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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : on brade à la brocante !

Je n'achèterai certainement pas le dernier chef-d'oeuvre de Bertrand Vilain...

Loin s'en faut !

Mais à lire attentivement son verbiage de blog...

Je tiens à re-préciser tout de suite les éléments suivants :

 

1/ Le témoignage de Petit-Guillaume est sujet à caution.

On peut, à la limite, tendre son micro à ses fils Jean-Yves et Gabriel.

Oui, je sais, moi aussi, ils m'avaient émue.

En gardant les distances nécessaires.

Car ce sont des souvenirs, pas des faits !

Il y a déjà eu une grosse ratée avec le livre nullissime d'Anne-Sophie Martin.

Qui promettait de nous révéler un grand secret.

Et qui ne nous a rien révélé du tout.

Lire sur ce blog :

Anne-Sophie Martin

Et aussi mes importantes recherches sur :

Petit-Guillaume

 

2/ Pierre Quémeneur n'a jamais été vu à Houdan le vendredi 25 mai 1923.

Lire : 

Personne n'a vu Pierre Quémeneur à la gare de Houdan.

 

3/ Pierre Quémeneur n'a jamais été vu à Morlaix le dimanche 27 mai 1923.

Lire :

Pourquoi Pierre Quémeneur retourne-t-il précipitamment à Morlaix

et,

Impossible qu'il soit arrivé à Traon ar Velin à 10/11 heures...

le dimanche matin, Marie Jeanne Seznec allait à la messe.

Avec ses enfants.

Lire :

Marie-Jeanne Seznec et la messe du dimanche 27 mai 1923

 

4/ Rien ne vient nous prouver les contacts de Pierre Quémeneur ou de Guillaume Seznec avec les arnaqueurs/grenouilleurs du trafic de Cadillac cités ci-dessous :

Lire 

- Francis Boudjema Gherdi

- Pierre Tallerie

- Ernest Ackerman,

et,

cerise sur le gâteau :

- Sidney Reilly

Le James Bond devenu miraculeusement Charly !

………………………..

Pour le reste...

C'est à vous de voir.

Mais avec les inventions d'un brocanteur en mal de reconnaissance sur l'affaire Seznec...

Qui délire totalement :

"Pour relier ces éléments, je ne me suis posé qu'une seule question, est-ce possible ou pas ?"

On est loin très loin de la rigueur historique d'un Michel Pierre.

Lire ici mes articles sur Michel Pierre.

Et de la rigueur historique tout court.

Juste dans des inventions toutes plus hurluberlues les unes que les autres.

Alors...

Sans moi.

Liliane Langellier

 

Thierry Lefebvre me fait part de ses conclusions suivantes :

Guillaume Seznec et Pierre Quémeneur repartent de Houdan vers 22 h, 22 h 15.

Ouest-Eclair du 1er juillet 1923

D'après le Chaix, le seul train que Pierre Quémeneur a pu attraper pour rejoindre Paris est celui de 23h08 à Versailles-Chantiers.

Houdan - Versailles-Chantiers ça fait 42 km, admettons que la Cadillac ait doublé la moyenne de 20 km/h réalisée jusqu'alors pour arriver dans les délais...

Ce train ne prend que les voyageurs de 1ère classe sans bagages dans la limite des places disponibles. Je doute que Quémeneur soit monté sans billet et les automates n'existant pas à l'époque il a forcément eu affaire à un agent de la gare.

Pierre Quémeneur arrive aux Invalides à 23h34

Il passe sa journée à Paris (aucunes preuves à part le témoignage vacillant du Le Her)

Le conseiller général repart donc de Paris le samedi soir à 21 h 08.

Et arrive à Morlaix le dimanche matin à 9 h 58.

"Pour en finir avec l'affaire Seznec " de Langlois, page 212 :

- Et à quelle heure ça s'est produit ?

- Le matin mais je ne sais pas l'heure. Peut-être 10 ou 11 heures...

Conclusion...

Je n'imagine pas Quémeneur faire le retour à Morlaix sans adresser la parole à personne...

Ouest-Eclair du 29 juin 1923

Le déroulement de son voyage avec Seznec avait bien du le contrarier et il avait sans doute besoin de partager cette colère non ?

Et il n'était pas du genre sauvage...

Quand Seznec arrive à Rennes, il le trouve attablé avec des inconnus à qui il raconte leur périple à venir.

Ouest-Eclair du 8 juillet 1923

La prime de 5000 francs avait bien attiré de nombreuses personnes...

Ouest-Eclair du 5 août 1923

Affaire Seznec : on brade à la brocante !
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T
Merci à Alain pour avoir relevé ma confusion. Je rejoins Marc sur la difficulté pour les deux compères de rejoindre Versailles-Chantiers avant 23h05, mais admettons que la Cadillac n'allait pas si mal et que Pierre Quémeneur a pu rejoindre Paris-Invalides le 25 à 23h34. Où a-t-il dormi ? Il n'y avait pas d'interphones ou de cartes magnétiques à l'époque, il fallait forcément s'adresser à un personnel pour louer une chambre. Il était à une petite heure de marche de l'avenue du Maine où il avait rendez-vous à 8h. Qu'a-t-il bien pu faire ce matin là ? Prendre un café ? Acheter le journal ? Se rendre à son rdv ? Apparemment personne ne s'est présenté boulevard Malesherbes le 26 pour récupérer les 60.000 francs. Pourquoi ne serait-il reparti de Paris qu'en début de soirée ? Qu'a-t-il bien pu foutre dans la capitale pendant toute cette journée sans avoir été reconnu par personne ? Bref, ce scénario ne me semble guère plausible...
Répondre
A
Je crois qu'il y a une confusion dans les conclusions de Thierry et son interprétation des hypothèses de Denis Langlois.
Si Quémeneur prend le train de 23h08 à Versailles, le 25 mai, ce n'est pas pour repartir illico à Morlaix. C'est pour passer la journée du samedi à Paris.
C'est le samedi soir qu'il retourne à Morlaix, par le train de 20h05 ou celui de 21h08
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M
Il me semble, quant à moi, impossible que les deux hommes soient arrivés à temps pour le train de 23h08 à Versailles. De 22h15 à 23h05 (le temps de sortir de la voiture et de sauter dans le train, tout en sachant qu'ils sortaient d'un repas arrosé tardif), il n'y a que 50 minutes, donc pour 42,7 km (qui prennent aujourd'hui 41 minutes selon Google sur des routes bien meilleures et avec des voitures autrement plus fiables), c'est absolument impossible. Avoir eu l'intention de le faire aurait été très osé. De plus, si la voiture avait réussi à foncer à cette allure sans le moindre incident, pourquoi diable s'arrêter à Versailles ? On n'est plus qu'à 11 km de Paris, qu'on peut rejoindre en 15 minutes à ce rythme en voiture, ou en deux heures et demie à pied si on tombe en panne.

J'ajoute que, si Seznec avait déposé Quéméner à Versailles, il aurait mieux fait de le dire, au lieu de raconter des âneries ! Tout d'un coup, son histoire serait devenue à moitié plausible. Donc pourquoi insister sur un scénario impossible, quand sa tête était en jeu ?