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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Retour sur l'inspecteur Bonny....

Un seul mensonge fait plus de bruit que cent vérités.
Georges Bernanos.

"Enfin, le commissaire Buchet, qui appartenait à la brigade mobile de Rennes au moment de l'enquête, décrit les limites du rôle de Bonny, "un inspecteur normal qui écrit sous la dictée du commissaire de police, qui porte sa serviette et ne participe pas aux interrogatoires."

Michel Pierre en page 211, évoquant l'émission de Frédéric Pottecher du 2 juin 1967.

"Je viens de recevoir un lot d'archives. Concernant le rapport Bonny, il indique que Vidal a chargé Bonny d'identifier le prétendu Chardy ou Cherdy. Le 25 juin, Il s'est rendu au 6 bd Malesherbes où il a constaté qu'il s'agissait d'un bureau de poste. Au 1, il a trouvé un locataire Suédois qui s'appelle Scherdin. Il a fait diverses recherches auprès du consul de Suède, Nordling. Le rapport est en date du 8 juillet car il n'a probablement pas eu le temps de le rédiger avant. Dès le 2 juillet, les journaux avaient publié des informations indiquant qu'il s'agissait d'une fausse piste."

in "Le rapport de l'inspecteur Bonny" sur le blog de Bertrand Vilain en date du 16 septembre 2021.

Toujours aussi vantard et prétentieux (tellement complexé...)

Je vois que notre Mytho-en-Chef a encore frappé...

Des archives lui sont comme "tombées du ciel"....

Concernant plus particulièrement les recherches de l'inspecteur Bonny à la poste du boulevard Malesherbes de Paris....

Je rappelle ici l'article hyper documenté de notre regretté ami Alain Delame (pas le même niveau intellectuel que le crêpier texan, hein ?)

Lire ci-dessous : 

L'affaire Seznec pour en finir avec l'inspecteur Bonny

 

"Bref – on y revient – Bonny est le ''porte-serviette'', le ''chien du commissaire'' (expression que l'on trouve dans plusieurs romans de la série ''Maigret'' de Simenon.)

Pierre Bonny fut un ambitieux, puis un magouilleur ''ripou'' de la IIIème République, puis l'administrateur zélé de la sinistre ''Carlingue'', la ''bande Bonny-Laffont'' de la rue Lauriston pendant l'Occupation. C'est vrai. Avait-il ''mérité'' la peine de mort qui lui fut infligée en 1944 ? Non, car la peine de mort ne se ''mérite'' pas ; même compréhensible en 1944, elle ne se justifie en aucun cas. Et Bonny, s'il avait été condamné à une peine de prison, aurait pu expliquer les doutes dont il avait fait part à son fils, puis au Dr Paul."

Je recommande aussi la lecture du livre de Guy Penaud :

Rappel : 

La courageuse famille Seznec n'a incriminé publiquement Bonny qu'après sa mort (27 décembre 1944).

"La présence de Bonny dans l'enquête revêt cependant bien plus tard une importance considérable. En effet, la thèse présentée par la défense de Seznec après-guerre, sur la base de témoignages tardifs, en fait l'ouvrier du complot contre celui-ci, homme-orchestre de la fabrication des fausses preuves et des faux témoignages supposés." (in Wikipedia).

Achtung, acchtung... Interdiction formelle (streng verbotten !!!) par le gauleiter de l'affaire Seznec de reproduire son archive/lettre bidon...

Une aumône de Denis Langlois ou de Bernez Rouz, sans doute...

Je vous en reproduis ici le contenu :

"8 juillet 1923....

L'inspecteur de police mobile Bonny à Monsieur le Contrôleur général des recherches judiciaires.

J'ai l'honneur de vous rendre compte de ce qui suit :

Le 25 mai dernier, chargé d'identifier le prétendu CHARDY ou CHERDY j'ai découvert, non pas au numéro 6 Boulevard Malesherbes, où en réalité se trouve le bureau de poste N° 3, mais au numéro 1 de la même voie, les bureaux d'un Monsieur du nom de SCHERDIN, ayant domicile 26 bis rue Lafontaine à Paris.

Ce rapprochement d'adresse (Boulevard Malesherbes) et cette consonnance de nom (SCHERDIN), dont la prononciation est la même que celle indiquée par Seznec, m'ont incité à poursuivre mon enquête en vue de l'identification de SCHERDIN"

Faut croire que Le Moulin de Saint-Eloy dans le Finistère, côté miracles, c'est encore plus chouette que Lourdes...

Puisque des archives descendent du ciel directement chez notre Texan.

Il va bientôt surpasser en renommée Jeanne-Louise Ramonet à Kerizinen en Plounévez-Lochr

SAUF QUE :

Le 25 mai dernier, ça le fait pas, car l'enquête n'a débuté que fin juin !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le 25 mai, c'est la date (supposée) du voyage à Paris et de la disparition de Pierre Quémeneur.

La plainte pour disparition est déposée par Jean Pouliquen à la Sûreté Générale le 17 juin 1923.

"J'écrivis de nouveau une lettre pressante et ma belle-soeur envoyait un télégramme, nous étions au 17 juin, cette fois la plainte fut déposée et la police se mit en campagne."

En note 188 chez Bernez Rouz : "La demande d'ouverture d'une information judiciaire ne sera adressée que le 21 juin au procureur de la République de Brest."

Guillaume Seznec arrive à Paris, à la Sûreté générale de la rue des Saussaies, le jeudi 28 juin 1923.

Le mandat d'arrêt est notifié par le juge Ernest Binet date du 30 juin 1923 :

Je vous conseille plutôt la lecture de Marc du Ryez qui, lui, a fait des recherches sérieuses et approfondies sur SCHERDIN :

Bror Oskar SHERDIN

 

Et, histoire de rigoler, mon article sur Mediapart concernant le chef d'oeuvre du gauleiter :

Affaire Seznec, l'inutile et très mauvais livre top secret de Bertrand Vilain

Mme Claudine Jourdan, la groupie en chef du crêpier texan, peut reproduire tout ce qu'elle veut sur son blog merdique...

Elle n'est définitivement pas dans la course comme blogueuse dans l'affaire Seznec, mais, comme une romancière bon marché, auteur d'un roman de gare invendable.

A bon entendeur...

 

Liliane Langellier

Sources : Blog de Claudine Jourdan "Affaire Seznec Discussion" :

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P.S. Pour mémoire, dans les attendus de la Cour de Casse du 14 décembre 2006 :

"Attendu qu’enfin, aucun élément du dossier ne vient corroborer l’affirmation selon laquelle il serait établi que l’inspecteur Bonny aurait effectué, sur ordre du commissaire Vidal, à Paris, dès 1923, une première enquête qui serait demeurée secrète, à l’occasion de laquelle il aurait entendu Boudjema Gherdi ; qu’en effet il apparaît seulement que Bonny, procédant à des investigations à Paris en vue d’identifier un nommé "Sherdly" ou "Chardy", a enquêté, en juillet 1923, sur un ressortissant suédois du nom d’Oscar Scherdin, ayant son bureau au 1 du boulevard Malesherbes ; qu’au demeurant, les éléments invoqués ne font état que de bordereaux d’envoi datés de 1926, tous relatifs à des procès-verbaux établis la même année ;"

P.S. 2 Rappel utile chez Marc du Ryez :

La liste des policiers cités dans l'affaire Seznec :

 

 

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