Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Pourquoi citer le livre de Bertrand Patenaude dans l'affaire Seznec ?

Il faut prendre pour certain le contraire de ce que dit le menteur.
Citation de Pierre Charron ;
Le traité de la sagesse (1601)

Dessin transmis par Michel Pierre

C'est la question qui me vient ce matin...

Oui, que vient donc faire le livre de Bertrand Patenaude "The Big Show in Bololand" dans l'affaire Seznec ???

Livre qui, par dévotion envers leur gourou, a été acheté par des Pieds Nickelés qui ne parlent pas même l'anglais !

Et la réponse se trouve en page 63 du précédent livre de Bertrand Vilain "Affaire Seznec : nouvelles révélations"...

Quand il parle de l'American Relief Administration :

"La population russe meurt de faim. Un accord est signé entre les gouvernements américain et russe pour fournir une aide alimentaire. L'A.R.A. qui est en charge du programme d'aide alimentaire en Europe pendant la Première Guerre mondiale,  a donc aussi s'occuper de la Russie soviétique. Le directeur est le futur président des Etats-Unis, Hoover. En janvier 1919, le Congrès américain vote un budget de 100 millions de dollars. Cet organisme a besoin de véhicules pour effectuer sa mission en Russie, il va faire venir des véhicules de toute l'Europe. Le responsable du parc automobile de l'A.R.A. est un certain Bill Kearney. Il était lieutenant dans l'armée américaine pendant la guerre puis ensuite capitaine affecté en Allemagne. Il avait été chef du "Motor Transportation for the American Graves Registration Service" au sein de la haute Commission alliée, c'est-à-dire des véhicules utilisés par le service en charge des cimetières militaire américains. Sa nouvelle tâche consiste à faire venir des véhicules en Russie. Certains provenaient de l'A.R.A. de divers pays européens et d'organisations non gouvernementales comme la Croix-Rouge et/ou le YMCA. Le reste provenant de sources diverses, y compris de donations.

On peut légitimement se demander si dans le cadre de l'ARA, un trafic de Cadillac n'aurait pu s'organiser via la Chambre de commerce américaine et cela dans les conditions décrites par Seznec. Cela semble peu plausible car il n'y eut que 149 véhicules amenés en Russie (selon Bertrand M. Patenaude, The big show in Bololan) (NDLR sic) Parmi ces 149, il n'y a eu que quelques Cadillac. Le responsable de l'ARA basé à Moscou demanda de n'envoyer que des Dodge ou des Ford et surtout pas de Cadillac car ces dernières ne pouvaient se mouvoir correctement dans les rues du fait de leur taille et leur poids. La mission prend fin en juin 1923 quand le gouvernement américain découvre que la Russie continue à exporter du blé alors que la famille sévit toujours."

Donc...

A partir de la même source, Monsieur Vilain en conclut tout et l'inverse.

En 2011, il n'y a pas pu y avoir de trafic de Cadillac via l'A.R.A.

En 2020, c'est l'A.R.A. qui est, avec son traducteur Leon George Turrou, à l'origine du trafic de Cadillac.

On vous le dit et vous le répète : cet auteur (???) écrit tout et son contraire.

A quand un troisième livre avec un panaché des deux premiers ?

Pour moi, je préfère m'en tenir à Bernez Rouz en pages 159/160 :

"Comment imaginer que des trafiquants parisiens puissent leur acheter ces voitures pour 30.000 francs, ce qui est le prix de revente d'une très belle Cadillac sur le marché. De plus, s'il faut croire les tenants de la filière clandestine d'exportation vers la Russie, il y a les risques d'un trafic prohibé, les frais de transport et le fait que les soviétiques de 1923 font face aux pires difficultés et n'ont peut-être pas dans leur priorité première l'idée d'acheter massivement des Cadillac en Occident. On ne voit pas comment des trafiquants peuvent faire des bénéfices en rachetant de vieilles Cadillac au prix indiqué par Seznec.

Le président des Assises, Dollin du Fresnel, estime que le trafic vers la Russie est un mythe. Tout laisse à penser que ce trafic de Cadillac est un miroir au alouettes pour plumer un notable bas-breton. Seznec dans cette hypothèse pourrait être le rabatteur du pigeon landernéen. D'où ce retour précipité et incongru vers Morlaix, alors qu'il était arrivé à 46 km de Paris, d'où son mutisme ensuite sur ces trafiquants qu'il connaissait depuis 1920."

……………………..

Circulez...

Y a rien à voir.

Liliane Langellier

 

PS. On me dit dans l'oreillette gauche...

Que Bernez Rouz préparerait un livre sur les résistants de l'Ile de Sein...

Hâte de le lire.

P.S. 2 Un message sage du S.N.J. :

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article