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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

Affaire Seznec. Le procès et les mensonges de Seznec sur Houdan et Dreux...

« Un mensonge répété dix mille fois devient vérité »
Propagande Goebbels.

Une fois de plus...

Ce n'est pas de répéter un mensonge mille fois qui en fait une vérité.

Même si c'était la base de la propagande nazi de Goebbels...

Oui, ce pauvre Me Marcel Kahn (KAHN et non KHAN comme Gengis !!!), il ne devait plus en pouvoir des mensonges du gars Seznec...

Comment défendre un loustic pareil ???

Ouest-Eclair du 1er novembre 1924.

Je rappelle ici que Guillaume Seznec a lui-même desservi sa cause, tant il s'est mal tenu lors de son procès.

J'ai découvert un petit journal local "Le Phare de La Loire" qui a publié de bons et longs articles sur le procès Seznec.

Le Phare de la Loire du 25 octobre 1924

"J'ai été laissé par M. Quemeneur à Houdan au café de la Gare".

Le Phare de la Loire du 26 octobre 1924

"Le Président en arrive tout de suite au voyage de Seznec et de M. Quémeneur, le 25 mai, pour Paris. Et il s'étonne des contradictions de Seznec. S'est-il arrêté à Dreux ou à Houdan ? Seznec s'explique :

- C'est vrai. D'abord j'ai dit Dreux. Puis j'ai dit Houdan, parce que je m'étais trompé. Voilà. Quand je me suis trouvé sur les lieux, à l'instruction, j'ai reconnu Houdan et j'ai déclaré que c'était là.

- Mais vous avez dit encore que M. Quémeneur vous avait quitté à la gare, puis devant un café de la gare.

- Mais la gare, la cour de la gare, le café devant la cour de la gare, pour moi c'est tout un. Après, j'ai précisé, et ce sont ces précisions que l'on me reproche comme des contradictions.

Me Marcel Kahn intervient :

- Il ne faut pas faire grief à Seznec de sa franchise. On lui demande : Où avez-vous quitté M. Quémeneur ? Il répond : Dreux. Puis il rectifie et dit : Houdan. Puis encore il précise que c'est à la gare, et enfin devant un café de la gare."

Le Phare de la Loire du 26 octobre 1924

"Je serais bien content de savoir comment les témoins dont vous parlez ont pu reconnaître dans la nuit, l'automobile que M. Quémeneur conduisait et comment ils ont pu affirmer que c'était une automobile marque Cadillac ? (Mouvements).

Mais la voiture automobile a-t-elle heurté la barrière de la gare de Houdan, ou s'est-elle arrêtée devant cette barrière ? Seznec affirme que l'automobile heurta la barrière. Des témoins affirment le contraire. Le Président s'attache à leurs déclarations. Puis, revenant à Seznec :

- Ainsi, vous quittez M. Quémeneur et celui-ci s'en va tout seul dans la nuit, avec sa petite valise ?

- C'est moi qui m'en vais, rectifie Seznec. Lui, je ne sais pas ce qu'il est devenu. (Sensation).

Et Seznec continue :

- Les témoins disent qu'ils connaissent la voiture automobile dans laquelle nous étions, M. Quémeneur et moi. Or, ils ne sont pas d'accord sur la couleur de ka capote. Ils disent, quand on les interroge, qu'ils n'en savent rien. Or, la capote était blanche. Une capote blanche, cela se remarque la nuit. Enfin, Monsieur le Président, les mêmes témoins qui sont si sûrs de ce qu'ils ont vu, ont déclaré que M. Quémeneur était avec moi. Or, ils n'ont pas vu M. Quémeneur, parce que celui-ci ne s'est pas montré."

Une capote blanche ????

Sur la photo ci-dessous, la capote est baissée mais on voit bien qu'elle est noire.

On continue avec le journal du 1er novembre :

"M. Piot, chef de gare de Houdan, déclare que l'auto de Seznec est entrée dans la cour de la gare à 22 h 10 et que c'était bien l'automobile de Seznec.

- Comment savez-vous que c'était moi ? interrompt Seznec.

Le témoin dit :

- J'ai vu deux hommes dans l'automobile, voilà tout !

- Seznec a-t-il de nouvelles questions à poser au témoin ? L'accusé a réfléchi sans doute et s'en rapporte à son avocat.

- J'admire votre tactique, remarque l'avocat général, mais ce n'est pas l'avocat qui se trouvait à Houdan ce jour-là !

Seznec se décide à parler.

-Inutile, dit-il, de demander à M. Piot s'il reconnaît ma voiture ou s'il l'a reconnue. Moi-même j'aurais de la peine à la reconnaître maintenant et puis ce n'est pas la barrière de la gare que nous avons heurté, mais le montant de la barrière. (Rires, exclamations violentes).

Me Laizon, bâtonnier du barreau de Quimper, au nom de la partie civile, demande si c'était bien le "grand monsieur" qui tenait le volant de la voiture. M. Piot affirme que c'était bien le "grand monsieur" qui occupait le volant : le "petit monsieur" était assis à côté de lui. Le "grand monsieur" était Seznec.

Mme Piot, la femme du chef de gare, est aussi affirmative que son mari.

- Personne, assure-t-elle, n'est descendu de la voiture dans la cour de la gare pour prendre le train. Il était 10 h 10 du soir."

Je ne connaissais pas cette histoire de "Petit ou grand monsieur"....

Et un pti dernier pour la route :

La Patrie du 26 octobre 1924

La route de Houdan à Dreux à pied....

Ou passer la nuit chez une pute...

Il se fout de la gueule du monde !!!

Mais quelle arrogance !

Quelle arrogance !

..............................

Voilà...

Le boxon dans les réponses de Guillaume Seznec qui nous dit tout et n'importe quoi.

Et puis...

Dites-vous bien que si c'était Quémeneur qui avait pris (au vol !!!) le train de marchandises, il n'aurait jamais laissé sa valise avec ses papiers indispensables pour le rendez-vous du lendemain.

Capisce ?

 

Liliane Langellier

Sur ce sujet,

Lire aussi sur ce blog :

"Personne n'est descendu de voiture en gare de Houdan le vendredi 25 mai 1923" :

 

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