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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

La vie de Leon Turrou n'a rien à voir avec l'affaire Seznec....

La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent.

Je ne sais pas en quelle langue il faut l'écrire...

Il y a d'un côté l'affaire Seznec...

Une affaire criminelle entre deux bretons se déroulant entre Morlaix et Paris...

En mai 1923.

Et de l'autre...

Leon George Turrou...

Un G.Man qui ne connaît ni nos protagonistes ni le Finistère.

Un G.Man qui a eu une vie au service de son pays.

"Léon George Turrou (14 septembre 1895 - 10 décembre 1986) était un agent spécial américain et traducteur avec le Federal Bureau of Investigation chargé de mener une enquête visant à localiser et interroger des espions allemands nazis aux États-Unis. Il est également devenu l'auteur d'un livre populaire à l'époque intitulé Nazi Spies in America. Ses écrits ont été adaptés dans le film, Confessions d'un espion nazi .

Turrou est né le 14 septembre 1895 à Kobryn , situé dans la région sud-ouest de la Biélorussie. Il est devenu orphelin à un très jeune âge, son père étant décédé environ six mois avant sa naissance et sa mère peu de temps après sa naissance. Il a ensuite été adopté par un riche commerçant et a passé la majorité de sa jeunesse à voyager à travers le monde. À l'âge de 18 ans, il a déménagé aux États-Unis où il a trouvé un emploi de traducteur pour The New York Times en raison de ses compétences multilingues.

De 1916 à 1920, Turrou sert dans l 'armée française et est bientôt envoyé au combat sur le front de l'Est . Il a été blessé lors d'un engagement avec les Allemands. En 1928, après avoir parcouru une liste de professions, il fut finalement embauché par le Federal Bureau of Investigation dirigé par J. Edgar Hoover à l'époque. C'est grâce à cette nomination qu'il est devenu un agent spécial du FBI chargé de localiser et d'arrêter les espions allemands nazis en Amérique.

Après avoir travaillé avec le Federal Bureau of Investigation pendant environ 10 ans de 1928 à 1938, Leon G. Turrou a mené l'enquête sur une opération de réseau d'espionnage nazi en 1938. Bien que trois espions nazis ont été condamnés et emprisonnés et Turrou est devenu célèbre, il a profondément déçu le FBI pour avoir divulgué des informations sur l'affaire à la presse new-yorkaise et écrit une série d'articles sur l'affaire pour un journal.

Pendant son interrogatoire des espions il leur a dit qu'ils devraient témoigner devant un grand jury, ce qui a conduit beaucoup d'entre eux à fuir le pays, de sorte que quatre fois plus d'espions se sont échappés que ceux capturés. Le FBI considère aujourd'hui qu'il a raté l'affaire. Turrou a été renvoyé du FBI en juin 1938. Au cours du procès lui-même, qui a eu lieu en octobre 1938, son témoignage a été mis en accusation par la défense en utilisant les accusations de chercher à gagner de l'argent et la renommée de l'affaire, ainsi que des allégations de falsification de témoins et même accepter un pot-de-vin de Greibl. Les allégations ne tiennent pas debout, mais le FBI pensait que Turrou avait donné à l'organisation une apparence d'amateur, incapable de défendre la nation contre l'espionnage. Il a servi avec U.S. Armée en tant que lieutenant-colonel de 1943 à 1946 pendant la Seconde Guerre mondiale . Il s'est installé en France et est devenu un chef de file dans la communauté américaine des expatriés vétérans, et a également été employé par J. Paul Getty comme son chef de la sécurité personnelle jusqu'à sa retraite en 1955."

In Wikipedia.

Pour ceux qui maîtrisent la langue anglaise...

Lire la biographie de Richard Bareford sur "Find a grave".

"In 1916 he left for France and joined a Polish unit of the French Foreign Legion. While recovering from battle wounds in a Paris hospital he met Teresa Zakrzewski, from Zahacie, Poland (now Belarus)."

Petit rappel :

C'est ce fameux Richard Bareford (que j'ai contacté) qui a envoyé à Vilain le dossier F.B.I. de Turrou.

Car notre brocanteur n'a jamais fait de recherches personnelles au F.B.I.

....................................................

L'affaire Seznec et Leon George Turrou...

Ce sont deux rails de chemin de fer qui ne se recouperont JAMAIS.

Jamais !

Alors...

Bertrand Vilain peut, sur son blog, nous raconter encore et encore la vie de Turrou...

Cela ne nous prouve en rien l'intervention de Turrou dans notre affaire Seznec.

En rien.

De plus...

Je ne suis pas la seule à hurler à la supercherie....

Marc du Ryez l'a bien descendu sur son blog :

"Nous avons averti les lecteurs des inexactitudes, des erreurs et de l’extrême faiblesse du travail d’historien réalisé par Bertrand Vilain. Cela devrait suffire. Nous pouvons nous consacrer à des recherches plus intéressantes. Il continuera, gonflé d’orgueil, à briller auprès des membres de son équipe, mais il n’aura pas convaincu quiconque possède un esprit critique avancé et une habitude d’écrits d’un tout autre niveau."

Seznek de "L'Affaire Seznec revisitée" a fait de même :

"Son livre, de mon point de vue, est sans intérêt pour la compréhension de l’affaire. J’ai cherché vainement un élément nouveau permettant d’éclairer l’histoire. Force est de constater une indifférence générale à la qualité supposée de l’ouvrage. L’auteur a poussé le bouchon un peu trop loin en promettant des révélations provenant des archives du FBI, qu’il aurait été autorisé à consulter. Avec la modestie qui le caractérise, je le vois mal nous faire l’impasse sur la reproduction de sa carte de lecteur ou de l’autorisation officielle à en-tête du FBI. Ne parlons par de la précision des sources, c’est à mourir de rire."

Quant à "Nous"....

"Nous" attendons toujours de pied ferme qu'il réponde aux cinq questions suivantes et nous démontre, preuves à l'appui :

1/ Que Pierre Quémeneur est bien revenu à Morlaix le dimanche 27 mai 1923 pour violer Marie-Jeanne Seznec.

Ce qui est totalement impossible au vu des différents témoignages.

2/ Que Pierre Quémeneur et Guillaume Seznec lisaient bien L'Auto.

Alors, que je pense qu’en bons bretons, ils se contentaient juste de lire la presse locale.

3/ Que son Leon Turrou connaissait bel et bien Seznec et Quémeneur...

Ce qu'ose nous écrire Bertrand Vilain :

"Le transatlantique Berengaria quitte New York le 15 mai 1923 pour arriver à Cherbourg le 21 mai 1923 à 16h00. L'affaire Seznec démarre le même jour vers 20h30 par un appel téléphonique de Guillaume Seznec, pourquoi cet appel spécialement le 21 mai à 20h30 qui de plus est un jour férié ?"

Le Berengaria arrive à Cherbourg le 21 mai 1923 à 16 heures, le même jour à 20 h 30 Seznec téléphone à Quémeneur...

Comment Turrou a-t-il pu contacter Seznec entre 16 heures, voire 17 ou 18 heures selon le temps de débarquement, et 20 h 30 ?

Il avait son 06 ?

"A l’époque les paquebots n’arrivaient pas à quai et restaient dans la rade. Des transbordeurs venaient chercher les passagers et c’était très long. Un exemple donné par un document de la Cité de la Mer à Cherbourg montrait qu’en 1925 il fallait aux passagers d’un transatlantique près de quatre heures avant de monter dans les trains spéciaux, qui se trouvaient tout près de la gare maritime." in Marc du Ryez

4/ Que son Turrou figurait bien dans la liste des passagers du Berengaria accostant à Cherbourg le 21 mai 1923, et, donc, était en France en mai 1923.

Ce qu'ose nous écrire Bertrand Vilain : 

"Turrou était-il à bord du Berengaria le 21 mai 1923 ? Nous avons de très fortes suspicions concernant sa présence à bord. La liste des passagers ayant débarqués à Cherbourg n'a pas été retrouvée à ce jour. Nous pourrons demander à la commission de révision un supplément d'enquête sur ce point"

Ce que vous pouvez lire in Marc du Ryez :

"Le nom de Leon Turrou apparaît au retour à New York, mais nous ne possédons pas encore la liste des voyageurs à l’aller. La troisième phrase étant censée prouver la seconde est en réalité sans rapport avec elle. Pour l’instant, nous ignorons totalement si Turrou était en France au moment de la disparition de Pierre Quéméner. Qu’il ait embarqué à Cherbourg pour New York le 7 juillet 1923 ne nous indique pas la date de son arrivée en Europe, ni par quel moyen il a voyagé."

C'est maintenant à la cour de révision de prouver tout cela....

Ben voyons...

La cour de révision statue sur la véracité de faits nouveaux, ce n'est pas à elle de les prouver.

Il est retors le garçon !

Et puis Turrou en France...

Pour y faire quoi ?

Car il bossait à l'époque avec la Russie.

5/ que c'est bien son Leon Turrou l'auteur de la petite annonce O.I.R. du 7 février 1923.

L'auteur nous offre un vrai délire à se tordre de rire sur les initiales cachées O.I.R. 

Avec une analyse du niveau école maternelle.

 

"En 1951, une enquête parlementaire est diligentée par le parlement des Etats-Unis concernant une fraude massive lors de la liquidation des stocks en Europe après la seconde guerre mondiale. Le major Turrou est impliqué car en tant que responsable du suivi des appels d'offres, il aurait touché des commissions et pots-de-vins." 

Et prendre des faits de 1949 ou 1951 pour déterminer la personnalité de Turrou en 1923, c'est faire comme avec le Bonny...

Cela s'appelle de la mauvaise réputation rétrospective.

Pour que sa thèse puisse un jour être présentée à la commission de révision, il faut qu'il puisse répondre à ces 5 questions.

......................................

Inutile de vous dire qu'il y a encore du pain sur la planche...

Avant d'avoir des réponses nettes et précises à toutes ces questions.

Ce n'est pas de faire du vent pour participer à une éventuelle demande de révision par Denis Seznec qui changera quelque chose à l'affaire.

Ni, pour faire savant, de, sur son blog, noyer son Turrou sous un flot de mots.

Le système fonctionne peut-être avec ses potes gogos mais pas avec moi.

Il y a une obstination d'alcoolique dans tout ça (j'ai mes sources).

Mais, un autre énergumène guette aussi les derniers évènements...

C'est Christophe Janiczak et son improbable piste du Canada.

Qui envahit de ses sottises la page Facebook de Denis Seznec.

Ces deux individus, avec leurs pistes ridicules, sont aussi dérangés l'un que l'autre.

Malheur à ceux qui donneront quelques crédits à leurs pistes délirantes.

Et malheur à Denis Seznec s'il s'inspire de l'un ou de l'autre pour porter une énième demande de révision du procès de son grand-père.

Il court au désastre.

 

Liliane Langellier

 

Lire ici mes 25 articles sur Leon George Turrou

Lire ici pour la piste du Canada et Georges Pasqua

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J
Bonjour Liliane,<br /> <br /> L'affaire Seznec est plus complexe, volontairement que ce que les chercheurs ont jusque là imaginé. Elle ne commencerait pas en 1923, mais en 1913, avec l'affaire Cadiou !<br /> Il faut donc la rebaptiser: affaire Cadiou-Pierre-Quéméneur-Seznec.<br /> L'un des personnages clef des deux affaires qui se ressemblent trop, est le juge Léon Joly: bien que juge, à chaque fois, dans une autre région que la Bretagne, il intervient, comme par hasard, dans les deux affaires en donnant le témoignage d'un personnage important.<br /> L'affaire Cadiou est liée au scandale des poudres, suite à l'explosion des cuirassés Iéna en 1907 et Liberté en 1911, qui firent des centaines de morts et de blessés. La poudre frelatée viendrait de l'usine de la Grande Palud à Landerneau: une usine de poudre B, créé au début du siècle, avec des fonds allemands et dont les ingénieurs allemands étaient aussi officiers de réserve dans l'armée allemande ! L'ingénieur Pierre, accusé à tord d'avoir tué Cadiou (exactement comme Guillaume Seznec pour Quéméneur) a dénoncé son patron Cadiou, les allemands continuant à contrôler le sabotage des poudres destinées à la marine de guerre française. Cette affaire est donc une histoire d'espionnage et l'équivalent de l'affaire Dreyfus (qui concernait le canon de 75), mais pour la poudre B sans fumée.<br /> Quéméneur est le sosie de Cadiou et a été utilisé comme tel par les services d'espionnage.
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L
Toujours dans la théorie du complotisme, à ce que je vois...<br /> Vous savez que ça se soigne ???