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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

Affaire Seznec. La folle croisade du juge Hervé....

La folie, c’est l’intelligence à la renverse !
Michel Bouthot / Chemins parsemés d'immortelles pensées.

Chez l'historien Michel Pierre en pages 143/144 :

"La thèse de Plourivo

Charles-Hervé a trente-huit ans, il est toujours aussi agité et il est libre de toute attache envers la magistrature à qui il voue désormais une haine tenace. Il se prend de passion pour l'affaire Seznec et s'emploie à démolir toute l'accusation du procès de Quimper. Il évoque une hypothèse bien éloignée géographiquement de celle de Charles Huzo qu'il traite de "feuilletoniste" et avec lequel il s'est trouvé, un temps, en compétition auprès de Marie-Jeanne Seznec comme véritable détenteur de la vérité.

Il se souvient en effet qu'en octobre 1924, au moment même du procès, il avait reçu dans son rôle de juge de paix à Pontrieux des témoignages de marins d'une gabare, la Marie-Ernestine, ancrée dans le Trieux fin mai de l'année précédente, au moment de la disparition de Quémeneur. Les marins, selon leurs dires, auraient entendu rire et chanter depuis la propriété proche de la rive et surtout noté le bruit de deux coups de feu. Or, cette propriété était celle de Traou-Nez en Plourivo, celle que, selon ses dires, Seznec avait acheté à Quémeneur.

Les témoignages des marins avaient entraîné une enquête de gendarmerie. Interrogé, le gardien de la propriété, monsieur Guyomard, confirma qu'il avait marié l'une de ses filles et fêté la noce le 25 mai avec une soixantaine d'invités dans la propriété avec l'accord de Pierre Quémeneur. Son frère Louis était du reste présent. Après procès-verbal, mention de la date et du détail de la soirée, l'affaire avait été classée d'autant que, d'après ses livres de bord, le patron de la gabare confirmait bien que tout cela s'était déroulé la nuit du 25 mai, à un moment, et nul ne pouvait en douter, où Pierre Quémeneur disparaissait du côté de Houdan, à 460 kilomètres de là.

Sept ans plus tard, Charles Hervé reprend l'histoire et la transforme en affirmant que les coups de feu ont été tirés à plusieurs minutes d'intervalle et dans deux endroits différents. Il décrit une scène où l'on voit un homme fuir avec une valise, poursuivi par un autre qui le blesse d'un coup de revolver avant d'être abattu définitivement par un second projectile. L'imagination de l'ancien juge fait le reste en désignant la victime comme étant Pierre Quémeneur et en laissant entendre que le coupable est son frère Louis."

Chez Bernez Rouz :

 

 

Ouest-Eclair du 7 décembre 1931 :

 

C'est particulièrement L'Intransigeant qui relate la folle croisière du juge Hervé....

Dans son numéro du 10 juin 1933....

Sous la signature du juge lui-même...

Tandis que Maurice Privat, lui, phagocyte Police Magazine.

 

 

La piste du juge Hervé se révèlera très vite nulle et non avenue.

Pour les deux raisons suivantes :

- Primo, la noce de la fille du gardien de Traou Nez, Marie-Gabrielle Guyomard, a eu lieu le mercredi 23 mai 1923 à Plourivo.

Même si les noces duraient plusieurs jours en Bretagne, je doute fort qu'il y ait encore des coups de feu tirés dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 mai 1923.

 

L'Ami du Peuple du 3 novembre 1931

"le mariage civil a eu lieu le 20 mai et les mariage religieux le 24. Il y avait 60 invités."

"La déposition des bateliers se rapportait à un fait qui s'était produit dans la nuit du 24 au 25 mai 1923;"

L'Ami du Peuple du 6 novembre 1931

- Secundo, les marins se sont trompés dans les horaires des marées du Trieux.

"Il résulte d'ailleurs, d'un document irrécusable, le livre du port, que la gabarre était sortie 18 fois en mai 1923, elle était notamment sortie le 25. Cette précision coïncidait avec l'enquête de 1924, situant les faits  dans la nuit du 24 au 25 mai. La pleine lune était le 25, à O heure 30, la "Marie-Ernestine" ne pouvait sortir de nuit qu'après cette heure."

in Maître Jaffré.

...........................

Je vois mal ce que M. Hervé Godest, le descendant du juge Hervé, peut nous apprendre de plus sur les divagations de son ancêtre....

Mais attendons le mardi 5 avril.

 

Liliane Langellier

P.S. Côté Leon Turrou...

On attend toujours de lire le nom de cet Américain dans la liste des passagers débarquant du paquebot Berengaria à Cherbourg le 21 mai 1923.

On s'en tape de connaître la liste des passagers qui sont descendus à Southampton le 5 juin...

C'est Cherbourg qui nous intéresse.

Et le lundi 21 mai 1923.

Le reste est peanuts.

En attendant, la thèse de l'auteur prend l'eau !

Et puis, pourquoi la police n'a pas vérifié les fadettes de Guillaume Seznec en 1923 ???

Hein, pourquoi ????

Ah, vous me dites que ça n'existait pas en 1923 les fadettes, vraiment, are you sure ???

Et puis encore, pourquoi la police ne nous la retrouve pas cette foutue liste de passagers du 21 mai ???

Ah, vous me dîtes qu'elle n'en avait rien à cirer de cette liste...

Bref...

En clair...

Moins on trouve de preuves, plus l'étau se resserre !!!!

Qu'il traduise sa piste en anglais ne change rien à l'affaire...

The crook is not the one you think about....

Rappel utile : historien = Spécialiste de l'histoire ; auteur de travaux historiques.

On est loin, très loin, très très loin du compte, là, non ????

rt.
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