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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : L'inutile et très mauvais livre Top Secret de Bertrand Vilain.

Finalement, je me suis fendue de 10 €...

Pour l'acheter via Kindle.

Pas de surprises !

C'est exactement ce que j'avais deviné.

Dans le dernier ouvrage de Vilain, on est en plein complot de chez complot...

National.

International.

Les Ricains, les Russkoffs, tout y passe...

En tout cas, Bingo Thierry !

Tu m'étonnes que le grand auteur écumait de rage contre toi...

Et oui, je viens de le lire, Charlie, c'est Léon G. Turrou.

Bingo pour moi !

Qui ai trouvé l'A.R.A. 

Et qui vous en ai longuement parlé.

Chez lui, ça prend des pages et des pages de recopiage (dites Claudine, a-t-il compris ce qu'il a écrit ???)….

Une fois que vous avez Turrou et l'A.R.A.

Maintenant pour raccrocher les wagons avec Landerneau et Morlaix...

Voilà qui va être coton, coton !

Tout cela ne tient pas la route...

Car, à la base, il prend pour certain le retour de Pierre Quémeneur à Morlaix, le dimanche 27 mai au matin.

Et n'en apporte aucune preuve. 

Il prend également pour certain les souvenirs de Petit-Guillaume (si, si, on a même une photo des chenets !)

Il va être content content Denis Seznec d'apprendre que son cousin Jean-Yves magouille avec le broc pour une future demande de révision !

Je parle ici du livre du brocanteur...

Comme j'ai parlé auparavant des livres de Denis Langlois (interview exclusive sur ce site dès fin janvier 2015), d'Anne-Sophie Martin et de Michel Pierre (envoi du livre avant parution).

………………………….

On reprend...

Ce livre est un livre vengeance.

Je l'avais bien subodoré.

Dès les remerciements, en tête du roman de gare (tiens, d'habitude c'est en fin ?)….

On trouve le nom de la correctrice "Claudine", oui, Jourdan.

Vous savez, La Vellini, qui commente méchamment le blog du broc.

En me traînant dans la boue sous le nickname de "Petite Lili".

Les jalousies de vieilles femmes sont les pires.

Mais si, souvenez-vous, la psy briochine qui porte malheur partout où elle passe...

Et qui avait niqué, en son temps, le Forum Justice Affaires Criminelles...

En y vomissant partout et n'importe où de longs commentaires sans aucun intérêt.

Ah oui, il peut la remercier, la Claudine !

Correctrice littéraire est un vrai métier qui ne s'improvise pas.

Les correcteurs de L'Express avaient leur carte de presse. Et ils étaient très respectés des journalistes.

Enfermés dans un petit bureau avec des dictionnaires de tout.

Moi, la correction, je l'ai assumée pour plusieurs ouvrages quand mon époux bossait chez Robert Laffont.

Et elle, elle est loin d'avoir les capacités pour.

D'où redondance de "fôtes" de français, d'orthographe, de grammaire.

Les éditions Coëtquen doivent bien se marrer.

Elle aurait pu lui souffler que l'emploi du royal "nous" en parlant de lui est impropre et vraiment too much.

Mais la formation d'infirmière ne comporte pas apparemment d'U.V. de français.

Et puis, devinez quoi ?

On y retrouve Jean-Yves Seznec.

Je le dis tout de go, cet homme est le Faux Cul Number One (F.C.N.O.) de l'affaire Seznec (et il y a concurrence) qui bouffe à tous les râteliers.

Grandeur et décadence.

Il sera lui aussi puni par où il a péché.

Je ne mêle pas à tout ça Gabriel Seznec.

Qui a tenté de me prévenir dans un SMS sybillin.

Auquel je n'ai pas donné suite.

Il restera, pour moi, le petit garçon meurtri par l'histoire de son grand-père.

Et qui essaie d'être honnête.

Accrochez-vous..

Notre brocanteur remercie aussi Anne-Sophie Martin pour son travail "ADMIRABLE" sur l'affaire…

Elle qui n'en n'a pas branlé une et qui a sorti un livre nullissime.

C'est peu dire qu'on peut craindre pour la suite.

…………………………………..

Et...

Les craintes sont plus que justifiées.

Les 4 premiers chapitres du livre sont totalement inutiles.

Long rappel de l'épopée des fouilles.

Avec des détails inintéressants comme les archives Belz, prouvant l'existence des chenets chez les Seznec...

Oui, faut bien amortir son lourd investissement sur Le Bon Coin (Combien il les a déjà payés, déjà, 2000€, non ?)...

Une vacherie de plus et inexacte sur Bruno Lombardo, et sa femme Annie, les gentils voisins morlaisiens du 102 rue de Brest, qui ne sont jamais partis à la montagne, envoyés par Vilain (non, mais !)

Et des détails flamboyants comme : "Chantal offre des viennoiseries et des friandises" (oui, Mme Langlois.)

Donc 4 premiers chapitres totalement inutiles.

Le cinquième pour rappeler la situation économico-politique du Monde en 1923.

Lisez ça sur Wikipedia, c'est mieux !

Vous vous épargnerez des aphorismes comme "Ne pas retrouver quelque chose n'est pas une preuve si ce n'est de faiblesse"...

Après cette lecture, j'ai dû déroger à ma règle et boire un coup de gnôle bien de chez nous.

Au fait, Claudine, corrigez vite la date, l'ouvrage de Bernez Rouz, ce n'est pas en 2006 qu'il est paru, mais en 2005 !

Après tout, on a l'exactitude qu'on mérite.

Le sixième chapitre nous aborde l'A.R.A.

Vous savez, l'American Relief Administration dont je vous parle sur ce blog depuis le 12 février dernier.

"The Big Show in Bololand" de Bertrand Patenaude à la sauce Vilain, c'est quelque chose.

Je ne sais pas s'il fréquente le même restau Tex-Mex que Patenaude à Austin...

Mais le talent, ça ne se transmet pas via les Fajitas et le Guacamole.

On a ensuite la longue liste des Russkoffs qui ont participé à l'A.R.A. (ça fait du remplissage). 

Au septième chapitre, on continue avec l'A.R.A. et les automobiles.

Le 8e = les personnalités russes et l'automobile (ça aussi je le sentais venir).

Dzerjinski dans des bagnoles, en long, en large et en travers.

Sans indication des sources sous les photos.

Notamment de Getty images.

Ce qui pourrait lui coûter très très très cher à lui, l'obsédé du copyright !

Claudine, enfin, en si bonne correctrice que vous êtes, vous ne pouviez pas lui refiler le tuyau ?

Le 9e chapitre fait laborieusement la jonction de tout ça avec l'affaire des Cadillacs chez nos deux protagonistes finistériens, Seznec et Quémeneur.

Juste retour des choses, parce qu'à force de voyager comme ça, on avait totalement oublié qu'on y était, dans l'affaire Seznec.

Dans le dixième, long discours sur la parution des petites annonces dans L'Auto.

Il y a bien longtemps que Thierry Lefebvre me les cite et que je les reproduis sur ce blog.

Mais, là, on a un décryptage, digne des plus mauvais James Bond, sur l'O.I.R.

Mais oui, la petite ligne en bas.

Pourquoi une faute d'orthographe dans Minstère ???

Mais qui se cache donc derrière l'O.I.R. ?

Le suspens est haletant.

Est-ce un code ?

Un numéro de téléphone ?

Finalement, on n'en sait rien et on n'en saura d'ailleurs jamais rien.

Thierry a vaguement trouvé un Office Indochinois du Riz (je rigole... entendre ici la voix de Coluche)...

On continue...

On aborde (enfin) le lien secret entre Moscou et Landerneau dans le 11e chapitre.

"Une question légitime peut venir aux lèvres des lecteurs" (Claudine, fallait pas laisser passer ça, quand même...)

Et, là, bingo...

Léon George Turrou.

Long chapitre sur Léon.

Puis transition dans le 12e :

"J'en était arrivé (NDLR sic) assez loin dans mes investigations. Cela donnait un tout qui m'apparaissait assez cohérent. Il restait une étape supplémentaire qui était de raccrocher tout cela au reste de l'affaire Seznec. Mais en fait j'étais encore loin d'avoir tout appréhendé."

Ne manquez surtout pas le sous-chapitre sur la truculente vie d'un brocanteur à l'international avec C.V. incorporé (là, je me tiens les côtes).

Rebondissement dans le 13e chapitre :

"Je pensais avoir quasiment terminé mon enquête. Je n'avais plus que quelques points supplémentaires à vérifier. J'avais trouvé suffisamment d'éléments probants concernant Turrou et son implication dans le marché des Cadillac en 1923. Voilà qu'un mystérieux correspondant me fit parvenir plus de 600 documents inédits provenant des archives du FBI. Il y a des moments dans la vie où il faut savoir garder son sang froid et analyser calmement la situation. Je dois admettre que j'avais quand même du mal à rester serein. Qu'allais-je donc trouver dans toutes ses notes, mémos, archives, courriers…"

Le coup du correspondant mystère est à rapprocher ici de l'auteur mystère du premier bouquin de Vilain.

Al Baker.

Qui était, en fait, tout simplement le grand-père de son épouse américaine.

"Qu'allais-je donc trouver ???"

Oui, on se le demande...

Allez hop !

Qu'est-ce que le F.B.I. ? (là aussi cherchez sur Google, ce sera mieux).

Allez, courage, on repart avec Léon, son enfance difficile, son livre "Bonheur en sursis"...

Turrou et Viviani.

C'est un peu comme la série des Martine...

Turrou à la plage, Turrou en bateau, Turrou...

Dans Turrou et Quémeneur, cet obsédé du copyright a fait LA faute.

Il a cité la date de naissance d'Ernest Ackermann que je suis la seule à avoir trouvé via les archives de la ville de Zürich.

Il n'a pas non plus cité les recherches qu'il a piquées sur le blog de Marc du Ryez.

C'est juste minable !

"Nous avons retrouvé un autre lien entre Turrou et Quémeneur qui s'appelle Ackermann".

Et puis, là, bim bam boum, au 13.4.1, sans aucun préavis, on tombe sur le commissaire Guillaume.

Oui, celui qui a inspiré Simenon pour son personnage de Maigret.

Pauvre Simenon, il ne mérite vraiment pas d'être cité ici.

Dans les mémoires du commissaire "Un à tout particulièrement retenu mon attention, et nous l'avions déjà évoqué de notre précédent ouvrage, il s'agit de l'arnaque américaine. Elle était assez courante entre les deux guerres".

Claudine, là, vous avez vraiment laissé passer du bas patagon...

C'est le moment où l'auteur décapsule :

"Si l'on suit la trace du commissaire Guillaume lors du rendez-vous, Quéméneur va verser la caution pour amorcer l'affaire. Nous ne savons pas si l'affaire porte sur cinq ou dix véhicules, puisque les deux chiffres ont été avancés. Turrou dispose d'un compte à l'agence parisienne de la Bankers Trust Company, 3 à 5, place Vendôme. Les deux hommes ont pu même aller ensemble déposer l'argent. Les liquidités dont dispose Quéméneur ce matin-là sont à hauteur de 70.000 FF."

Quemeneur, bras dessus bras dessous avec Turrou place Vendôme, c'est de la haute voltige !

Et, ne me demandez pas comment, on en arrive aux photos des chenets qu'il nous avait déjà collées sur son blog....

Je ne saurais vous répondre.

On n'échappe pas  non plus au coup de théâtre relayé dans la presse le 12 juillet 1923.

Une entrée rêvée pour un complotiste.

Ouf ! 

Arrive le chapitre 14.

"Pour en finir vraiment..."

Il était temps...

Là, c'est confus de chez confus.

Pierre Quémeneur voulant se débarasser de la Cadillac que le gars Seznec lui avait filé en gage début 1923...

Tombe sur une annonce de L'Auto cherchant 10 Cadillac Torpedo.

Via cette annonce, en mars 1923, il rencontre qui...

Mais, Léon, bien sûr !

Léon Turrou repart aux U.S.A. (L'auteur a bien lu le site Ancestry et ses listes de passagers)...

Il revient en France le dimanche 21 mai.

Il contacte Guillaume Seznec comme prévu. Lequel appelle Quémeneur.

A Houdan, Quémeneur prend le train de 3 h 48 (Je vais téléphoner au maire, Jean-Marie Tétart, pour qu'il fasse apposer une plaque commémorative à la gare).

Il rencontre Turrou à Paris et lui verse un dépôt de garantie de 60.000 F.

Il passe deux fois à la poste du boulevard Malesherbes (Bégué).

Mais en fin d'après-midi, le Léon est introuvable.

Il a vidé tout le compte que Pierre Quémeneur possédait à la Bankers Trust de la place Vendôme (??????????????).

Turrou part dépenser le fric à Monaco (ben voyons !)

Pierre Quémeneur repart à Morlaix pour demander à Seznec de porter plainte. 

Marie-Jeanne lui rit au nez.

Il en devient menaçant, Marie-Jeanne le bouscule violemment, il glisse et va s'éclater la tête sur les chenets (les revoilà, les revoili, les jolis chenets de papa...)

Seznec revient.

Il est ruiné.

Il confectionne une fausse promesse de vente, pour rentrer dans son argent.

14.2 Alors Seznec a bien dit la vérité

Allons bon, lui qui n'a jamais cessé de mentir partout et n'importe tout.

Je suis pourtant dotée d'un bon Q.I., et parfaitement à l'aise dans l'affaire Seznec...

Mais je n'ai absolument pas compris quel est ici le fait nouveau qui pourrait aboutir à une nouvelle demande de révision de l'affaire ?????

Le trafic de Cadillac ?

La collusion entre Pierre Quémeneur et Léon Turrou ??? 

"Cette affaire empoisonne la justice et je pense quand même qu'il y aurait une porte de sortie honorable pour tout le monde en reconnaissant que ni la police, ni la justice en 1923-1924 ne savaient ce qu'il se tramait dans les bureaux de la Tcheka à Moscou." 

On est dans le délire total, là.

L'affaire Seznec n'avait pas mérité ça.

………………………………...

Alors, là...

Il peut toujours se rouler par terre, le Vilain.

Me menacer du pire et de l'enfer.

Ma plume est libre, elle n'est pas là pour faire plaisir...

Et je sais la porter, où et quand il faut, dans la plaie.

J'ai acheté ce livre sur Kindle.

J'ai donc le droit d'en citer des extraits sur ce blog.

En citant son auteur.

Et, en bas de cet article, j'ai bien mis le lien pour l'acheter sur Amazon/Kindle.

Quand on publie un bouquin - si mauvais soit-il - c'est pour savoir accepter les critiques.

Et non les applaudissements du choeur des potes des fouilles et de la madone Claudine.

Qui sont quand même very very limited.

En fait...

Ce bouquin...

C'est un peu un "Amour, gloire et beauté" à la sauce américo-finistérienne.

Oui, c'est comme celui d'Anne-Sophie Martin...

Mais en pire.

Car, elle, elle avait bénéficié du travail des correcteurs des éditions Seuil.

Alors, pour ce livre...

Même motif, même punition....

Achetez-le 1 € l'été sur une brocante.

Ou bien volez-le !

Je l'ai acheté et j'en parle ici car je me fais une règle de parler sur ce blog de TOUT ce qui paraît sur l'affaire Seznec.

Même le pire.

Monsieur Piel, respirez un grand coup...

C'est bien au pire que vous avez échappé, en n'éditant pas le livre de Bertrand Vilain.

Et, vous avez totalement raison, mon style est autrement plus flamboyant que le sien.

Je vous re-contacte sous peu pour parler du mien.

Que je vois bien paraître aux Editions Coëtquen.

A force de m'être usée les yeux à lire ce chef d'oeuvre absolu, hier soir...

Pierre Quémeneur m'est apparu, en rêve, cette nuit, il chantait à tue-tête :

"Quand te reverrais-je, pays merveilleux…"

Non...

Rien.

Liliane Langellier

 

P.S. Je vous la remets, juste pour le fun, la quatrième de couverture :

"Ce livre est un spectaculaire dénouement de l'affaire Seznec. Un cold case vieux de bientôt 100 ans est sur le point de trouver enfin sa solution. Bertrand Vilain a enquêté et il a été autorisé à consulter des archives américaines et notamment celles du FBI. Ce qu'il a trouvé est tout simplement fabuleux. Une affaire de Cadillac a bien eu lieu entre la France et la Russie des soviets en mai 1923. Pierre Quéméneur et Guillaume Seznec ont bien participé à ce trafic. Après plusieurs années de recherche, Bertrand Vilain a retrouvé le fameux américain Charly qui avait rendez-vous avec Quéméneur le samedi 26 mai.Seznec avait bien dit la vérité. Il est maintenant prouvé qu'il est innocent du crime qui l'a vu condamner au bagne par la Cour d'Assises de Quimper en 1924. La justice et la police ont commis une erreur. Bertrand Vilain, brocanteur breton à l'international, partage sa vie entre le Finistère et le Texas. Il est passionné par l'affaire Seznec depuis 2006. Il a déjà écrit un ouvrage publié en 2011. En 2018, avec Denis Langlois et une équipe de bénévoles, il a coordonné des fouilles privées à Morlaix dans l'ancienne scierie de Seznec. Il a participé à plusieurs reportages TV sur planète +, France 2, France 3. Il a fait l'objet de nombreux articles de journaux."

 

 

P.S. 2 Au fait, il nous disait quoi, déjà, dans les nouvelles révélations de son premier opus ???

Bon sang, mais c'est bien sûr !

Que le trafic des Cadillacs n'avait jamais pu exister.

Prions pour que l'adage "Jamais deux sans trois" ne devienne pas ici une réalité.

Le livre de Bertrand Vilain. Edité à compte d'auteur.

Le livre de Bertrand Vilain. Edité à compte d'auteur.

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P
Un détail, l'abréviation des adjectifs ordinaux est "e" , en exposant ou non, sauf pour premier (er) et première (re)...
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L
Merci Monsieur Tran-Huu de venir lire ce blog. Je corrige donc mes adjectifs ordinaux.
Car, comme nous le serine si bien le futur prix Nobel de littérature, le diable se cache dans les détails.
M
Bonjour, chère Liliane. Je devinais bien que celui qui veut absurdement nous traîner en justice pour avoir osé publier les résultats de recherches effectuées à partir des indices qu’il a lui-même livrés avait allègrement utilisé dans son livre les résultats et analyses de nos recherches antérieures sans jamais nous citer, pas même en bibliographie.

En fait, j’ignore s’il y a une bibliographie, parce que j’attends la version annoncée où l’on passe de 5.000 fautes de grammaire à seulement 2.500 avant de me procurer cet ouvrage. C’est le problème avec la prolifération d’éditions à compte d’auteur : ces éditeurs improvisés se dispensent le plus souvent de faire appel aux services d’un correcteur littéraire professionnel et qualifié, soit parce qu’ils ignorent que c’est une profession et pensent que leurs petits camarades peuvent faire l’affaire, soit parce qu’ils devinent que cela alourdirait sérieusement la colonne des dépenses. Surtout, ils jugent que ces détails ne dérangeront que « les maniaques de l’orthographe ». Pour son information, les maniaques de la grammaire (accord entre les différents éléments d’une phrase) sont encore moins tolérants. Quelle horrible manie, tout de même, de vouloir qu’une phrase publiée soit correcte !

Donc, si je comprends bien, il ne s’agit que d’un scénario considéré comme possible par notre auteur, mais absolument rien n’a été prouvé. J’ai bien vu dans l’introduction disponible sur Amazon que la remise en cause assez légère du travail de la police (coupable de forfaiture) et de la justice (toujours aveugle et punissant des innocents sans preuves) donnait le ton d’emblée. Je connais la technique : j’ai un scénario qui colle, donc l’innocence est possible, donc X était innocent. Le problème, c’est qu’en général le scénario ne colle pas du tout et que la justice fonctionne tout autrement. De plus, le terme de preuve, ou plutôt d’élément de preuve, est souvent très mal compris. Seznec a été condamné car de très nombreux éléments de preuve à charge ont été retenus contre lui. On ne peut pas les balayer avec un scénario de roman de gare. À l’issue du procès, la culpabilité de Seznec ne faisait aucun doute. Même si le scénario suggéré par l’accusation n’est pas intégralement crédible (j’en conviens volontiers et, par exemple, je ne crois pas en un mobile crapuleux), le jugement n’a porté que sur l’accumulation d’éléments de preuve à charge.

Ce nouveau livre, nous dit très modestement son auteur, « n’a pas la prétention d’être autre chose qu’une enquête historico-policière rigoureuse. » Cela me semble à moi une prétention déjà assez élevée (je suis normand, donc comprenez mes euphémismes). Cependant, historiens et policiers suivent une méthodologie toute différente dans leurs recherches, analyses et publications. Le livre « The Big Show in Bololand » de Bertrand Patenaude, tout en étant brillamment écrit, fait montre à tout moment d’une maîtrise certaine de cette méthodologie et est le résultat d’un immense travail de recherche. Utiliser les résultats de cette recherche ne fait pas de vous un historien.
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