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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Guillaume Seznec a toujours dit qu'il était revenu à Morlaix le lundi 28 mai 1923 au matin.

“Il n'est pas au pouvoir de la fiction d'inculquer la vérité.”
Nathaniel Hawthorne
Godey's Lady's Book

En cette période où je suis mise plus bas que terre...

Cela me fait du bien de relire la dédicace de Michel Pierre sur son dernier livre "L'impossible innocence" :

"Pour Liliane Langellier à qui ce livre doit beaucoup car la vérité niche dans les détails qu'elle a su si bien découvrir".

Yesssss !

Après cet entracte bleu azur...

Revenons dans la bagarre...

Ce n'est pas parce que notre dernier auteur...

Nous a copieusement badigeonné l'affaire Seznec de pseudo sauce américaine...

Assez écoeurante, je dois bien dire...

Que nous devons tous nous aligner pour le saluer un genou à terre.

Loin s'en faut.

Les suppositions ne sont pas des preuves.

Voilà maintenant que sa groupie Number One nous avance des parcours Paris/Morlaix en 24 heures..

Peut-être...

Mais certainement pas avec la Cadillac défoncée que conduisait Seznec.

Soyons un peu logique.

Tout le monde l'a dit qu'il était rentrée au petit matin du lundi.

Sa femme, la bonne, Samson, les voisins, etc...

Et lui-même, bien sûr. 

« Ayant abandonné tout espoir d'atteindre Paris, je repartis le lendemain à plat après avoir fait demi-tour. Et je revins, après de nouvelles difficultés, à Morlaix, et me retrouvais devant ma porte le lundi, vers deux ou trois heures du matin. »

 in La Dépêche de Brest du 25 juin 1923

Et tenez-vous bien, même notre auteur américano-finistérien (ou le contraire)...

Qui, dans son précédent ouvrage "L'Affaire Seznec : Nouvelles révélations" nous avait calculé le retour du breton km par km.

Pour nous prouver cette arrivée matinale à Morlaix.

Seulement voilà… 

Retour à Morlaix le lundi matin = impossibilité de justifier les ridicules fouilles de février 2018.

Et leurs résultats encore bien plus ridicules. 

Donc on change une fois encore les faits pour les adapter à une fin.

La mort de Pierre Quémeneur à Traon ar Velin et l'arrivée quasi immédiate de Guillaume Seznec.

"Je mets deux jours pour regagner Morlaix" in Radar du 27 décembre 1953.

SaintOp/Seznek nous le dit aujourd'hui dans l'article de son blog "L'affaire Seznec revisitée" 

(oui, quand on cite un auteur, on le cite correctement et non d'un "le blogueur" désinvolte !)

"pendant l’intermède personne n’a vraiment cherché à expliquer comment la cadillac poussive s’était subitement transformée en chenard et walker de course (coïncidence, le dimanche après-midi où Guillaume Seznec ralliait Traon-Velin, l’épreuve des 24h du Mans connaissait son premier vainqueur, à 90km/h de moyenne… soit moins que la moyenne nécessaire pour l’ami Guillaume afin de cadrer avec le témoignage de son fiston!!… cherchez l’erreur). "

Et aussi :

 

Et Thierry Lefevre nous l'affirme :

"J'ai toujours pensé qu'un retour de Guillaume Seznec avant le 27 mai très tard dans la nuit était impossible.

Il avait mis 9 heures pour faire Morlaix-Rennes (10h-19h),

puis 11 heures pour faire Rennes-Dreux à l'aller (5h-16h).

Quasiment 20 heures de route à l'aller pour 480 km.

Ça nous fait du 24 km/h de moyenne.

Au retour il fait changer des chambres à air à Mayenne vers 10h.

Il lui restait 300 bornes à faire, soit 12 heures 1/2 si on garde la moyenne de l'aller...

Soit une arrivée à minuit et demi.

"Bien réglée", c'est à dire pas comme celle de notre duo breton, on pouvait espérer ne pas dépasser les 22 litres aux 100 kms (l'Auto 27 mai 1921).

Les docs officiels, sur cet article de la Piste de Lormaye, donnent une consommation de 18,5l, l'annonce de 1921 garantie une conso maxi de 22l...

On table sur 20l de moyenne si on roule à plus de 40 km/h de moyenne ?

La Queue-lez-Yvelines - Pré-en-Pail - Mayenne - Vitré - Rennes - Broons ça fait 380 km, à 20l/100 c'est 76 litres...

Pile le réservoir de la Cadillac. (0.2 litres au kilomètre X 380 km = 76l)

Sauf qu'entre les problèmes de carburateur, de delco, les coussinets de bielle fondus, j'en passe et des meilleures, il devait allègrement dépasser les 20 litres aux 100... 

  

Marc du Ryez, sur son blog "L'affaire Quémener-Seznec"

Dimanche 27 mai 1923

  Vers 8 heures, Guillaume Seznec quitte Pré-en-Pail.

 Vers 10 heures, il s'arrête à Mayenne, où il fait remplacer un pneumatique et une chambre à air au garage Brilhault1.
 Il s'arrête ensuite à Ernée pour déjeuner. On peut situer cette halte entre 11 heures et 11 heures 30.
 Vers 13 heures 30, Seznec tombe en panne à Vitré. Des passants lui apportent de l'aide et il repart rapidement2.
 Quelques kilomètres avant d'arriver à Rennes, la Cadillac tombe à nouveau en panne. Il n'a parcouru qu'une trentaine de kilomètres depuis Vitré. Cet arrêt se situe probablement entre 14 heures et 14 heures 30. Seznec dira avoir été immobilisé pendant 4 heures.
 Vers 18 heures, il peut enfin repartir, mais il va devoir traverser toute la ville de Rennes à faible allure.
 Arrivé à Broons, il achète de l'essence. Il est probablement environ 21 heures, et il va bientôt faire nuit3. Il lui reste alors environ 132 kilomètres à parcourir pour arriver à Morlaix, et il va devoir ralentir. Ce trajet nocturne devrait logiquement lui prendre 6 ou 7 heures.

___
1. L'Ouest-Éclair, 5 juillet 1923, page 5.
2. L'Ouest-Éclair, 28 juin 1923, page 4, et 29 juin 1923, page 4. C'est la dernière fois qu'il est vu par des témoins ce jour-là.
3. Le soleil se couche ce jour-là vers 20 heures 50 à Broons, à la nouvelle heure d'été.

Ouest-Eclair 5 juillet 1923

Ouest-Eclair 28 juin 1923

Ouest-Eclair 29 juin 1923

Lundi 28 mai 1923

 "Guillaume Seznec est de retour chez lui à Morlaix dans les premières heures de la journée. Il déclarera être arrivé vers 3 heures du matin. Sa femme Marie-Jeanne et leur bonne Angèle Labigou diront qu'il était 4 heures ou 4 heures et demie, et qu'il faisait grand jour. Il est possible qu'ils aient tous trois oublié d'avancer leur montre le samedi 26 au soir et qu'il était environ 5 heures 301.
 Seznec est épuisé. Il demande à Angèle d'ordonner à ses ouvriers d'aller travailler au bois de la Pennélé, à Saint-Martin-des-Champs, puis il va se coucher.
 Angèle Labigou transmet l'ordre de Seznec. L'un des ouvriers, Paul Baron, refuse de se rendre au bois et on n'insiste pas. Il reste toute la journée au chantier.
 Dans la journée, Pierre Lucas livre une galerie d'automobile chez Seznec. Selon son témoignage, le garage est encombré, la Cadillac est garée à l'extérieur, Raymond Samson est en tournée avec le camion et les ouvriers sont partis.
 Samson dira s'être également servi de la Cadillac ce jour-là."

Mardi 29 mai 1923.

"Dans la journée, Guillaume Seznec va faire un tour avec la Cadillac pour voir comment elle se comporte. Le moteur marche mal. De retour chez lui, avec l'aide de Raymond Samson, il sort plusieurs véhicules de son garage pour faire de la place puis il y rentre la Cadillac. La voiture est très sale, mais Seznec ne juge pas utile de la nettoyer, car il compte changer la carrosserie. Les réparations ne commenceront que quelques jours plus tard."

Sur ce blog, pour le voyage Morlaix - Paris, lire ici.

Après son périple….

Dès le mardi (ndlr le 29 mai 1923) Guillaume Seznec fait réparer la Cadillac par Pierre Lucas, mécanicien à Morlaix, qui témoigne de l'état de délabrement du véhicule :

"Elle était en mauvais état, les bielles étaient à refondre, les caoutchoucs étaient en mauvais état." 

Dans la Dépêche de Brest du 29 juin 1923 :

"Et Mme Seznec nous présente la Cadillac qui fait aujourd'hui l'objet de tant de conversations. On répare en ce moment ses multiples avaries : coussinets fondus, etc. Comme elle a roulé à plat, depuis Le Ponthou jusqu'à Morlaix, la jante droite avant est complètement usée."

Et dans Le Petit Journal du 2 septembre 1923 :

"(...) Le 28 mai en arrivant au travail, il (ndlr Paul Baron) il a vu l'automobile de Seznec, qui était rentrée dans la nuit du 27 au 28 mai, garée près de la chaufferie, endroit où elle ne se trouvait pas habituellement. La capote était fermée.

Quand Seznec arriva, il se mit à démonter entièrement son automobile et à la nettoyer."

La foutue Cadillac a été saisie le 30 juin 1923.

Ouest-Eclair du 29 juin 1923

Et donnée à expertiser au garage Huitric de Morlaix.

Profitez-en pour faire un tour sur le blog de Jean Le Mécanicien de Morlaix.

Pour la suite...

Le Matin du 11 mai 1925

Gagée 15.000 francs fin 1922,

la Cadillac fut vendue 5.000 francs en 1925.

Elle a perdu 2/3 de sa valeur en 1 voyage aller-retour Morlaix- Houdan.

 

A droite, en bas, le garage Huitric.

La voiture était pourrie, lors du retour...

Pourrie, on vous dit, et on vous l'a prouvé...

Alors expliquez-moi donc comment Guillaume Seznec aurait pu faire un Paris/Morlaix en 24 heures ?

Bande de guignols !

Mais qu'est-ce que c'est que ces gens qui sont lobotomisés et qui n'ont plus aucun esprit critique...

Et qui se rangent derrière le dernier auteur Seznec en ordre de bataille...

Feront-ils un jour avancer d'une once l'affaire Seznec ?

J'en doute.

A force de la manipuler dans tous les sens pour la soumettre à leurs désirs...

M'est avis qu'ils la feront plutôt reculer.

 

Liliane Langellier

P.S. La psy briochine...

Fan number one de notre crêpier texan (le couple de l'année), trop contente de pouvoir à nouveau tartiner, de sa brillante logorrhée verbale, les commentaires des blogs des uns et des autres (surtout des autres)...

Qui sévit sous les jolis  pseudos variés de "C.J., La porteuse d'eau, Breizh, Anonymous, TraonArVelin", etc.. (au fait, il aurait dit quoi Sigmund de ce besoin compulsif d'écrire sous de ridicules pseudos ?)

Cette fada vient de commenter mon blog Chez Jeannette Fleurs sous le pseudo de "Laffont" pour faire remarquer que j'avais oublié un "e" dans "Moi, la correction, je l'ai assumé(e)". ça lui va bien, à cette nuisible, quand tu vois toutes les fautes qu'elle a laissé passer chez le Texan.

Faut dire qu'elle doit se rouler par terre, en état de manque, avec la panne actuelle des commentaires sur Overblog.

Elle vient encore de faire des siennes et de se faire remettre à sa juste place par Marc du Ryez :

La Jourdan qui met en doute les témoignages récoltés par des journalistes un mois après la disparition du Pierrot, mais qui valide celui de Petit-Guillaume balancé 55 ans après..

Document AFP.

Document AFP.

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