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Affaire Seznec Investigation

Affaire Seznec Investigation

Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 670 articles.

Anne-Thérèse Seznec. De l'affaire Seznec à l'affaire de Bruay-en-Artois...

Anne Thérèse Seznec est née le 28 février 1951 à Beaumont-sur-Oise.

Elle est la fille de Juliette Le Her (morte le 31 décembre 2015, à Wasquehal, âgée de 98 ans) et de Petit Guillaume Seznec.

Et donc la demie soeur de Jean-Yves et Gabriel Seznec.

Même si son géniteur était en fait Albert Seznec.

Avec qui Juliette a vécu alors qu'elle était encore mariée à Petit Guillaume. Séparés depuis des années, ils n'ont divorcé que le 26 juin 1952.

Par sa mère, Juliette, demie soeur de Denis Seznec, elle est la petite fille de François Le Her. Par son père, Petit Guillaume, elle est la petite fille de Guillaume Seznec.

Denis Seznec est donc à la fois son oncle et son cousin

Le seul qui nous ait parlé d'Anne-Thérèse dans son ouvrage "L'impossible réhabilitation" est Michel Keriel.

Mais il s'est lourdement trompé en nous affirmant que Juliette s'était suicidée après avoir été impliquée dans l'affaire de Bruay-en-Artois.

En page 124 :

« Juliette était le fruit du premier mariage de François Le Her. Elle vivait à l’époque avec Albert, l’un des frères de Jeanne Seznec, après avoir été la compagne de Guillaume, l’autre frère. Elle se retrouva, bien plus tard, impliquée dans la célèbre affaire de Bruay-en-Artois puis se suicida. Mais cela est une autre histoire… »

En fait...

C'est Anne-Thérèse qui accusera le suspect numéro un du crime de Bruay-en-Artois, le notaire Pierre Leroy, de l'avoir séquestrée et violée, à l'âge de 17 ans (1968), alors qu'elle était enceinte de deux mois.

Anne-Thérèse a accouché d'une fille, Michelle Le Her, du prénom de "Michelle Uguen", la première épouse de François Le Her et la mère de Juliette, née à Lille, le 14 décembre 1968.

Elle porte alternativement les noms de famille de Seznec et de Le Her. Car sa mère déteste le patronyme Seznec.

Pour l'émanciper, Juliette l'a mariée (mariage blanc), le 24 août 1968, avec l'un de ses cousins Le Her, Roger Le Her, né le 21 janvier 1938, fils de Jean-René Le Her.

Jean-René Le Her, bourrelier, a tué sa femme Marie-Agnès Thepaut d'un coup d'alène, le 1er novembre 1938.

Il était le frère de François Le Her et donc l'oncle de Denis Seznec.

Et son dernier fils, Roger, a été élevé par Juliette Le Her.

En 1968, Anne-Thérèse raconte avoir été retrouvée ivre (on lui aurait mis un entonnoir a whisky dans la bouche) par des policiers (Boeufs/Carottes ???) sur la Nationale 17 direction Arras.

Vers Raches.

Bruay / Lille = 49 minutes.

Anne-Thérèse aurait (conditionnel) reçu des lettres de menaces de mort de la soeur du notaire Leroy. Lettres qui étaient postées de Flines-lez-Raches.

D'autres sources évoquent la prostitution précoce d'Anne-Thérèse, et le notaire Leroy comme client.

Pierre Leroy était en effet un habitué des bordels de Lille.

 « Le nouveau témoin à charge dans l’affaire de Bruay Thérèse Le Her appartient à la famille de Guillaume Seznec », La Nouvelle République, mercredi 26 juillet 1972.

Sur Academia, par Romain Legendre (Mémoire sur l'Affaire de Bruay-en-Artois, sous la direction de Philippe Chassaigne), en page 103, on peut lire :

"Un autre témoignage tendit à affirmer que le notaire était un homme violent. Brigitte Le Her fut ainsi entendue dès le 7 mai par le juge Pascal. Elle affirmait reconnaître en Pierre Leroy l’agresseur dont elle avait été la victime aux environs de Lille en 1968 :

« C’était le 4 mai 1968 : j’avais 17 ans […] je me trouvais à Lille. J’ai été invitée à monter dans sa R8. Chez lui il m’a fait boire du whisky, déshabillée, attachée à une colonne, et rouée de coups. Il a cessé lorsque je lui ai dit être enceinte de deux mois. Il m’a alors abandonnée sur le bord de la route » raconta t-elle au juge. A la suite de son dessaisissement et de la remise en liberté du notaire, auquel elle devait être confrontée en théorie, elle s’attacha les services de Me Libman afin de défendre ses intérêts. Cette affaire n’eut pas de suites compte tenu de l’ancienneté de l’affaire et de l’absence de preuves matérielles pour corroborer les déclarations de Mlle Le Her. Cette accusation fit néanmoins dire aux avocats de la défense « nous avons l’habitude dans cette affaire de connaître des rebondissements de dernière minute. Et alors que cette fois les faits remontent à plus de quatre ans on ne peut que se demander pourquoi ce témoignage arrive si tard […] on peut se demander si cette plainte, avec constitution de partie civile, n’a pas été téléguidée »

Au moment du meurtre de Brigitte Dewèvre, Anne-Thérèse avait 21 ans.

Elle parle actuellement d'une voiture R8 ou R10 turquoise dont les propriétaires n'ont jamais été inquiétés.

Elle a témoigné en 1972 au palais de Justice et semble avoir subi un chantage avec menaces de mort.

De la part de la soeur du notaire (???)

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Pour l'affaire de Bruay-en-Artois :

- pour l'ambiance des corons : le film "La femme Flic" d'Yves Boisset (1980) avec Miou-Miou.

- pour l'ambiance interrogatoire police notables : "Garde à vue" de Claude Miller (1981) avec Lino Ventura, Michel Serrault et Romy Schneider.

- pour l'enquête :

- le téléfilm de Charlotte Brandstörm "L'affaire de Bruay-en-Artois" (2008).

- le podcast de Christophe Hondelatte...

- le replay d'Affaires Sensibles du 23/11/2018.

- les coupures de presse dans Criminocorpus...

- l'entretien avec Jacques Lesinge dans Criminocorpus.

Les livres :

- Pascal Cauchy : "Il n'y a qu'un bourgeois pour avoir fait ça".

- Jean Ker : Le fou de Bruay.

- Daniel Bourdon : Brigitte, histoire d'une contre-enquête et Brigitte, Acte II.

 

Et pour le troisième livre de Daniel, lire :

L'AFFAIRE DE BRUAY-EN-ARTOIS ENFIN ÉLUCIDÉE ? DANIEL BOURDON PENSE AVOIR IDENTIFIÉ LE MEURTRIER DE BRIGITTE

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Difficile pour Anne-Thérèse de se positionner aujourd'hui sur l'affaire Seznec...

Après avoir subi la haine anti-Seznec de sa mère Juliette Le Her.

Qui a toujours accusé Jeanne Le Her Seznec d'avoir sciemment assassiné son mari, François Le Her, le 3 octobre 1948.

 

Liliane Langellier

 

P.S. Citius, altius, fortius...

Il semblerait que Denis Seznec compare désormais la mort de Pierre Quemeneur avec celle de Robert  Boulin.

Un complot d'Etat, quoi !

Rien que ça.

Je lui conseille vivement la lecture du livre du grand reporter, Benoît Collombat  :

"Un homme à abattre".

P.S. 2 Le problème des petits-enfants Seznec...

C'est qu'ils sont tous persuadés que leur papa ou leur maman leur ont dit la vérité vraie.

Aucun recul.

Aucune remise en cause.

Dommage !

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