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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 900 articles.

Le seul Américain de l'affaire Seznec est... Ernest Ackermann... Et non Leon George Turrou....

L'Amérique, l'Amérique
Je veux l'avoir et je l'aurai
L'Amérique, l'Amérique
Si c'est un rêve, je le saurai
Tous les sifflets de trains, toutes les sirènes de bateaux
Ont chanté cent fois la chanson de l'Eldorado
De l'Amérique...
Joe Dassin.

On va faire court et punchy.

Oui, contrairement à ce que nous raconte Bertrand Vilain...

C'est Ernest Ackermann le seul Américain figurant dans l'affaire Seznec....

Pas plus de William Robert Kearney que de Leon George Turrou.

Et croyez-moi, les policiers de l'époque ont bel et bien cherché si oui ou non il y avait un autre américain.

Le commissaire Vidal a longuement interrogé Ernest Ackermann le 27 juin 1923.

"D — Connaissez-vous Monsieur Quémeneur?
R — Non. J'ai même été surpris du télégramme de M. Seznec qui me parlait d'un nommé Quémeneur."

La Dépêche de Brest du 4 août 1923

Ouest-Eclair du 4 août 1923

"M. Ackermann a fait savoir qu'il ne connaissait pas M. Quémeneur, et qu'il ne l'avait jamais vu."

"M. Ackermann ignorait la disparition de M. Quémeneur et ne connaissait absolument rien de l'affaire."

C'est Guillaume Seznec que connaissait Ackermann, pas Quémeneur.

Car c'est Guillaume Seznec qui trafiquait dans les bagnoles en tous genres, pas Pierre Quémeneur.

Ackermann est arrivé au camp de Pontanezen en mars 1918.

Il y est resté jusqu'à sa fermeture en décembre 1919.

Déposition de Guillaume Seznec devant le commissaire Cunat, le 26 juin 1923 :

"Je connais Ackerman depuis 1918 ou 19, j'ai fait sa connaissance à Brest. Vers cette époque il est venu une fois chez moi avec sa femme que je connais. Je suis allé une fois chez eux il y a environ un an."

Ernest Ackerman reconnait avoir vendu plusieurs voitures à Seznec.

"J'ai connu Monsieur Seznec alors que j'étais soldat à Brest et détaché dans un camp américain en 1919. A cette époque, Monsieur Seznec s'est rendu acquéreur de plusieurs voitures.
 Courant mars 1920 je suis venu m'installer à Paris où j'ai d'abord habité 52 rue Richard Lenoir.
 Le 10 avril de la même année, je suis entré au service des Américains pour le «Service des Tombes».

Mais tout cela se termine en mars 1920.

Il n'a pu trafiquer que de mars 1918 à mars 1920.

Récit de Jean Pouliquen :

"J'eus l'après-midi un long entretien avec M. Vidal, à qui je racontai tout ce que je savais personnellement, tout ce que m'avait raconté Seznec et le résultat de mes recherches à Paris. Je ne lui cachais pas que l'Américain Ackermann semblait avoir connu l'affaire d'automobiles pour laquelle mon beau-frère était aux dires de Seznec venu à Paris  ; que cette coïncidence me semblait au moins bizarre, qu'il y avait sans doute urgence à prendre des renseignements auprès de cette personne, ce qui fut fait immédiatement"

"Mon beau-frère semble avoir correspondu avec un autre sujet américain nommé Ackermann, habitant à Paris, 16, rue Popincourt.
 D'après enquête personnelle faite par moi l'adresse donnée par M. Chardy semble fausse et je n'ai pu le retrouver  ; quant à M. Ackermann il habite bien Paris à l'adresse indiquée, mais il prétend ne point connaître mon beau-frère et ne l'avoir jamais vu. "

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Pour se sortir de sa mouise...

Le Guillaume Seznec, menteur patenté, a raconté tout et n'importe quoi.

Il a toujours essayé de reporter sa faute sur les autres : Ackermann, Cherdy, etc...

Mais....

Mais il n'a jamais cité de Leon George Turrou.

J'attends une preuve écrite que Guillaume Seznec ou Pierre Quémeneur connaissaient bel et bien cet américain-là.

Et, à mon avis...

Je peux toujours attendre...

Car c'est pas pour demain.

Seuls des esprits faibles ou perturbés peuvent croire à la version de notre "brocanteur à l'international". 

"Réponse Bertrand Vilain : Il est prouvé que Léon Turrou et l'Américain au nom approximatif de Charly ou Scherdy sont la même personne. Dans le dossier d'instruction, Pierre Quéméneur a dit qu'il avait trouvé cette annonce dans un journal. La seule annonce qui corresponde aux détails connus de l'affaire de Cadillac est l'annonce dite O.I.R. notamment le chiffre 10 Cadillac Torpedo. Il n'y en a pas deux similaires publiées en 1922-1923. De nombreux professionnels ont dû bondir à sa lecture. Qui peut vouloir acheter un tel nombre de Cadillac Torpedo ?"

Ses derniers délires avinés en date du jour sur son blog ne changeront rien à l'affaire.

 

Liliane Langellier 

P.S. : Lire ici mes 6 articles sur Ernest Ackermann.

et ici mes 34 articles sur Leon George Turrou.

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