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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : France 2, l'émission de trop ?

Le journalisme, c'est comprendre vite pour faire comprendre vite.
Françoise Giroud

Je me demande ce que, ceux qui ne connaissent rien à l'affaire Seznec, ont pu comprendre à regarder cette émission.

Brouillon.

Sans colonne vertébrale.

Eparse.

On saute d'un sujet à l'autre, et puis on y revient...

Le bordel, quoi !

Le résultat du copinage Anne Sophie Martin / Bertrand Vilain.

Je vais essayer de lister précisément ce qui clochait :

 

1/ Petit Guillaume s'appelle Petit Guillaume.

Et pis c'est tout.

Elle nous a fait quoi avec ce "Guy" que personne ne connaît.

Genre, "moi, je connais comment sa famille l'appelait"...

Mais, là, on n'est pas au déjeuner dominical et familial, hein, on est dans l'affaire Seznec.

On confond là le surnom affectueux et l'affaire.

Et ça mélange tout le monde.

 

2/ Le coup de la cassette

Mme Martin, en janvier 1978, ces baladeurs à cassettes n'existaient pas.

Et oui, j'ai vérifié.

Lire sur ce blog : "Le secret, c'est pas que je doute, mais..."

Le baladeur à cassettes n'a été lancé qu'en 1979 par Sony.

En janvier 1978...

C'était encore les bandes magnétiques et les gros magnétos.

 

Mail de Denis Langlois en date du 17 février 2015 :

"Bonjour,

 

Le 25 janvier 1978, Bernard Le Her m'a fait écouter la bande magnétique (Il y avait encore très peu de

cassettes) et me l'a laissée quelques jours. J'ai donc transcrit sur papier son contenu exact.

 

A très bientôt.

 

Amicalement.

 

D.L."

 

Je sais par Jean-Yves Seznec que l'enregistrement de Petit Guillaume a eu lieu en

plusieurs fois deux, trois fois ?)...

Une fois en voiture.

Et une fois avec "une femme qui prenait des notes" : je suppose là que Bernard Le Her a dû venir voir son oncle avec une sténo (ndlr Rappelez-vous, "secrétaire", c'est le seul rôle attribué aux femmes dans l'affaire Seznec...).

Je sais aussi que Petit Guillaume savait qu'on l'enregistrait.

Et qu'il a bien dit ce qu'il souhaitait dire.

Et puis, on sait tous que l'avocat Langlois, il l'a paumée la bande magnétique.

Et qu'il ne reste que ses écritures.

Qui doivent faire foi.

Pour la retranscription, vous noterez que c'est bien l'avocat qui l'a faite au nombre de virgules qu'il a collées partout.

Maintenant, on ose penser qu'il n'a pas déformé les propos.

Ben oui, hein, pourquoi pas lui, puisque, moi, on m'accuse de trahir les propos des petits-fils...

Ah oui, c'est vrai, petit reminder : je suis une femme dans une histoire où les machos pullulent.

Alors, le coup de la cassette qu'un pékin balade à la main, avec une voix nasillarde qui sort de l'enregistrement, ça, ça le fait vraiment pas.

"Sur cette cassette, il y a un secret... Un secret enfoui depuis près de 100 ans..."

Bon, ben là, on est tranquille Dieu n'avait inventé ni la radio (souvenez-vous...) ni les cassettes d'enregistrement...

"C'est le récit de l'unique témoin d'un crime jamais élucidé...."

Et là, ils envoient une voix super vulgos "ça m'a drôlement travaillé cette histoire"...

ça commence mal, très mal !

Ah, ils ont quand même écrit en bas d'écran : "enregistrement reconstitué"...

 

3/ Le récit "en exclusivité" des petits fils

Les aficionados de l'affaire savent qu'ils ont pu le lire sur mon blog depuis le 26 Mars...

Et puis là, on part à Morlaix en 1923.

Avec les petits dessins explicatifs (ndlr elle doit enseigner en maternelle, à ses temps libres, la journaliste !)

"C'est toujours frustrant, très frustrant de savoir la vérité et d'entendre tout ce qui se dit", déclare Gabriel Seznec.

"Papa, il m'avait dit, c'est une affaire toute simple qui a été compliquée à outrance..." dit à son tour Jean-Yves Seznec.

.......................

Je vous fais maintenant  le déroulé de l'émission...

La traque

Un coupable idéal :

"L'histoire démarre sur les chapeaux de roues par une virée en Cadillac à travers la Bretagne..."

Non, non, non, la base de l'histoire c'est le foutu voyage Morlaix/Paris/Morlaix.

 

Le voyage sur Ouest-France.

Gros plan sur Bernez Rouz qui raconte.

C'est pas désagréable de le voir...

Mais il a une si jolie voix que je l'aurais fait commenter des images anciennes plus précises.

C'est le voyage Morlaix/Rennes/Dreux/Houdan.

"La famille a payé des détectives privés..." nous dit Rouz.

Moi, j'en connais au moins un : DeLangle.

Mais pas "des", un...

"Toutes les recherches ont eu lieu entre Dreux et Houdan"

Oui, oui, même que le commissaire Achille Vidal nous faisait une fixette.

"La découverte du sac de voyage de Pierre Quémeneur..."

Déjà, c'était une valise, et alors le sac simili cuir simili Longchamp, là, ça le fait pas du tout.

Puis arrive l'histoire de la machine à écrire et de la perquise du 6 juillet 1923...

La journaliste : "Les policiers tiennent leur mobile, Seznec est arrêté et incarcéré..."

Non, non, le gars Seznec il était dans un garde à vue prolongée à la Sûreté Générale de Paris depuis le vendredi 29 juin. 

Bernez Rouz nous raconte maintenant que Seznec a été odieux pendant son procès...

Oui. Peut-être. 

Mais ça aurait été mieux qu'il nous parle de l'enquête et de l'instruction complètement bâclées.

Juste après la vue des jurés au procès fin octobre 1924...

La journaliste : "Il embarque pour Cayenne, pour l'Ile au Diable"

Non, non, non, Seznec a été condamné le 4 novembre 1924 et il a embarqué pour Cayenne le 7 avril 1927.

Pendant tout ce temps-là, la pauvre Marie-Jeanne s'arrachait la tête pour trouver un fait nouveau qui aboutirait à la révision du procès.

Alors, là...

Pour nous expliquer ce qui s'est passé pendant l'absence du bagnard...

On voit sa fille Jeanne qui creuse à Traou Nez...

Ben oui, mais les fouilles de Traou Nez par Jeanne Seznec, c'est fin 1953.

Pas entre 1927 et 1947.

Pas du tout.

Et puis, bim bam boum, à nouveau gros plan sur Jean-Yves Seznec.

Qui nous raconte sa petite histoire.

Avec la découverte du journal en 1978.

"Et moi, j'ai jamais posé de question ni avant ni après" dit Jean-Yves.

Et bien il aurait dû.

"J'avais pour consigne de dire que c'était pas de la famille" dit Gabriel Seznec.

 

Le combat pour l'innocence

Et là, on part à Montmartre, chez Denis Seznec.

"Il ne sait rien du secret et il ne connaît pas ses cousins."

Faux, archi-faux.

Même s'ils ne se fréquentent pas beaucoup, ils se connaissent, of course.

La journaliste : "En 1947, le bagnard le plus célèbre de France rentre chez lui, il est accueilli en héros"

Pas du tout...

Il n'a pas pu descendre au Havre car il était interdit de séjour.

C'est un magazine qui avait mis en place (avec money money de l'exclusivité) les touchants enfants flanqués de Le Her attendant sur le quai..

En fait, Guillaume, il les a retrouvés discrètement dans un restau de la campagne havraise. Mais le gros Le Her avait quand même réussi à vendre l'exclusivité à un canard (Détective ?)

 

Détective du 10 juillet 1947.

 

Après les images INA du retour, back to Montmartre chez Denis Seznec.

Qui nous montre des photos du jour de la mort de Guillaume Seznec (Samedi 13 février 1954)..

"Ce crucifix, on l'a toujours !"

Et voilà Denis qui enquille sur l'enlèvement de Pierre Quémeneur par la police...

L'armée rouge, le trafic des Cadillacs et tutti quanti.

On est dans le complot international !!!

Puis viennent les tentatives de révision.

Et l'émeute, et les larmes du 14 décembre 2006.

"90 ans après, on ne sait toujours pas ce qu'est devenu Quémeneur."

Retour sur Jean-Yves et Gabriel.

Et là, ils sont mignons, les petits-fils, ils déclarent qu'ils ont mieux vécu l'affaire de leur grand père, grâce à Denis.

"Ce qui est dommage, c'est qu'il n'ait pas eu l'intégralité des dires de notre père" dit Jean-Yves.

 

Secret d'Etat

L'autre direction...

Et là, on voit qui arriver dans sa petite voiture rouge ?

......Bertrand Vilain.

Mais oui, le brocanteur finistérien de Saint-Eloy.

Et, là, c'est plein feux sur le non trafic de Cadillacs.

"C'est un brocanteur breton spécialisé dans l'export vers les Etats-Unis..."

Heu....

Comment dire ?

Oui, il a épousé une américaine qui a exercé la profession de brocanteur à Tulsa. Oklahoma..

Mais "l'export"...

(ndlr ça ne m'étonne pas que Vilain ne peut pas croire les métiers des autres vue la gonflette qu'il nous fait du sien !)

Il avait plus facilement accès à des documents que quelqu'un qui était en France.

Si on parle là de l'ouvrage "Cadillac Participation in The World War"...

Moi, j'ai eu les copies du bouquin tout simplement par correspondance via la "Library of Congress" de Washington.

Dans son livre, Vilain s'est contenté de recopier les dits documents et d'y ajouter des anecdotes de spécialistes trouvées sur Internet.

Bon.

Maintenant.

La journaliste a embarqué à bord de la voiture de Vilain filmé en gros plan.

La frime, ma soeur, la frime !

Alors, lui, il a une horrible voix métallique.

Puis gros plan sur le débarquement des Sammies en 1917.

Avec "les fameuses Cadillacs qui sont au coeur de l'affaire."

Oh, ils sont mignons, tous les deux, Vilain et Rouz devant un feu de bois !

(ndlr Il faut vraiment avoir faim de notoriété quand même pour manger de cette soupe-là.)

#vomir

Là c'est l'histoire connue et rabâchée des bagnoles cachées par Seznec dans un hangar, chez un cousin, en 1920.

Puis gros plan sur le livre "Cadillac Participation in The World War".

Tiens, by the way, c'est moi qui en avais envoyé des copies de ce bouquin à Rouz.

Qui a aussi débarqué chez Vilain l'été 2008, parce que c'est moi qui lui avais signalé la bizarrerie du CDRom américain posté de Landerneau !

Comme quoi...

"Ayant l'opportunité d'aller régulièrement aux Etats-Unis..."

Bah oui, forcément, toute la belle famille du Vilain elle est ricaine, Paulette !.

Même que le grand-père de Madame, c'est lui Al Baker.

Le fameux et mystérieux co-auteur de l'Oeuvre.

On se renseigne avant de mettre un tel personnage fake en exergue.

"Un passionné de vieilles voitures qui va mener l'enquête !"

Ben voyons !

Bertrand Vilain aurait tourné lui-même le film, il aurait pas fait mieux.

"Pas de trafic international, donc pas de machination"

Enchaîne la journaliste.

Dont le rôle est juste d'énoncer les pistes, et pas de prendre parti.

 

Le secret de famille.

La dernière piste...

"C'est l'ancien avocat des Seznec qui l'a lancée récemment".

Récemment, si on veut, car 2018 - 2015 = ça fait 3 ans quand même !

"Il a attendu près de 40 ans pour la sortir des cartons..."

Oui, il a attendu surtout de ne plus être inscrit au barreau de Paris, car il connaissait les risques quand on trahit le secret professionnel d'un client.

"Et Bernard Le Her vient me voir..."

Oui, Me Langlois, mais vous étiez parfaitement au courant des mésententes entre les deux frères, et vous en avez profité.

(ndlr "L'enregistrement reconstitué", ça n'apporte rien et c'est vraiment nul de chez nul !)

Voix nulle qui parle sur des dessins d'enfants.

Et, là, surprise...

On retourne voir Gabriel Seznec.

Qui raconte la scène.

Puis Jean-Yves.

"Et lui, il avait peur pour sa mère, c'est ce qu'il vous dit ?"

demande la journaliste.

"Ils ont pas voulu sa mort, précise Jean-Yves, c'est un homicide involontaire."

Maintenant on retourne chez Langlois.

Qui nous parle d'agression sexuelle.

"Quand j'ai écouté ce témoignage, il m'a semblé très sincère. Je me suis dit : Oui, ça correspond à la vérité."

Voix pleine de suspense de la journaliste.

La mort accidentelle ?

Mais comment ?

Un coup porté ?

Mais avec quoi.

Et, là, on voit les images du hangar du brocanteur (oui, encore lui !)

Qui tripote des documents anciens, l'air important.

Je sens qu'on va arriver à l'inventaire de juillet 1923.

Avec...

Mais avec des candélabres, pardi.

"Et, là, y a un document qui prouve qu'il y avait bien des candélabres dans la salle à manger."

Oui..........

Et ?????

Leçon du brocanteur sur ce qu'est une garniture de cheminée.

(ndlr Pensées émues à Skeptikos in "C'est plutôt vilain, ça...".)

Ah on retourne à l'enregistrement reconstitué.

Avec les petits dessins pour enfants.

"Ton père, il était pas là à ce moment là ?"

Là on enquille sur le manoir de Traou Nez.

Elle dit "la maison de Paimpol".

 

No comment.

On retourne voir Gabriel qui raconte comment ses grands parents ont fait les poches du cadavre.

Puis on arrive à la tache de sang juste à l'endroit où il y avait les sommes de marquées.

"Il lui avait donné toutes ses économies et il ne reverrait jamais cet argent."

Et...

"Ils sont montés discuter pendant des heures et des heures, avec la bonne, sa mère.. son père, et puis ils ont réfléchi à la meilleure solution."

Trop émouvant, Jean-Yves pleure.

"Les Seznec décident de cacher le cadavre"

Non, les Seznec décident de lui donner une sépulture correcte.

Nuance.

"Et surtout... de taire la vérité à jamais !"

Le suspens est à son comble.

"Tout le monde a juré de ne jamais rien dire."

(ndlr Je vous le dis maintenant que les deux petits-fils sont absolument d'accord avec moi pour mon papier sur la promesse devant le calvaire de Plomodiern...)

Petits dessins pour enfants pour imager le récit du serment.

Au fait, y'a pas des dessinateurs de BD qui aient illustré l'affaire ?

Là ça aurait été bien de les montrer, non ?

"Cette famille-là était très très croyante, très pratiquante, je pense" ajoute Jean-Yves.

Gabriel : "Mon père, il s'en est voulu toute sa vie, parce que s'il avait pu raconter, son père aurait été innocenté."

 

Et là, on part en quatrième vitesse sur la photo de Marie-Jeanne Seznec à 17 ans (??????)...

Pour expliquer, qu'elle, un jour, âgée de 40 ans, elle a tenté de rompre ce serment devant des policiers qui ne l'ont pas crue.

"Pendant l'enquête, elle a craqué devant les enquêteurs et son fils "Guy" était présent".

Là, elle s'embourbe totalement avec son "Guy".

Relisez bien les lettres de sa famille à Petit Guillaume, et vous verrez...

Y'a pas plus de Guy que de beurre en branche.

"Mais la vérité ne convainc pas tout le monde."

Retour sur Denis Seznec.

"C'est complètement hallucinant, mes grands-parents, je les vois pas faire ça. Je ne vois pas mon grand père... C'est complètement absurde !"

Suspens total de la journaliste : "Et si c'était vrai ?"

DS : "Si c'était vrai ce serait une histoire d'amour extraordinaire dans le sens où, lui, il serait allé au bagne pour couvrir sa femme."

Et là on repart à Traou Nez, la piste de Denis Seznec.

"Pour lui, c'est sa dernière chance de convaincre la justice..."

De nouveau les petits dessins pour nous expliquer la piste de Traou Nez.

"Fin mai 1923, par une nuit de noces, une petite fille aurait assisté au crime."

Et là, on enquille sur le témoignage de la dame de 103 ans, Gabrielle Dauphin.

C'est pathétique cette pauvre vieille dame qui tente de se rappeler.

La soeur de la vieille dame vient à la rescousse de Denis Seznec.

"Devant l'huissier c'est pas bon Je suis pessimiste. je risque de faire le combat de trop. Un échec, je ne m'en remettrais pas."

Et là c'est le couple d'amis de Denis à Saint Malo : Jean-Marie et Monique (???????????????????)

Image du bulot coincé sur le rocher.

 "Faut savoir s'arrêter, lui dit Monique, t'as fait tout ce que tu pouvais."

Retour sur le brocanteur.

Guide des fouilles de Morlaix.

"Très curieusement la maison Seznec est le seul endroit où il n'y a jamais eu de fouilles !"

Faux.

Archi faux.

Dès 1923 il y a eu des fouilles.

Et après aussi.

On se rencarde un peu avant d'affirmer de telles sornettes.

 

Morlaix 24 février 2018.

Musique de fond suggérant un suspense insoutenable.

"Une dizaine de bénévoles et de passionnés de l'affaire Seznec sont à l'oeuvre autour du brocanteur..."

On voit les fouilleurs.

A l'oeuvre.

"Evidemment l'avocat Denis Langlois a fait le voyage."

Sur l'image, y'a un mec qui n'en peut plus de conduire sa tractopelle.

"On a cherché Pierre Quémeneur un peu partout , et en fait il serait enterré depuis près de 100 ans à Morlaix."

déclare un Vilain très imbu (deux bus) de lui-même.

Musique plus ou moins cubaine sur fond de fouilles.

Y'a un mec qui regarde...

Et du coup la journaliste accroche le seul pékin présent.

(ndlr je sais par des potes qui sont passés sur place, qu'il y avait en fait très peu de monde autour des fouilles)

"A 14 h 30, la curiosité des bénévoles est récompensée.."

Je sens qu'elle va nous balancer des images de Maillot.

Gagné.

Maillot et son célèbre :

"Il est pas là Bertrand on a retrouvé un bout d'os ?"

(ndlr A mains nues. Sans gants. Sans huissier.)

Gros plan de Langlois qui est tout seul dans le champ devant la maison.

La journaliste : "Vous avez vu?"

Et là, Langlois pleurniche "Oui, bien sûr, c'est un très grand jour pour moi mais aussi pour tous ceux qui s'intéressent depuis longtemps à l'affaire Seznec. C'est une affaire qui a bouleversé les consciences de beaucoup de gens surtout en Bretagne. Et, si on s'approchait de la vérité, ce serait quelque chose d'important."

Y'a deux gendarmes qui font circuler les curieux.

Suspense insupportable de la voix de la journaliste :

"Il est 15 heures, la maison Seznec est devenue une scène de crime !"

(ndlr Lol mais lol de chez very Lol)

"Sur photo, une médecin légiste confirme qu'il s'agit bien d'un os humain !"

Vilain : "Moi, j'ai encore du mal à réaliser, on se dit c'est pas possible qu'on trouve, on fait une erreur, y'a un truc, puis là c'est confirmé que c'est des ossements humains donc ça ne peut être que Pierre Quémeneur. C'est un truc de fou, quoi !"

La journaliste :

"Le procureur de Brest a interrompu son week-end pour venir sur place relancer l'enquête."

Bon. Lui, il a des gants au moins pour toucher le nonoss.

Langlois soutient Vilain qui défaille au bord des larmes.

Les caméras s'affolent.

Le procureur : "ça semble être un os humain donc on part sur une enquête de ce type-là. Pour poursuivre les fouilles et les expertises.'

La journaliste : "Et en procédure, vous ouvrez ?"

Le procureur :"Sur recherches et causes de la mort. Article 74 du Code de Procédure Pénale."

Vilain tout fort au procureur : "Est-ce que vous remerciez les personnes qui ont fait des fouilles ?"

........................

Gros plan suivant sur un verre de bière.

Des verres de bière des fouilleurs qui trinquent.

Vilain : "Pour en finir avec l'affaire Seznec et après on passe à autre chose."

La journaliste : "Une victoire trop vite fêtée car 3 jours plus tard, on apprendra que la légiste s'est trompée, les ossements trouvés étaient des os de bovins."

Gros plan sur le viaduc de Morlaix.

Un chien hurle à la mort.

(ndlr Il parait que c'était le chien des voisins, rue de Brest... Voisins qui n'ont jamais voulu que la journaliste filme le côté de leur maison (malgré son drone !!!!). Qui est pourtant le côté où Pierre Quémeneur a trouvé la mort et où Petit Guillaume est monté sur le rebord de la fenêtre du salon, d'où la vue sur le viaduc de Morlaix.)

 

Alors là...

On enquille (avec les petits dessins) sur la piste "Yves Le Saout" de la locomobile et de la crémation du corps de Pierre Quémeneur.

Et des cendres vidées dans la rivière.

Gros plan sur Yvon Le Saout.

(ndlr ...et ses débilités, faut bien le dire. Parce que les voisins détestaient les Seznec. Et c'était un genre de revanche.)

On comprend vraiment pas ce que ça vient faire là ?

Sauf que Vilain en parle longuement dans son bouquin (Chapitre 6. Pages 108 à 119).

Et que ça doit être le SEUL livre sur l'affaire Seznec qu'a lu la journaliste.

"Une hypothèse jamais prise au sérieux par la justice, mais qui sait ?" ajoute la journaliste.

#laughingoutloud

A nouveau gros plan sur les fouilles.

"Une semaine plus tard, la justice a levé les scellés. Et..........  Revoilà les bénévoles passionnés. Leur but : Finir le travail et creuser encore. On remonte des os de bouchers, des bouteilles et des concrétions de couleur noire charbon.

......Des résidus de la locomobile.

Les scories doivent encore être expertisées."

 

On revient chez Jean-Yves Seznec  :

"C'est sûr qu'ils ont fait des choses qu'on ne doit pas faire. Ils se sont séparés du cadavre, c'est un délit. Mais il n'y a pas eu de volonté de donner la mort. Et pour nous, c'est ce qu'il y a de plus important."

 

Liliane Langellier

P.S. Je pense qu'Anne Sophie Martin n'est pas de l'équipe fixe en place chez Laurent Delahousse sur France 2.

Oui, Anne Sophie Martin est une journaliste spécialisée dans les affaires judiciaires.

Elle travaille "notamment pour la télévision"...

C'est une réalisatrice de documentaires.

Mais c'est surtout une journaliste free-lance.

Qui rame pour gagner sa croûte à droite et à gauche.

Et qui se fait son beurre avec des faux scoops.

Parce que vous imaginez Laurent Delahousse envoyer toute une équipe filmer des fouilles privées en direct à Morlaix ?

Des fouilles privées...

A Morlaix...

Bande de rigolos, va !

Oui, c'est une journaliste free lance qui a vendu (cher, très cher) son exclusivité.

Et qui a tenté de faire du sensationnel avec les révélations émouvantes des petits-fils.

Fausse exclusivité puisqu'elle a débarqué chez Jean-Yves Seznec avec Hervé Chambonnière du Télégramme.

Donc, ça devient une exclusivité France 2 en partenariat avec Le Télégramme.

Et oui, un vrai copinage Chambonnière/Vilain/Martin.

Et oui, ça pue l'histoire d'argent, tout ça.

Parce que le nerf de la guerre, c'est toujours l'argent.

Tout ce qui nuit au travail des vrais journalistes sérieux.

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A
Chère Liliane, cher Skepticos,

POUR EN FINIR AVEC LE MAGNETOPHONE

Oui, moi aussi (mais plus tard que vous deux, car je suis (un peu) plus jeune, j'ai eu un magnétophone à cassettes au début des années 1970.
L'appareil montré à partir de 23'04 de l'émission d'hier ressemble plus à un magnétophone "de poche" que j'ai souvent vu utilisé par un copain, journaliste à "La Voix du Nord".
Mais ça, c'était dans les années 1980-1990.
Quant au Nagra, je ne suis pas surpris que Laurence Lacour* en ait utilisé un lors de l'affaire Gregory.
C'était, alors, encore, le "magnétophone fétiche" de la presse.
Et le lillois que je suis, vivant en une ville où réside une prestigieuse Ecole Supérieure de Journalisme; sait bien que les étudiants de ladite Ecole, pour leurs exercices d'interview, se sont longtemps baladés avec des Nagra. C'est plus récemment qu'ils ont été dotés d'un équipement plus léger..

Ma conclusion : Bernard Le Her n'avait sans doute pas un Nagra, mais pas non plus le "micro-cassettes" de l'émission.
Les acteurs de cette séquence sont d'ailleurs horribles.
Répondre
M
Bonsoir Madame Langellier,
Je suis depuis plusieurs mois votre blog que j'apprécie énormément de part ces contenus, son humour, sa justesse.
J'ai une question que je me pose mais qui n'est pas en lien avec l'article que vous proposez.
Donc Marie Jeanne Seznec aurait repousser les avances de Pierre Quémener et il serait décédé sur le coup.
Mon hypothèse/intuition me fait dire la chose suivante:n'aurait-il pas été enterré à son lieu de naissance à Commana?
Ce n'est qu'une supposition de ma part mais cela m'interroge.
En attendant,peut-être, un éclaircissement, je vous souhaite une bonne soirée.
Nicolas Michaud.
Répondre
S
Bonjour MadameLangellier

Je ne voudrai pas dire mais je ne comprend pas ce que vous dites à propos des cassettes. Qu'estce qui n'existait pas,en 1978, les magnétophones à cassette?, ce type de cassette?, ou la cassette que tient dans la main le type qui fait l'acteur dans la vidéo ?

Chez moi, en 1967, nous possédions un magnétophone à cassette de type Philips EL3302 et c'était déjà d'un usage courant.

Par contre, je me souviens qu'une copine, journaliste à Europe 1, en 1972, possédait un Nagra , un truc portable mais qui marchait avec des bandes assez courtes.

Mais il est vrai que je parle de mémoire,
Répondre
L
P.S. Je viens de retrouver le mail où Denis Langlois me spécifie bien que c'était une bande magnétique.
L
Bonjour Skeptikos !
Moi aussi j'ai reçu pour mon succès à mon premier bac (1964) un magnétophone Philips à cassettes.
Mais il n'avait STRICTEMENT rien à voir avec l'image que France 2 nous a balancée pour illustrer "la cassette" !
Le baladeur à cassettes n'a été lancé qu'en 1979.
Je me souviens effectivement que ma copine, Laurence Lacour, lors de l'affaire Gregory (Octobre 1984), avait, pour Europe1, un lourd Nagra.
Et, à part ça, vous avez été content de l'émission ?
M
Très brouillon, cette émission, en effet. Il y a parfois des émissions qui peuvent satisfaire les connaisseurs d'une affaire, avec quelques petits détails qui clochent, mais celle-ci n'en faisait pas partie. Pas assez préparée, manque de rigueur, et mensonges éhontés. Nous montrer une cassette dans la main d'un gars qui marche, c'est nous faire croire que la cassette existe encore. C'est une imposture. Il s'agit de captiver le téléspectateur au lieu de l'informer. Un moyen métrage de fiction, en somme. Le cric représenté par une manivelle dans les mains de Christophe Malavoy, le sac de voyage... Vraiment n'importe quoi.

Je ne retiens que l'honnêteté et la simplicité de Jean-Yves et Gabriel Seznec, la bonne prestation de Bernez Rouz, et j'ai été touché par l'émotion de Denis Langlois et Denis Le Her-Seznec.

Par contre, les fouilles, ça m'a fait penser à "La Septième Compagnie". "J'ai trouvé un os, chef !"
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