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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 750 articles.

Affaire Seznec : Où on parle de l'ami de Turrou, Joseph Davidowsky...

Un bon mot vaut mieux qu'un mauvais livre.
Jules Renard.
Journal, 18 janvier 1895.

L'un de mes amis me demande pourquoi je n'écris pas une "critique impertinente" du dernier bouquin sorti sur l'affaire Seznec.

Oui, dans le genre de ce que nous avait si brillamment écrit SaintOp/Seznek sur le livre de Denis Seznec : "Nous, les Seznec", en mai 2013.

Qui nous a fait (et nous fait encore) beaucoup rire.

Il n'y a eu aucunes retombées juridiques suite à cette publication.

Le projet est dans les tuyaux.

Car, je le dis et je l'affirme, une fois pour toutes, on est absolument libres de critiquer un livre publié.

Et dûment acheté.

Pas de risques de T.G.I. en vue ou autres fantasmes de brocante au rabais.

………………………...

Il y a un autre personnage qui m'intrigue justement chez le crêpier texan, c'est Joseph Davidowsky.

"Selon Davidowky"....

Son ami de longue date, Turrou avait mis en place une arnaque en France lors de son voyage à Paris en 1923. Ce voyage a lieu de mai à juillet."

Et, là, c'est bête quand même, la petite annonce de L'Auto incriminée est parue en février 1923 !

Si c'est vraiment Turrou l'auteur de cette P.A.

Pour un mec qui parlait 13 langues, la rédaction de l'annonce laisse vraiment à désirer. 

……………………………………….

On y va pour Joseph Davidowky (oui, je travaille avec Thierry…)

Il est né vers 1883/1885 en Russie. 

Il est arrivé aux States le 1er octobre 1902.

Sur le Pretoria.

En provenance de Hambourg.

 

Marié à Pauline Davidowsky née vers 1887 en Autriche.

 

 

Deux enfants :

- Une fille Olga née New-York 1909 ou 1910.

Elle avait 16 ans en 1925.

Et, si Turrou s'est épris d'elle, c'est un sacré pervers ! 

Devenue professeur d'école publique en 1940.

- Un fils Alex (George en 1940) né vers 1911 ou 1913 à New-York.

Et, ça, il l'a trouvé dans les docs Hoover, via The Vault.

Il était "shipping clerk" en 1918 à New York.

"Le Shipping Clerk a pour mission de répondre aux besoins normaux du navire et de l’équipage lors de son escale dans le port. Il assure l’assistance à bord et l’interface entre les acteurs pour que l’escale se déroule bien. Il est employé par l’Armateur/Agent Maritime.

Le Shipping Clerk parle couramment l’anglais car les équipages sont souvent composés de marins de nombreuses nationalités différentes."

"Machinist" en 1930.

 

Il tiendrait un Bar Grill depuis 1931, un bar grill au coin de Sheffield et Pitkin Avenue à Brooklyn New York.

M'est avis que ce serait pluôt Shepherd Ave and Pitkin (et oui, tout se vérifie) :

 

Voulez-vous m'expliquer ici comment Joseph Davidowsky de Brooklyn a pu être mis au courant d'une arnaque en Finistère ???

#jedemande

Dans ce bouquin, c'est de l'invention pure...

Turrou connait très bien Paris. Il y a séjourné à plusieurs reprises.

 Turrou n'a pas de compte en banque à Paris :

in Bertrand Patenaude (en page 685) :

"Turrou s'était plaint qu'il perdait de l'argent parce que Londres déposait ses chèques de paie en dollars dans une banque parisienne; comme il était impossible d'avoir un compte courant en dollars avec une banque parisienne, ils ne savaient pas de quoi il parlait."

Ce dernier livre est de l'invention pure et des déductions hasardeuses, on vous dit.

Beaucoup trop de "probalement, "si", etc., pas assez sourcé, trop de documents réels mélangés à des faits imaginaires ou inventés.

Une chose est sûre, il n'y aura JAMAIS une procédure en révision engagée sur la base de ce mauvais roman.

Dès lors qu'il y a des éléments qui ont clairement été inventés par l'auteur, comme le béguin qu'aurait eu Turrou pour la fille Davidowsky...

Même si le dit Davidowsky a reçu des cartes postales de Léon (je me tords de rire).

Comment le reste peut-il être crédible ?

Même si on s'acharne à nous prouver que Turrou a traficoté dans le champignon polonais.

Et a claqué le fric de son arnaque au casino de Monte-Carlo.

Monte-Carlo, c'est quand même autre chose que Landerneau, non ?

Monte-Carlo, certes, mais Paris n'est pas cité !

On en est où de la banque américaine de la Place Vendôme où notre Pierre Quémeneur aurait ouvert un compte ???

Quelqu'un l'a lu sur un document ???

Rappel du syndrome Bonny : on se fout définitivement de ce que Léon Turrou a pu faire après 1923.

Et c'est pas de nous agiter sous le nez des docs piqués au petit bonheur sur The Vault qui nous fera changer d'avis.

Comme la dernière lettre du F.B.I. du 24 août 1938. 

Puisqu'il faut le dire et le redire : la date officielle de disparition du conseiller général Quémeneur, c'est le vendredi 25 mai 1923.

 

Joseph Davidowsky est mort le 17 septembre 1948 (oui, moi aussi, je sais lire "Find a grave")

…………………………......

Je le dis et le re-dis ici...

Les documents du F.B.I. ne sont jamais arrivés à l'auteur texan, par un postier breton (oui, je sais que c'est une race de cheval), via un expéditeur inconnu.

Pas plus qu'en traîneau tiré par un chameau à travers les steppes bretonnes.

C'est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus simple.

Notre brocanteur à l'international, qui mène l'enquête, a juste écrit  John Edgar Hoover dans le "Search Site" des archives du Vault.

Ce que tout le monde, oui tout le monde, peut faire.

"The Vault, la base de documents publics du FBI, contient environ 15.000 pages dans différents dossiers consacrés à John Edgar Hoover (dans trois catégories). commencé à éplucher tout cela, mais la tâche est énorme quand on ne sait pas ce que l'on cherche. J'ai regardé rapidement les années 1920 et une partie des années 1930. Les fichiers PDF sont par ordre chronologique, mais les pages de chaque fichier sont en ordre chronologique inverse (non strict), donc il faut lire les fichiers en partant de la dernière page."

m'écrit Marc du Ryez.

Rassurez-moi...

Je parle pourtant bien le français, non ?

Ou alors les Pieds Nickelés des fouilles morlaisiennes seraient-ils un genre de secte...

Dont il est formellement interdit de critiquer le gourou ?

Et de réfléchir par soi-même.

Avec "Bertrand forever" tatoué sur le gras du bras.

Et pour sésame "Bertrand, y a un os !"

Là, pour y avoir un os...

C'est plus un os qu'il y a...

Mais le squelette entier du boeuf.

Je ne comprends pas ce besoin perpétuel de reconnaissance qui l'habite (Labit Vilain, of course)...

Qui le fait se vanter de tout et partout.

Alors qu'il eut été si simple de refiler ses sources.

Quant à la psy briochine, qu'elle se rassure tout de suite...

Je ne citerai jamais ni le nom de son blog ni la merde qu'elle y écrit.

Une véritable ode quotidienne à l'oeuvre de son bien-aimé brocanteur.

Ses éructations perpétuelles, sous divers pseudos foireux, en ont lassé et en lasseront plus d'un..

Mais, quand on n'a qu'elle à se mettre sous la dent...

Quant à mon style "retour de chariot"... 

Dois-je rappeler ici que l'auteur Céline écrivait ainsi avec de nombreux points de suspension à la fin de ses phrases (cf "D'un château l'autre")...

Et oui, Céline c'est pas seulement un vendeur de pompes du XVIe arrondissement...

Isn't it ?

En fait, c'est exactement comme pour son premier bouquin...

Il a trouvé un truc intéressant et il a brodé pour le faire coller au scénario de l'affaire qui lui convient.

Malheureusement...

Un truc intéressant ne fait un pas un bouquin.

Mais, là, en plus il a agacé tout le monde en se vantant sur son blog.

Et en survendant son futur prix Nobel de littérature.

 

Liliane Langellier

P.S. Que notre grand auteur se rassure tout de suite...

Le livre de Bertrand Patenaude est quelque part entre L.A. et Nogent-le-Roi.

Et, je ne vais pas le louper dès que je vais le recevoir #nonmais

C'est quand même très malsain ce rapport à l'argent chez lui...

Il pense qu'il est le plus fort et qu'il va résoudre l'affaire Seznec, parce qu'il a payé 2.000 € les archives Belz sur Le Bon Coin (En fait, pour une seule page de l'inventaire, il s'est fait couillonner, hein !).

Et maintenant, il est le plus fort et il va résoudre l'affaire Seznec, parce qu'il possède le livre de Bertrand Patenaude...

Qui coûte trop cher pour le clampin de base.

Et qui est rédigé en anglais. 

En attendant, vous pouvez lire des extraits du livre ici.

Et écouter Monsieur Bertrand Patenaude himself, c'est là.

La dernière saillie du broc :

"Après la page 685, il y a la page 686, encore faut-il avoir le livre entre les mains, l'avoir lu et compris. Patenaude n'est pas à la portée de tout le monde. Qu'ils n'aient pas les archives, cela peut se comprendre mais ils n'ont même pas la documentation de base. Ces gens-là ne s'embarrassent pas des précautions d'usage et du conditionnel. Ils nous font juste un numéro de cirque. Ils ne savent que copier et ils ne sont pas au niveau pour réfléchir par eux-mêmes. Le plus drôle est qu'ils continuent leurs jacasseries comme si de rien n'était."

Le livre ne s'arrête pas en page 685, il manque juste la page 686.

Pauvre type !

C'est juste pathétique...

Cette danse du ventre pour nous vendre son bouquin.

Rappelez-vous, il nous avait fait le même cirque, lors de la publication de son premier mauvais ouvrage, pour les pages du livre "The Cadillac Participation in the World War".

Dont La Washington Library of Congress avait fini par m'envoyer copies at home.

Quelle pitié, ce besoin de vouloir briller à tout prix dans l'affaire Seznec et de mentir à tour de bras pour être et rester le premier !

Ses circonvolutions de langage (j'ai reçu un mail d'un internaute...Il y a actuellement une campagne hystérique de désinformation,etc…) pour ne pas avouer qu'il est couché jour et nuit sur mon blog sont à mourir de rire.

En parlant de mourir de rire...

Attention ! Le melon ne va pas tarder à exploser !!!

Rappel du texte de sa quatrième de couverture (j'ai laissé les fautes telles quelles):

"Ce livre est un spectaculaire dénouement de l’affaire Seznec. Un cold case vieux de bientôt 100 ans est sur le point de trouver enfin sa solution. Bertrand Vilain a enquêté et il a été autorisé à consulter des archives américaines et notamment celles du FBI. Ce qu’il a trouvé est tout simplement fabuleux. Une affaire de Cadillac a bien eu lieu entre la France et la Russie des soviets en mai 1923. Pierre Quéméneur et Guillaume Seznec ont bien participé à ce trafic. Après plusieurs années de recherche, Bertrand Vilain a retrouvé le fameux américain Charly qui avait rendez-vous avec Quéméneur le samedi 26 mai 1923. Mais attention, comme les vieux secrétaires anciens, c’est une affaire avec de multiples tiroirs secrets dont il faut découvrir le mécanisme. Seznec avait bien dit la vérité. Il est maintenant prouvé qu’il est innocent du crime qui l’a vu condamner au bagne par la Cour d’Assise de Quimper en 1924. La justice et la police ont commis une erreur. Bertrand Vilain, brocanteur breton à l’international, partage sa vie entre le Finistère et le Texas. Il est passionné par l’affaire Seznec depuis 2006. Il a déjà écrit un ouvrage publié en 2011. En 2008, avec Denis Langlois et une équipe de bénévoles, il a coordonné des fouilles privées à Morlaix dans l’ancienne scierie de Seznec. Il a participé à plusieurs reportages TV sur Planète +, France 2, France 3. Il est cité dans des centaines de journaux."

 

P.S. 2 La discussion continue chez Marc du Ryez...

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M
Bonsoir, chère Liliane. Je lis dans l’extrait du livre de M. Vilain que vous donnez : « Selon Davidowsky, son ami de longue date, Turrou avait mis en place une arnaque en France lors de son voyage en 1923. »

Je lis dans les extraits du rapport Davidowsky publiés sur le blog de M. Vilain que, selon Davidowsky, Turrou a collecté de l’argent auprès de Russes de New York vers 1923, en vue d’exporter des champignons depuis la Pologne, et a dilapidé l’argent dans le jeu à Monte Carlo, au point de n’avoir plus assez pour rentrer à New York (une collecte a permis son retour).

Donc, une arnaque à New York auprès de Russes vers 1923 puis un séjour à Monte Carlo deviennent pour notre romancier une arnaque en France auprès de Bretons en 1923.

Démonstration implacable par notre Einstein dont les chevilles ne sont pas loin d’exploser.

Non, Davidowsky n’a jamais dit que Turrou avait « mis en place une arnaque en France lors de son voyage en 1923. » Chaque mot de cette proposition est faux.
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L
Et puis, peut-être que Turrou possédait un compte à la Bankers Trust de la Place Vendôme, mais je suis certaine que Pierre Quémeneur n'en possédait aucun #nonmais
C'est bien ce que j'ai écrit : "En fait, c'est exactement comme pour son premier bouquin...
Il a trouvé un truc intéressant et il a brodé pour le faire coller au scénario de l'affaire qui lui convient.
Malheureusement...
Un truc intéressant ne fait un pas un bouquin."
L
Bonsoir Cher Marc…
Oui, tout cela est de la Science Fiction.
Cela fait des semaines qu'on nous vend, à coup de mauvaises promotions, un ouvrage qui ne vaut pas tripette.
Qui nous raconte la Russie en 1921 et le FBI des années plus tard.
Il serait temps que son auteur fasse un peu preuve d'humilité face au désastre de son bouquin.
Mais, là, faut pas rêver.