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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Et notre Ackerman dans tout ça ???

N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe.
Victor Hugo.


Dans notre délire texan...

Vous allez être bien surpris...

Comme je le fus.

Il y a à peine 4 pages consacrées à Ernest.

Oui, à notre Ernest Ackerman (ou avec deux n, selon).

A qui Marc du Ryez a consacré de nombreuses recherches.

(Recherches non citées par l'auteur, qui pompe tout le monde, mais ne cite jamais personne)

Parce que, s'il y a un Ricain intéressant dans l'affaire Seznec...

C'est bien Ernest.

Et là, rien.

Ou quasiment rien.

Dans le sous-chapitre : Turrou et Quéméneur, on peut lire :

"La description qui est faite par Quéméneur correspond parfaitement à Turrou. Mais ce n'est pas tout, nous avons trouvé un autre lien entre Turrou et Quéméneur qui s'appelle Ackermann. Nous savons avec certitude (NDLR ????????) que le dénommé Ackerman n'est pas Charly. Mais nous savons aussi qu'il est parfaitement au courant de l'affaire des Cadillac. Il donne des détails très précis qu'il le seul à connaître comme par exemple que l'affaire devait avoir lieu en février."

Je vous le dis tout de go, pour me rincer les yeux de ce mauvais français, je vais être obligée de relire Proust et tous ses volumes de "A la recherche du temps perdu."

On a la médication qu'on peut pour se sortir tant bien que mal de cette gabegie.

Alors, le nom de famille d'Ernest, attendez-vous à le voir écrit "Ackermann", "Ackerman", "Acherman"....

Ce pauvre Marc, si précis sur la graphie du nom d'Ernest, va beaucoup beaucoup souffrir.

Je le plains d'avance.

Je lis, avec bonheur, qu'il est justement en train de nous préparer de nouveaux papiers au sujet de ce citoyen américain.

On continue...

Dans le dernier opus : 17 lignes sur Ackerman, illustrées par une très mauvaise photo (les photos de ce livre sont mal légendées et les sources ne sont pas citées). 

Puis :

"Il rencontre Seznec au camp de Pontanezen lorsque celui-ci se porte acquéreur de plusieurs véhicules. Nous ne savons pas si à l'époque Ackerman connait personnellement Quéméneur. Il a forcément dû en entendre parler puisque Quéméneur livre du bois à ce même camp militaire et qui est réceptionné par son service. Le bois est entre autre utilisé à la fabrication des duckboards ou caillebotis qui servent de plancher. Le 25th Engineers est envoyé sur le front. Ackerman qui a plus de 40 ans reste sur les arrières."

Donc...

Notre brillant auteur ne sait pas si Ackerman connaît personnellement Quéméneur, mais "il a forcément dû en entendre parler".

On est là en pleine exactitude historique.

Et, puis soudain : 

"Pour rappel, William R Kearney Jr. est capitaine à l'Etat-Major. Il quitte l'armée et devient responsable du service "Motors Transportation" de l'AGRS (NDLR, là tu peux te brosser pour avoir le sigle en long, et oui, on apprend ça aussi dans les écoles de journalisme) jusque fin octobre 1921. Début 1922 Kearney est recruté par l'ARA à Moscou pour s'occuper des véhicules. Kearney a côtoyé Ackerman pendant 1 an. En poste à Moscou, il est en contact quasi quotidien avec Turrou. Les deux ont probablement discuté du marché des automobiles en Russie. Selon Mitchel, un responsable de l'ARA dans un courrier interne écrit : "Turrou peut parler 13 langues différentes et je pense qu'il a du faire du business dans chacune.""

Dans cet ouvrage..

Que de "probablement", de "si", de "il a forcément du", de "hypothèse", de "en déduire"...

Ici, une seule chose est sûre, c'est qu'on est sûrs de rien.

Vous ne comprenez rien à cette glossolalie, que je viens de reproduire ci-dessus, rassurez-vous, moi non plus.

S'ensuit l'interrogatoire résumé d'Ackerman par Vidal. Qui n'a pas assez insisté (???)

Et puis :

"Si Ackerman était au courant de l'affaire des Cadillac par l'intermédiaire de Seznec, ce dernier aurait probablement mentionné Quéméneur ou au moins il aurait fait allusion au négociant de bois. Si ce n'est Seznec, nous pouvons en déduire qu'il a été mis au courant par une autre source. Qui d'autre est au courant à part William Kearney ? Il a probablement indiqué à Turrou qu'Ackerman qui habite Paris pouvait l'aider dans son projet. Turrou aura pris contact avec lui en revenant de Moscou."

C'est confus.

Très.

Et je ne vais probablement rien pouvoir tirer de ce paragraphe.

"Il est toutefois étrange que Seznec s'obstine à vouloir impliquer Ackerman dans cette affaire comme s'il pensait qu'il s'agissait sûrement de l'américain en contact avec Quéméneur."

Monsieur Piel, Coatquën, si vous me lisez...

Vous qui, d'après notre auteur, aimez tant le bon Français, cachez-vous les yeux.

Et pensez à ce à quoi vous avez échappé !

Lecteurs, vous n'avez rien compris à cette phrase ???

Rassurez-vous...

Moi non plus.

On continue.

Et...

Bien non...

C'est juste fini pour Ackerman.

La démonstration implacable prend fin.

Dans la suite de cette épopée, une phrase a retenu toute mon attention :

"Au moment où j'écris ces lignes, je n'ai pas de raisons de penser que cette hypothèse est inexacte. C'est une déduction logique qui vient naturellement de la consultation des archives du fonds Hoover à l'Université de Stanford en Californie."

Et, là...

Je peux tout de suite vous dire que notre auteur s'est juste contenté de traduire l'ouvrage de Bertrand Patenaude "The Big Show in Bololand"...

Et qu'il n'a jamais, jamais, fait aucunes recherches dans les archives du fonds Hoover.

Aucunes.

C'est Patenaude qui a fait les recherches.

(Juste avant, ou après, être allé déjeuner au Tex Mex d'Austin avec le broc).

Ce pauvre pauvre Bertrand Patenaude, à qui notre auteur est quand même allé raconter (???) que, grâce à lui, on venait de résoudre l'affaire Seznec !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Etudiants français qui passerez par Stanford, l'été prochain, dites que vous êtes Canadiens !

Toute cette mélasse peut épater quelques Vilain's boys et la Psy briochine qui ne travent rien en Anglais.

Mais pas moi.

Et notre délicieux auteur texan table sur le fait que le livre de Patenaude serait trop cher à l'achat (entre 36 et 120 € sur Amazon).

C'est oublier que j'ai l'habitude d'acheter beaucoup de livres anciens.

Que j'ai de nombreuses relations en Californie...

Et que je vais me le procurer moins cher sans problèmes.

Et vous narrer ce qu'il en est.

Mais, enfin, en tomber là...

What a pity ! (Quelle pitié !) 

Isn't it ? (N'est-ce pas ?)

 

Liliane Langellier,

L'oprah Winfrey de l'affaire Seznec.

P.S. Pour lire de vrais papiers sur Ernest Ackerman, 

C'est par ici.

Ou chez Marc du Ryez.

Tiens, Guy Maro, Yargumo, est revenu parmi nous.

Welcome on board !

P.S. 2 Une dernière petite question :

On est bien sûrs que Pierre Quémeneur lisait L'Auto ???

Ou c'est juste une supposition de plus ???

Lorsque les enquêteurs ont appris que l'origine de cette histoire de bagnoles provenait de petites annonces,

ils ont commencé, of course, par éplucher la presse LOCALE !

C'est vache, notre belle langue française, quand même...

Pour un article, on change totalement de signification : "Passer sous le Robert", ou "Passer sous Robert" n'ont absolument pas le même sens.

J'hésite pour la préférence.

Saviez-vous que La Poste fait passer des certificats de langue française Le Robert ,

pourquoi je dis ça, moi ?

P.V. d'audition d'Ernest Ackerman in archives de Denis Langlois.

P.V. d'audition d'Ernest Ackerman in archives de Denis Langlois.

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