Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Affaire Seznec Investigation

Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Guillaume Seznec savait aller à Paris pour trafiquer dans les Cadillac...

On s'attaque à ta vie privée ? C'est que l'on ne trouve rien à redire à tes ouvrages.
Sacha Guitry.

Mon blog est désormais tellement nécessaire à la santé publique des vrais aficionados de l'affaire Seznec...

Que mes articles devraient être remboursés par la Sécurité Sociale.

Pour les membres de la secte du brocanteur...

Je ne vois qu'une seule issue pour les désintoxiquer : la psychothérapie d'urgence.

Mais surtout pas avec une psy de Saint-Brieuc ou de Priziac. 

J'ai à peine terminé cet article...

Que Lulu le Nantais, l'apôtre en chef du broc (mais oui, le trouveur de nonoss) vient de m'envoyer un ixième message aimable, pour me traiter de sotte (couchés sur mon blog, ils sont…),

et pour me dire que le livre de Patenaude était en vente sur Amazon (voir dans les commentaires).

Comme si je l'avais attendu pour le savoir que le livre de Patenaude était en vente sur Amazon...

Dont je suis une grande cliente ce qui grève parfois lourdement mon budget livres.

Heureusement qu'il y a Momox !

Où tu peux facilement revendre les livres dont tu es déçue et en acheter de nouveaux beaucoup moins chers.

Alors, les recommandations de Lulu le Nantais...

Je ne l'avais pas attendu pour signaler ça sur mon blog :

 

Mais je ne vois pas ce qui devrait m'empêcher, moi, de le payer moins cher en le recevant des States, via ma meilleure amie californienne, Mrs C. Weglein.

Qui m'envoie régulièrement (sans frais de port) des ouvrages de notre université commune, U.C.L.A.

Cela dit, être traité de sot par plus que sot que soi n'est d'aucune importance.

Reprenons...

Dans les dernières âneries du dernier auteur...

Il nous raconte que c'est Pierre Quémeneur qui est à l'origine du trafic des Cadillac.

Lui-même à l'origine de l'affaire Seznec.

Cette affirmation, comme celles du reste du bouquin, est, bien entendu totalement fausse.

Et je vais vous le prouver ci-dessous.

C'est Guillaume Seznec qui était à l'origine de ce trafic.

Un Guillaume Seznec qui connaissait fort bien Paris.

Où il allait très souvent.

Contrairement à Pierre Quémeneur.

Qui n'a quasi jamais été signalé à la capitale.

Cela suffit de le prendre pour un pauvre péquin !

Il était malin, malin, le Guillaume. 

……………………..

Je le dis et je le re-dis, c'est Bernez Rouz qui nous a ouvert le premier les yeux sur Guillaume et ses trafics.

Et tout cela n'a guère plu à Petit-Fils Premier.

Qui, avec les mêmes charmantes méthodes que notre broc à l'international, a tenté de faire tout censurer.

J'en profite ici pour signaler que mon blog Seznec Investigation n'est absolument pas "déférencé" de Google….

Et, je le prouve : 

 

C'est pénible de devoir travailler avec un malfaisant perpétuellement sur son dos.

Avant son livre...

Bernez Rouz nous avait tourné un reportage pour le 12/14 Ouest du 2 octobre 2004.

Extraits :

"Avec les Américains, c’est une pluie de dollars qui tombe sur Brest, et qui fait de la capitale du Ponant un Eldorado pour deux ans. En 1919, les Américains repartent et laissent derrière eux des stocks considérables de matériels qui sont vendus à la France. Un très officiel « Secrétariat d’Etat aux stocks américains » est chargé alors de la revente aux particuliers.

Denis Seznec :

« Toutes les après-guerres, ça génère des trafics, sauf que les voitures, c’était la valeur, c’était la grande valeur qui arrivait sur le marché, et ces trafics ont généré beaucoup de margoulins, de gars qui achetaient et qui revendaient, et ceux qui achetaient en Bretagne notamment, parce que beaucoup de stocks étaient en Bretagne également, et jusqu’à Romorantin, qui n’est pas en Bretagne mais qui est à côté du Mans. De ces stocks-là, on les amenait à Paris, parce qu’à Paris, on pouvait pratiquement doubler le prix. »

Alain Boulaire :

« Oui. Il y a certainement eu des filières. Maintenant, comme tout trafic illicite, il est extrêmement dur de les remonter. Je crois que, en plus de ça, c’était pas la priorité à ce moment-là, donc il faut voir et fouiller dans les archives. C’est un sujet certainement extrêmement intéressant. Oui, certains Américains ont joué un rôle là-dedans, c’est-à-dire tout le monde a trafiqué parce qu’il y avait énormément d’argent à se faire. »

Deux fois par mois ces encarts publicitaires paraissaient dans la presse locale. Guillaume et Marie-Jeanne Seznec ont tenu une buanderie pendant la guerre et ont fait beaucoup d’argent en travaillant pour les armées françaises et américaines. Dès 1918, ils achètent une scierie à Morlaix et s’installent à « Traon-ar-Velin », dans une maison confortable. Seznec investit en outils industriels, et en bon commerçant, profite, comme tout le monde, des stocks américains. Pour faire tourner son usine, on le voit acheter un camion et une Cadillac.

Et Seznec cède au virus des affaires faciles. On le voit acheter et vendre des voitures comme le témoigne la facture au Garage Spor de Lambézellec.

Seznec va plus loin. Le document que vous allez voir est inédit. En janvier 1920, les gendarmes à cheval de Locronan découvrent une voiture américaine de luxe cachée dans une grange de Plomodiern. Chez un cousin de Seznec. Les gendarmes sont intrigués parce qu’on vient juste de voler 200 voitures aux stocks américains dans la région nantaise. Une enquête est diligentée. Seznec est interrogé par le commissaire de police de Morlaix. Il explique, dans sa déposition, qu’il a acheté deux voitures américaines, une Cadillac limousine et une Dodge Torpedo, près du parc américain, avenue de la Bourdonnais, à Paris. Il a pris livraison des voitures à Nantes. Il les a revendues à un garagiste de Marseille pour le marché algérien.

C’est la preuve que Seznec, dès 1919, est en contact avec les grands trafiquants d’automobiles américaines en France.

Denis Seznec :

"En fait, les stocks étaient ici, sous la Tour Eiffel, parce que il y avait une esplanade immense, qui est à peu près conservée d’ailleurs, et c’était entouré de barbelés et gardé par l’armée. Et elles avaient sur le côté une fleur de lys, dessinée, peinte, car le slogan des Américains à l’époque, c’était : « La Fayette, nous voilà ! » Sauf que, ils sont arrivés la plupart en 17, c’est d’ailleurs (pourquoi) la guerre de 14-18 s’est terminée, parce que les Américains sont arrivés, et la quasi-totalité des voitures, on peut penser que plus de 90 %, sont restées neuves, non utilisées."

……………………...…...

Dans son livre, il nous écrit en page 47 que le 8 avril 1920, Seznec est de nouveau entendu au sujet de ses achats d'automobiles à Paris :

"C'est le 29 novembre 1919, au Champ-de-Mars à Paris lors d'une exposition d'automobiles. J'ai fait la connaissance d'un individu paraissant 35 ans disant se nommer Randoin, garagiste rue du Pasquier à Annecy. Un jeune homme l'accompagnait. J'étais moi-même en compagnie de mon beau-frère M. Marc Pierre, mécanicien à Clichy et de deux de ses amis. Nous nous sommes rendus dans un café du Champ-de-Mars, boulevard Bourdonnais et c'est là que le contrat de vente a été passé entre M. Randoin et moi en présence de tous les convives."

Ernest Ackerman au commissaire Vidal, le 27 juin 1923 :

"Monsieur Seznec m'a rendu une seule visite à Paris. C'était en août ou septembre de l'année dernière. Je lui avais écrit pour lui annoncer qu'il y avait quelques occasions intéressantes en voitures automobiles, au camp américain de St Ouen à Paris. Monsieur Seznec est arrivé trop tard et l'affaire n'a pu se conclure."

On peut suivre le gars Seznec à Paris le 2 juin 1923.

In Bernez Rouz en page 75 :

"Le 1er juin, Seznec repart pour Paris pour consulter Me Gauthier, 51 rue Vivienne au sujet d'un différend avec un avoué de Morlaix, Me Croissant (...) Je suis arrivé le 2 juin vers 7 h 30 du matin. Je me suis renseigné pour obtenir les adresses des représentants des voitures Cadillac en France, ceci dans le but d'acheter des coussinets. J'ai acheté quatre charnières à la maison "Mestre et Blatzé" avenue de la Grande Armée."

.

Ouest-Eclair du 3 juillet 1923

Thierry Lefebvre a trouvé, lui, l'adresse d'Alexandre Bon, au 46, rue Léon, à Paris 18e :

"Je viens de retrouver le garagiste chez qui Seznec a envoyé la bagnole qu'il avait acheté 15000 fr au marquis de Lescouët en 1920.

Comment il a bien pu trouver ce garagiste du 18è arrondissement, en plein quartier de la Goutte d'Or ?"

La Dépêche de Brest du 4 avril 1924

Seznec dans Le Gaulois du 28 juin 1923 :

"Les livraisons que nous devions faire comportaient des camions U.S.A et des Cadillac" :

A l'autre bout du deal...

Bollon et son annonce du 27 novembre 1922 : 

Ackerman fin juin 1923 :

"Depuis, quand il venait à Paris où il achetait et revendait des voitures provenant de la liquidation des stocks, je me rencontrais avec lui, et lui signalais quelquefois diverses affaires."

 

Les lieux Seznec dans Paris 

1/ Le champ de Mars pour les stocks américains et le café Au Tambour" :

2/ Saint-Ouen et les stocks américains

 

3/ Me Gautier, 51, rue Vivienne :

 

4/ Mestre et Blatgé 48, avenue de la Grande Armée.

 

5/ Le Grand Hôtel de Normandie près de la Gare Saint-Lazare (???)

6/ Les gares Montparnasse et Saint-Lazare

"Paris, où il est arrivé le 13 juin à 7h15 ; qu'il suffisait alors à Seznec de se rendre de la Gare Montparnasse à la gare Saint-Lazare, ce que le métro permettait de faire en 13 minutes, pour y prendre à 8 heures le train du Havre"

in Catherine Clausse.

7/ La Goutte d'Or chez le garagiste Alexandre Bon :

 

…………………………..

Ce qui est intéressant dans les différentes pérégrinations de Guillaume Seznec à Paris...

C'est de voir qu'il allait aisément d'un bout à l'autre de la ville.

Qu'il semblait très bien connaître.

Le Neuilly de Bollon et de Tomine était tout près de l'avenue de la Grande Armée.

Le magasin de Francis Gherdi, rue Brochant, n'était pas loin de La Goutte d'Or d'Alexandre Bon.

C'est une évidence incontournable...

C'est bel et bien Guillaume Seznec qui traficotait dans les Cadillac.

Et qui venait se ravitailler à Paris.

Parfaitement à l'aise dans la capitale.

Il a fréquenté aussi des fournisseurs comme Alexandre Caillet, l'électricien qui habitait rue Saintonge à Paris 3e....

Mais il peut les avoir connus par voie d'annonces de presse.

Bien que Thierry ait cherché en vain les dites petites annonces.

Pierre Quémeneur, lui, il avait assez à faire avec son commerce de bois.

Et son mandat de conseiller général de Sizun.

Il ne quittait guère Landerneau.

Une fois de plus...

On ne peut pas tordre les faits de l'affaire Seznec...

Pour les adapter à une fable grand-guignolesque.

Qui nous fait intervenir, dans cette histoire bretonne, entre Morlaix et Landerneau, le K.G.B. et le F.B.I.

Rien que ça !

Il y a de quoi rigoler, non ?

 

Liliane Langellier

P.S. Je n'imagine absolument pas Guillaume Seznec lire L'Auto, m'écrit Thierry.

Ni Pierre Quémeneur, d'ailleurs.

Aucune mention d'exemplaires de ce journal trouvés à Ker Abri ou à Traon ar Velin.

Par contre Ackerman aurait pu le lire et l'informer, mais il y a beaucoup trop de choses qui ne collent pas :

Seznec parle de camions U. S. A, les lettres de la chambre de commerce américaine envoyées alors que Turrou est reparti aux States, etc..

P.S. 2 Comme il faut tout expliquer à ces neus-neus...

Au Q.I. de bigorneau...

Ce ne sont pas des articles que je recopie...

Mais des infos que j'exploite sous un angle différent.

Et oui...

N'est pas journaliste qui veut !

Et certains ne le seront jamais #nonmais

P.S. 3 Tiens, au passage, j'en profite pour vous signaler le blog d'une Montmartroise sympa (très) avec de délicieuses recettes de cuisine (entre autres) :

Rosalie Kervoas, qui anime le blog :

Rosalie dans tous ses états.

1917 Cadillac Type 55 dans Hollywood, Mini-série, 1980.

1917 Cadillac Type 55 dans Hollywood, Mini-série, 1980.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Laurent 27/02/2020 12:47

Pauvre sotte , vous ne faites que recopier des articles existants . pour information , le livre de Bertrand Patenaude est disponible sur amazon .

Liliane Langellier 27/02/2020 14:51

Monsieur Maillot, je suis lasse de vos messages grossiers.
Je vous réponds donc une fois pour toutes.
J'ai signalé, dans un article de ce blog, les prix du livre chez Amazon. Où je suis une très bonne cliente.
J'attends le mien envoyé des States par une amie très chère.
Tout le monde ne peut pas se faire rouler à 2.000 € l'arnaque, et, je suis, quant à moi, très prudente pour mes dépenses de livres.
Un véritable budget mensuel.
Evitez de venir salir mon blog et allez donc vous éclater sur celui de votre brillant gourou.
Au fait, à quelle heure prévoyez-vous de nous traduire le bouquin de Patenaude ?????