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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

Affaire Seznec : Le prix des Cadillac en 1923 (2)

Thierry Lefebvre nous a fait ses recherches habituelles dans la presse...

"Comme neuve"

22.000 Francs in L'Auto du 12 janvier 1923.

L'Auto 12 janvier 1923, bon état de marche, 5.000 francs.

L'Auto 8 août 1923, très bon état 13.500 francs.

L'Auto 7 novembre 1923, 20.000 francs.

L'Auto 13 décembre 1923, Limousine 45.000 francs, Torpédo 12.000 francs.

L'auto 18 décembre 1923, Vends Limousine Cadillac type 57 même à crédit...

L'Auto 27 juillet 1923, type 57 parfait état, 13.500 francs.

Cadillac avait des agences en France en 1922, au moins à Roubaix et à Boulogne (92).

Ils fournissaient des voitures neuves car les annonces mentionnent taxe comprise.

 

Il existait également en 1920 des American Service Station (in La Liberté 18 mars 1920).

Même annonce parue dans le Chicago Tribune and The Daily News New-York du 3 février 1920.

 

Au 45 rue des Arts à Levallois-Perret on retrouve en mars 1923 le plus grand stock de pièces en Europe :

Rue Louise Michel (ancienne rue des Arts) à Levallois, c'est pile entre Bollon avenue Sainte-Foy Neuilly et Gherdi rue Brochant Paris 17.

Vous avez lu les prix ?

Et les nombreuses offres...

Guillaume Seznec, lui-même, s'y connaissait en prix des bagnoles..

Thierry vient de retrouver dans quel garage parisien il avait déposé la bagnole achetée au marquis de Lescouët :

Dans La Dépêche de Brest du 4 avril 1924 :

15.000 francs, pas 1.500

Henri Bon était garagiste dans la Goutte d'Or...

Pas à Neuilly, hein ?

On est bien loin du 17e de Gherdi, du Neuilly de Bollon, de l'avenue de la Grande-Armée, etc...

Comment Seznec a-t-il bien pu faire la connaissance de ce garagiste ?

Dans les camps de stock ?

Comment Seznec a-t-il envoyé sa Limousine à Paris 18e ?

Il l'a emmené lui-même par la route ?

Il a envoyé Samson ?

A-t-il eu besoin d'un Passavent ?

Comment Bon lui a renvoyé la bagnole ?

Ça existait les trains pour emmener les voitures à cette époque ?

En tout cas....

Une preuve de plus que  c'est bien Seznec qui traficotait dans les bagnoles pas Quemeneur !

Alors...

Au vu des différents prix pratiqués sur la place de Paris....

Voulez-vous me dire pourquoi les Bolcheviks - même en besoin urgent - seraient assez sots pour venir acheter une Cadillac pourrie à 30.000 francs.

#jedemande

Et, je rappelle ce qu'écrivait Bertrand Vilain dans son précédent chef-d'oeuvre (oui, je sais, il change d'avis comme de chemise) :

"Cela semble peu plausible car il n'y eut que 149 véhicules amenés en Russie (selon Bertrand M. Patenaude, The big show in Bololand). Parmi ces 149, il n'y a eu que quelques Cadillac."

149 véhicules et seulement quelques Cadillac.

Capisce ?

 

Liliane Langellier

in L'Auto du 17 mars 1923.

in L'Auto du 17 mars 1923.

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M
Le prix payé par le gouvernement russe (probablement bien au-delà des 30.000 francs, car il fallait payer ensuite d’autres intermédiaires et le convoyage) peut s’expliquer par le fait qu’il y a plus de 3.000 km de Paris à Moscou, et que le trajet en voiture prenait sûrement au moins une semaine à l’époque, dans des conditions très difficiles. J’ai déjà fait des voyages en voiture de 3.000 km en trois jours, et même 4.000 km en quatre jours (dont une partie était la route Paris-Vienne, qui peut avoir été suivie à l’époque), mais cela demande de rouler continuellement du matin au soir et de tenir une moyenne impossible à l’époque (ne parlons même pas des pannes et du passage des douanes). Il fallait donc payer le transport et le retour à Paris du conducteur ainsi que son effort, ses dépenses et son temps. Le gouvernement russe n’achetait apparemment que des véhicules livrés à Moscou. Je ne pense pas qu’il s’occupait du convoyage, mais cela ne serait pas absurde et cela aurait certainement réduit les frais.<br /> <br /> Cependant, payer un prix fort dès Paris, cela ne permet pas tellement de faire des bénéfices, c’est certain. Sans compter qu’une voiture en mauvais état (comme la catastrophe de Seznec) avait très peu de chances d’arriver à Moscou. Mais peut-être chargeait-on les voitures sur un train. La ligne Paris-Moscou existait.
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