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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Anne-Sophie Martin sur Le Télégramme

Ne pas avoir d'idées et savoir les exprimer : c'est ce qui fait le journaliste.
Aphorismes - Karl Kraus


Article de Gwendal Hameury du 24 octobre 2019
 
Guillaume Seznec a-t-il assassiné le conseiller général Pierre Quéméneur en mai 1923 ? Pour la Justice, la réponse est oui. Pas pour la journaliste Anne-Sophie Martin, qui révèle un lourd secret familial dans son livre « Le Grand Secret », publié au Seuil.
 
On croyait la vérité enfouie à jamais. Elle a enfin refait surface. Peut-être. Quatre-vingt-seize ans après la disparition du conseiller général Pierre Quémeneur, la journaliste Anne-Sophie Martin, réalisatrice pour la télévision, pense avoir dissipé l’épais mystère qui entoure l’affaire Seznec. Dans son livre enquête intitulé « Le Grand Secret », publié aux éditions du Seuil le 12 septembre dernier, elle met un point final au plus incroyable fait divers du XXe siècle, devenu au fil des décennies ce qui serait le symbole de l’erreur judiciaire : un meurtre inexpliqué, un cadavre introuvable, un accusé – le Morlaisien Guillaume Seznec – qui se dit innocent mais que la cour d’assises de Quimper condamne néanmoins au bagne à perpétuité (il y restera 23 ans), des débats à n’en plus finir sur plusieurs générations, 14 requêtes en révision refusées…
 

 Une affaire simple compliquée à outrance »

 

La thèse de l’auteure, que l’on peut résumer façon Cluedo par « C’est la femme Marie-Jeanne, avec le chandelier style Louis XV, dans le salon », ferait sourire si elle n’était accréditée par les témoignages des petits-enfants du bagnard eux-mêmes. Un lourd secret de famille jamais publiquement dévoilé en vertu « d’une promesse faite devant Dieu », que leur a légué leur père « Petit-Guillaume », témoin oculaire de l’« accident ». En ce dimanche de mai 1923, Pierre Quémeneur aurait tenté d’agresser sexuellement l’épouse de Guillaume Seznec, qui se serait défendue, provoquant la chute mortelle de son agresseur. De retour à son domicile de Traon ar Velin, le maître de scierie aurait caché le corps et couvert sa belle aux yeux des policiers et de la justice. Jusqu’au bout. L’affaire Seznec ne serait donc qu’une tragique histoire d’amour. « Une affaire toute simple, compliquée à outrance », selon les mots de « Petit-Guillaume » à ses enfants.

Dans son ouvrage, Anne-Sophie Martin revient sur les différentes pistes explorées dans cette affaire, dont celle du trafic international de Cadillac. Ainsi que sur la supposée machination policière orchestrée par le curieux inspecteur Bonny (impliqué ultérieurement dans l’affaire Stavisky et fusillé pour collaboration à la Libération). Et évidemment sur les fouilles privées organisées en février 2018 dans l’ancienne demeure morlaisienne des Seznec. Qui n’ont rien donné. Mais le plus intéressant reste finalement cette rencontre finale avec les petits-fils de Guillaume Seznec, qu’il a fallu persuader de se délester du poids de l’héritage familial. De dire enfin la vérité. Leur vérité.


Pratique
« Le Grand Secret », par Anne-Sophie Martin, aux éditions du Seuil, 288 pages, 19 €. La journaliste a aussi réalisé un documentaire sur le sujet, qui sera rediffusé par France 2, ce dimanche 27 octobre, dans le 13 h 15.

 

………………………….

Mes commentaires :

1/ Je suis étonnée que ce ne soit pas Hervé Chambonnière qui ait signé cet article.

C'est le journaliste du Télégramme, grand pote des Pieds Nickelés.

Mais, peut-être, a-t-il, lui aussi des ambitions littéraires sur l'Affaire.

J'ai déjà très peur que le brocanteur nous ponde une nouvelle version de son chef-d'oeuvre. Avec le palpitant récit des fouilles morlaisiennes...

2/ Des petites (?) coquilles à corriger :

- "On croyait la vérité enfouie à jamais. Elle a enfin refait surface." 

Inexact.

C'est l'avocat Denis Langlois qui a, le premier, révélé "le grand secret" dans son livre "Pour en finir avec l'affaire Seznec" paru mi-février 2015.

- "au bagne à perpétuité (il y restera 23 ans)"

20 ans, ça suffira.

D'avril 1927 à juillet 1947.

« C’est la femme Marie-Jeanne, avec le chandelier style Louis XV, dans le salon »

Jamais les petits-enfants (Jean-Yves et Gabriel) n'ont parlé de "chandeliers Louis XV".

C'est une pure invention du "John Wayne de la brocante" Bertrand Vilain.

« Petit-Guillaume », témoin oculaire de l’« accident »

Non et non.

Dans la version dite et redite, Petit Guillaume n'aurait pas vu l'accident, il aurait juste entendu sa mère crier et il aurait vu le conseiller général Pierre Quémeneur à terre.

- « Une affaire toute simple, compliquée à outrance », selon les mots de « Petit-Guillaume » à ses enfants.

Non.

Ces paroles sont les paroles de Jean-Yves Seznec, fils aîné de Petit-Guillaume.

……………………….

Voilà….

A vot' bon cœur.

Et si vous voulez revoir le chef d'œuvre de documentaire d'Anne-Sophie Martin...

On vous le dit : c'est dimanche 27 octobre, à 13 h 15.

Sur France 2, of course.

Le meilleur du reportage ce sont les dessins de Gilles Pascal.

 

Liliane Langellier

 

 

P.S. Je suis abonnée au Télégramme.

Comme je suis abonnée à Ouest-France.

Je n'ai jamais dédaigné la PQR (Presse Quotidienne Régionale) puisque j'en ai fait moi-même partie, quand j'ai bossé à La République du Centre.

Je pense qu'il y a de bons et de mauvais journalistes partout.

Je pense aussi que la rigueur et la vérification des dires laissent de plus en plus à désirer.

 

L'affaire Seznec en fresque (Jeffroy Heol) dans les rues de Morlaix.

 

Affaire Seznec : Anne-Sophie Martin sur Le Télégramme
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