Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Affaire Seznec Investigation

Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 680 articles.

Affaire Seznec : La tache de sang sur les promesses de vente.

Mieux vaut mille refus qu'une promesse non tenue.
Proverbe chinois

Après le prêtre et le serment devant la croix...

Le deuxième point important des révélations des petits-fils, c'est la tache de sang sur les promesses de vente.

Et, là, si je suis bien le raisonnement de Gabriel...

(Et bien oui, maintenant je le chante son prénom... C'est l'héritage de Johnny !)

L'un des exemplaires est taché de sang.

Juste à l'endroit où la somme de la vente est écrite.

C'est pas de bol, quand même !

Mais Guillaume Seznec avait l'autre, isn't it ?

La signature des promesses de vente et le versement des dollars.

Pour le lieu de l'échange, peu nous importe que le versement de l'argent (et des dollars) de Guillaume Seznec à Pierre Quémeneur se soit fait à l'hôtel des Voyageurs à Brest ou dans la Panhard de Quémeneur sur la route entre Brest et Lesneven.

Encore que, j'ai un gros penchant pour Brest.

Parce que, à Brest, Guillaume Seznec, il est comme un poisson dans l'eau.

Souvenez-vous de l'adresse de sa blanchisserie...

Même si les ateliers se trouvent à Saint-Pierre-Quibignon.

La rue de Siam est parallèle à la rue de l'Amiral Linois.

Oui, cette rue chère à Jacques Prévert :

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais 
Et moi je souriais de même 

Voir sur le plan actuel :

Oui, Brest, avec la possibilité de dactylographier les promesses de vente à The West "Dactylo" Agency, 117,rue de Siam, à Brest. 

Et, puis, je pense que le conseiller général Quémeneur, il aimait bien son petit confort.

Alors, à défaut d'être en terrasse de l'Hôtel des Voyageurs, 16, rue de Siam, ils ont peut être fait ça dans l'arrière-salle.

Ou sur une terrasse donnant sur l'arrière ?

 

Il s'en est passé des choses à Brest.

Lire sur le blog La Piste de Lormaye : Si Brest m'était conté.

Pour voir combien ces foutues promesses de vente ont fait couler d'encre.

Lire aussi sur La Piste de Lormaye : Guillaume Seznec, faussaire ?

Pourtant, je vous le rappelle, Jean-Yves Seznec a bien dit (cf émission 19 heures le dimanche sur France 2, le 6 mai dernier) :

"C'est une affaire toute simple qui a été compliquée à outrance"

Nous ne saurons sans doute jamais aussi combien de dollars Guillaume Seznec possédait.

Pour moi, c'est l'hypothèse de Skeptikos qui est la plus proche.

Lire : 2020 dollars.

Mais j'aime bien aussi la recherche fouillée sur les pièces dollars or de Marc du Ryez :

Les dollars or de la communion de Jeanne.

Sûr que Guillaume Seznec il guignait la propriété de Traou Nez en Plourivo pour ses 90 hectares de bois.

Même si Quémeneur en avait déjà saccagé quelques-uns pour ses poteaux de mines.

 

 

Bon.

On reprend.

La transaction a lieu.

Chacune des parties, Guillaume et Pierre, empoche une promesse de vente.

Pierre et Guillaume sont dans un bateau, Pierre tombe à l'eau, il reste ?

Pas drôle parce que vous le saviez déjà.

Faut pas m'en vouloir, c'est mon incorrigible petit côté chti du "Capitaine Marleau" !

Youhou !

 

Moi aussi, ça bout sous ma chapka !

Ce qui me chiffonne un peu, dans les révélations des petits-fils, c'est que, Pierrot, il portait soi-disant cette promesse de vente dans son veston.

Pas vous ?

Mais il voulait en faire quoi à Morlaix ?

L'agiter sous le nez de la belle Marie Jeanne pour lui dire que si elle n'acceptait pas ses avances...

Elle allait le payer cher, très cher ???

Dans ma prochaine séance de spiritisme, j'appelle Angèle Labigou à la table...

Parce que, la Angèle, hein, elle devait en savoir un bras sur ses patrons...

Mais non, je galèje !

Chez nous, les Cathos, on n'a pas le droit aux voyantes, mediums, pendules et autres...

Même si je remâche furieusement, en ce moment, ce que m'avait dit la voyante à Manou Campan en 1993 : 

"C'est vous qui saurez pour l'affaire Seznec, mais vous ne pourrez pas le dire !"

Bon.

Voilà.

Pierrot, il meurt.

Angèle Labigou et Petit Guillaume arrivent sur la scène (pas du crime...)

Et puis, quelques heures après, c'est Guillaume qui rentre.

D'où ?

Ben ça, on ne le saura jamais non plus.

Il se lamente.

C'est la première fois que Petit Guillaume voit pleurer son père.

Jean-Yves et Gabriel, ils nous disent : "ils sont restés des heures à parler là-haut."

Comprendre "dans les chambres" du premier étage à Traon ar Velin, of course.

Oui, c'est là qu'ils ont dû élaborer le scénario de leur film.

"Et comment on va faire avec une des deux promesses tachée de sang ?"

Je vais vous raconter MA suite.

Qui n'est absolument pas brevetée par la famille.

Puisque, c'est "ma suite" !

Dans l'urgence, Guillaume va faire dactylographier une autre promesse de vente semblable à la première.

On vous a déjà dit qu'il ne l'avait pas fait lui-même parce qu'il avait les mains handicapées par ses brûlures de 1908.

Où et avec qui a-t-il fait ça, mystère ?

Peut-être l'épouse d'Hilaire Métais, le grand pote brestois de Guillaume  ?

Oui, Marie Priser.

in Rouz en note 139 de bas de page 65,

"Claude Bal prétend dans son livre Seznec était innocent, publié en 1955, qu'il a trouvé la personne qui a tapé l'acte de vente. Il annonce le nom de Marie Priser, employée de préfecture. Interroge par le commissaire Camard en 1956, celle-ci oppose un démenti le plus formel à cette allégation."

Et que Denis Seznec nous évoque - très vaguement (raison de plus pour s'y intéresser) - en page 92 sous l'orthographe Prisert ou Privert !!!

Maître Langlois, qui, lui, est clair de chez clair, m'écrit en réponse à l'un de mes mails, le 28 mars dernier :

"Marie Priser, veuve de Hilaire Métais, a été interrogée en 1955-56 par le commissaire Camard..."

Si elle est veuve de Hilaire Métais, c'est qu'elle fut son épouse. Et qu'elle connaissait fort bien l'ami de son mari : Guillaume Seznec...

Mais pourtant, ça va pas le faire du tout.

Voyons, qui refile le premier la promesse de vente aux poulets ?

On va aller lire ça chez Rouz...

Le 6 juillet 1923, André de Jaegher affirme qu'il a vu et bien vu cette promesse de vente.

 

Lire sur La Piste de Lormaye :

Spécial 90ème anniversaire : le 6 juillet 1923.

Mais avant...

Mais avant..

C'est-y pas la Marie Jeanne qui la refile au commissaire Cunat de Rennes ?

Non, le mercredi 27 juin, c'est Guillaume himself qui présente devant un journaliste de Ouest-Eclair, la fameuse promesse de vente.

Donc, Guillaume en a une copie.

Puis il y a celle que l'on a retrouvé dans la valise de Pierre Quémeneur au Havre.

ça fait donc deux copies.

(ndlr je sais pas pourquoi mais j'ai Alphonse Kerné en tête pour le transport de la valise au Havre.)

Quand il arrive à Paris, à la Sûreté Générale, Guillaume refile une promesse de vente à Achille Vidal, dès le jeudi 28 juin : ça fait toujours deux copies.

Pour la machine à écrire, c'est bien (toujours selon moi) Guillaume Seznec qui est allé l'acheter au Havre le 13 Juin.

Pourquoi ?

Je n'en sais rien encore...

Quel pataquès !

Il a fait refaire la promesse de vente, et puis il a viré la machine.

(C'est comme pour le cadavre de Quémeneur, il est malin, hein, Seznec, il va pas laisser tout ça sur place à Morlaix, hein !)

Le jeudi 28 juin 1923, Guillaume Seznec se rend librement à Paris (à force que je le dise, ça devient presque une incantation).

On connaît la suite.

Pour la perquise du 6 juillet 1923.

Je suis intimement persuadée (ndlr ça veut dire entre moi et moi, hein !) que les inspecteurs Chelin et Thomas sont montés cacher la machine dans l'appentis au-dessus des machines.

Rappelez-vous (ndlr Play it again, Sam !) ce qu'a vu le petit Albert Seznec

En page 233 chez Denis Langlois :

(Albert) affirme que quelques jours avant la découverte de la machine, il a vu deux hommes gravir l'escalier de fer menant au grenier. Ils étaient porteurs d'un lourd paquet."

Oui, il fallait bien faire tomber, Seznec...

Il sera officiellement inculpé le 7 juillet 1923.

Oui, il fallait bien le faire tomber, Seznec...

Il n'arrêtait pas de faire l'anguille et de passer au-travers des mailles du filet.

Et la presse qui en faisait des tonnes et des tonnes...

Et qui ridiculisait la police.

Alors les poulets...

Et bien les poulets, ils ont pris les grands moyens.

Pas Bonny, Gabriel, pas Bonny...

 

Mais la police de Rennes.

Oui, les hommes du commissaire Jean-Baptiste Cunat.

Sans doute Chelin et Thomas.

De la police mobile de Rennes.

CQFD.

Liliane Langellier 

P.S. Ce que dit Petit Guillaume des promesses de vente dans son interview par Bernard Le Her en janvier 1978 :

"GS : Oui, et après on dirait : « c’était quand même un voleur à sa manière ». Ils n’avaient peut-être pas l’intention avant, mais là ils ont dû réfléchir un bout de temps et là ils ont dit : « Pour ne pas perdre notre argent, qu’est-ce qu’il faut faire ? » Ils ont dû faire les faux.

BLH : Moi je crois qu’ils ont fait les faux, puisque les experts ont reconnu son écriture.

GS : Tu sais, les experts, j’y crois pas plus que ça……………

BLH : Je te disais tout à l’heure, tu n’es pas éternel, tu ne penses pas à mettre ce que tu m’as dit par écrit ?

GS : Oui, et puis que mes enfants ils me reprocheraient ça toujours ?

DLH : Mais pourquoi Guillaume, pourquoi…

GS : mais parce que la question des faux serait toujours là.

BLH : Mais c’est pire ce dont on l’a accusé. On l’a accusé d’un meurtre.

GS : Oui, mais un crime, tu comprends, ça peut être un coup de colère. Alors qu’un faux, c’est un coup réfléchi.

BLH : Oui, il a réfléchi a posteriori devant un drame. Il a réfléchi d’ailleurs pas très loin en faisant ça. Mais je ne vois pas en quoi serait le déshonneur.

GS : Oh, si, tu sais, il ne faudrait pas qu’il reste là parce que Seznec (…………..)

BLH : Je crois que pour l’histoire, si tu veux, lorsqu’on est détenteur d’une vérité que personne d’autre ne possède, on n’a pas le droit de faire ça, parce que lui, il est mort, le pauvre homme, il n’a rien commis, si ce n’est falsifier des écritures, il n’a rien commis d’absolument dramatique.

GS : Ce n’est pas lui qui l’a fait, puisqu’il tremblait (…) moi je dis qu’il a été le pigeon là-dedans  qui s’est emmêlé les pieds du début à la fin. Il a cru que ça allait s’arranger."

 

P.S. 2  Merci à toutes et à tous

pour les 4.648 visiteurs et les 10.538 pages vues

depuis le début du mois de Mai 2018

  💪🍾😉💪🍾😉

 

P.S. 3 Ecoutez chez Jacques Pradel sur RTL,

dans L'Heure du Crime du 7 mai 2018 : : La fin du secret.

C'est une bonne émission.

Et c'est intéressant la position de Denis Seznec qui nous reparle de la piste du Puits Gallo, oui, la piste de Sion les Mines, de Michel Sorin.

Mais qui, même s'il cite l'histoire du crâne trouvé à Traou Nez, puis disparu, ne nous parle pas des recherches de Daniel Le Petitcorps :

 

Réponse de Denis Seznec sur la crédibilité des témoignages des deux petits-fils : 

"Ce sont des propos de leur père qui n'a pas eu une attitude extraordinaire dans l'affaire."

Et, là, il a raison !

Mais....

"Mes témoins, Jean-Yves et Gabriel" dit Anne Sophie Martin.

Devenue l'experte en titre alors qu'elle ne s'occupe de l'affaire que depuis moins de 3 mois.

Et oui...

Circulez, Liliane Langellier, y a rien à voir.

Je l'avais bel et bien prédit.

C'est pourtant moi qui ai conseillé aux deux petits-fils d'accepter son interview.

Mais, là,  je vais me battre et faire valoir mon droit d'antériorité.

 

Cet article a été aussi mis, par mes soins,

sur mon blog "Nightingale" de Mediapart, le 20 avril dernier.

La machine à écrire (collection Denis Seznec)

La machine à écrire (collection Denis Seznec)

The West "Dactylo" Agency. Brest

The West "Dactylo" Agency. Brest

The West "Dactylo" Agency. Brest.

The West "Dactylo" Agency. Brest.

La rue de Siam à Brest.

La rue de Siam à Brest.

Promesse de Vente A.

Promesse de Vente A.

Promesse de Vente B.

Promesse de Vente B.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

skeptikos 10/05/2018 19:27

Bonjour Madame Langelier

Vous posez la question de savoir combien il y avait de dollars. Je vous avais signalé il y a quelques jours ( je n'ai pas dû bien valider...)que dans l'article de la Dépêche de Brest du 29.06.1923, Marie Jeanne donne un décompte : il y aurait 2440 dollars. Je me serais trompé de 420 dollars. Ou encore, Seznec n'aurait apporté que 2020 dollars, la différence, elle aurait été dépensée ? Par qui, comment ? 420 dollars valent environ 6700 francs.Je rapproche ce chiffre des 8000 francs que Seznec dit avoir emporté, en réponse au Président des Assises, qui lui demandait combien il avait d'argent sur lui durant le voyage. Somme qui n'a jamais interpellé qui que ce soit. Sauf mézigue http://affaire.de.cadillac.over-blog.com/2015/04/points-de-suspension.html.
Bon . Encore du mystère et boule de gomme.

Marc D. 11/05/2018 13:10

Bonjour, Skeptikos. Les 2440 dollars sont probablement une erreur. L'article parle de "19 pièces de 20 dollars et 206 pièces de 10 dollars", mais ce même article (en page 2) parle de 4040 dollars, somme que Guillaume et Marie-Jeanne Seznec ont affirmée de façon constante (à part que, quand Cunat rappelle la dépense de 40 dollars le 11 mai, Marie-Jeanne dit qu'elle avait en fait 4080 dollars). On peut donc raisonnablement conclure à une erreur de La Dépêche. Il fallait lire 99 au lieu de 19.