto :

Raymond Lainé n'a jamais possédé de garage.

Il n'était pas garagiste.

Ni mécanicien.

Il était en fait électricien et il réparait des vélos.

......................

Si moi j'ai pu obtenir ces renseignements auprès du premier édile, n'importe quel journaliste un peu consciencieux aurait pu les avoir avant d'écrire de telles....

Je vous passe les délires de "train" "pas train" pour Pierre Quémeneur et autres suppositions du rail sans fondement aucun.

J'ai déjà beaucoup donné sur le sujet.

Juste une question.

Va-t-on devoir se farcir encore longtemps les délires de Petit-Fils Premier...

Parce que, là, je fatigue...

Je fatigue vraiment.

La girouette, c'est pas mon truc.

Et oui, on a du mal à le suivre...

Avec lui, c'est au choix :

Quand Quémeneur n'est pas allé faire fortune au Canada à en devenir le beau-père de Charles Pasqua...

Quand il n'a pas été assassiné par son frérot à Traou-Nez....

Quand il n'a pas fini la tête tranchée au Puits Gallo...

Maintenant c'est : "Saint-Lubin, tout le monde descend !"

Comme il écrème les EHPAD, je suggère donc à Denis Seznec de venir visiter celui de Nogent-Le-Roi.........

Car, là, tous les anciens lui parleront de La Piste de Lormaye à laquelle ils croient dur comme fer.

A en cracher par terre.

"Une piste sérieuse" qu'ils disaient...

Liliane Langellier

 

P.S. Lionel Dian de RMC persiste (....perseverare diabolicum) et signe aujourd'hui lundi 17 décembre 2018...

EXCLUSIVITÉ RMC - RMC a dévoilé ce mercredi un témoignage inédit et exclusif dans l’une des histoires criminelles les plus mystérieuses du XXème siècle. Une octogénaire affirme connaître le nom du meurtrier de Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère, disparu en 1923, ainsi que l'endroit où son corps a été caché. 

 

 

Dois-je rappeler à Denis Seznec le témoignage d'une autre grand-mère, Madame Facq, à Lormaye, lors de sa venue le 26 septembre 2003....

Lire :

Témoignage en direct de la conférence de septembre 2003.

Et oui, que voulez-vous, c'est comme ça, une grand-mère chasse l'autre.

Quant au journaliste Lionel Dian de RMC pourrait-il enfin faire son boulot : décrocher son téléphone et appeler le maire de Saint-Lubin-de-La-Haye pour confirmer ce que je viens d'écrire ?

Et apprendre par lui-même que Georges Morand, le père de Cecilia, était atteint d'infantilisme, qu'il avait un tuteur et qu'il ne s'occupait pas du tout du cimetière de Saint-Lubin-de-la-Haye en 1923.

Où il n'habitait d'ailleurs pas ce foutu 25 mai.

Et oui.

 

Denis Seznec est content...Il est sur la photo.... (Photo Ouest France)

Denis Seznec est content...Il est sur la photo.... (Photo Ouest France)

Georges Morand. Né le 6/09/1900 à Berchères-sur-Vesgre. DCD en 1996.
Georges Morand. Né le 6/09/1900 à Berchères-sur-Vesgre. DCD en 1996.

Georges Morand. Né le 6/09/1900 à Berchères-sur-Vesgre. DCD en 1996.

Raymond Lainé né le 24/03/1891 à Saint-Lubin-de-La-Haye. DCD à Houdan le 22 avril 1971.

Raymond Lainé né le 24/03/1891 à Saint-Lubin-de-La-Haye. DCD à Houdan le 22 avril 1971.

Simonne Lainé née le 7/03/1912. Epouse Marcel Thierrée le 20/7/1935.

Simonne Lainé née le 7/03/1912. Epouse Marcel Thierrée le 20/7/1935.

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A
En tentant d'innocenter à tout prix le grand-père, Denis Le Her a dû indisposer la justice. Son enthousiasme dès qu'une nouvelle piste surgit m'attriste à chaque fois. J'ai étudié de près l'affaire Seznec, et ma conviction profonde est que c'était le bon coupable. La justice a tranché et l'a condamné. Sans cadavre. Mais avec de lourdes présomptions. En tout cas votre traitement de cette affaire est magistral et bien documenté. J'ai toujours plaisir à vous lire. Bien à vous.
Répondre
A
Cher Marc,

Eh oui, "après être ressorti de sa tombe à Saint-Lubin, Quéméner est allé se faire assassiner au café Au Tambour, puis est reparti en Bretagne se faire tuer par son frère à Plourivo, pour enfin s'embarquer pour le Canada."
N'oublions pas qu'entre temps, il est allé, de son vivant ou en tant qu'ectoplasme, faire un tour boulevard Malesherbes pour avoir des nouvelles du chèque Pouliquen, Et bavarder en breton avec Le Her dans son tramway...
Et, s'il a le pouvoir de se rendre visible/invisible à volonté, et de ressusciter à plusieurs reprises, cela explique sa non-présence à l'Hôtel Normandie : il y était, mais à l'état de fantôme, ce pourquoi persone ne l'y a vu...

Alain
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M
Cher Alain, ce que j'apprécie surtout chez Quéméner, c'est ce plaisir évident qu'il a à se faire tuer à gauche et à droite, pour un oui ou pour un non (très drôles, les trois coups de revolver dans le ventre pour avoir osé répéter une demande), et à se faire enterrer un peu partout, à se faire découper, brûler ou dissoudre dans l'acide, tout cela avec le sourire, et quand ça ne l'amuse plus, il part faire fortune au Canada car il est encore bourré d'énergie.

Pour l'hôtel de Normandie, la logique de Denis Seznec, c'est : mon grand-père a dit que Quéméner lui a demandé de l'attrendre à cet hôtel et on ne l'y a pas vu, donc la chambre est restée vide. Bien sûr, puisque Guillaume Seznec n'a pas pu mentir. Inimaginable.
M
Bonsoir, Liliane,

On peut dire que vous l'avez descendue à la mitrailleuse lourde, cette "piste sérieuse". Ou tout du moins les détails tels qu'ils nous sont rapportés par des journalistes qui, visiblement, ne connaissent pas bien l'affaire, ce qui est excusable, mais surtout ne se sont pas donné la peine de faire la moindre vérification concernant ce nouveau témoignage, ce qui l'est moins.

Quant à Denis Seznec, il ose affirmer : "Pierre Quéméneur avait l'habitude, lorsqu'il était à Paris, de se rendre à l'hôtel Le Normandie, près de la gare Saint-Lazare. Or, cette nuit-là, la chambre est restée vide."

Quelle chambre ? Celle qu'il réservait à l'année ? Cette phrase est parfaitement absurde. Premièrement, il n'avait pas du tout l'habitude de se rendre dans cet hôtel, d'après sa famille. Deuxièmement, il aurait pu, exceptionnellement, y réserver une chambre par téléphone pour la nuit du 25 au 26 mai 1923, mais il ne l'a pas fait, puisqu'on ne le connaissait pas dans cet hôtel, donc il n'y a pas laissé une chambre inoccupée.
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L
Bonjour Marc...
Oui, vous avez tout compris c'est la révision at any price...
Il a pas fini de chialer s'il est retoqué une fois de plus...
M
Je suis tenté d'ajouter : si la piste de Saint-Lubin est sérieuse pour Denis Seznec, le témoignage de son papa François Le Her ne l'est pas tellement ? Et ceux d'Henri Danguy des Déserts, d'Alfred Lajat, d'Yves Le Berre ?

Je suppose qu'après être ressorti de sa tombe à Saint-Lubin, Quéméner est allé se faire assassiner au café Au Tambour, puis est reparti en Bretagne se faire tuer par son frère à Plourivo, pour enfin s'embarquer pour le Canada. Toutes ces pistes étant très sérieuses.

Cela permet, en tout cas de prétendre "envisager" de déposer une nouvelle requête en révision depuis des années. Envisager de faire deux ou trois vérifications d'abord pour voir s'il ne s'agit pas de calembredaines, par contre, il n'en en est pas question.
A
Chère Liliane,

Bon, encore une histoire de "oufs".

Oui, il y a bien l'ombre d'un point commun avec ce que l'on sait, ou croit savoir, du dossier.
Raymond Lainé était "en fait électricien et réparait des vélos.".
Or c'est bien une lanterne (de vélo) que Seznzc et Quemener ont achetée à Jean Gérard "pour mettre à l’arrière de leur voiture" (plaidoirie Lamour).afin de pallier un éclairage insuffisant.

Mais, à part cela, rien, pas une queue de cerise...

Et Denis Seznec ne semble pas se demander ce que faisaitson grand-père à l'heure du crime. Je suppose bien sûr qu'il nous dira que les deux zèbres se sont en effet quittés à Houdan (ou à Dreux ?), et que Seznec a continué vers Paris dans la vieille bagnole pourrie.
Et que Quemener a cherché un autre véhicule pour rouler de son côté.
Et qu'il est "tombé" (vers 21h00 ou après) sur Lainé pour lui acheter ou lui louer une voiture.
Où ? Mystère...
Mais on imagine bien le dialogue :
- Auriez-vous une voiture pour que je puisse aller à Paris ?
- Non, Monsieur, je ne m'occupe que de vélos
- Mais quand même
- Bon, si vous n'êtes pas content, ... trois coups de revolver dans le ventre.

Crédible ?

Alain

PS Le seul aspect un peu intéressant est celui d'une tombe abandonnée, si l'on a la complicité du fossoyeur du village. C'est plus pratique qu'un "cellier" où le corps voisinera avec des os de bovins, une bouteille de limonade, et une pipe cassée. Ou de l'incinérer avec du charbon dans une chaudière à bois...
Répondre
L
Hello Alain !
C'était sans doute trop simple de joindre le maire de Saint-Lubin-de-La-Haye...
Qui est très aimable et répond clairement en prenant son temps.
Mes confrères n'ont pas fait le job.
Tant pis !