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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : De la critique éclairée du livre de Bertrand Patenaude comme source sur Leon Turrou

The A.R.A. Russian operation was in the strictest military sense of the word a Campaign, and like the English at Gallipoli the Administration had to begin firing the moment it landed.
John Ellingston, Moscow, 1923.

Leon George Turrou dans le livre de Bertrand Patenaude

Rappelez-vous ce que Richard Bareford m'a écrit les 5 et 7 mars dernier...

Où il me demande de prendre en compte le fait que Leon Turrou a rejoint l'A.R.A. pour retrouver sa famille. 

Et qu'il y a peut-être réussi avec l'aide de Dzerjinski.

Bareford n'apprécie pas du tout l'usage qu'a fait notre broc de l'histoire de Turrou.

Retour sur l'échange de mails :

"Oui, c'est moi. Seems Robert Turrou gave Vilain both my and Rhodri's email addresses last October. We had been in contact with Robert since 2017 concerning our respective projects. I was confused about what Turrou had to do with Seznec et alia, but I offered Vilain what I had, which in the matter of the FBI files was public record, there for the asking. It wasn't until I received his manuscript in February that I realized how distorted and unfair his treatment of Turrou was. I suggested he change all his certainties to possibilities and eliminate the gratuitous insults. I asked him to remove my name from his list of contributors if he didn't tone it down. I even sent him a draft English translation considerate of the Turrou family. He rejected it, "suppressed" my name, and ended our "conversation". I thought that was the end of the matter and then you appeared, like an avenging angel, Ha!"

"Oui, c'est moi. Il semble que Robert Turrou a donné à Vilain mes adresses e-mail et celles de Rhodri en octobre dernier. Nous étions en contact avec Robert depuis 2017 concernant nos projets respectifs. J'étais dubitatif quant à ce que Turrou avait à voir avec Seznec et alia, mais j'ai offert à Vilain ce que j'avais, ce qui, en ce qui concerne les dossiers du FBI, était public, là-bas pour la demande. Ce n'est que lorsque j'ai reçu son manuscrit en février que j'ai réalisé à quel point son traitement de Turrou était déformé et injuste. Je lui ai suggéré de changer toutes ses certitudes en possibilités et d'éliminer les insultes gratuites. Je lui ai demandé de retirer mon nom de sa liste de contributeurs s'il ne l'a pas corrigé. Je lui ai même envoyé un projet de traduction en anglais attentionné de la famille Turrou. Il l'a rejeté, "supprimé" mon nom et a mis fin à notre "conversation". Je pensais que c'était la fin de l'affaire et puis tu es apparu, comme un ange vengeur, Ha!"

"My interest in Turrou was to correct the FBI historic canard that he was the greedy, disloyal oath-breaker who bungled the Rumrich investigation. Vilain contacted me last October about my Turrou sources, which I shared. I had read Patenaude's book and thought it a hatchet job on Turrou, relying on rumors and gossip spread by his rivals in the ARA. He doesn't say a word about Turrou's reason for joining the ARA, to reunite with his family. In this he was successful, perhaps with the assistance of Commissar Dzerzhinsky. Vilain recently sent me a draft of his book and I was unconvinced by his Turrou theory. He rejected my suggestions to include contrary information. I expect Rhodri's book will present a more balanced view of Turrou. As for 1923 the only curious incident not in the Find a Grave biography is Turrou's meeting with Herbert Hoover in New York on or about 14 May (this is in Patenaude's book); a week later Turrou was back in France. I kind of think there was a connection, that perhaps Turrou was on some sort of mission for Hoover. The only reference Turrou ever made about this period was that he had a business proposition that ended "in calamity", implying that he had been swindled. He was a hustler and a gambler but there is no evidence that he was a criminal. Vilain based his theory on two 1938 FBI interviews with Turrou's erstwhile land lord, Joseph Davidowsky. He cites them as proof that Turrou was capable of anything, that the purpose of his 1923 trip was to defraud his American partners and break the bank at Monte Carlo. I see them as the alcoholic rants of a Russian anti-Semite, jealous of Turrou's publicity and seeking to curry Director Hoover's favor with dirt on Turrou."

"Mon intérêt pour Turrou était de corriger le canard historique du FBI selon lequel il était le briseur de serment avide et déloyal qui a bousillé l'enquête Rumrich. Vilain m'a contacté en octobre dernier au sujet de mes sources Turrou, que j'ai partagées. J'avais lu le livre de Patenaude et je pensais que c'était un travail de sape sur Turrou, basé sur les rumeurs et les ragots répandus par ses rivaux dans l'ARA. Il ne dit pas un mot sur la raison pour laquelle Turrou a rejoint l'ARA, pour retrouver sa famille. Il y réussit, peut-être avec l'aide du commissaire Dzerzhinsky. Vilain m'a récemment envoyé un brouillon de son livre et je n'ai pas été convaincu par sa théorie de Turrou. Il a rejeté mes suggestions visant à inclure des informations contraires. Je m'attends à ce que le livre de Rhodri présente une vision plus équilibrée de Turrou. Quant à 1923, le seul incident curieux qui ne figure pas dans la biographie de Find a Grave est la rencontre de Turrou avec Herbert Hoover à New York le ou vers le 14 mai (c'est dans le livre de Patenaude); une semaine plus tard, Turrou était de retour en France. Je pense en quelque sorte qu'il y avait un lien, que peut-être Turrou était en quelque sorte en mission pour Hoover. La seule référence que Turrou ait jamais faite à propos de cette période était qu'il avait une proposition commerciale qui se terminait «en calamité», ce qui impliquait qu'il avait été escroqué. Il était un débrouillard et un joueur, mais rien ne prouve qu'il était un criminel. Vilain a fondé sa théorie sur deux entretiens du FBI de 1938 avec l'ancien seigneur terrien de Turrou, Joseph Davidowsky. Il les cite comme preuve que Turrou était capable de tout, que le but de son voyage de 1923 était de frauder ses partenaires américains et de casser la banque à Monte-Carlo. Je les vois comme les diatribes alcooliques d'un antisémite russe, jaloux de la publicité de Turrou et cherchant à attirer la faveur du directeur Hoover en salissant Turrou."

"I was disturbed by how "hustler" was translated in my previous comment. I meant it in the original sense as defined in my 1936 Webster dictionary: "one who works with indefatigable energy and rapidity." Rather positive, n'est-ce pas? I think it is a fair description of how Turrou lived his life. Definitely not the negative connotations of "arnaqueur"."

"J'ai été troublé par la façon dont" hustler "a été traduit dans mon commentaire précédent. Je le pensais dans le sens d'origine tel que défini dans mon dictionnaire Webster de 1936:" celui qui travaille avec une énergie et une rapidité infatigables. "Plutôt positif, n’est-ce pas. Je pense que c'est une bonne description de la façon dont Turrou a vécu sa vie. Certainement pas les connotations négatives de "arnaqueur". "

Qui est Bertrand Patenaude l'auteur de "The Big Show in Bololand"...

"Bertrand M. Patenaude teaches history, international relations, and human rights at Stanford, where he is a Faculty Fellow at the Center for Innovation in Global Health (CIGH) and a Lecturer at the Center for Biomedical Ethics (SCBE). His courses include seminars on United Nations peacekeeping, genocide, famine in the modern world, and humanitarian aid. His first book, The Big Show in Bololand: The American Relief Expedition to Soviet Russia in the Famine of 1921 (Stanford University Press, 2002), won the 2003 Marshall Shulman Book Prize and was the basis of a PBS documentary film broadcast in 2011. His most recent book was Trotsky: Downfall of a Revolutionary, published by HarperCollins in 2009. His previous work, A Wealth of Ideas: Revelations from the Hoover Institution Archives (Stanford University Press, 2006), is a generously illustrated large-format book featuring rare documents, photographs, posters, and artifacts from the Hoover Institution Archives at Stanford. Patenaude is the editor of several books, including The Russian Revolution and Stalin and Stalinism. His documentary film credits include associate producer of the Emmy Award-winning PBS film Inside the USSR and of the FRONTLINE documentary A Journey to Russia, and story editor of Stalin's Ghost, an NBC News Special Report. He was educated at Boston College and the University of Vienna and received his PhD in History from Stanford in 1987. He taught for eight years (1992-2000) in the Department of National Security Affairs at the Naval Postgraduate School in Monterey, California, where his outstanding performance as a classroom instructor was recognized with the Schieffelin Award for Teaching Excellence for two consecutive years (1998, 1999). Patenaude has lectured throughout Europe for Stanford Travel/Study, Smithsonian Journeys, and Lindblad Expeditions."

"Bertrand M. Patenaude enseigne l'histoire, les relations internationales et les droits de l'homme à Stanford, où il est membre du corps professoral du « Center for Innovation in Global Health (CIGH) » et chargé de cours au « Center for Biomedical Ethics (SCBE) ». Ses cours comprennent des séminaires sur le maintien de la paix des Nations Unies, le génocide, la famine dans le monde moderne et l'aide humanitaire. Son premier livre, The Big Show in Bololand: The American Relief Expedition to Soviet Russia in the Famine of 1921 (Stanford University Press, 2002), a remporté le 2003 Marshall Shulman Book Prize et a été la base d'un film documentaire PBS diffusé en 2011. Son dernier livre était Trotsky: Downfall of a Revolutionary, publié par Harper Collins en 2009. Son précédent ouvrage, A Wealth of Ideas: Revelations from the Hoover Institution Archives (Stanford University Press, 2006), est un livre grand format généreusement illustré présentant des documents rares, des photographies, des affiches et des artefacts provenant des archives de la Hoover Institution à Stanford. L'éditeur de plusieurs livres, dont La Révolution russe et Staline et le stalinisme. Ses crédits de film documentaire incluent le producteur associé du film PBS primé aux Emmy Awards Inside the USSR et du documentaire FRONTLINE A Journey to Russia, et le rédacteur en chef de Staline Ghost, un rapport spécial de NBC News. Il a fait ses études au Boston College et à l'Université de Vienne et a obtenu son doctorat en histoire de Stanford en 1987. Il a enseigné pendant huit ans (1992-2000) au Département des affaires de sécurité nationale de la Naval Postgraduate School de Monterey, en Californie, où sa performance exceptionnelle en tant qu'instructeur de classe a été récompensée par le prix Schieffelin d'excellence en enseignement pendant deux années consécutives (1998, 1999). Patenaude a donné des conférences dans toute l'Europe pour Stanford Travel / Study, Smithsonian Journeys et Lindblad Expeditions. "

Peut-on se permettre de remettre en cause les termes du livre de Bertrand Patenaude ?

Il faut d'abord savoir qu'il a été écrit comme une gloire à ces Américains qui sont allés sauver les Russes de la terrible famine de 1921.

Voilà ce qu'il écrit dans sa préface :

"When a devastating famine descended on Soviet Russia in 1921, the United States responded with a massive two-year relief Campaign that battled starvation and disease, and saved millions of lives. By summer 1922, American kitchens were feeding nearly Eleven million Soviet citizens a day. At the time, the American rescue operation was held as "the beau geste of the twentieth century."

The American expedition took place as the embers of the 1917 Russian Revolution still smoldered. The nearly 300 American workers, most of them vétérans of the Great War, were the first group of outsiders to break through Russia's isolation and to witness and record the impact of the revolution. They did so in a most remarkable way. Penetrating the heartland and beyond the Volga valley, their mobility and access unrestricted, these Young men came into daily contact with all classes of society, from impoverished former aristocrats to the poorest peasants. They were the first as well to have sustained exposure to the Strange new phenomenon of Russia Bolshevism, known to the American public from terrifying and sensationalistic newspaper stories.

The present volume narrates this epic tale set in exotic Bololand, as the relief workers liked to call Bolshevik Russia. The book consists of four parts. Part I's chronologically arranged chapters recount the essential story of famine and relief. This is followed by three thematically organized sections which examine - chiefly though by no means exclusively - in Part II the personal triumphs and tragédies of the relief workers and their beneficiaries, in Part III the political confrontations between these emissaries of American capitalism and the Bolshevik commissars who struggled to gain control over their operations, and in Part IV the American-Russian cultural encounter occasioned by the relief mission. 

In resurrecting this extraordinary episode, this book relates the larger story of the Russian Revolution and lays bare the roots of the U.S.-Soviet rivalry that would dominate the second half of the twentieth century."

Pour la traduction : see Google.

Dans la partie IV du livre...

"Masters of Efficiency. Youthfull America confronts Eternal Russia"...

Se trouve le chapitre 40 "Dangerous men in Russia".

Dans ce chapitre 40, de la page 667 à la page 690...

Sept pages (684 à 690) sont consacrées à Leon George Turrou.

Commençant par "When the DODGE-DALTON were opened…"

Et finissant par :

"The last word on Turrou came in the final issue of the A.R.A. Association Review, in 1965, which printed his letter to the editor. He reported that his permanent residence was Monte Carlo, that he had "never worked so hard in my life as I do know." His place of employment was the Getty Oil Company, where since 1950, he had been serving as a special consultant to J. Paul Getty."

Leon George Turrou était manifestement un brillant élément, le préféré du colonel Haskell.

Ce qui a fait de l'ombre à ses collègues.

Et en particulier à Joseph Janicki.

Aucune mention nulle part, dans le livre, d'un quelconque trafic de Cadillac.

En clair...

Notre brocanteur à l'international a exploité le livre de Patenaude comme source mais n'a jamais exercé son esprit critique.

Il voulait juste que les termes du bouquin servent son but : écrire un livre décrivant Turrou comme arnaqueur.

Patenaude ne cite à aucun moment Davidowsky dans son livre.

Alors, pour appuyer sa version de Leon Turrou comme un escroc...

Le broc est allé chercher son mauvais témoignage du 24 août 1938 dans le dossier F.B.I.

Pour que ça colle avec son mauvais scenario.

Vous retrouverez le texte entier de la lettre dans mon article : Pour en finir vraiment avec Leon George Turrou.

Je lis "ça" à l'instant même sur "Le blog qui fait avancer l'affaire Seznec" :

Projection, votre honneur !

Qui attaque ma vie privée (je suis une vieille folle sortant de l'asile, ressemblant à la Mère Denis, une mamy sous tutelle, qui n'a jamais travaillé à L'Express et n'a jamais été diplômée de U.C.L.A.) ???

Oui, qui #jedemande

Je n'ai JAMAIS harcelé les contacts de son bouquin.

J'ai juste demandé - et c'est mon droit le plus strict - à Richard Bareford s'il pouvait me donner des renseignements complémentaires à sa biographie sur "Find A Grave".

Il se trouve que Bareford était en pétard contre l'auteur du dernier roman Seznec, qu'il a demandé que son nom soit retiré des remerciements, et qu'il m'a refilé les mêmes docs que ceux refilés au broc, en octobre dernier.

Pour se venger.

Je n'en espérais pas tant !

 

Liliane Langellier,

The Avenging Angel.

 

N.B. Le mot "sucker" n'est pas grossier, il signifie "ventouse".

Et, oui, la psy est une  véritable ventouse/sangsue de mon blog.

Elle est couchée en permanence sur mes écrits.

Elle le prouve dans sa dernière éructation pathétique :

C'est terrible la jalousie des femmes...

Ce sont des petites aiguilles chauffées au fer rouge et glissées sous les ongles.

Le banquet de Juin 1923 dans le livre de Bertrand Patenaude.

Le banquet de Juin 1923 dans le livre de Bertrand Patenaude.

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