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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Personne n'a vu Pierre Quémeneur à la gare de Houdan

« Plus tard, il écrira, du bagne : les policiers n’ont pas eu de peine à me convaincre que c’était à Houdan et non à Dreux que j’avais quitté Quemeneur….. Je ne connaissais ni la gare de Dreux, ni celle de Houdan. »

Rappel : le dernier train en gare de Houdan partait à 20 h 14 (le suivant à 3 h 48)

 

Ce n'est pas possible, Bertrand Vilain et moi nous ne travaillons pas sur la même affaire Seznec...

Ce n'est pas possible !

Et puis cette obsession des gares, c'est pas normal, hein ?

Il a dû être chef de gare dans une vie antérieure.

Ah oui, mais, c'est vrai, qu'avec lui, on est dans un vrai roman de gare !

Il nous écrit :

"Quémeneur a été vu encore en vie à la gare d'Houdan par plusieurs témoins".

Cela me rappelle Les Tontons Flingueurs et leur célèbre :

"C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases !"

Ne me dites pas qu'il s'est servi, pour illustrer son propos, de l'article de l'hebdomadaire rennais de ce facho d'Eugène Delahaye : La Province du 2 septembre 1931 :

"Cependant si l'on en croit, non pas la Sûreté Générale qui n'a pas encore dit son mot, mais seulement le commissaire Vidal et les inspecteurs placés sous ses ordres, Quémeneur fut aperçu pour la dernière fois à Houdan par des employés de cette gare, le 25 mai 1923, vers 22 h 30."

On a déjà dit qu'aucun témoin n'avait vu Pierre Quémeneur à la gare de Morlaix le dimanche 27 mai 1923 au matin.

Ni à Traon ar Velin d'ailleurs...

Car Marie-Jeanne et ses petits étaient partis à la messe.

Nobody.

Aucun témoin.

Ce qui paraît plus qu'invraisemblable pour un dimanche de presque été.

Thierry Lefebvre m'écrit ce jour :

"Je reste persuadé qu'un retour de Pierre Quémeneur à Morlaix est impossible. Vu le nombre d'articles parus sur l'affaire, parmi lesquels figuraient la description du disparu et sa photo, sans compter la prime offerte par la famille à qui fournirait des renseignements susceptibles de faire avancer l'enquête, un ou des témoins se seraient forcément manifestés."

Et, pour prouver ses dires, il me joint deux extraits de presse : 

- la description de Pierre Quémeneur dans Le Matin du 28 juin 1923 :

- La prime offerte par sa famille dans Le Journal du 13 juillet 1923 :

Maintenant belotte et rebelotte avec la gare de Houdan !

J'espère que, depuis 2008, il a enfin réussi à localiser Houdan….

Rappel des erreurs sur son précédent ouvrage :

" Je tiens à préciser à ces deux auteurs que la ville de Houdan n'est éloignée de la ville de Dreux que de 20 kilomètres. Et non de 60 kilomètres comme ils se plaisent à l'écrire. Ils auraient pu tout simplement le vérifier sur "via michelin.fr", mais dans le cas présent, nous sommes loin de l'exactitude et peu proches de la vérification."

Et à la gare de Houdan, il y a quatre témoins :

- M. Piau, le chef de gare et sa femme,

- M. Garnier,

- M. Nouvion.

………...……………….

On reprend chez Philippe Lamour :

"Ce qu’ils disent est surprenant.

            Je connais Houdan, j’ai vu les lieux. Il est exact que la nuit tout automobiliste non prévenu doit se tromper de route. Ce qui apparaît dans la lueur de ses phares comme étant la route normale n’est pas du tout la route de Paris, mais celle de la gare. Tous les soirs, on peut dire tous les soirs car ces mêmes témoins l’ont dit, des automobilistes se trompent et arrivent à la gare croyant rouler vers Paris. (Cotes 95, 96 et 443)

            Dès lors, Messieurs, qu’un chef de gare, sa femme, M. Nouvion et M. Garnier voient tous les jours des automobilistes se tromper et venir dans la gare, il doit paraître surprenant qu’ils gardent un souvenir aussi précis d’une erreur et d’une auto parmi tant d’autres.

Non, nous dira-t-on, parce que ce jour-là on a parlé, on a demandé un renseignement. Cela ne doit pas être si exceptionnel. Mais qui a demandé ce renseignement et comment ?

            L’un dira même : un Monsieur est descendu.

            Mais l’autre dira : Jamais personne n’est descendu.

            Je suis sûr, de façon absolue, je puis l’affirmer, que personne n’est descendu, dira finalement Nouvion. Je dis la même chose que mon camarade, personne n’est descendu."

 

Je ne lis pas que quelqu'un ait reconnu Pierre Quémeneur ???

 

Chez Denis Langlois :

Procès-verbal de l’interrogatoire du chef de gare de Houdan, Pierre Piau, qui affirme que l’un des deux occupants de la voiture lui a demandé la route de Paris et que personne n’est descendu pour se diriger vers la gare. La voiture a pris la direction de Paris.

 

"Ce que je peux affirmer de la façon la plus absolue, c'est que personne n'est descendu de la voiture qui est partie sous mes yeux" .

Chez Bernez Rouz :

"Les deux hommes reprennent la route de Paris, se trompent de route, font demi-tour à la gare de Houdan, la voiture cogne contre une barrière, des témoins accourent. Ils indiquent tous que Quéméneur et Seznec étaient ensemble. Exténués par les pannes, les deux hommes semblent s'invectiver. Pierre Piau, le chef de gare de Houdan, témoigne : "Les occupants de la voiture discutaient très fort, il est probable que c'est au sujet de la direction à prendre... On les entendait discuter très fort et le bruit du moteur n'arrivait pas à couvrir leurs voix". Seznec expliquera au juge que Quéméneur était très mécontent. "Il causait très peu, il me reprochait d'avoir entrepris ce trajet avec ma voiture qui n'était pas en état de le faire".

Chez Denis Seznec

Dans la presse de l'époque :

Ouest-Eclair du 2 juillet 1923

Le Petit Parisien du 20 octobre 1923

La Dépêche de Brest du 25 octobre 1924

……………………......

Alors....

Quelqu'un a vu Pierre Quémeneur descendre de la voiture ????

Non.

Parce qu'aucun passager n'est descendu de la voiture.

Il faut quand même avouer que les policiers de Vidal cherchaient surtout à faire reconnaître Guillaume Seznec par les témoins.

Photos à l'appui.

Mais s'il n'avait pas été aussi désagréable et aussi confus dans ses mensonges répétés...

On n'en serait pas là, non ?

Liliane Langellier

P.S. Je rappelle ici une fois de plus que le témoignage de Petit Guillaume est sujet à caution.

D'abord en considération du but visé par Petit Guillaume :

Faire cesser le tintamarre médiatique de Denis Seznec et de sa future révision du procès Seznec.

Et ensuite par son imprécision totale (J'attends un article sur ce sujet).

Reprenez les dires de Petit Guillaume chez Denis Langlois ou ceux de Jean-Yves Seznec sur ce blog…

On est dans le brouillard absolu.

Et puis, même si Vilain se roule par terre de rage et d'envie, c'est bien à moi que Jean-Yves Seznec s'est confié pour la première fois le 26 mars 2018 #nonmais

On est loin, bien loin de sa dernière saillie :

"Le témoignage présente des qualités exceptionnelles. Il est au sommet de la hiérarchie des normes de la preuve testimoniale."

Mais quelle langue ampoulée et prétentieuse !

 

P.S. 2 Au fait, est-ce que je luis dis maintenant que, M. Yannick Piel, son ancien éditeur Coëtquen Editions, vient de me proposer de publier un livre chez lui ???

Et qu'il n'est pas impossible que j'accepte...

 

P.S. 3 Merci à toutes et à tous pour les 1.160 visiteurs venus sur ce blog dans les 5 premiers jours de février.

Pour 8 articles publiés.

 

Affaire Seznec : Personne n'a vu Pierre Quémeneur à la gare de Houdan
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