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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : 4 juin 1923 : Entrée en scène de Jenny Quémeneur

But hate is not our strong suit. Humor is.
Robert Mankoff in The New Yorker

Le meilleur moyen de répondre aux injures...

Est, certes, de recadrer ceux qui les profèrent...

Mais surtout de continuer à être ce que vous êtes sous leurs injures.

C'est le principe même de Marie-France Hirigoyen (une vraie psy, elle... et jolie en plus...) dans son livre sur le harcèlement moral.

...............

Donc, on reprend...

Jenny Quémeneur rentre en scène le 4 juin 1923.

Qui est-elle ?

Si on reprend Commana en 1896....

Voilà comment se présente la famille Quémeneur :

Jenny est alors âgée de 13 ans.

Jenny est en effet née le mercredi 11 avril 1883.

Elle est morte le samedi 27 décembre 1969 à l'abbaye cistercienne

de La Joie Notre-Dame de Campénéac (Morbihan) à l'âge de 86 ans

Faut croire que ça conserve de chanter les Petites Heures.

....................

Mais reprenons...

Pierre Quémeneur (Quéméner pour l'état civil) a eu 9 frères et soeurs.

Yves Matthieu Quéméner aura de son second mariage en 1870, à Saint-Sauveur, avec Catherine Aline Stéphan,

 Dix enfants :

  • Marie Jeanne (30/8/1871 - 5/5/1909)
  • Marie Angèle (25/12/1872 - 21/01/1897)
  • Marie-Louise (20/4/1874 - 5/08/1912)
  • Marie Yvonne (25/12/1875 - 10/07/1949. Se marie avec François Peron le 31/01/1904)
  • Pierre (né le 19 août 1877 à Commana) est le cinquième
  • Philomène (15/03.1880 - 20/03/1959. Se marie avec Yves Peron le 31/01/1904)
  • (Jean François) Henri (4/12/1881 - mort à l'abbaye Notre Dame de Timadeuc le 18/7/1949)
  • Jenny (11/4/1883 - 27/12/1969)
  • Louis (10/12/1884 - 28/01/1954)
  • Marianne Rose Laurence (née le 29 août 1886), mariée à Jean Pouliquen (futur notaire) le 20 janvier 1920 , décédée à Saint Thégonnec le 12 mai 1981).

Lire : Généalogie des familles Quéméner / Pouliquen

Pierre va rester en relations proches avec deux de ses sœurs. Jenny, née en 1883. Qui sera son bon ange et sa gouvernante. Marianne Rose Laurence, née en 1886, qui épousera Jean Pouliquen le 20 janvier 1920.

Et avec son frère Louis, né en 1884.

Seuls ces trois-là seront évoqués dans l’affaire Seznec. Ce qui simplifie, dira-t-on.

La ferme familiale est vendue à la mort de leur père, Yves Matthieu Quéméner, en 1903.

Pierre a alors 26 ans. Il s’installe à Morlaix. Puis ouvre un débit de boisson à Saint-Sauveur. « Et très vite devient marchand de vin et de bois » (Bernez Rouz, page 17)

En 1903, Jenny a 20 ans.

On peut aisément penser qu'elle aide son frère au bistrot...

Saint-Sauveur, recensement 1911.

A-t-il, lui, participé à la Grande Guerre ??? (ce sont des points d'interrogation, capisce?)

Pierre est de la Classe 1897.

Je lis sur Geneanet (oui, d'après son R.M.) :

Octobre 1914 : service militaire

27 décembre 1914 :Conseil de révision

Octobre 1915 : Service militaire

18 février 1919 : Démobilisation militaire.

Sa guerre : 87e régiment d'infanterie (87e RI) puis 62e régiment d'infanterie (62e RI) et enfin 19e régiment d'infanterie (19e RI)"

Pour moi, il en est tout autrement.

Lire sur : La guerre de Pierre Quémeneur.

Sa fiche de R.M. aurait-elle été créée le 6 septembre 1922 ???

Alors qu'il était déjà conseiller général du canton de Sizun (élu le 21 décembre 1919).

Et avait certainement appartenu comme bistrotier aux R.G. (Renseignements Généraux).

(Le notaire Pouliquen aussi, il devait en être des R.G. Sans compter l'appartenance possible à la franc-maçonnerie.)

Mais, pour plus de sécurité, j'ai posé la question à un orfèvre en la matière : Jean-Michel Gilot de "1 Jour - 1 Poilu".

Et j'attends sa réponse.

(C'est déjà lui qui m'avait donné tous les renseignements pour Charles-Victor Hervé. En particulier ceux disponibles uniquement au SHD Lorient).)

Oui, c'est clair, pour moi, Pierre Quémeneur est un profiteur de guerre.

Oui, ne mollissons pas sur les mots.

Il va fournir au Génie français puis aux Américains de Brest, du bois.

Nécessaire pour consolider les tranchées d’une part. Et pour construire le camp de Pontanezen (Brest) d’autre part.

Certains pourraient oser le qualifier de « planqué ». C’est sûr qu’il n’a pas essuyé le feu de l’ennemi. Il s’est contenté de remplir ses poches. Et de bien les remplir.

Métier qu’il continuera sur une toute autre échelle après Guerre. Puisqu’il aura recours à des courtiers. Et à des bateaux. Pour commercer avec le Pays de Galles (entre autres).

Lire sur la piste de Lormaye :

Quand le fonds Gourvil nous en apprend un peu plus sur Pierre Quémeneur

En 1919, il achète une superbe demeure bourgeoise à Landerneau Ker Abri.

Suite à la succession de  Henri-Joseph Glaizot décédé en 1915. 

Oui, il l'achète, il ne la fait pas construire comme nous écrit Bernez Rouz en page 22.

Demeure où il installe ses bureaux.

Et où on le trouvera habitant avec sa sœur Jenny lors des évènements Seznec.

Demeure qui sera évalué à 100.000 francs lors du bilan du 29 décembre 1923 (si on reste sur la base 1 franc 1923 = 1 euro actuel, je vous laisse faire le compte).

Landerneau, Ker Abri

Le 17 avril 1920, il achète, pour la somme de 25.000 francs,  Traou Nez en Plourivo, situé sur les rives du Trieux. Dans les Côtes d’Armor. 90 hectares de bois autour d'un manoir. Cette propriété l’intéresse surtout pour le massif forestier au sein duquel elle est située. Il va d’ailleurs en confier la gestion à son frère Louis.

Propriété qui sera évaluée à 140.000 francs lors du bilan du 29 décembre 1923 (Bernez Rouz en page 22)

 

Jenny le suit partout et toujours.

Quand arrive mai 1923, elle est bien installée à Ker Abri (Landerneau).

in Ouest-Eclair du 26 juin 1923 :

LA TROUBLANTE DISPARITION DE M. QUEMENEUR

LANDERNEAU, 25 juin. — A Landerneau et dans tout le canton de Sizun, on ne s'entretient que de la disparition de M. Quémeneur, qui cause une grosse émotion. 
Nous nous sommes présenté la villa « Ker Abri », maison tranquille tapie dans la verdure, un peu en retrait de la route de Landerneau, où M. Quémeneur vivait avec sa plus jeune sœur. Mlle Quemeneur a bien voulu nous recevoir, mais ne put rien nous apprendre. Elle se borna à nous déclarer que l'on avait vainement recherché son frère et qu'elle ignorait les résultats de l'enquête qui se poursuit actuellement à Paris et au Havre. 
 Nous avons interrogé plusieurs personnes ; toutes ont le pressentiment que M. Quéméneur a été victime d'un attentat. On a émis l'hypothèse que M. Quéméneur serait subitement parti pour l'Amérique où il aurait été appelé par ses affaires, mais il aurait prévenu sa sœur qu'il tenait toujours au courant de ses déplacements et à qui il avait l'habitude d'écrire presque journellement au cours de ses voyages. 
 Dans le pays, où l'on n'a pas oublié le mystère de la Grande Palud, on répète : « C'est une seconde affaire Cadiou. » 
 M. Quémeneur était de taille petite ; il avait1 1 m. 60 environ ; il avait les cheveux châtains, le visage respirait la franchise. Il portait plusieurs dents aurifiées à la mâchoire supérieure2

C'est en fait le 4 juin 1923 que Jenny Quémeneur entre en scène.

Elle a alors 40 ans.

Et, pour une femme, avoir 40 ans en 1923, ce n'est pas comme maintenant.

Souvenez-vous de "La femme de trente ans" de Balzac.

Avec les désillusions de Julie d'Aiglemont.

« La douleur n’est viable que dans les âmes préparées par la religion »

 

 

Et puis, tant pis pour Agatha Christie, mais Jenny n'est pas Jane Marple.

Car Landerneau n'est pas St Mary Mead.

Les années folles et le Charleston n'ont pas dû faire grand bruit dans Landerneau !

Même si elle a pu lire sa prose littéraire dans Le Matin, Jenny n'a pas lu "Le blé en herbe" de Colette et elle est bien loin de ses giries parisiennes à base d'éther et de laudanum...

Non, Jenny se consacre corps et âme à un seul homme : son frère.

Dont elle entretient la maison, aidée d'une seule domestique : Pélagie Caradec.

C'est elle qui lui prépare ses valises lors de ses voyages.

Voyages fréquents avec des dates fluctuantes.

Mais celui-là semble se prolonger...

Alors notre Jenny prend des nouvelles de son frère auprès du gars Seznec le lundi 4 juin 1923...

Soit 10 jours après la disparition de Pierre : 25 mai / 4 juin.

Voyons un peu comment s'est jouée la pièce...

......................

Dans la primo enquête de Jean Pouliquen (Bernez Rouz en page 82) :

"Je télégraphiais moi-même le lundi 4 juin à la Société Générale à Paris pour savoir si mon chèque avait été touché ; le mardi matin, je recevais la réponse me disant que le chèque n'avait pas été présenté  et que l'on prenait note de mon opposition. De plus en plus inquiet, je téléphonais à ma belle-soeur qui me fit savoir qu'elle avait eu une conversation téléphonique avec Seznec, que ce dernier était de retour à Morlaix et faisait savoir que mon beau-frère l'avait quitté à Dreux ; il se disait lui-même sans nouvelles depuis de mon beau-frère, et il s'offrait à télégraphier à un certain Ackermann que mon beau-frère devait dit-il voir à Paris."

Et en page 76 :

"Le 4 juin, Seznec rend visite à son avocat briochin Me Bienvenue. Il reçoit la visite de Jenny Quéméner qui vient de chercher des nouvelles de son frère."

Chez Denis Seznec en page 107 :

"Les deux hommes (ndlr Seznec et de Jaegher) s'apprêtent à partir pour Saint-Brieuc, lorsque Jenny, la soeur de Quemeneur, se présente soudain. La vieille demoiselle paraît inquiète :

- Avez-vous des nouvelles de mon frère ? demande-t-elle. Je n'en ai aucune depuis qu'il est parti avec vous à Paris.

Mon grand-père lui explique qu'en fait il a laissé son frère en cours de route, que celui-ci a pris le train à Dreux, tandis que lui revenait tant bien que mal à Morlaix.

- Mais ne vous en faîtes pas, ajoute-t-il, tel que je le connais, il doit être en train de traiter ses affaires et...

Jenny l'interrompt :

- Mais il n'est pas venu au mariage de sa filleule la semaine dernière. Il avait pourtant bien l'intention d'y assister. Il m'avait même parlé de gens importants pour sa carrière politique. Il voulait les rencontrer à cette occasion. Alors, je ne comprends pas. Et en plus, ce silence !

Le maître de scierie esquisse un geste d'impuissance, puis avance une explication :

- Peut-être a-t-il eu quelque chose de plus important encore à faire..."

Chez Denis Langlois en page 27 de son dernier livre :

"Le 4 juin 1923, en début d'après-midi, Jenny, la soeur de Quémeneur, arrive à la scierie de Seznec. La quarantaine, petite comme son frère, jupe longue et chapeau enfoncé sur les yeux."

Oui, c'est bien ainsi que j'imagine Jenny.

 

 

C'est l'actrice Agnès Château qui endosse son rôle dans le téléfilm d'Yves Boisset.

Et c'est bien ainsi que je me l'imagine....

Discrète.

Bourgeoise vieille France de province...

Habillée chic et discrète.

Et surtout pieuse.

Très pieuse.

Me Alizon, le 2 novembre 1924, termine ainsi sa plaidoirie :

"- C'est aujourd'hui le jour des morts, et la femme Quemeneur n'a pu aller prier sur la tombe de ce frère bien-aimé. Je songe à ce grand chrétien qui était votre victime, Seznec, et je vous dis : puisse Dieu, après l'expiation, vous pardonner !"

Oui, très pieuse...

Puisqu'elle va choisir l'ordre cistercien.

Oui, puisqu'elle va rentrer chez les cisterciennes de Campénéac, après le procès Seznec et le règlement des différentes affaires Quémeneur.

En effet, en avril 1925, dans la liste des ayant-droits de Pierre Quémeneur, elle figure encore comme habitant à Landerneau.

"Jugement déclaratif de décès du tribunal civil de Brest du 8 avril 1925 : 

Louis Quéméner, négociant en bois, demeurant à Landerneau 

Melle Jeanne Quéméner, célibataire majeure, demeurant à Landerneau 

Marianne Marie Yvonne Quéméner épouse de François Péron à Guiclan 

Madame Philomène Quéméner épouse de Yves Péron, à Guiclan 

Mr Henri Quéméner, religieux à la Trappe de Thimadeuc 

Mr Yves Quémener demeurant à Paris (ndlr Demi-frère né le 19/10/1865)

Mme Marie Anne Quéméner épouse Pouliquen à Pont l’Abbé."

En 1936, lors du rebondissement avec l'histoire du ceinturon de Lohat, Denis Seznec nous écrit en page 369 (édition 2006) :

"Jenny, elle, qui est entrée en religion refuse de le recevoir."

Quand est-elle rentrée à l'abbaye de Campénéac ?

Quel était son nom de religieuse ?

Comptez sur moi pour enquêter et le savoir !

............

Voilà...

Notre Jenny a pris un peu chair.

Elle reste la grande victime de cette affaire.

Fracassée par la mort de son frère...

Elle ne trouvera consolation qu'en Dieu.

En rentrant à l'abbaye Notre Dame de Bonne Garde à Sainte Anne d'Auray.

Alors...

N'oubliez pas que, lorsque le procès de Seznec arrive en octobre 1924...

Soit 6 ans à peine après l'Armistice...

Dans la famille du notable Pierre Quémeneur, conseiller général...

Il y a un moine qui fut infirmier au Front, un ancien prisonnier de guerre de Minden et un notaire décoré de la Croix de Guerre...

De quoi impressionner les jurés !

Liliane Langellier

 

P.S. Oui, oui, je sais que Guillaume Seznec nous a raconté être allé avec Rams le dimanche 3 juin à Trégastel.

Rams, le buraliste, vendeur du papier timbré.

Qui aurait servi à confectionner les promesses de vente.

 

P.S. 2 Les petits-fils Seznec nous ont bien dit que, pour Petit Guillaume, les membres de la famille Quémeneur ne prêtaient guère attention aux absences, parfois prolongées, du conseiller général...

...Et, moi, je les crois.

 

P.S. 3 Pensées amicales aux Morlaisiens qui, avec l'orage, sont sous l'eau et sous la boue.

Et en particulier aux habitants du 102 rue de Brest, Annie Suet et Bruno Lombardo...

 

 

 

P.S. 4 Jenny Quéméner est entrée chez les cisterciennes de

 Notre Dame de Bonne Garde à Sainte Anne d'Auray (*)

le 27 avril 1929.

Où elle a pris le nom de religion de Soeur Marie du Sacré Coeur.

1/ Réponse de Soeur Geneviève-Marie de l'abbaye de Campénéac le lundi 4 juin :

"Jenny Quéméner (de Landerneau), son nom de religieuse était Sœur Marie du Sacré Coeur.
Je ne peux pas dire ce soir la date de son entrée dans notre abbaye, je n'ai pas le registre des entrées. Une autre Sœur l'a mais je ne peux lui demander ce service ce soir, elle n'est pas disponible.  
Dans le registre des professions j'ai lu qu'elle a fait profession comme tourière le 28 octobre 1929, et qu'elle a fait des vœux simples perpétuels 7 ans après soit le 3 novembre 1936. J'ai vu la signature de Dom Demazure abbé de Kergonan qui était à sa profession.
 
J'espère donner un complément de réponse demain avant mon départ pour l'abbaye de Landevennec."
 
(ndlr Une sœur tourière (ou simplement appelée tourière) est une religieuse qui dans un couvent de religieuses contemplatives strictement cloîtrées, telles les Carmélites et Clarisses, est responsable de toutes les relations avec le monde extérieur, que ce soit le ravitaillement du couvent, les contacts administratifs avec l'extérieur, ou la réception des visiteurs et parents.

Elle est appelée ‘Tourière’ car elle est responsable du ‘tour’, le meuble circulaire et rotatif qui, dans le parloir du couvent, permet de faire passer des objets du ‘monde extérieur’ dans la zone cloîtrée du couvent.)

Le "tour" dans un Carmel.

2/ Complément d'informations le mardi 5 juin au matin :
 
"Entrée à Notre Dame de Bonne Garde à Sainte Anne d'Auray  le 27 avril 1929
Réception de l'habit monastique, six mois plus tard                   le 28 octobre 1929
Vœux temporaires comme tourière deux ans après, donc en 1931. 
Vœux simples perpétuels cinq ans après                                   le 3 novembre 1936."
 
La communauté cistercienne de Sainte Anne d'Auray fut transférée le 30 septembre 1953 à Campénéac.
 
C'est là que Soeur Marie du Sacré Coeur a été rappelée à Dieu le samedi 27 décembre 1969.
 
(*)  Fondée en décembre 1920 par l'abbaye de La Coudre à Laval.
 
Les cisterciennes, comme les bénédictines, sont régies par l'ordre de Saint Benoît.
 
Ne pas oublier que son frère aîné le plus proche, Henri Quéméner était déjà moine chez les cisterciens de Notre Dame deTimadeuc (Bréhan Loudéac) depuis le 7 janvier 1905.
 
(ndlr Son R.M. montre qu'il a été infirmier militaire du 27/08/1914 au 27/02/1919)
 
Et Jenny devait le visiter souvent dans son abbaye.

 

Sainte Anne d'Auray

O ANNA MAMM MARI,

HA GALON NI HO PED,

DOH PEB DROUG GOUARNET NI,

GROEIT MA VEM OLL SALVET.

(Anne, Mère de Marie,

de tout coeur, nous te prions,

garde-nous de tout mal,

donne-nous le salut.)

Jenny Quémeneur au procès Seznec. Fin octobre 1924. (in Langlois)

Jenny Quémeneur au procès Seznec. Fin octobre 1924. (in Langlois)

Pierre Quémener. R.M. Registre Matricule.

Pierre Quémener. R.M. Registre Matricule.

Louis Quémener. Prisonnier de guerre à Minden.

Louis Quémener. Prisonnier de guerre à Minden.

Pierre Pouliquen. Croix de guerre.

Pierre Pouliquen. Croix de guerre.

Abbaye de Timadeuc.

Abbaye de Timadeuc.

Des moines dans la Grande Guerre (éditions de Solesmes).

Des moines dans la Grande Guerre (éditions de Solesmes).

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L
A cause des giries et des changements d'identité continus de la psy Claudine Jourdan : alias Breizh/PM/MP/Anonyme - La porteuse d'eau, DeLangle - et autres...
Les commentaires non accompagnés d'une adresse mail correcte ne seront plus désormais publiés sur ce blog.
Quant à "Piou Piou" ça sent le Skeptikos à plein nez...
Mais quelle bande de malades !
Répondre
G
- P.S. 2 Les petits-fils Seznec nous ont bien dit que, pour Petit Guillaume, les membres de la famille Quémeneur ne prêtaient guère attention aux absences, parfois prolongées, du conseiller général. -

Du haut de ses douze ans, il est peu probable que l'enfant ait été au courant de ce qui se passait à Landerneau chez Quéméneur.
Il y a l'histoire du mariage et n'oublions pas que Jennty tenait la maison avec les enveloppes laissées par son frère. Même si elle n'était pas au courant de ses affaires dans le détail il est légitime de penser qu'une dizaine de jours sans nouvelles devait l'alerter. Il y avait le téléphone à la maison et le service des télégrammes.
Répondre
L
Bonjour Guy !
Vous imaginez bien que Petit Guillaume n'est pas mort à 12 ans...
Et qu'il a continué de parler à son père.
Entre 1947 et 1954 ils ont encore eu 7 ans pour se parler.
Seznec a même habité chez lui pendant une période.
Et oui, il faut toujours remettre un témoignage dans l'histoire du témoin.