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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Le témoin Edouard Coulomb de La-Queue-Les-Yvelines

La noblesse n'est rien sans la considération.
Pierre-Claude-Victor Boiste.
Le dictionnaire universel (1800)

Je vous en parle une dernière fois. 

Puis je ne vous en parlerai plus jamais.

Loïc de La Goublaye de Nantois, alias Skeptikos, n'a plus aucunes bornes sur son blog.

"No limit" à son harcèlement.

Il m'a salie.

Pendant plus de 15 articles, depuis juin 2018.

C'est simple, il n'écrit plus sur l'affaire Seznec mais uniquement sur moi.

Et sur ce que j'écris.

Sans moi : rien, le vide, le néant, nada.

Il a aussi bassement sali Marc du Ryez.

Skeptikos, de Nantois, ce nobliau raté, qui n'a certainement pas pris orthographe en option, dans son école Huysmans pour fins de race attardés, écrit :

Et il est aujourd'hui en train de se masturber longuement sur une erreur que j'ai commise (et oui, ça m'arrive aussi…)

Et comme, à son âge, c'est laborieux...

Tout cela dure très très longtemps, et l'orgasme ne semble pas être encore en vue :

C'est un très très sale mec.

Qui attaque les autres bassement.

Sous prétexte de pratiquer l'ironie alors qu'il ne pratique que la méchanceté pure.

Et qui mérite ce que je viens d'écrire.

Comme le disait si bien à L'Express mon rédacteur-en-chef Stavros, dit Le Grec, un grand philosophe...

"Dans la vie ou tu mets ou tu es mis".

………………...………….

Le Petit Parisien du 1er juillet 1923

Alors on reprend avec Edouard Coulomb.

Dans l'affaire Seznec...

Edouard Coulomb est un témoin important.

Le Petit Parisien du 30 juin 1923

Le Petit Parisien du 1er juillet 1923.

Le Petit Parisien du 2 juillet 1923.

 

Ouest-Eclair du 1er juillet 1923

Ouest-Eclair du 2 juillet 1923

Ouest-Eclair du 3 juillet 1923

La Dépêche de Brest du 1er juillet 1923

Le Matin du 1er juillet 1923

Le Petit Parisien du 1er août 1923

En 1921, La-Queue-Les-Yvelines est un bourg de 686 habitants.

Traversé en son milieu par la Route de Paris Brest.

Les Coulomb de La-Queue-Les-Yvelines occupent la parcelle 625 :

Où l'on retrouve nos "Coulomb" sur les recensements 1921 et 1926 de La Queue-Les-Yvelines

 

 

Edouard Coulomb est né le 27 Avril 1898 à Paris 16ème.

Avec sa famille, ils habitent La-Queue-Les-Yvelines depuis 1901 (cf recensements).

 

Il est donc aux premières loges...

Quand Seznec se pointe avec sa guimbarde.

Il dépose le 29 juin 1923 (in Rouz en page 153) :

"Edouard Coulomb, réparateur de vélos à La-Queue-lez-Yvelines, aide Seznec à réparer sa roue crevée : "Il devait y avoir quelque chose dans la voiture, des bagages probablement, je ne puis préciser. Les rideaux de la voiture étaient mis de telle sorte qu'on ne voyait pas très bien ce qu'il y avait à l'intérieur.""

Le 31 juillet 1923...

C'est à Bonny lui-même que l'on confie la tâche de retrouver le bidon d'essence portant des traces sombres de rouille ou de sang séché que Seznec échangea chez Edouard Coulomb à La-Queue-les-Yvelines.

Denis Langlois parle du témoignage d'Edouard Coulomb en deux temps.

Denis Langlois en page 26 :

"La voiture repart difficilement vers La-Queue-Les-Yvelines et arrive en roulant à plat, vers 8 heures, dans la cour de l'hôtel Nourrisson; Epuisé, frigorifié, les vêtements fripés, Seznec demande à manger.

- Est-ce qu'il y a un garage ici ?

- Non, c'est trop petit, il faut aller à Houdan ou à Dreux ! Faites quand même un saut chez Coulomb, le réparateur de vélos.

Coulomb n'a qu'un atelier minuscule, mais des outils et de l'essence. Il charge dans sa camionnette un cric, car Seznec a perdu le sien, des démonte-pneux, des emplâtres, des bidons d'essence. Dans la cour de l'hôtel Nourrisson il aide Seznec à réparer pneus et moteur, il lui vend dix bidons d'essence, c'est-à-dire 50 litres."

La Queue-les-Yvelines. Recensement 1921.

Et en page 37 :

"Le cortège des voitures repart. Nouvel arrêt dans la cour de l'hôtel de La Queue-les-Yvelines. Le patron reconnaît aussitôt Seznec et confirme qu'il est arrivé un samedi matin, vers 8 heures. Sa Cadillac était dans un triste état. Il lui a indiqué un mécanicien, M. Coulomb, qui est venu l'aider à réparer. Ils ont travaillé toute la matinée dans la cour de l'hôtel. Coulomb précise qu'il a prêté un cric à Seznec qui avait perdu le sien et lui a vendu 50 litres d'essence plus un bidon de 5 litres. Sur le bidon vide que Seznec lui a rendu en échange il y avait des taches rouges.

- Des taches de quoi ? demande le commissaire.

- Des taches rouges comme du sang.

Seznec hausse les épaules en protestant.

- Et ce bidon, vous l'avez toujours ? insiste le commissaire.

- Vous n'y pensez pas ! J'ai beau être un petit mécanicien, des bidons j'en écoule des dizaines par semaine. Mon fournisseur est passé, il a tout emporté."

Pas un mot chez Langlois sur les bagages à l'intérieur de la voiture.

Mais, par contre, chez Guy Penaud, en page 62 :

"Sur les onze bidons de la marque "Automobiline" vendus à Seznec, le mécanicien réparateur de vélos Edouard Coulomb en versa dix dans le réservoir qui était vide. Le onzième fut donné plein à Seznec qui le plaça dans la Cadillac, en échange d'un bidon vide qui, selon le mécanicien, était taché de sang ou avait des traces de rouilles. M. Coulomb ne fit aucune observation au maître de scierie pensant qu'il s'était peut-être blessé à la main. Ce bidon fut remis, fin juin 1923, par Coulomb à ses fournisseurs habituels, MM. Pernoud et Arrondel, dépositaires de la marque "Automobiline", 45 avenue de Saint-Cloud à Versailles (Yvelines) avec d'autres récipients, si bien qu'il ne put être retrouvé dans ce dépôt.(1) M. Coulomb a, en outre, témoigné que, "les rideaux de la voiture étaient mis de telle sorte qu'on ne voyait pas très bien ce qu'il y avait à l'intérieur."(2)

(1) rapport de l'inspecteur de police mobile Bonny en date du 31 juillet 1923.

(2) déposition d'Edouard Coulomb en date du 29 juin 1923.

 

Ouest-Eclair du 1er novembre 1924

Et, là, tu te dis, aujourd'hui, avec les recherches ADN tout aurait été tellement plus simple.

Sans compter...

Qu'avec un portable, le gars Coulomb aurait très bien pu photographier l'intérieur de la voiture.

Mais, ça...

C'était de la pure Science Fiction en 1923.

Quant au consanguin...

Il est déjà en train de chialotter parce que je me suis rebellée.

Il s'est exposé, il s'est ramassé...

C'est ma loi !

Il y a une large différence entre être grossière et être vulgaire.

J'ai été grossière parce qu'il ne l'avait pas volé, mais je ne suis pas vulgaire #nonmais

Et je ne vais pas le plaindre car :

"Nul ne fait mal qu'il n'en soit puni !"

 

Liliane Langellier

P.S. Je réponds ici à la question de Marc...

Nourisson 463/464

 

Coulomb 534/536

P.S.2 Le texte sur les routes goudronnées du 25 juillet 1923 dans Le Petit Journal cité par Marc en commentaire :

Dans L'Action Républicaine du 4 juillet 1923 (ce journal ne paraissait que deux fois par semaine, les mardis et vendredis) :

"Détail bien compromettant pour M. Seznec qui dit n’avoir pas dépassé avec sa voiture, la Queue-les-Yvelines, mais sur les roues de son automobile, on a relevé des traces de goudron, or il n’y a du goudron sur la route que loin de la Queue-les-Yvelines au environs de St-Cyr-l’Ecole, donc on peut penser que Seznec, au lieu de passer la nuit dans sa voiture à Millemont, a pu se rendre à Paris dans le courant de la nuit."

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M
Bonjour, chère Liliane. J'aimerais bien connaître la distance entre la cour de l'hôtel Nourrisson et le magasin ou domicile d'Édouard Coulomb. L'article du Petit Parisien du 30 juin laisse entendre que ce n'est pas immédiatement à côté, puisqu'on lui donne l'adresse, et il s'y rend en personne. Ce serait le seul moment avéré où Seznec s'éloigne de la Cadillac après le dîner au Plat d'Étain. Ensuite, il dort dans la voiture dans la cour de l'hôtel, ce qui lui permet de tenir les curieux à distance. Plus tard, de retour chez Hodey, il reste certainement constamment auprès des mécaniciens, et nous ne savons pas s'il a vraiment dormi à l'hôtel à Pré-en-Pail (il peut avoir dormi dans sa voiture). Cet éloignement pour aller chercher Coulomb pourrait indiquer qu'il n'y avait pas de cadavre dans la voiture à ce moment-là, car il n'aurait jamais pris un tel risque, d'après moi.
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M
Merci pour votre réponse en images, Liliane. Il n'y a qu'un peu plus de cent mètres, d'après Google Maps. Il se peut, après tout, que Seznec se soit trouvé contraint d'abandonner la Cadillac quelques instants, même s'il avait un cadavre à l'arrière, dissimulé sous une bâche, puisque personne n'allait faire le déplacement pour lui. Il a d'ailleurs sûrement laissé ses affaires sans surveillance, et peut-être lui a-t-on assuré qu'on gardait la voiture et qu'il pouvait être tranquille. Je crois malgré tout que, s'il a tué Quéméner, il s'est débarrassé du corps entre minuit et trois heures du matin, et n'a pas dormi une minute.

Concernant le hangar mentionné dans Le Petit Parisien du 1er juillet, il n'y a en fait aucune aberration, car le soleil s'est levé dans le secteur le 26 mai vers 4 heures du matin et Schwartz n'a vu la Cadillac tournée dans la direction de Houdan que vers 5 heures 30. Seznec a donc pu faire son demi-tour à trois kilomètres de La Queue entre l'aube et la rencontre avec Schwartz, et apercevoir le hangar de loin.

Tout, à part peut-être le goudron, me semble indiquer que Seznec est resté dans le secteur. Mais, contrairement à ce que madame Jourdan indiquait sur son blog, l'enquête n'a pas réussi à déterminer les secteurs qui avaient été fraîchement goudronnés, comme on le rapporte dans Le Petit Journal du 25 juillet. Ce que l'on disait à ce sujet dans L'Action républicaine du 4 juillet n'engageait visiblement que l'auteur de l'article.