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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

Affaire Seznec. Zoom sur Hélène Conogan...

Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps.
Abraham Lincoln.

Le Petit Provençal du 5 juillet 1923

Le Réveil du Nord du 6 juillet 1923

Le Phare de la Loire du 4 juillet 1923

Vous vous souvenez...

Le témoignage de la petite Hélène Conogan annule totalement la possibilité pour Pierre Quémeneur d'avoir pris un train à Houdan.

Dans le camp adverse (Bertrand Vilain/Claudine Jourdan)...

Voilà qui grouillote sec autour d'Hélène Conogan...

Pourquoi ???

Mais parce que Monsieur Vilain a trouvé un obscur opuscule de 60 pages qui parle de lui...

Bouhet...

Petit village de Charente-Maritime de 911 habitants.

Comment a-t-il encore magouillé pour leur jouer les rois du pétrole ???

Comment a-t-il pu convaincre Elodie Bonnet, l'auteur de l'ouvrage, qui est passionnée d'Histoire ???

Et lui refiler son histoire de Leon Turrou et du F.B.I. ???

Le 4 août sur son blog, il nous écrit : "Un intéressant ouvrage écrit par E. Bonnet avec des informations et recherches sur l'affaire Seznec et notamment Hélène Conogan, de l'hôtel Nourisson".

 

Alors, bien entendu, la psy décérébrée, cite son gourou à tout va.

Voilà les feuillets incriminés :

 

Ce qui compte ici...

Ce n'est pas tant le récit de l'affaire Seznec...

Que les lignes citant Monsieur Vilain :

"Selon Bertrand Vilain, historien amateur qui déclare avoir étudié les archives déclassifiées du FBI et fut interviewé le 16 avril 2020 dans le quotidien breton Le Télégramme, l'intermédiaire en question aurait été un escroc américain d'origine biélorusse nommé Léon G. Turrou, qui venait de terminer une mission de deux ans à Moscou pour le compte de l'American Relief Administration (et qui deviendra par la suite agent spécial du FBI)."

 

Pour Hélène Conogan...

"Après leur mariage, René et Louise Pelaud furent recensés en 1926 à Versailles, au 12, rue des Rossignols. René Pelaud était alors patron d'une entreprise de brocante située Impasse du Chemin de Fer à Saint-Cyr-L'Ecole (Yvelines).

Lors du recensement de 1931, nous retrouverons René Pelaud au 73 avenue Pierre Curie à Saint-Cyr-L'Ecole, où il vivait avec sa seconde femme Louise Balbon et leur nièce Hélène "Corrogon" [en réalité "Hélène Conogan"] Ils étaient tous sans profession déclarée. Née le 25-12-1908 à Bois d'Arcy (Yvelines), Hélène Conogan était seulement une nièce "à la mode de Bretagne" de Louise Balbon, car il n'y avait entre les deux femmes aucun lien biologique. Elle était la fille d'un couple de brocanteurs nommés Joseph Marie Conogan (Saint-Gelven - Côtes d'Armor - 5-9.1875/ Plaisir, Les Petits Prés - Yvelines, - 21-4-1923) et Clémence Rouvray (née à Andelu - Yvelines - le 12-1-1888). Or il se trouve qu'après quatre ans de veuvage, Clémence Rouvray s'était mariée en secondes noces le 23-7-1927 à Saint-Cyr-L'Ecole avec François Balbon, brocanteur et frère de Louise Balbon épouse Pelaud. Né au Chesnay, 24 bld Saint Antoine le 24-5-1878, François Balbon en était alors à son troisième mariage : il avait en effet divorcé le 12-8-1908 de Maximilienne Poussin, puis le 6-11-1926 de Julia Tanguy.

Lorsqu'elle avait 15 ans, Hélène Conogan avait été l'un des témoins clé de l'affaire Seznec, et pour cela, avait témoigné lors des enquêtes et procès liés à cette affaire criminelle, comme nous le rapportent plusieurs articles publiés notamment dans Le Journal du 4 juillet 1923 et dans Le Petit Parisien du 1er novembre 1924. En effet, sa tante maternelle Eugénie Alexandrine Rouvray (née à Saint-Germain-en-Laye, 6, Cour du Lion d'argent - Yvelines - le 25-12-1880) et son mari Henri Théophile Nourisson (né à Ormes, quartier de La Martinière - Loiret - le 25-8-1873) tenaient l'hôtel-restaurant du Croissant, situé rue Nationale à La-Queue-Lez-Yvelines, (Yvelines). Or il se trouve que les 25 et 26 mai 1923, le couple Nourisson avait dû s'absenter provisoirement de leur hôtel, où ils avaient été remplacés par leur soeur et belle-soeur Clémence Rouvray, veuve Conogan, accompagnée de sa fille Hélène Conogan. De son côté, Guillaume Seznec, maître de scierie à Morlaix, avait pris la route dans la journée du 24 mai 1923 pour aller retrouver à Rennes son ami Pierre Quémeneur, négociant en bois et conseiller général de Sizun domicilié à Landerneau. Ils avaient pour but, de se rendre à Paris pour faire des affaires sur un stock américain de véhicules marque Cadillac restés en France à la fin de la Première guerre mondiale. En effet, ils pouvaient alors espérer racheter ces Cadillac pour 10 à 15.000 francs l'unité grâce à un intermédiaire américain qui proposait d'assurer la transaction, les revendre ensuite pour 40.000 francs à des politiciens russes soucieux de parader dans leur pays. Selon Bertrand Vilain, historien amateur qui déclare avoir étudié les archives déclassifiées du FBI et fut interviewé le 16 avril 2020 dans le quotidien breton Le Télégramme, l'intermédiaire en question aurait été un escroc américain d'origine biélorusse nommé Léon G. Turrou, qui venait de terminer une mission de deux ans à Moscou pour le compte de l'American Relief Administration (et qui deviendra par la suite agent spécial du FBI).

Seulement durant le voyage vers Paris, la Cadillac torpédo de Guillaume Seznec fut victime de nombreuses pannes et crevaisons. Du coup, l'intéressé affirmait que le 25 mai 1923 vers 22 heures il avait déposé le conseiller Quémeneur à la gare de Houdan, où ce dernier aurait pris le train pour pouvoir être à l'heure pour pouvoir être à l'heure à son rendez-vous à Paris. Sauf que, par la suite, Pierre Quémeneur a totalement disparu sans laisser d'adresse et que son corps n'a pas été retrouvé.

Le samedi 26 mai 1923, Guillaume Seznec s'arrêta pour se reposer, entre 8 heures et 13 heures dans l'hôtel de la famille Nourisson à La-Queue-Lez-Yvelines. Il était seul et prétendait n'avoir emporté qu'une petite mallette en cuir contenant ses affaires personnelles. Mme Conogan se souvenait bien de l'avoir réceptionné : "C'est moi qui ai ouvert la porte du garage à cet homme", raconta-t-elle, lors du procès. "Il ne m'inspirait aucune confiance. Son attitude louche m'impressionna et quand il me demanda du café très fort pour se remettre de je ne sais quelles fatigues, je dis à ma fille Hélène qu'il avait une vraie tête d'assassin. Je ne me doutais pas que les évènements me donneraient tellement raison. Le rédacteur du Petit Parisien du 1er novembre 1924 poursuit son récit : "Pour la petite Hélène, fillette aux yeux candides et au visage ouvert, son témoignage est capital. C'est elle qui, traversant la cour du garage de l'hôtel Nourisson, a vu la valise jaune couchée sur la banquette de l'auto. On devine l'importance de ce fait. Si Seznec n'a pas emporté de valise, si la valise vue à son passage est la même que la valise vue par Hélène Conogan à La-Queue-Lez-Yvelines, sa thèse du départ de M. Quémeneur en chemin de fer à Houdan est totalement détruite. Pour l'établir définitivement, la police a dû interroger Mme Seznec à Morlaix..."

Oui, mais...

Au recensement 1911 de Bois-d'Arcy...

Pas d'Hélène Conogan !

Il y avait trois familles Conogan à Bois-D'Arcy en 1911, sans doute les trois frères dont deux travaillaient aux Chemins de Fer de l'Ouest et le père d'Hélène qui était brocanteur.

Les époux Nourisson étaient déjà hôteliers à La-Queue-les-Yvelines en 1921 :

Au recensement 1921, Hélène Conogan est à Plaisir avec son frère jumeau :

 

En fait...

Rien de nouveau depuis que j'ai écrit cela :

Le témoignage d'Hélène Conogan sur la valise de Pierre Quémeneur.

Remettre en cause le témoignage d'Hélène Conogan...

Comment croire une gamine alors âgée 15 ans ???

Mais, par contre, valider celui de Petit-Guillaume qui en avait 12...

Degré zéro de la crédibilité !

Le Nouvelliste de Bretagne du 3 juillet 1923

D'après Langlois, Seznec a bossé toute la matinée du 26 dans la cour de l'hôtel Nourisson à réparer sa bagnole avec l'aide de Coulomb, mais d'après la presse de l'époque il a roupillé jusqu'à midi que la cabaretière a du le réveiller.

S'il roupillait, la jeune Hélène a très bien pu voir cette foutue valise !

 

Liliane Langellier

 

La Dépêche de Brest du 3 novembre 1924

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