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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Pour en finir avec Joseph Batude et la machine à écrire...

Comment est ta peine ?
La mienne est comme ça
Faut pas qu’on s’entraîne
À toucher le bas
Il faudrait qu’on apprenne
À vivre avec ça
Comment est ta peine ?
La mienne s’en vient, s’en va...
Benjamin Biolay

"De leur côté, les journalistes locaux et les envoyés spéciaux venus de Paris poursuivent leurs recherches. Ainsi, le 10 juillet, l'envoyé spécial du Petit Parisien recueille quelques témoignages. Il rapporte ainsi le passage chez Seznec le 30 mai (soit le surlendemain de son retour de Paris), de monsieur Batrude, marchand de machines à écrire à Brest. Le maître de scierie lui aurait alors demandé "s'il serait possible de changer le clavier américain d'une machine contre un clavier français, M. Batrude répond que l'opération serait coûteuse et difficile" (...)

Le Petit Parisien du 11 juillet 1923

Repris à l'identique dans Le Phare de La Loire du 11 juillet et dans Le Petit Provençal du 12 juillet.

 

Ouest-Eclair du 11 juillet 1923

(...) "Il faut noter que ce type de pratiques était courant, comme le montre une annonce de La Dépêche de Brest du mardi 7 novembre 1923 : "Transformation des Machines à écrire américaines de toutes marques en machines à clavier français, dit "Universel". Réparations, remises en état, WEST DACTYLO AGENCY, 117 rue de Siam.- Téléphone : 1-78".

In Michel Pierre en page 63.

La Dépêche de Brest du mardi 6 novembre 1923

 

"Location, réparation, mise au point"

 

Le clavier américain

Le clavier français

Notre Batrude s'appelle en fait BATUDE.

Joseph Batude.

Je ne vais pas consacrer 1000 lignes à sa vie car cela risque de vous raser et cela n'a strictement rien à voir avec l'affaire Seznec.

En 1899, il est représentant de commerce.

Quand il se marie en 1902, il est sténo-dactylographe, commis à la mairie de Brest (Place de la Liberté).

Comme la Marie Priser de Claude Bal qui bossait à la sous-préfecture de Brest (3, rue Parmentier).

Oui, Marie Priser, la femme du pote de Guillaume, Hilaire Métais (mariage 9/11/1920).

Que Bal soupçonnait d'avoir dactylographié en douce les promesses de vente à Brest le 22 mai 1923.

En 1906, notre Batude est professeur de sténographie au 2e colonial.

Et, là, on peut penser au beau-frère de Seznec, Emile Petitcolas qui aurait (conditionnel) bossé à The West "Dactylo" Agency et qui animait des cours de sténographie.

Tout cela près de l'Hôtel des Voyageurs de la rue de Siam où Seznec et Quemeneur auraient signé les fameuses promesses de vente.

Notre Joseph Batude est né à Brest, s'est marié à Brest, a vécu à Brest et est mort à Brest.

Guillaume Seznec lui a posé cette question parce qu'il avait peut-être en stock (ou en vue ?) une machine à écrire à clavier américain en provenance du camp de Pontanezen.

Après cette réponse...

Guillaume Seznec va élaborer cette grossière fable du Havre...

Pour la machine à écrire...

Je ne vais pas ratiociner non plus des vérités premières.

Pour moi, la machine à écrire avait été cachée et bien cachée par Seznec...

Chez... de Jaegher (???)

D'où sa surprise de la voir revenir. 

Je conclus donc juste par Denis Langlois en page 232 :

"Et la machine à écrire ? Avec constance, lorsqu'il est interrogé officiellement mais aussi dans les lettres clandestines qu'il adresse à Marie-Jeanne ou dans la note confidentielle qu'il adresse à Me Kahn, Seznec affirme que la machine à écrire ne pouvait être chez lui où les policiers l'ont découverte. Il imagine qu'on l'y a déposée. En prison, il échafaude tout un stratagème destiné à établir que la machine vendue au Havre à Ferbour a été racheté à Paris par un nommé Pouliquen. Il demande à Marie-Jeanne de rechercher de faux témoignages allant dans ce sens. Mais il ne varie jamais sur la surprise qu'il a eue en apprenant qu'on a trouvé la machine dans le grenier de sa chaufferie.

La police a été accusée de l'avoir déposée puis découverte. On a été obligé pour cela de bâtir un scénario très compliqué, une vaste machination policière impliquant la participation de nombreuses personnes. Ne serait-il pas plus simple de considérer que la machine ayant servi à taper les faux signés par Seznec avait été cachée par celui-ci ou l'un de ses proches ailleurs que dans la scierie ? La police a pu l'apprendre et l'a déplacée pour enfoncer davantage Seznec."

Liliane Langellier

Merci à toutes et à tous d'avoir permis à ce blog de dépasser les 85.000 visiteurs, le 10 juillet dernier...

 

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