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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 900 articles.

Affaire Seznec Investigation. La bande à Kermina...

"Pour tout ce qui arrivait, quelqu'un d'autre était coupable."
de William McIlvanney (Laidlaw)

Photo de Monsieur Joseph Kermina sur Criminocorpus.

Le contrat Brousse/Kermina :

Joseph Kermina, Lucien Kermina, Marcel Gagnereaux, Raoul Rossignol. (in L'Humanité du 30 mai 1920)

"En outre, des magasins de vente, qui comprendront un bureau, une salle de réception des marchandises, une salle de vente, un magasin d'exposition sera installé pour permettre au public de se rendre compte des produits mis en vente."

"La durée du présent contrat sera de dix-huit mois, à partir du premier jour de vente."

Les stocks d'Aubervilliers ferment, eux, le 28 avril 1920 (in Le Siècle du 28 avril 1920) :

Rue des Cardinaux à Aubervilliers...

Bonsoir du 26 mai 1920

Bonsoir du 27 mai 1920

Bonsoir du 4 juin 1920

Bonsoir du 6 juin 1920

Les vrais historiens le savent bien...

C'est la presse d'opposition qui est le meilleur reflet d'une époque.

Henri Béraud, célèbre journaliste d'opposition, a tiré à boulets rouges sur le scandale Brousse/Kermina.

Il écrivait (entre autres) dans le journal du soir Bonsoir.

Parution : 13 janvier 1919 - 17 décembre 1932.

Bonsoir est un quotidien d’informations générales créé en 1919 par l’équipe de L’Œuvre, dont Jean Pinot, son futur rédacteur en chef. Anticlérical et ouvert à gauche, Bonsoir est proche du Canard enchaîné et du Crapouillot, se présentant comme « le plus joli journal de Paris » et suivant « l’axe de la nouvelle majorité ». Feuille du soir, il présentait les actualités du jour dans un style vif et très souvent impertinent.

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Le XIXe Siècle du 9 avril 1920

Dans La Lanterne du 6 juin 1920 :

 

Mais aussi dans Le Petit Parisien du 7 août 1920 sous la plume merveilleusement impertinente et acerbe de Maurice Prax :

[NDLR Métro aérien Cambronne]

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Le scandale Brousse a bel et bien existé.

Le roi des stocks était bel et bien Joseph Kermina.

Le Rappel du 9 avril 1920

Ses baraques parisiennes étaient installées sous les stations du métro aérien...

Exemple ici du métro aérien Barbès.

Métro aérien La Chapelle : 

Métro aérien Sèvres-Lecourbe (proche de l'Avenue de la Bourdonnais) :

Métro aérien Nationale :

Métro aérien Glacière :

Des stations de métro très populaires...

Il faut être totalement idiote pour penser que Guillaume Seznec connaissait personnellement Joseph Kermina.

Il ne connaissait ni ses fils, ni ses gendres.

Vu son niveau...

Seznec ne traitait pas avec la Haute mais avec des petits trafiquants.

Tous les journaux en ont parlé des baraques Kermina, et il serait étonnant que ce brasseur d'affaires de Seznec soit passé à côté de l'info !

Il connaissait assurément certains de ses employés...

Cinq stations concernées = environ 20 employés (voire plus).

Ci-dessous on parle d'un caissier et d'un surveillant (Journal de Saint-Denis, 7 mai 1920) : 

+ Le 66 boulevard de Clichy (Entre Pigalle et Blanche).

+ Le Mans. 51 bis, route de Parigné.

Le Nouvelliste de Bretagne du 24 août 1920 :

"véhicules américains de toutes marques. Camions, Camionnettes, Limousines, Torpédos et Conduites intérieures "Dodge"."

Environ 50 employés, voire plus.

Ce sont ces employés-là que les frères Marc et notre gars Seznec ont sans doute rencontrés.

Gherdi aussi.

Encore que lui, en tant qu'Algérien, aurait pu avoir accès au grand patron.

Ces baraques sont restées actives pendant environ un an et demi (1920/1921)...

Mon hypothèse est bien plus plausible que Pierre Quémeneur en amoureux transi de Marie-Jeanne Seznec...

Dont le fantôme prend le train et vient la violer à Morlaix le dimanche 27 mai 1923 au matin (si, si...)

Ou que l'intervention d'un Ricain du F.B.I. (ça fait chic et prétentieux !!!) dans l'affaire Seznec.

Isn't it ?

Petits Rappels : Rennes / Le Mans = 147 kilomètres.

C'est Seznec qui traficotait dans les bagnoles dès 1920.

Pas Quémeneur.

 

Liliane Langellier

 

P.S. Voir ci-dessous la carte interactive du Métropolitain en 1920.

 

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