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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 750 articles.

Affaire Seznec : Le serment devant le prêtre...

« Je vous écris, enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés par son nom (le nom du Seigneur Jésus) » (1 Jean 2:12).

Des heures, des heures, pour retranscrire les pages du témoignage de Petit Guillaume à Bernard Le Her.

Bon, ça, c'est fait.

Moi je n'y ai rien appris de nouveau.

Oui, je vous l'ai déjà dit, je les avais en ma possession.

J'attendais juste sagement que Denis Langlois les publie, pour le faire à mon tour.

Comme la retranscription, c'est du travail qui ne mobilise pas toutes mes petites cellules grises, j'ai pu, tout à loisir, réfléchir aux révélations des petits fils sur France 2.

1/ Le prêtre, quel prêtre ?

Comme on me dit encore "évêque" dans l'oreillette gauche...

Je repense brusquement à l'aide précieuse que Mgr Adolphe Duparc avait apportée aux Seznec.

Qui est-il ?

in Wikipedia...

Adolphe Duparc, né à Lorient le  et mort à Quimper le , est un évêque catholique français, évêque de Quimper et Léon de 1908 à sa mort.

Ordonné prêtre pour le diocèse de Vannes le , il devient Curé de Lorient de 1895 à 1908 puis est nommé évêque de Quimper et Léon le . Il est consacré deux semaines plus tard, le 25 février, par Mgr Henri Gouraud, évêque de Vannes. Il est installé à Quimper le 10 mars suivant où il succède à Mgr François-Virgile Dubillard, transféré à Chambéry.

Il a le souci de la formation du clergé. En 1913, il rachète le petit séminaire de Pont-Croix, fondé en 1823, et nationalisé en 1905.

Il est l'homme de plusieurs combats : séparation de l’Église et de l’État, laïcisation des écoles, lutte contre l'alcoolismenationalisme breton, interdiction aux religieux de s'investir dans le mouvement nationaliste, excommunication des nationalistes bretons du PNB le 12 juillet 1940, patriotisme français (il voit dans les Bretons morts pendant la Grande Guerre"les témoins de l'union cordiale et complète de la Bretagne et de la France"1), pétainisme (son adhésion aux idéaux de la Révolution nationale et sa fidélité au Maréchal ne se sont jamais démenties1) : il déclare par exemple en février 1943, à la suite de bombardements alliés sur Brest : « Une nouvelle page de sang que la barbarie vient ajouter au tableau de ses exploits »2. Il s'attache tout particulièrement à développer l'école chrétienne (par la création de 110 écoles primaires et de 8 écoles techniques) et à promouvoir l'Action catholique. Il meurt le  à 89 ans après avoir occupé le siège épiscopal de Quimper pendant 38 ans. Il est enterré dans la cathédrale Saint-Corentin de Quimper où le public peut voir son gisant en bronze sculpté par François Bazin.

Monseigneur Duparc a été évêque de Quimper du 11 février 1908 au 8 mai 1946.

Soit pendant 38 ans.

Et oui, lui, il a aidé la famille Seznec...

Mais si, souvenez-vous.

Après la condamnation de Guillaume en novembre 1924 :

"Marie-Jeanne t’avait écrit pour t’annoncer que Marie, qui approchait de ses seize ans, avait définitivement décidé d’être religieuse. Elle choisirait un ordre qui s’occupait des lépreux et demanderait à partir en mission en Guyane pour être proche de toi. Quant aux trois autres, Guillaume, Albert et Jeannette, Mgr Duparc, l’évêque de Quimper, avait décidé de les prendre sous sa protection. Ils seraient placés dans des orphelinats religieux, ils apprendraient un métier. Leur pension, c’était l’évêque qui la paierait sur ses fonds personnels. Marie-Jeanne n’était guère enthousiasmée par une telle perspective. Marie était de santé trop fragile pour entrer dans les ordres et supporter les privations. Albert, lui, était bien jeune –onze ans – pour partir. Elle aurait voulu le garder auprès d’elle encore un ou deux ans."

(Page 236, Denis Langlois, l’affaire Seznec).

J'ai beaucoup fréquenté le milieu catholique, les évêques et les cardinaux (et oui...)

Et je ne connais pas beaucoup d'évêques qui aient secouru ainsi une famille...

Tout ça m'a donc mis la puce à l'oreille.

Il avait même racheté le petit séminaire de Pont-Croix.

Mais en 1913.

Séminaire de Pont-Croix

Celui-là même qu'ont fréquenté Pierre Quémeneur et Guillaume Seznec, à l'époque.

Quand il quitte le petit séminaire, Guillaume a 17 ans.

1878 + 17 = 1895.

A l'époque, Mgr Duparc est sur Lorient.

Comment l'ont-ils donc connu ?

L'ont-ils connu quand Jeanne était chez les Soeurs Grises de Kerbonne (Brest) :

"Je n'avais pas encore cinq ans qu'on me fit faire ma communion privée. Ce fut une belle fête. On m'avait mis une couronne et des ailes blanches. C'est Monseigneur Duparc, évêque de Quimper, qui me donna la Sainte Hostie. J'étais fière et mes parents très heureux."

in Claude Sylvane, en page 22.

"Jeanne Seznec, fille du célèbre bagnard Guillaume Seznec, séjourna à l’école des soeurs de Kerbonne de l’âge de 3 à 7 ans. Elle mentionne les soeurs Saint Jean-Baptiste et Montfort."

 

Source: « Autour de Seznec » de Michel Keriel.

"J'ai été placée en pension, d'abord aux Ursulines de Morlaix, à Morlaix (maîtresse d'école Mlle Nicolas), puis à Saint Martin où je suis restée jusqu'à l'arrestation de mon père. Mon père a été condamné par la cour d'Assises de Quimper le 4 novembre 1924. J'avais douze ans. J'ai alors été placée par Monseigneur Duparc, sous le nom de Jeanne Marc, à la Providence Carmel de Lorient où je suis restée jusqu'à 17 ans et demi."

in Keriel en page 116 (interrogatoire de Jeanne Le Her par le juge Sultana, le 11 octobre 1948).

Mais il y avait aussi de nombreux pardons en Bretagne. 

Ecouter sur France Culture : En Bretagne, les pardons c'est sacré.

Surtout à cette époque.

Il y en avait d'ailleurs un très fameux à Plomodiern.

Le pardon du Menez-Hom.

 

Les Seznec ont-ils croisé l'évêque à cette occasion ?

Mais ne pas oublier que 1905, c'est la joyeuse époque de la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat.

Reprenons Mgr Duparc dans "Le dictionnaire des évêques de France au XXe siècle" de Dauzay et Lemoigne.

"Evêque de Quimper (25 février 1908) Il grandit dans un milieu modeste, son père ouvrier charpentier quitte rapidement Lorient et prend la profession de boulanger à Pont-Scorff puis Quimperlé. En octobre 1866 il entre au Petit Séminaire de Sainte-Anne d’Auray, puis au Grand Séminaire de Vannes. Ordonné en 1880, il occupe alors des postes de précepteur, professeur de religion et d’anglais au Petit Séminaire d’Auray. Brillant et charismatique professeur, il organise des conférences populaires, puis est promu en 1895 curé de Lorient, pour treize ans. Il s’y investit dans la défense de l’Eglise par les moyens du droit, jamais par la violence ou l’exaltation, publie un bulletin paroissial très diffusé, et organise une messe d’hommes ou l’on se presse pour écouter des sermons d’une éloquence rare. Cheveux mi-longs, attitude de seigneur, manières théâtrales, orateur hors pair nageant dans le verbe, il ressemble à une gravure du XIXe siècle et impressionne durablement les fidèles qui l’approchent. Nommé à Quimper en 1908, le plus jeune évêque de France marque en profondeur la vie du diocèse. Evêque de terrain, il sent particulièrement bien les mouvements et menaces qui pèsent sur une société chrétienne et bretonne pourtant encore largement préservée. Par la fondation de 110 écoles libres, il fait de la question scolaire un enjeu majeur. L’encadrement du jeune chrétien se poursuit dans sa vie adulte par un développement sans précédent de l’action catholique et des œuvres. La création en 1933 d’un nouveau Grand Séminaire montre l’importance accordée à la formation du clergé. L’administration diocésaine évolue progressivement. Deux synodes, en 1927 et 1937, réforment les statuts diocésains édités en 1902. Dès 1933, Mgr Cogneau, évêque auxiliaire, l’assiste dans l’administration du diocèse. Armé de ces outils, l’évêque s’acharne à défendre la chrétienté des périls extérieurs, en voulant tout d’abord sauver les bonnes mœurs. Il s’élève en 1932 contre les danses, les salles de bal, la mixité scolaire ; fait campagne contre l’alcoolisme… Contre le déracinement de l’émigration, il incite les candidats au départ à rester au pays, crée des structures d’accueil appropriées, (paroisse bretonne de Paris, Mutualité bretonne, aumôneries de bretons). La presse est un moyen important de diffusion de ses idées. Les bulletins paroissiaux se multiplient, des revues spécialisées (Feiz ha Breiz, Foi et Bretagne) prospèrent. Cette presse contribue à une lutte intense contre l’anticléricalisme, et à la préservation de l’union des catholiques. Hostile au modernisme, au Sillon (qu’il condamne fermement), se méfiant des démocrates, Mgr Duparc conserve une ligne loyaliste, toujours très romaine et s’assure le contrôle d’un clergé parfois rebelle. La Bretagne prend une place toute particulière chez le prélat. Nommé évêque, il se choisit une devise bretonne, « Meulet ra vezo Jésu Krist » (Loué soit Jésus-Christ). La défense de la culture bretonne fait partie d’une volonté globale et traditionnelle d’enracinement du chrétien à sa terre. Le mouvement catholique Bleun-Brug y contribue, tandis qu’une place particulière est dévolue à la langue dans les écoles libres. Il réhabilite les saints bretons, appuie les causes de béatification de Michel Le Nobletz et de Julien Maunoir, déploie un ensemble de catéchismes et cantiques en breton. Cet entrain pour le régionalisme ne le pousse cependant pas plus loin. En 1940 il ne suit pas certains de ses prêtres trop avancés dans l’aventure autonomiste un moment encouragée par l’Allemagne, et condamne sans appel leur attitude : « Jamais breton ne fera trahison ». Par loyalisme, il se rallie au régime de Vichy, n’autorise pas certains de ses prêtres à entrer en résistance, mais condamne volontiers l’Occupant. A partir de 85 ans il ralentit son activité, tout en conservant un contrôle sur le diocèse. Il meurt à 87 ans, doyen de l’épiscopat."

 

Mgr Duparc avec des anciens combattants prêtres.

Intéressant personnage, non ?

Un peu trop "Christine Boutin" et sa navrante manifestation du mariage pour tous, à mon goût.

Mais c'était un breton bretonnant :

"Monseigneur Duparc parlait couramment le breton, et était très imprégné de culture bretonne et très attaché à ses traditions, on dirait aujourd’hui à l’identité bretonne et grande figure religieuse de la Bretagne dans l’entre-deux guerres. Conscient, avec son clergé que la langue bretonne était menacée de disparaître, de l’ignorance des Bretons pour leur culture, leur Histoire, il décida d’enrayer ce déclin. Par mandement en date du 3 décembre 1935, il va rappeler à tous les prêtres , religieux et religieuses , laïques ses précédentes instructions , et rendre obligatoire dans toutes les écoles catholiques de son diocèse l’enseignement de la langue bretonne , de l’Histoire et de la géographie de la Bretagne . Obligation sera faite aussi d’apprendre le catéchisme en breton ; et la consécration des études bretonnes par des interrogations spéciales au Certificat d’Etudes diocésain. Ses instructions seront reprisent dans toutes la presse bretonne de l’époque."

in  Argedour.

Proche de ses fidèles.

En tout cas, si on parle d'un évêque, ça ne peut être que Mgr Duparc, évêque de Quimper.

Morlaix /Quimper = 82 km.

Mais, oui, souvenez-vous, Gabriel Seznec nous dit que ce n'était pas tout près de Morlaix, le lieu où ils ont prêté ce serment...

2/ La croix de Sainte-Marie-du-Menez-Hom

Elle est spéciale cette croix.

Elle est grande, très grande, et c'est elle qui a pu frapper l'imagination de Petit Guillaume.

Et, vous avez de la chance, car, outre l'affaire Seznec, je suis aussi une passionnée d'iconographie religieuse.

Alors, cette croix, en plus du fait d'être le centre du pardon de Plomodiern le deuxième dimanche de mai, elle a des sculptures étonnantes.

"A l'intérieur de l'enclos, le calvaire à trois croix date de 1544 et fut réalisé dans l'atelier de l'Elorn.

Sur le socle Marie-Madeleine agenouillée, que l'on retrouve au premier niveau aux côtés d'une Piétà, accompagnée de saint Jean, saint Pierre et saint Yves. Au-dessus, deux cavaliers aux pieds du Christ crucifié. Les deux autres croix présentent les deux larrons."

A lire sur le blog de lieux sacrés.

 

"Ce calvaire provient des ateliers de L’Elorn.

Il porte l’inscription « Jehan Le Faloder Fabricque Feist Iceste Croix Faire MVCXLIIII (1544) »"

Je connais mal les sculptures des calvaires bretons...

"Le beau est toujours bizarre", écrivait Charles Beaudelaire.

Mais je peux vous dire que les personnages de cette croix représentent la rédemption des pécheurs.

Sainte Marie Madeleine, d'abord.

Oui, la grande pote de Jésus.

Il n'avait pas beaucoup de femmes dans son entourage, Jésus.

Hors sa mère et Marie-Madeleine.

Oui, celle qui avait beaucoup péché.

Et qui a rejoint Jésus et les apôtres.

Une place unique, Marie-Madeleine, dans la vie de Jésus.

Et dans les Evangiles.

Oui, Marie de Magdela.

Le symbole de la femme pécheresse.

Celle que Jésus a délivré de 7 démons.

Celle qui renonce à la frivolité pour suivre son maître et seigneur.

Vitrail Nogent-le-Roi XVIe siècle.

Marie Madeleine renonce aux objets de sa frivolité.

Celle qui,avec la Vierge Marie, assiste à la Crucifixion du Christ.

Mais surtout, surtout, la première à qui Jésus apparaît au petit matin de Pâques.

C'est le fameux "Noli me tangere" =Ne me touche pas !

Car Marie Madeleine, surprise, a avancé la main pour le toucher.

C'est la seule femme (avec la Vierge Marie, of course) qui est représentée à l'abbaye de Solesmes.

La statue de Marie Madeleine à Saint Pierre de Solesmes.

On connaît tous "La Madeleine à la veilleuse" de Georges de La Tour :

 

Mais Marie Madeleine pénitente a aussi fait l'objet de nombreuses paperolles :

 

Pour les cinéphiles...

C'est la sublime Monica Bellucci, la Marie Madeleine...

dans "La Passion du Christ" de Mel Gibson (2004).

Monica Bellucci in La Passion du Christ.

Pour tout vous dire, c'est, de loin, ma sainte préférée, car elle représente la possibilité d'être pardonné de ses péchés...

Oui, la rédemption, quoi !

in Saint Luc 7, 36-50 :

« Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble. — Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu ne m’as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m’a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Puis il s’adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

La femme pécheresse à qui on pardonne ses péchés...

Mais il y a aussi deux croix avec les deux larrons.

Là aussi, bel exemple du pardon des péchés.

Oui, l'évangile du Bon Larron.

 L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait : « N'es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. »
Mais l'autre, le reprenant, déclara : « Tu n'as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine ! Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes : mais lui n'a rien fait de mal »
Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras dans ton Royaume. »
Et il lui dit : « En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis. »

— Saint Luc, 23, 39-437

 

Vitrail Renaissance in Saint-Jean-au-Marché à Troyes.

Tous les personnages symbolisant, dans la sainte Bible, le pardon de Jésus aux pécheurs, sont réunis sur ce calvaire.

En 1920/1922, il n'y a pas que les sculpteurs des monuments aux morts qui s'enrichissent (cf le livre de Pierre Lemaître "Au-revoir là haut"),

Il y a aussi les maîtres verriers.

C'est en effet très mode, les vitraux représentant le Christ en croix avec les noms des poilus morts pour la France..

Ce sont les vitraux du souvenir.

Nous sommes dans la Bretagne profondément catholique.

Alors...

Alors, oui, je pense que les quatre témoins du drame (Guillaume, Marie-Jeanne, Angèle Labigou et Petit Guillaume) sont allés jusqu'à la croix de Plomodiern pour faire leur serment.

Ont-ils demandé à Mgr Duparc de venir les bénir ?

Ou est-ce le recteur de Plomodiern, Paul Méar, qui a béni tout ce petit monde ?

Je ne sais.

Mais je suis par contre intimement persuadée que Plomodiern, c'est le lieu du serment.

Plomodiern, le lieu où Guillaume et Marie-Jeanne sont nés.

Plomodiern, le lieu où ils se sont mariés.

Plomodiern, le lieu où Marie-Jeanne a donné naissance à son premier enfant, Marie.

Oui, Marie, justement.

Plomodiern, le lieu où Guillaume Seznec a trouvé son dernier repos.

Liliane Langellier

P.S. Lire sur le blog de Gilles Renaud-Scoarnec

Sur les pas de Guillaume à Plomodiern

Père Jean Slucsarcyzk  (DCD en décembre 2015) :

"'J'ai souvent été questionné sur Guillaume Seznec. De la France entière on m'a demandé des informations sur sa naissance, sa famille. J'ai toujours répondu. Sans jamais prendre partie et jamais m'exprimer sur le fond de l'affaire. Je me suis toujours montré interessé et très ouvert. Car cette histoire est importante. Je n'en veux que pour preuve les deux conférences que Denis Leher-Seznec a faites à Plomodiern, qui ont attiré plus de 600 personnes.
Au village, les mentalités sont variées. Aujourd'hui encore, c'est par le ouï-dire des parents que les gens se forgent une opinion.De nombreuses personnes ont préférer se taire, par peur. Il faut dire qu'un petit nombre de gens était très virulent. Des grandes bouches, des "
beg braz", comme on dit en Breton. Mais, dans le fond, je sais que la majorité de mes paroissiens croit en l'innocence de Guillaume. Du reste, peut-on enfoncer Guillaume et se dire chrétien ?
Dieu, quant à lui, n'est pas un juge, à la manière humaine : il est plein de miséricorde, il ne condamne pas, il tend la main!
J'ai, très souvent, célébré la messe pour le repos de l'âme de Guillaume. Certaines fois à la demande de Denis, parfois à celle de certains paroissiens. Ces derniers m'ont toujours demandé de ne pas l'annoncer
".

P.S. 2 Jeanne Seznec savait aussi se mettre en scène auprès d'une croix pour les photos dans les magazines.

Ainsi, à Plourin, après son acquittement, in Paris Match du 6 août 1949.

 

P.S. 3 Depuis hier soir 9 Mai, j'ai un souci avec les commentaires de ce blog.

On me les signale dans mes mails, mais je ne peux pas les récupérer sur Overblog.

Je l'ai signalé à leur "Support" mais on est le week-end de l'Ascension.

Alors...

Alors : Patience !

Monseigneur Adolphe Duparc.

Monseigneur Adolphe Duparc.

En Plomodiern : la chapelle de Sainte Marie du Menez-Hom (construite entre 1570 et 1773) et le calvaire. C'est en breton une "Ty ar Werc'hez" : une "Maison de la Vierge".

En Plomodiern : la chapelle de Sainte Marie du Menez-Hom (construite entre 1570 et 1773) et le calvaire. C'est en breton une "Ty ar Werc'hez" : une "Maison de la Vierge".

La croix de Sainte-Marie-du-Menez-Hom.

La croix de Sainte-Marie-du-Menez-Hom.

1920/1922. Grande mode des vitraux du Souvenir. Ici par Charles Lorin, église Saint-Nicolas de Brezolles, Eure-et-Loir.

1920/1922. Grande mode des vitraux du Souvenir. Ici par Charles Lorin, église Saint-Nicolas de Brezolles, Eure-et-Loir.

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M
L’évêque nommé à Cayenne en 1933 est un Breton originaire de Châteaulin, qui a été le professeur de Guillaume Seznec quand il était au collège. Dans l’enfer du bagne, il lui confie une place que tous les bagnards auraient enviée : sacristain dans une chapelle de l’île Royale, qui était jusque-là abandonnée et que l’évêque rénove spécialement, à ses frais. « L’Église savait la vérité. Elle a tenté de préserver du mieux qu’elle a pu un homme qu’elle savait innocent », assure Jean-Yves Seznec.
© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/seznec-un-pacte-avec-l-eglise-le-lendemain-de-la-mort-de-quemeneur-03-05-2018-11950480.php#p3F74E5EfjzgwLpP.99
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L
Non, non, non Marius...
Le père Gourtay n'a jamais enseigné au petit séminaire de Pont-Croix :
"Son premier poste fut celui de professeur au collège de Langonnet, non pas qu'on ne lui reconnut point les qualités du missionnaire, mais sa nature offrait des ressources variées ; il était prêt à tout et accepta tout pendant les huit années qu'on lui fit attendre les missions. Car au bout d'un an, le collège de Langonnet supprimé par la loi sur les Associations, il fut à la tête d'une section d'enfants de Saint-Michel à la disposition de l'Abbaye pour aider aux travaux de jardinage puis à la dispersion de 1903.,.on lui confia divers ministères hors communauté, comme service religieux de chapelles, éducation d'enfants, jusqu'à ce que en 1909, il fut envoyé au Gabon."
L
Bonjour Marius...
Oui, oui, je sais tout ça...
J'ai écrit un long article le 5 mars 2012 "Guillaume Seznec était-il vraiment catholique ?"
http://piste.de.lormaye.over-blog.com/article-l-affaire-seznec-guillaume-etait-il-catholique-100803925.html
M
Bonjour, Liliane. Ce n'est peut-être qu'un détail, mais je remarque "Hostile au modernisme, au Sillon (qu’il condamne fermement)", etc. Pierre Quéméner était sillonniste.
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L
Bonjour Marc !
Oui, bien sûr, je pense même que Pierre Quémeneur, lui, était franc-maçon.
cf le livre " La dictature des loges", Henri-Robert Petit, 1934.