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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

Affaire Seznec : Pour en finir avec la piste du Canada !

Errare humanum est,
Perseverare diabolicum.
Sénèque (et d'autres avant lui...)

Il me fatigue le gars Janiczak !

Non seulement il me harcèle à qui mieux mieux....

Mais voilà qu'il s'auto-proclame grand spécialiste de l'affaire Seznec.

Et de sa piste du Canada.

Comme mes éléments de réponse sont disséminés à droite à gauche...

Je vous rassemble le tout ci-dessous.

Quel cauchemar !

Mais quel cauchemar !

......................

1/ Tout cette histoire pré-suppose que Pierre Quémeneur a survécu au mois de Mai 1923.

Qu'il a été blessé à Traou Nez (par qui ?).

Qu'il a pris son propre bateau, amarré juste là, pour le Canada.

Si, si....

 

2/ Origine de la piste du Canada

en page 576 de "Nous, Les Seznec" édition 2006, c'est la piste canadienne :

"C'est Mme Annick Galard qui m'apprend, en 1998, qu'elle a rencontré dans un train une Canadienne de soixante-quinze ans environ qui se rendait à Grenoble voir sa petite fille étudiante. Au cours de leurs échanges Mme Galard a appris que le père de cette dame était originaire de Bretagne et que, lui a-t-elle dit, Mon père s'appelait, je crois, Quemeneur. Une incertitude troublante. Si, en 1923, Quemeneur avait pris la fuite au Canada, comme beaucoup de gens le pensent, il aurait pu effectivement être le père de cette dame car les âges correspondent. Et cela explique pourquoi son père lui aurait caché sa véritable identité. En relation avec des Canadiens, des recherches sont entreprises en direction de cette Canadienne qui habiterait Gagnon, dans le nord du Québec."

 

 "La canadienne" rencontrée par Annick Galard, dans un train en 1998, est originaire de Gagnon. Pour coller au feuilleton, elle serait née là-bas en 1923/1924...

Sauf que... Gagnon est une ville minière créée de toutes pièces en 1960 et rasée en 1985. Si c'est "les environs de Gagnon", on est, comme d'hab", dans le flou artistique le plus complet. A moins que l'on ne soit carrément dans l'île de Gagnon (cf Céline Dion).

Cette canadienne aurait eu un papa du nom de Quemeneur. Elle n'est pas la seule dans la région. Et je rappelle ici que le nom de famille de Pierre s'orthographiait Quéméner pour l'état-civil.

Et puis.

Avec des si..

Si j'avais rencontré un dénommé Quémeneur dans le train Paris-Chartres....

On aurait pu dire que Quémeneur s'était accouplé avec la femme de Quemin à Lormaye...

Et que c'était l'un de ses descendants qui habitait la ferme !

Et hop ! Reprise de la piste de Lormaye.

 

3/ La folie Janiczak

Cette piste commence donc par la rencontre d'une Canadienne (quelconque) dans un train (quelconque) pour Grenoble...

Et puis...

Voilà l'histoire que cela donne....

Après s'être miraculeusement échappé de Traou Nez au bord d'un bateau offert par Wilkinson (si, si)...

Notre pote Quémeneur arrive au Canada où il va faire fortune comme bootlegger (si, si...)

"En 1933, Pierre Quemeneur rentre en France (sous un faux nom), blindé aux as. Et va s'établir - après avoir marié l'une de ses filles à un homme qui fera carrière d'abord dans le pastaga puis en politique...." 

Et Christophe Janiczak finit par nous dire que Charles Pasqua était le gendre de Pierre Quémeneur.

Car il avait épousé l'une de ses filles.

Tout ça parce que Charles Pasqua a épousé une canadienne de Québec :

In Wikipedia

"Il se marie en 1947, avec Jeanne Joly4, une Québécoise rencontrée à Grasse avec qui il a un fils : Pierre-Philippe Pasqua, né en 1948 et mort en . Jeanne Joly décède à son tour le 7 février 20165."

Lire aussi Charles Pasqua sur le Who's who.

Jeanne Joly, par un subtil changement de nom (usurpation d'identité), serait donc la fille de Pierre Quémeneur (mais quel délire, quel délire !)

Si, si...

Et il revient finir ses jours à Saint-Sauveur (près de Grenoble) dans l'Isère.

 

Parce que cela lui rappelle son Saint-Sauveur breton.

 

N.B.  La prohibition au Canada 

SCOOP : Si cette mesure législative fut établie en 1920 pour se terminer treize ans plus tard aux États-Unis, elle ne dura pas aussi longtemps au Canada.En effet, toutes les provinces de l’époque votèrent une loi proscrivant l’alcool, mais la plupart l’abolirent au cours des années 20. Le Québec, pour sa part, considérant cette interdiction comme étant une mesure trop radicale, en cessa l’application après quelques semaines seulement, en 1919. Seule la province de l’Île-du-Prince-Édouard tint bon en prohibant les boissons alcoolisées pendant presque cinquante ans, soit de 1900 à 1948.

 

Lire La Prohibition au Canada.

.................

Je sais que les grandes affaires policières ont toujours attiré un grand nombre de foldingues...

Surtout les Cold Cases.

Car, la nature a horreur du vide...

Je ne vous passe pas sous silence que Janiczak ne cite jamais Charles Pasqua.

Car il a peur.

Car Pasqua était un homme puissant...

On retrouve bien là les délires paranos de Petits-Fils Premier.

Pas étonnée qu'ils se fréquentent !

Liliane Langellier

 

P.S. 22 octobre 2018

Et comme un fêlé ça suffit pas...

On en a deux pour le prix d'un...

Et oui, un jeunot de Josselin (Morbihan), féru de généalogie, travaille aussi sur l'affaire Seznec et la piste du Canada.

Avec l'accord béat de Denis Seznec, of course (trop content d'être sur la photo avec son bouquin truffé de mensonges et d'erreurs...)

A lire sur Ouest-France.

Misère, misère !

Ils me font penser à la chanson canadienne de Coluche :

"Vous allez m'dire pourquoi tu y as dit viens
Comme ça bêtement derrière le bois pour rien
Laisse tomber ton lait qu'est sur l'feu ton frère qu'attend
l'lait qu'est sur l'feu
Ta mère qu'est malade
Ton père qu'est pas bien
J'lui ai dit viens
(C'est agaçant, hein?)
Elle m'a jamais dit pourquoi elle voulait pas"

P.S. 2 Regardez bien le fauteuil en bas des deux lits clos...

Mais pourquoi je dis ça, moi ?

Gagnon sur carte. Au-dessus du B de Québec.

Gagnon sur carte. Au-dessus du B de Québec.

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A
Du grand n'importe quoi : à vouloir trop prouver, on ne prouve rien. Denis Le Her devrait raccrocher les gants et envisager la culpabilité de son grand-père. Il a suivi d'innombrables pistes. Disons aussi que Seznec ne l'a pas aidé. Il faut se rappeler que dès qu'une de ses nombreuses versions étaient battue en brèche, Guillaume en échafaudait une autre : dixit la piste de Houdan. Un jour il le laisse devant la gare, une autre fois ils sont victimes d'un accident et d'une voiture qui les suivait sort un homme qui emporte Quémeneur dans ses bras. La piste du Canada, voire des USA, ainsi que toutes les autres, ne me semblent pas très sérieuses. Disons aussi que les témoins ne sont pas très sérieux.
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