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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Gueltas, la der des der ?

Je sais, un peu partout, tout le monde s'entretue, c'est pas gai, mais d'autres s'entrevivent, j'irai les retrouver.
Jacques Prévert (Paroles, 1946)

Une petite dernière pour la route...

De Julie Schittly in Ouest France du 11/04/2018

Il y avait foule, samedi soir, à la salle Ellébore pour la dernière conférence de Denis Seznec. Près de 300 personnes, pour certaines venues de loin, ont suivi des débats passionnés.

Samedi soir, 250 passionnés de l'affaire sont venus pour certains de loin : Rennes, Brest, Morlaix et même Paris, pour assister à la dernière conférence du petit-fils de Guillaume Seznec, à la salle Ellébore. Reconnu coupable, en 1924, du meurtre de Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère, il avait été libéré après vingt ans de bagne et quatre ans de prison, mais jamais réhabilité.

Un combat auquel son petit-fils et filleul, Denis, a voué sa vie entière. Mais à 71 ans, l'homme est las. « C'est ma dernière conférence, a-t-il annoncé. Avant, j'étais en campagne, j'ai donné plus de 1 300 conférences. L'une d'elles avait même été suivie par 12 000 personnes en Bretagne ! Mais la justice m'a dégoûté. »

Une disparition mise en scène

Depuis près d'un siècle, neuf demandes de révision ont toutes été rejetées. Denis Seznec s'apprête à en déposer une dixième, et dernière. Avant que la justice ne repasse, c'est à Gueltas qu'on a refait l'affaire, samedi soir.

De multiples pistes ont été évoquées, car nombreux sont les passionnés qui pensent que Pierre Quéméneur n'est pas mort, son cadavre n'ayant jamais été retrouvé. Comme Christophe Janiczak, notre correspondant local, professeur d'histoire, qui a travaillé sur la « piste canadienne ».

« Elle repose sur l'hypothèse de la fuite au Canada de Pierre Quémeneur, liée au trafic d'alcool pendant la prohibition. Il aurait mis en scène sa disparition, faisant passer Guillaume Seznec pour un assassin, aurait passé quelques années outre Atlantique, puis serait revenu vivre en France, dans la région de Grenoble. »

Seule certitude : « Quelque part, il y a bien des gens qui savent quelque chose... » L'énigme Seznec n'aura pas été résolue à Gueltas, mais elle aura fait des heureux. À commencer par Sylvette Le Strat, présidente de Gueltas Anime, l'organisatrice de cette soirée à succès.

 

1/ La pugnacité de Denis Seznec est à saluer.

1.300 conférences, quand même !

Il a dû débuter peu après la sortie de son livre « Nous les Seznec ».

J'ai en ma possession toutes les circulaires de France Justice.

La première circulaire France-Justice Justice pour Seznec date du 10 Mai 1995.

33 circulaires parues.

Dans la deuxième du 10 Octobre 1995, il y a l'annonce des premières conférences de Denis :

 

 

Et oui : 22 ans (1995/2018) de conférences pour Denis Seznec.

Que Bertrand Vilain, sur son blog, le 26 Février dernier, ose s'autoriser à traiter de boulet sur l'affaire !

"Denis Le Her Seznec, le faussaire et le boulet de l'affaire Seznec

(...) Celui qui écrit, c'est moi, Bertrand Vilain, le brocanteur finistérien. Tu nous avais déjà insulté en nous traitant de "Peste noire". Parmi la dizaine de bénévoles qui ont participé aux fouilles, aucun ne cherche à te nuire, car personne ne s'intéresse à toi.Tout le monde te considère comme un boulet dans cette affaire. Depuis des années, tu divagues et tu tournes en rond. Ton livre sur l'affaire Seznec n'est qu'un mauvais roman. Les erreurs factuelles sont tellement nombreuses qu'il faudrait une encyclopédie pour les répertorier toutes.

(...)

Si tu veux nous aider à découvrir la vérité et éventuellement permettre un jour la révision du procès de Guillaume Seznec pour l'accusation d'assassinat, je te le dis franchement : Denis, Tais-toi.."

J'ai envoyé cette délicieuse prose au procureur de la République de Brest.

Pour appuyer mon dossier de harcèlement.

2/ Il n’y a pas eu 9 demandes de révision mais 14 demandes.

Je l’avais écrit sur mon blog Mediapart.

14 demandes de révision et un planning très familial.

La 14ème et dernière demande de révision

3/ La piste du Canada

Oui, celle de Christophe Janiczak.

Pigiste pour Ouest France Pontivy.

Qui commence par la rencontre d'une Canadienne dans un train pour Grenoble...

Et qui finit par nous dire que Charles Pasqua était le gendre de Pierre Quémeneur.

Entre temps Pierre a été bootlegger et a fait fortune au Canada. A Gagnon.

Si, si...

Et il revient finir ses jours à Saint-Sauveur (près de Grenoble).

 

Gagnon au Canada

Au-dessus du B de Québec.

Je ne comprends pas vraiment pourquoi Denis Seznec donne autant de temps à Janiczak pour s'exprimer...

Si ce n'est que toute cette thèse commence par...

4/ La piste de Traou Nez

Pierre Quémeneur survit à la foutue nuit du vendredi 25 Mai au samedi 26 Mai 1923.

Il rentre à l'improviste Plourivo le dimanche 27 Mai.

Et trouve la petite amie de son frangin Louis couchée à l'attendre.

Il tente d'abuser d'elle.

Louis Quémeneur surgit et le tue sur place.

Oui, oui, c'est la fameuse piste de Traou Nez privilégiée par Denis Seznec.

Des coups de feu dans la nuit entendus par des marins d'une gabarre dans l'estuaire du Trieux.

Lisez bien !

Cette piste a 2 choses en commun avec les dires des fils de Petit Guillaume :

- Pierre Quémeneur est un sacré coureur de jupons.

Qui est puni par où il a péché.

- Pierre Quémeneur serait enterré sur les terres de Traou Nez.

Loin de Morlaix.

Intéressant, non ?

C'était la piste de Charles-Victor Hervé, puis celle de Jeanne et enfin celle de Denis.

 

Jeanne Seznec à Plourivo

Denis Seznec...

Qui vient de recueillir un dernier témoignage :

"Il y a quelques semaines, il a fait enregistrer devant huissier le témoignage de Gabrielle Dauphin, 103 ans. Elle était à Traou-Nez le soir de la noce de sa marraine, fin mai 1923. Elle avait alors 9 ans. « J’étais dehors, avec mon amie Yvonne Minter. J’ai vu un monsieur courir et longer la lande du côté de la rivière. Oui, j’ai eu peur. Je crois qu’il y a eu des coups de feu… », a-t-elle relaté.

Selon Denis Seznec, ce témoignage conforte celui des marins du sablier, La Marie Ernestine,qui draguaient en face de la propriété, fin mai 1923, et qui ont aussi entendu des coups de feu. Leurs déclarations avaient été recueillies fin octobre 1924, par le juge de Pontrieux, Charles Victor Hervé, c’est-à-dire en plein procès de Guillaume Seznec, à Quimper."

In Ouest France.

 

Plourivo. Carte.

5/ Seule certitude : « Quelque part, il y a bien des gens qui savent quelque chose... »

Mais oui, mais oui...

Il y a effectivement des gens qui savent quelque chose.

Les fils de Petit Guillaume : Jean-Yves et Gabriel Seznec.

Pour l'instant...

Oui, je dis bien : pour l'instant...

Ils souhaitent rester dans l'ombre.

Et le déplorable spectacle que Vilain, Maillot et l'avocat Langlois offrent actuellement ne leur fait certes pas envie...

Mais ils suivent tout très attentivement.

Et pensent que désormais il faudrait arrêter la mauvaise médiatisation de l'affaire Seznec.

Notamment en cessant de râbacher l'histoire des fouilles du 24 février dernier.

Qui n'ont eu pour résultat que de trouver un os de bovin et une pipe (on ne rit pas. En fait, si,on rit !)

Ah ! J'allais oublier la découverte du mâchefer...

Que Marc du Ryez a très bien résumée sur son blog :

"on ne trouvera rien dans ce mâchefer, qui n'a probablement été utilisé, selon l'usage, que comme sous-couche lors de la réalisation du comblement."

Vous y êtes allés sur le blog de Marc :

L'affaire Quéméner Seznec.

La classe !

Donc restent en lice :

- Le blog de Skeptikos,

- Celui de Marc du Ryez,

- Les documents de Denis Langlois (mais pas ses récents écrits).

- Mes deux blogs :

Seznec Investigation

La piste de Lormaye.

Vous trouverez les liens directs à ces blogs à droite de cette page.

Toutes les hypothèses apportent quelque chose à l'affaire.

Et, pas besoin de violences verbales pour les faire accepter.

Juste une réflexion saine et sereine.

On s'entraide les uns les autres.

On s'épaule les uns les autres.

Comme des gens passionnés.

Contents de partager avec d'autres gens qui partagent leur passion.

Et puis...

Et puis, riches de nos différences,

on avance !

Liliane Langellier

Ce billet est le 23ème billet depuis la révélation des petits-fils le lundi 26 Mars 2018.

Et en essayant de faire coller leur version aux faits.

Ou le contraire.

P.S. Skeptikos nous mijote sa version :

"ça c'est du Vacquié et c'est le chapitre Un"

Il a toujours autant d'humour, le bougre !

P.S. 2 Pouvez-vous m'aider à intervenir auprès de Wikipedia pour que le dernier paragraphe sur les fouilles soit réduit à sa plus simple expression ?

Bertrand Vilain, toujours confus, a écrit :

"Les fouilles de février-mars 2018[modifier | modifier le code]

En 1978, Petit Guillaume, l'un des fils des époux Seznec, aurait confié à l'un de ses neveux que le jour du drame (il était alors âgé de 12 ans) il avait entendu Pierre Quéméneur faire des avances à sa mère et l'avoir vu au sol, aux pieds de sa mère, peut-être frappé à la tête avec un chandelier. Se fondant sur ces propos, la justice ayant refusé de faire effectuer des fouilles compte tenu de la décision de la Cour de révision de décembre 2006, un groupe de bénévoles a décidé d'entreprendre des « fouilles privées » le 24 février 2018 avec l'accord du propriétaire de l'ancienne demeure des Seznec à Morlaix, afin de tenter de mettre au jour le corps de Pierre Quéméneur49. Au cours des fouilles effectuées le 24 février 2018 dans l'ancienne cave et l'ancien cellier, un os a été retrouvé, ce qui a conduit à l'arrêt des fouilles privées et à l'intervention de la police et de la justice. Sur le fondement des indications d’un médecin légiste, il a été un moment considéré que l’os retrouvé pouvait être une tête de fémur humain50. Une enquête confiée à la police judiciaire de Rennes a été ouverte. Après expertise en anthropologie médico-légale effectuée par le CHU de Nantes, le procureur de la République de Brest a indiqué qu’il s’agissait en fait de restes de bovidé, ce qui met un terme à l’enquête de police. Le 3 mars 2018, les scellés ayant été retirés, les bénévoles ont repris les fouilles privées. Au final, celles-ci n’ont rien donné de probant51."

Je suggère :

"Suite aux révélations du livre de Me Denis Langlois, un groupe de passionnés a entrepris des fouilles dans le cellier de la maison Seznec de Traon ar Velin à Morlaix, le samedi 24 février 2018. Ces fouilles dites privées (avec l’autorisation de la propriétaire des lieux mais sans l’autorisation du procureur de Brest) n’ont permis de trouver que deux os bovins et une pipe."

 

P.S.3 Je rappelle ici que seul un descendant de Guillaume Seznec a le droit de porter une demande de révision...

Vous pouvez le lire ci-joint dans la dépêche du procureur de la République (mai 2016) :

 

 

 

Heureusement d'ailleurs, vous imaginez le boxon si Maillot ou Vilain pouvaient le faire ?

Laurent Maillot parle 5 minutes au téléphone avec Jean-Yves Seznec le lundi de Pâques pour l'ordonnancement des pièces à Traon ar Velin, et ils en font une dépêche AFP...

Bertrand Vilain fait des fouilles avec ses potes pendant une journée à Morlaix et ils en font 16 lignes sur Wikipedia...

Alors, vous imaginez ?

Ce sont des gens sérieux à la Cour de Révision !

Mais qu'est-ce qu'ils vont bien pouvoir nous raconter de nouveau qui fasse avancer l'affaire Seznec le 26 avril à Brest ?

A part radoter encore et toujours sur l'émotion unique de Maillot quand il a tenu dans sa petite menotte (sans gants) le nonoss de bovin,

 

 

 

Tourner en ridicule le brillant paléontologue charentais Jean-François Tournepiche (oui, pas Tournebride, Monsieur Maillot) qui leur a collé les miquettes (sic),

Et accuser encore et toujours le procureur de la République de Brest d'avoir déclaré le premier que l'os trouvé était un os humain !

On peut quand même espérer mieux de Jeremy Kostiou le libraire brestois (Nadoz-vor)...

Qui serait directeur du Centre de Recherche historique du Léon.

Qui est, en fait, une bibliothèque, située 128, rue Jean Jaurès à Brest ( 02 98 20 74 13 )

Au fait...

Bernez Rouz, il ne vient pas ?

He is not going to join the party ?

Je me demande bien pourquoi...

Mais...

Mais en ce moment, Cabu ne m'a jamais autant manqué  🤣😂😉😎

 

 

 

Denis Seznec avec l'équipe de GueltAs'Anime (photo Ouest France)

Denis Seznec avec l'équipe de GueltAs'Anime (photo Ouest France)

Traou Nez.1931.

Traou Nez.1931.

Traou Nez. Vente en 1923.

Traou Nez. Vente en 1923.

Traou Nez. Aujourd'hui.

Traou Nez. Aujourd'hui.

Traou Nez in Charles-Victor Hervé.

Traou Nez in Charles-Victor Hervé.

Denis Seznec et Gabrielle Dauphin, 103 ans.

Denis Seznec et Gabrielle Dauphin, 103 ans.

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J
Lorsque j'ai cité le "théorème", je l'appliquais à l'auteur de cette machination contre Guillaume Seznec et ses descendants. Je respecte tous les chercheurs sur cette affaire et j'insiste pour que chaque piste soit étudiée, en partant d'une hypothèse première, afin de démêler cette histoire de 95 années...
Répondre
J
Je ne cite toujours pas de nom. Il faut vérifier cette piste "canadienne" et il se pourrait fort qu'elle qu'elle ne fasse qu'un avec ce "paragraphe en post-scriptum" du "témoignage" fabriqué et donc faux, construit pour égarer de Santini, corse et policier résistant à Cannes (et ça c'est important). Mais qui nous guide vers la même famille...
Les protagonistes ont tout de même un culot phénoménal pour créer une fausse piste jusqu'en 1995 !
Pourquoi ? Pour égarer encore et encore comme le dit le "théorème":

«Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien.»
Répondre
L
Monsieur Janiczak...
Je ne suis nullement emmerdée par l'affaire Seznec...
Je parle là de témoignages des deux petits-fils de Guillaume Seznec.
Pas de piste farfelue sortie de l'imagination de leur auteur.
J
Aucun nom n'a été mentionné au public, ni dans la presse...
Il faut s'interroger sur le témoignage de Viviane Eleuche-Santini:

"Il importe encore d'évoquer une lettre du 20 mars 1995, émanant de Mme Santini et adressée au premier président de la Cour de cassation.
Bien que ce témoignage ait été écarté par la commission de révision, dans sa décision du 28 juin 1996, comme imprécis et peu circonstancié, il me paraît intéressant d'en soumettre les termes à l'appréciation de la commission."

" Monsieur le président de la Cour de cassation,
Je me permets de vous écrire au nom de mon père qui est décidé en juillet 1994, au sujet de l'affaire Seznec, et je vous prie de bien vouloir lire cette lettre jusqu'au bout, car elle n'émane pas d'un farfelu qui aurait des révélations fracassantes de dernière minute.
Je me présente : Viviane Santini, professeur agrégé d'histoire, docteur en histoire. Mon père : Philippe Santini, né le 10 décembre 1916 à Carpinetto (Corse). D'abord militaire, il fut fait prisonnier en 1940 par les Allemands à Saint-Valéry-en-Caux, s'est évadé, est devenu agent de police ensuite à Cannes, a profité de son poste pour fournir des "vraies-fausses" cartes d'identité à des israëlites ; il fut dénoncé et déporté en Allemagne pour ses actions de résistance (j'ai les documents officiels).
A la fin de la guerre, en 1945, eut lieu le bombardement, avec bombes incendiaires, du camp de Plauen (à la frontière tchécoslovaque) où était détenu mon père. Celui-ci m'a raconté que le camp était plein car des détenus d'autres camps y étaient regroupés. Je vais essayer de retracer son récit :
"Dès que les avions alliés sont arrivés, on nous a fait rentrer dans les baraquements, et ça tombait ! Un type s'est exclamé : "Ils viennent pour nous libérer, mais il ne faudrait pas qu’ils nous tuent tous avant !" J'étais à côté d'un type que je ne connaissais pas, on a commencé à parler :
- Comment t'appelles-tu ?
- Philippe Santini, et toi ?
- Tessier, tu viens d'où ?
- De Nice, j'ai une femme et une petite fille que j'ai à peine pu voir car j'ai été arrêté peu après, je fournissais des faux papiers à des Juifs. Ma femme est institutrice, moi je suis flic. Et toi, qu 'est-ce que tu fais ici ?
- Je suis communiste, avant la guerre j'étais le chef du syndicat des dockers du port de Paris.
A ce moment, les Alliés ont lancé des bombes au phosphore qui s'enflamme au contact de l'air. Les baraquements ont commencé à brûler, nous avons tous cru que nous allions griller, ça criait, hurlait.
Le type s'est jeté à genoux, en disant : "Je ne crois pas, mais si Dieu me sauve de là, j'irai tous les dimanches à la messe. Dire que je vais crever, à côté d'un flic, alors que pour le crime que j'ai commis, je n'ai jamais été pris".
- Tu as commis un crime, toi ?
- Tu connais l'affaire Seznec ?
- J'en ai entendu parler quand j'étais petit.
- C’est moi et un copain qui avons tué Quemeneur. J'étais dans un café à Paris, et il y avait ce type, Quemeneur, attablé, il avait plein de fric qu’il montrait au patron, et il m'a vu. Il m'a souri, il est venu vers moi et, à voix basse, il m'a demandé si ça me dirait de venir le soir dans sa chambre pour se distraire un peu tous les deux. J'ai dit oui. Mais le soir, je suis allé avec un copain, car il était costaud Quemeneur, et j’avais pas l'intention de "m'amuser" mais de lui piquer son fric, à cette pourriture. On l'a tué tous les deux..."
A ce moment-là, les Allemands ont ouvert les portes du baraquement, ça a été la ruée, je m'apprêtais à détaler comme les autres, lorsque le type m'a retenu par le bras :
- Santini, tu ne l'ouvres pas, tu la boucles, je sais ton nom, où tu habites, et j'ai des amis puissants, si tu révéles quelque chose, pense à ta femme et à ta fille, tu veux qu 'elles vivent"...
Il est parti, s'est perdu dans la foule ; je ne l'ai plus jamais revu, et quelques jours après, nous avons été emmenés, puis ce fut la Libération".

Tout ceci est très étrange et peuvent faire remonter vers les protagonistes
Répondre
L
Merci Christophe d'être venu vous exprimer sur ce blog.
J'ai remis en P.S. 2 la lettre de Madame Santini.
Je ne pense pas que tout cela soit fondé.
Lisez attentivement les commentaires sur Justice Affaires Criminelles.
G
Bonjour à tous,
C'était sans doute le but: Plourivo est ripoliné avant un dernier(?) tour de piste, la piste canadienne en roue de secours.
C'est le témoignage de Petit-Guillaume qui en fait les frais, apparemment à peine évoqué, alors que la version donnée à son neveu vient d'être confirmée par ses fils.
Pourtant l'actualité est bien ce fait nouveau.
En 2015, je comprends le scepticisme ambiant; après tout le Tonton, par vengeance, par roublardise pouvait avoir joué du pipeau à son neveu, mais à ses enfants...., pendant des années? Je demande.
Répondre
L
Monsieur Janiczak...
Je ne comprends plus très bien où vous en êtes ?
La dernière fois que vous m'avez téléphoné c'était pour la piste du Canada, Quémeneur bootlegger, beau-père de Charles Pasqua, toussa...
Maintenant vous voilà sur la piste Viviane Santini.
Qui, pour moi, ne vaut pas plus qu'un paragraphe en post-scriptum.
Avez-vous encore une troisième piste sous le coude ?
J
J'ai vérifié en 2012 ce témoignage de Viviane Eleuche -Santini, j'ai eu son mari au téléphone.

Tous les détails autour de ce témoignage sont réels comme le bombardement à Plauen (par le témoignage de Robert CAHEN - Matricule 69572, cité par Association Française Buchenwald Dora et Kommandos:" Le 9 avril, départ de nouveau vers le sud-est. Falkenau où nous ne restons que deux jours ; puis Taus et enfin Plauen où nous arrivons en plein bombardement pour déterrer les morts et des bombes énormes non explosives...)

Mais quelle était l'origine et le métier de son père : corse, policier et résistant à Cannes: Alors ?
Et il y a surtout cette phrase: "San-ti-niiiiiii, tu ne l'ouvres pas, tu la boucles, je sais ton nom, où tu habites, et j'ai des amis puissants, si tu révèles quelque chose, pense à ta femme et à ta fille, tu veux qu 'elles vivent"... Dite avec un certain accent, il est possible d'imaginer d'où elle vient et je pense avoir trouvé la source qui a inspiré cette fausse piste: dans les archives du journal L'Humanité:
"Le comité du syndicat des dockers a eu une longue conférence avec le bureau dé la Fédération des Syndicats,'qui fera une démarche auprès du tribunal d'arbitrage pour le faire intervenir dans le conflit. La Fédération ouvrière avait demanda aux tribunaux la révision de certaines conditions du travail, mais ceux-ci ont refusé d'intervenir tant, que les ouvriers n'auraient pas repris le travail, cé qui constitue. une entrave intolérable à l'exer- cice Jdu. droit, de grève. Lés dockers ont refusé naturellement d'obtempérer nus ordres partiaux des tribunaux.

Duel tragique entre un braconnier et un garde-chasse

Provin,s, 4 décembre.. A Gurcy-leChâtel, un braconnier, nonimé Maxime Tessier, avait été arrêté récemment sur là dénonciation du parde-chasse Victor Dorrier. ̃̃•.̃

Au cours de l'incarcération préventive, à la Prison de Melun, sa femme alla habiter avec le garde-chasse.

Maxime Tessier parvint é connaître l'infidélité de :sa femme et décida dé se venger de son rival et dénonciateur. Vendredi après-midi, il put s'évader et, dans la soirée de samedi, il se présenta ans domicile de Dorrier. armé d'un fusil. Lorsque ce' dernier parut sur le seuil de la porte, Tessier l'abattit de deux co'ups de [eu. Le garde-chasse riposta néanmoins, à, coups de revolver mais sans atteindre son agresseur. Il est,. assez grièvement blessé et 'Tessier se caL": c'est, à mon avis, à partir de cette lecture que l'auteur de cette fausse piste s'est inspiré.
Pourquoi ? Pour égarer encore et encore comme le dit le "théorème":
«Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien.»
M
Vous avez parfaitement raison, chère Liliane : pas de violence verbale, et de l'entraide. Que l'on soit pour une version ou pour une autre, il faut admettre qu'il y a un très grand nombre de points mystérieux dans cette affaire (c'est d'ailleurs pour ça qu'elle nous fascine) et on ne peut espérer en éclaircir quelques uns que par la collaboration. Ce qui a fait la faiblesse des livres sur l'affaire et des requêtes en révisions, c'est qu'ils n'ont pas eu à subir la contradiction constructive de personnes non convaincues d'avance. Les auteurs se sont auto-persuadés du bien-fondé de leur discours, mais ça ne suffit pas pour convaincre une commission de révision. Se faire applaudir par une foule de fanatiques est plus facile, mais ça ne vous donne pas raison.

À part cela, j'espère que vous avez lu chez Skeptikos le premier chapitre de la "version à Vacquié". Je l'ai lu hier. C'est très drôle.
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