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Affaire Seznec Investigation

Affaire Seznec Investigation

Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 670 articles.

La présence de Petit Guillaume aux fouilles du Café Le Tambour en 1936.

Ce qui est dramatique actuellement...

C'est de lire toutes les inexactitudes sur un certain blog Affaire Seznec Discussion.

Parce que...

Si "verba volant"...

Les écrits restent.

Voilà le dernier délire en date...

Ces fouilles n'ont jamais eu lieu en 1955...

Mais en 1936.

Ce sont des fouilles privées.

J'ai trouvé d'où vient la rumeur selon laquelle Petit Guillaume et Albert Seznec seraient allés creuser en 1936 dans les caves de l'ancien café Au Tambour, avenue de la Bourdonnais.

In livre de Claude Bal

C'est d'abord dans le livre de Claude Bal "Seznec était innocent" (1955) en page 230 :

"M. Lohat se mit en rapport avec les trois enfants de Seznec, Jeanne, Albert et Guillaume, et des fouilles furent entreprises. Elles ne donnèrent aucun résultat, mais elles furent fort incomplètes. On ne retourna le sous-sol de l'ancien Tambour, devenu la cave de l'Hôtel de la Bourdonnais, que sur une très faible superficie, un escalier, une cage d'ascenseur et toute une partie cimentée depuis empêchaient de poursuivre les opérations."

(ndlr Louis Lohat, c'est l'épicier du boulevard de Grenelle qui a trouvé un paquet enveloppé d'un papier bleu et une lettre le 17 juillet 1936 signée d'un certain Louis, datée du 11 juillet 1936, qui accusait Marthe du café du Tambour d'avoir occis Quémeneur).

 

Denis Seznec, lui, va plus loin, en page 369 (édition 2006) :

"Il (Lohat) se met ensuite en rapport avec un radiesthésiste, puis avec un second, en lui soumettant lettre et plan. Tous deux affirment que le corps est enterré dans la cave de l'établissement. Le propriétaire autorise des fouilles, et des terrassiers se mettent au travail. C'est un moment de grand espoir, car, malgré le recours à l'irrationnel, cette lettre, elle, est bien réelle. Albert et Guillaume Seznec fils viennent prêter main forte et creuser avec pelles et pioches."

Ah l'irrationnel dans l'affaire Seznec...

Lire :

Le paranormal dans l'affaire Seznec.

Qui est Louis Lohat ?

C'est le président du groupement des commerçants et industriels originaires de Bretagne à Paris.

L'Ouest-Eclair du 23 décembre 1930

Où se trouvaient les membres de la famille Seznec Le Her en 1936 ???

Petit-Guillaume, démobilisé, habite le 12, rue de Tunis à Saint-Denis.

Il fréquente déjà Juliette Le Her (mariage le 13 mars 1937) qui ne porte pas les Seznec dans son coeur.

Sa mère Michelle Uguen s'est suicidée dans des circonstances étranges le 12 septembre 1933.

Albert Seznec, lui, a tout juste 21 ans (31/10/1914).

Et il se soucie bien peu de l'affaire.

En 1935/1936, François Le Her est en prison :

"A la fin de l'année 1935, mon mari fut écroué pour usurpation de fonction.

Il s'était, en effet, fait passer pour un agent auprès d'un jeune soldat qui qui, dans un bosquet du Champ de Mars, serrait de trop près une jeune fille. Le soldat parti, Le Her avait pris sa place... La jeune fille avait porté plainte et mon mari avait été arrêté. (...) Durant les mois qu'il passa en prison, je demeurai seule à Plessis-Robinson, avec mes deux beaux-enfants."

in Jane Seznec, Notre bagne de Claude Sylvane en pages 165/166.

Marie-Anne Colin, la mère de Seznec qui tenait le dossier révisions, est morte le 18 Septembre 1935.

Du côté de Guillaume Seznec au bagne, il tente de s'évader le 9 avril 1936.

Alors que la demande de concession agricole est dans les tuyaux :

 

Le 19 mai 1938, Jeanne Seznec demande une révision du procès de son père sur la base des révélations de Lohat (1938 pas 1936)

 

La presse enquille...

 

 

L'Oeuvre du 22 Mai 1938

"Des recherches ont été faites dans la cave de l'hôtel, mais l'exposition internationale interrompit les travaux sans qu'on ait rien pu découvrir."

Exposition internationale de 1937.

 

Paris-Soir 22 mai 1938

 

Le Petit Journal du 22 mai 1938

Ouest-Eclair 22 mai 1938

La Dépêche de Brest 22 mai 1938

On parle ici de Jeanne Le Her Seznec mais ni de Guillaume ni d'Albert Seznec.

Cela sent la dépêche de presse à plein nez.

On parle de Jeanne Seznec car c'est elle qui a produit le "fait nouveau" : la ceinture.

"Sur les conseils de Philippe Lamour"...

Pour demander une énième révision.

Oui, seule Jeanne est citée.

Pas plus Guillaume qu'Albert.

De Bal : "M. Lohat se mit en rapport avec les trois enfants de Seznec, Jeanne, Albert et Guillaume, et des fouilles furent entreprises."

C'est devenu chez Denis Seznec : "Albert et Guillaume Seznec fils viennent prêter main forte et creuser avec pelles et pioches."

Encore un délire de plus de Denis Seznec.

Lohat s'est peut-être mis en rapport avec les 3 enfants Seznec...

Mais aucun d'entre eux n'a participé aux fouilles du Tambour.

Aucun.

Paris-Soir, 18 juin 1938

Les Cahiers des droits de l'homme, 1er août 1938

Bernez Rouz signale la piste du Tambour en page 160 de son ouvrage, mais ne parle pas de la présence de Petit Guillaume et d'Albert sur le lieu des fouilles.

"L'hypothèse d'un assassinat dans les caves du café Au Tambour, quartier général des trafiquants d'automobiles, est évoquée en 1936. Louis Lohat, épicier rue de Grenelle à Paris, président des commerçants bretons de la capitale découvre un paquet sur son étalage. Dedans il y a une ceinture et un mot signé Louis : "Mon cher Louis... je te remais (sic) une ceinture que m'avait donnée Marthe du Tambour en 1922 ou 23... Tu saurais bien si Quéméneur portait la ceinture. Si oui, il a été tué chez Marthe dans la cave et le pauvre Seznec est innocent". Louis Lohat fait faire des recherches dans la cave de l'hôtel qui a succédé au café Au Tambour, en vain. Ce paquet pourrait avoir été déposé par, Louis Bourgeois, connu sous le sobriquet de Louis Nenoeil. Celui-ci "grand et mince, avec un visage très rouge et un oeil plus petit que l'autre, qui clignotait", est un Breton de Paris. Familier du café de Berthe Rallu Le Canon de la Marne à Chelles, il fréquentait également le café Au Tambour et son milieu interlope où travaillait une certaine Marthe. A l'heure de sa mort il n'est pas étonnant qu'il eut pu confier ses secrets au président du groupement des commerçants bretons, Louis Lohat."

Denis Langlois, lui, ne parle ni de Lohat ni de la piste du Tambour.

Denis Seznec aurait-il inventé de toutes pièces la présence de Petit Guillaume et d'Albert sur le lieu des fouilles ?

Ce ne serait pas la première fois qu'il extrapole à partir de faits connus dans son ouvrage...

C'est UNE RUMEUR....

Et comme son nom l'indique...

Rien ne peut venir prouver une rumeur.

Puisque fouilles au Café Le Tambour, il y a eu...

Les faits (fouilles au Café Le Tambour) ont eu lieu en 1936. Et la demande de révision date de 1938.

Oui, c'est en 1936 et non en 1955 #bullshit

Et aucun enfant Seznec n'y a participé de près ou de loin.

Heureusement, Le rapport Camard a mis un point final à tous ces délires.

Fatiguée des gens qui écrivent n'importe quoi sans vérifier.

Et qui contribuent à emmêler encore un peu plus l'affaire Seznec.

Qui n'a guère besoin de ça.

Liliane Langellier

Détective 19 mars 1936

Mise en scène des deux fils de Guillaume Seznec.

Pour illustrer l'article de Marius Larique.

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g 16/01/2021 12:40

ah , enfin la vérité !