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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : les différentes perquisitions à Traon-ar-Velin

Si l'erreur n'est pas un crime, l'entêtement peut le devenir.
Boiste

A trop vouloir avoir raison...

L'avocat Langlois frise désormais le ridicule.

Il a réglé ses mauvais comptes avec Denis Seznec tout au long de son dernier ouvrage...

Ce qui, pour beaucoup, décrédibilise ses dires.

Dans sa mauvaise tribune à Criminocorpus, il a osé décocher au sujet des révélations des fils de Petit Guillaume :

"Il se trouve que le témoignage enregistré par Bernard Le Her en 1978 est nettement plus précis sur certains points."

Alors que tout le monde sait maintenant que, Petit Guillaume, il a bien dit à Bernard Le Her ce qu'il souhaitait lui dire.

Uniquement dans le but de freiner la demande de révision en cours.

Denis Langlois il est à la fois orgueilleux et amer.

Il n'en finit pas de se venger de tout et de rien.

Au risque de perturber la recherche de la vérité dans l'affaire Seznec.

Au risque d'énerver le procureur de Brest ce qui nuira bien évidemment aux futures demandes de révision des petits-fils.

L'affaire Seznec n'a plus besoin de son ego démesuré.

Il y a un temps pour tout...

Alors qu'il rentre vite dans sa belle Auvergne et trouve la sérénité en écoutant les doux vers de sa poétesse de bonne femme.

Oui, qu'il dégage !

Assez !

..............

Revenons aux perquisitions de la scierie morlaisienne.

La première audition de Seznec par Cunat a eu lieu le mardi 26 juin 1923

Et le commissaire s'est déplacé lui-même à Morlaix, pour l'entendre.

in Denis Langlois en page 30.

"Ce jour-là, un homme grand, trapu, se présente à la scierie : le commissaire divisionnaire Cunat de la police de Rennes."

Reprenons la liste des différentes perquisitions qui ont eu lieu à Traon-ar-Velin :

Chez Guy Penaud en page 132 :

"Toujours ce même (samedi) 30 juin 1923, le commissaire Cunat et l'inspecteur Le Gall, de la police mobile de Rennes, avaient opéré, en présence de Mme Seznec, une perquisition à Traon-ar-Velin dans "la maison d'habitation et autres locaux fermés et dépendances." Les policiers avaient saisi un pantalon bleu de mécanicien marqué, par places, de traces de lavage. Dans leur procès-verbal, ils notèrent que la domestique Angèle Labigou, l'avait enlevé, subrepticement, d'une automobile  où il était déposé, pour le cacher derrière un clapier. Le même jour, ils avaient saisi un pardessus de voyage, roulé entre le sommier et le matelas dans le lit de la servante.Pour justifier cette présence anormale, Angèle Labigou allégua que son matelas était trop court et qu'elle l'allongeait avec le manteau de son patron. Les policiers avaient fait constater à Mme Seznec et à sa domestique que le pardessus portait, au col, une tache de sang. Une analyse ultérieure révéla que cette tache était du sang humain."

On trouve aussi une boîte de 28 cartouches à balles blindées, mais pas de  revolver correspondant.

Et une automobile Sizaire et Naudin maquillée avec un numéro d'immatriculation gratté.

 

Le Matin du 1er juillet 1923.

 

"A l'heure actuelle, ou sait ce qui a été saisi 
au cours de la perquisition pratiquée samedi 
après-midi. En voici l'énumération : vingt 
balles de revolver Hammerles (calibre 8 milli- 
mètres), quatre balles de pistolet automatique, 
un chapeau mou, une automobile Ford — la 
première voiture dont Seznec se soit servi — 
et qu'une plaque apocrvphe présente pour une 
Sizer et Naudin. 
. . 
Mme Seznec, interrogée sur la présence des 
balles et priée de noter qu'on ne saurait avoir 
des balles sans arme à feu, répondit qu'il 
n'existait pas et qu'il n'avait jamais existé de 
pistolet ou de revolver chez elle; que les 
cartouches avalent été apportées de Brest au 
cours de son déménagement, sans qu'elle 'sût 
très exactement comment elles avaient pu être 
apportées dans sa maison de Saint-Pierre- 
Quilbignon."

in La Dépêche de Brest du lundi 2 juillet 1923 

 

Le mardi 3 juillet, nouvelle perquisition.

Pour saisir quatre flacons d'encre.

 

"(...) Le vendredi 6 juillet, nouveau transport du commissaire Jean-Baptiste Cunat à Traon-ar-Velin, cette fois-ci en compagnie de quatre inspecteurs de son service, MM. Pierre Le Gall, Jules Thomas, François Chelin et Pierre Faggiani, pour une nouvelle visite domiciliaire."

Lire sur ce blog : La perquisition du 6 juillet.

 

René Trémon. Plan Maison Seznec.

 

Je rappelle que cette troisième perquisition a eu lieu sur dénonciation d'une lettre anonyme.

Et je soupçonne les voisins des Seznec d'être les auteurs de cette lettre.

Alors, aller mettre en exergue aujourd'hui la version des Le Saout c'est vraiment du plus mauvais goût.

Ces voisins-là sont de vrais langues de p....

De père en fils.

Qui crient encore à la culpabilité de Guillaume Seznec.

Et Langlois se sert de leur version pour...

Soi-disant innocenter Seznec ???

Honteux !

Enfin, dans tout ça...

Langlois est devenu la vraie mouche du coche de la fable de La Fontaine :

"Ainsi certaines gens, faisant les empressés,

S'introduisent dans les affaires :

Ils font partout les nécessaires,

Et, partout importuns, devraient être chassés."

 

Pourtant...

Pourtant il devrait se rappeler la réponse du procureur de Brest à sa demande de fouilles :

 

 

Vous lisez bien ?

"une telle demande ne peut être déposée en vue d'une demande de révision que "par le condamné ou son représentant légal, ses enfants, petits-enfants et arrières-petits-enfants"

Aucun descendant de Seznec n'a fait cette demande.

De plus, il y a longtemps que Denis Langlois n'est plus en charge du dossier...

Et il peut s'estimer aujourd'hui heureux que Denis Seznec ne l'ait pas attaqué pour divulgation du secret professionnel.

Mais il peut encore le faire.

Et je serais lui, je le ferais.

Alors...

Alors il va se présenter comme quoi Langlois pour demander l'analyse de ces scories ?

"Denis Langlois, ancien avocat de la famille Seznec, indique avoir demandé au procureur de la République de Brest de bien vouloir faire procéder à l’analyse officielle des cendres et scories qui ont été découvertes, le 3 mars dernier, par une équipe de chercheurs bénévoles, dans l’ancienne propriété des Seznec à Morlaix (Finistère). Cela afin « d’explorer jusqu’au bout cette dernière piste »."

Comme "ancien avocat de la famille Seznec" ???

Ce qu'il n'est plus depuis 1990...

28 ans...

Faut avoir un certain culot quand même...

"Une analyse officielle" ???

Suite à des fouilles privées...

Et oui...

Encore un coup d'épée dans l'eau.

Qui n'a eu pour seul but que de faire parler de lui.

Pour pouvoir se pavaner et dire que la révision de l'affaire Seznec, c'est lui !

Et uniquement lui...

Tout ce qu'il risque c'est de nous énerver les autorités judiciaires.

Et de nuire aux futures demandes de révision...

Si les petits-fils décident, un jour, d'en porter une.

Ce qui est leur droit le plus strict.

Liliane Langellier

P.S. Mieux que tout...

Je viens de m'apercevoir que c'est "un communiqué" que Langlois a fait...

Un communiqué de quoi ?

Un communiqué de presse envoyé à l'A.F.P.???

En fait, il a juste écrit une simple lettre...

Qu'il a envoyée au procureur de la République et à l'Agence France Presse.

Pour faire le buzz.

Mais...

En qualité de quoi ???

#jedemande

Lui, l'avocat qui a trahi le secret professionnel, comme il le disait si bien dans le CAVous du 27 février dernier, en réponse à la question futée de Jean-Michel Apathie :

"Heu..... J’ai trahi un petit peu le secret professionnel (ndlr Un petit peu ?) puisque j’ai retranscrit par écrit le témoignage et je lui ai rendu bien sûr la bande magnétique puisqu’il me l’avait simplement confiée."

 

15 JUIN 2018

COMMUNIQUÉ

AFFAIRE SEZNEC : UNE ANALYSE DES CENDRES DEMANDÉE AU PROCUREUR

Me Denis Langlois, ancien avocat de la famille Seznec, vient de demander à M. Jean-Philippe Récappé, Procureur de la République de Brest, de bien vouloir faire procéder à l’analyse officielle des cendres et scories qui ont été découvertes, le 3 mars dernier, par une équipe de chercheurs bénévoles, dans l’ancienne propriété des Seznec à Morlaix.
Selon le témoignage de Petit-Guillaume, l’un des fils de Guillaume Seznec, Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère, aurait été tué involontairement en mai 1923 par Marie-Jeanne Seznec, l’épouse de Seznec, qui repoussait ses avances. Le corps aurait été dissimulé sur place et Petit-Guillaume a indiqué l’endroit où, d’après lui, ses parents ont "mis" le cadavre de Quémeneur : "une sorte de cellier" en dehors de la maison.
Les chercheurs bénévoles n’ont pas trouvé dans ce cellier le squelette de Quémeneur, seulement deux os d’animaux, mais le 3 mars dernier, en creusant plus profondément, ils ont découvert une couche insolite de cendres et de scories.
Seznec aurait-il brûlé le corps de Quémeneur dans la chaudière de sa scierie, comme des voisins l’en avaient accusé en 1923 ?
Ces cendres et scories ont été photographiées et répertoriées minutieusement par les chercheurs, mais ceux-ci n’ont pas la possibilité de les faire analyser avec toutes les garanties souhaitables.
Dans sa lettre au Procureur de la République de Brest, Me Denis Langlois demande donc à celui-ci "d’ordonner l’analyse scientifique des cendres et scories" que M. Bertrand Vilain, le coordonnateur des fouilles, tient à sa disposition.
"Je pense, ajoute-t-il, que cette analyse peut être faite sans engager des frais excessifs, La police scientifique possédant des laboratoires qui fonctionnent toute l’année."
Il conclut : "Tous ceux qui s’intéressent à l’affaire Seznec et au symbole qu’elle constitue en matière de défense des droits de l’homme ne comprendraient pas que cette dernière piste ne soit pas explorée jusqu’au bout, pour essayer de s’approcher de la vérité et de la justice."

.

Ouest-Eclair 8 juillet 1923.

 

Le Matin du 10 juillet 1923

 

"C'est, m'a-t-elle répondu, une calomnie de plus de quelques rares ennemis. Mon mari n'a jamais allumé cette chaudière et, à l'époque dont vous parlez, moins encore qu'auparavant."

 

Lire sur ce blog : Pour en finir avec l'histoire de la chaudière...

Je le rappelle...

Les Le Saout n'ont déposé leur version haineuse de l'affaire au proc que le 20 novembre 1998.

Ils ont courageusement attendu la publication du livre de Keriel : "Seznec, l'impossible réhabilitation" en avril 1998.

"Ce document s'intitule en effet "L'affaire Seznec, la réalité... des survivants racontent". Il doit comporter environ 7 pages et a été envoyé le 20 Novembre 1998 à Madame la Garde des Sceaux à PARIS. Un exemplaire en a été remis au Parquet de MORLAIX et un autre à la Bibliothèque Municipale de MORLAIX."

Et, pour ceux qui ne savent pas lire...

Les Le Saout parlaient de Cessou et non de Baron.

C'est pour cela que j'ai volontairement repris "Cessou"...

Capisce ?

Dans "Addenda", ils écrivaient aussi sur ce document leur version haineuse de l'affaire Seznec basée sur des ragots d'arrières-cuisines...

Florilège :

"- Ma Grand-mère paternelle, qui avait 73 ans en 1924, se promenait souvent à Saint-Augustin où elle bavardait avec la mère de Guillaume SEZNEC et, je pense après la condamnation, elle se crut obligée de lui dire : C'est tout de même malheureux ce qui arrive à votre fils et elle a obtenu la réponse suivante : Il faut expier !

- Monsieur LE BRAS Jean-Baptiste, décédé il y a 2 ou 3 ans, jeune ouvrier dans un Garage de la rue de Brest m'a raconté que SEZNEC avait apporté à réparer une roue de voiture en très mauvais état.

- Un de mes oncles, Monsieur Jean POULIQUEN, demeurant à Traon ar Velin, avait garé dans sa cour pendant quelques jours une voiture américaine couverte de boue apportée pour SEZNEC par des soldats américains."

Et c'est cette version qu'ose reprendre l'avocat Langlois ?

Qui écrit pourtant en page 227 de son livre :

"Ils (ndlr les enquêteurs) interrogent les voisins de Seznec, sans d'ailleurs dresser pour la plupart d'entre eux de procès-verbaux. Tous, ou à peu près, sont hostiles aux Seznec à qui ils reprochent leur affairisme, leur manque de scrupules et le fait qu'ils sont des "étrangers" venus d'une autre région de Bretagne. Certains déclarent que, le lundi 28 mai, Seznec s'est montré particulièrement agité et qu'ils ont senti des odeurs nauséabondes provenant de la scierie. Ils pensent que Seznec a brûlé le cadavre de Quémeneur dans sa chaudière et s'est ensuite débarrassé des cendres en les jetant dans la rivière qui longe la scierie.

(...) La police effectue des prélèvements de cendres, mais l'analyse ne révèle aucune trace d'os brûlés."

 

 

Traon ar Velin. Plan du cadastre.

Traon ar Velin. Plan du cadastre.

Le Matin du 13 juillet 1923.

Le Matin du 13 juillet 1923.

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