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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Le vide entre le 29 mai et le 2 juin 1923....

On dit que la nature a horreur du vide, mais c'est faux. C'est l'être humain qui a horreur du vide, et qui veut à tout prix remplir tous ces doutes par des explications.
Bertrand Piccard (Changer d'attitude).

Si je m'en tiens au scénario estampillé "petits-fils"...

Pierre Quémeneur aurait trouvé la mort le dimanche 27 mai 1923.

A Traon ar Velin, Morlaix.

En reculant devant une Marie-Jeanne furieuse de ses avances...

En loupant la marche descendante entre les deux pièces,

Et en allant s'éclater la tête sur l'accoudoir d'un lourd fauteuil breton.

Le lundi 28 mai, Guillaume Seznec accompagné d'un ami (marchand de charbon, me dit Jean-Yves Seznec) c'est pourquoi je pense, bien entendu, à André de Jaegher...

Lire sur le blog La Piste de Lormaye : les 3 articles que j'ai consacrés à de Jaegher.

Donc Guillaume Seznec et André de Jaegher vont enterrer Pierrot loin de Morlaix.

Puisqu'ils ne rentrent que le lundi 28 mai en début d'après-midi.

C'est alors qu'a lieu le serment.

Là aussi, loin de Morlaix.

Sans doute à Plomodiern devant la croix du calvaire de Menez Hom.

Prenez un instant pour lire sur le blog de Gilles Renaud-Scouarnec :

Sur les pas de Guillaume à Plomodiern

Petit Guillaume ne rejoint son pensionnat Saint Joseph que le lundi soir.

Je redis ici pour les grimauds...

J'ai bien compris qu'il était difficile, pour vous, de ne plus ergoter sans fin sur l'affaire Seznec, sur ses dates et sur ses personnages...

Mais accepteriez-vous que l'on mette en doute la parole de votre père ou de votre grand-père ?

Certainement pas.

Je poursuis donc...

Dans la légende dorée, c'est le 28 mai que prend place l'histoire de la chaudière.

Imaginée par les langues de putes des voisins jaloux.

Qui peuvent enfin se défouler sur la famille Seznec devant la police.

C'est honteux qu'on ait laissé la parole au descendant Le Saout dans le reportage sur France 2.

Ces gens sont convaincus de la culpabilité de Guillaume Seznec.

Et ils n'apportent rien de rien à l'histoire.

Les voisins, ils ont fantasmé sec, car, le premier avocat de Seznec était Me Vincent de Moro Giafferi qui fut l'avocat de Henri Désiré Landru, le Barbe-Bleu de Gambais :

"Des perquisitions ont lieu chez Landru, 22 rue de Châteaudun, à Paris mais aussi dans les deux villas qu'il louait successivement, à Vernouillet, puis à Gambais, conduisant à la découverte de débris supposé humains dans un tas de cendres retrouvé dans un hangar, dans la cheminée, dans la cuisinière ; on trouve également des agrafes, des épingles, des morceaux de corset, des boutons en partie brûlés. En tout, la police retrouve 4,176 kg de débris d'os calcinés, dont 1,5 kg provenant de corps humains, ainsi que 47 dents ou fragments de dents. Le médecin légiste annonce à la presse que ces os correspondent à trois têtes, cinq pieds et six mains."

Et Landru,on le sait, entretenait des relations particulières avec sa cuisinière à...

Charbon !

La cuisinière de Gambais.

"Pendant le procès, il (Me de Moro Giafferi) s’écrit « Ces femmes dont vous dites qu’elles sont mortes, elles vont maintenant faire leur apparition ». Tout le monde est effaré et regarde les portes du tribunal, même les juges évidemment. Alors l’avocat ajoute « Vous avez regardé, vous n’êtes donc pas sur que ces femmes sont mortes ». Il est malin le mec, super malin, mais pas Landru. Landru n’a pas regardé, et le juge l’a vu. Alors le juge ajoute « Toutes les têtes se sont tournées, maître, sauf celle de votre client »."

in "Raconte-moi l'histoire".

......................

Mais, revenons à Seznec...

Le 28 mai 1923....

C'est aussi le jour où la bonne, Angèle Labigou, demande aux ouvriers d'aller chercher du bois..

in Ouest-Eclair du 2 septembre 1923 :

"Peu après, Angèle Labigou, la domestique, vint donner aux ouvriers les instructions de Seznec. Ils devaient TOUS se rendre au bois de Pennelé, en Saint-Martin-des-Champs, pour y travailler à la coupe de bois. ​​​​​​"

Oui, du bois pour mettre dans la chaudière.

Qui ne fonctionne pas au charbon (Lapalissade).

Et qui ne peut donc pas fabriquer des scories.

Scories signifiant :

"Résidu solide provenant de la fusion de minerais métalliques, de la combustion de la houille, etc.
synonymes :laitiermâchefer"

..................

Et puis Samson dans Ouest-Eclair du 3 septembre 1923 :

"Jamais M. Baron ne s'est occupé d'enlever les cendres, opération à laquelle on procédait périodiquement. La police a vidé elle-même les cendres et a passé les cendres au tamis. M. Samson ne pense pas que la chaudière ait pu être allumée par quelqu'un d'autre que lui, car il s'en serait aperçu."

J'ai vainement cherché, dans les ouvrages de référence, traces des journées des 29/30/31 mai 1923.

Et du 1er juin.

Nada. Nichts. Nothing.

A part Seznec préparant le 1er juin au soir son voyage du lendemain pour Paris.

Lire sur la piste de Lormaye :

Spécial 90e anniversaire : samedi 2 juin 1923.

Vous remarquerez, dans le dessin utilisé par la journaliste Anne Sophie Martin, que le fauteuil est un fauteuil Louis XV....

Encore une prise en compte abusive de la parole unique du brocanteur...

Sans rien vérifier.

Car, Jean-Yves m'a bien dit un lourd fauteuil breton...

"Liliane Langellier : Mais elle l’aurait tué comment alors ?

Bah il s’est tué tout seul…

Jean-Yves Seznec : C’est pas qu’il s’est tué tout seul mais il y a un dénivelé, une petite marche entre… Je ne sais plus si c’est la cuisine ou le séjour ou l’entrée ou le salon, je ne sais plus, moi…

Ce que m’a dit mon père c’est que : il y a un dénivelé…

Il a eu un geste déplacé.

Elle, elle aurait levé la main pour…

Oui, pour lui mettre une baffe.

Oui, lui, il aurait reculé – je dis « il aurait » parce que j’étais pas là, hein –

Oui, oui, on est bien d’accord.

Il aurait reculé et il serait tombé à la renverse, enfin par derrière, et alors là mon père il a pas su me dire si…

Parce que, lui, il a regardé, mais après coup…

Il a pas su me dire s’il s’était fracassé sur le gros retour du fauteuil en bois ou du canapé en bois qui était là.

Après que ses parents ont fait disparaître.

Il y a un lien quand même…

Les parents ont fait disparaître le fauteuil ?

Le fauteuil, oui."

Fauteuil breton art populaire 19e

(...) Alors là mon père m’a dit : je ne sais pas, en Bretagne ils avaient des fauteuils gros – moi je ne connais pas le mobilier breton…

Ah bah c’est des gros meubles, hein, avec du bois tourné…

Oui, des gros accoudoirs en bois…

Surtout que votre père, il était ébéniste entre autres.

Donc il sait pas s’il s’est cogné en tombant à la renverse sur l’accoudoir de ce machin-là ou si c’est directement par terre…

Alors ça il n’a pas su me dire.

Il m’a dit : après coup le fauteuil ou le canapé, je sais pas comment ça s’appelle, ils s’en étaient séparés."

Un gros fauteuil breton qu'on vous dit...

Pas un fauteuil Louis XV.

Parce que, ça, c'est l'interprétation de Vilain.

Et les gesticulations ridicules du nobliau breton, Skeptikos, alias Loïc de Nantois...

Qui accueille Maillot et Breizh dans ses commentaires...

Faut vraiment être dans le besoin...

Et l'histoire du fauteuil Louis XV, ça, ça n'engage qu'eux !

Qui, sur ce point, font la paire (de fauteuils bretons, of course...)

Mais, au moins, il faut bien le reconnaître : Bertrand Vilain a le courage d'écrire sous son propre nom.

Pas sous pseudo.

Car j'ai le plus profond mépris pour les "haters" sous pseudos.

Parce que, ça, c'est d'une totale lâcheté.

Injurier les gens sans avoir les c...... de révéler son vrai nom.

II disait quoi déjà Coluche :

"De tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent."

..........

Donc les 29/30/31 mai et le 1erJuin 1923...

Guillaume Seznec disparaît des écrans radars.

Et.....

Comme la nature a horreur du vide...

Toutes les explications sont possibles.

Liliane Langellier

 

P.S. Merci Marc du Ryez (blog Affaire Quéméner-Seznec) de me rappeler l'événement de la journée du mercredi 30 mai 1923 :

"Le 30 mai dernier, M. Batrude, marchand de machines à écrire à Brest, s'arrête chez le négociant morlaisien ; il est accompagné d'un peintre. Seznec lui demande s'il serait possible de changer le clavier américain d'une machine contre un clavier français. M. Batrude répond que l'opération serait coûteuse et difficile. 
 Cette question, pense la justice, n'est pas naturelle."

(in Le Petit Parisien du 11 juillet 1923).

Et, pour en finir avec l'histoire des scories et de la chaudière :

"Enfin, sur la question des fumées, M. Lucas déclare que le foyer de la chaudière était toujours bourré de bois, de sciure, de chiffons gras qu'on allumait le soir habituellement pour que le lendemain, à la première heure, la machine fût sous pression. "

(in L'Ouest-Éclair du 4 septembre 1923) 

 

P.S. 2 Lire ce que nous écrit Erwan Le Gall au sujet de la fiabilité du R.M. (Registre Matricule) comme source :

A propos d'un feuillet matricule

 

 

 

P.S. 3 Denis Langlois sur Criminocorpus ce jour 29 Mai 2018.

Dans la rubrique "Témoignages".

"Le blog de Criminocorpus accueille ci-dessous un texte ayant valeur de témoignage sur une affaire criminelle célèbre. Nous avons accepté de le publier en raison de son intérêt à la fois informatif et historique. Son contenu n’engage que son auteur et sa publication ne vaut pas prise de position de l’équipe de Criminocorpus.

Marc Renneville
Directeur de la publication de Criminocorpus"

Sous le titre (prétentieux as usual) :

Vérité historique et vérité judiciaire dans l'affaire Seznec.

"(...) Récemment, au début de mai 2018, deux des fils de Petit-Guillaume, Jean-Yves et Gabriel Seznec, ont confirmé ce témoignage dans une émission d’Anne-Sophie Martin sur France 2. Il existe quelques légères différences, mais l’essentiel est identique dans les trois révélations : le cadavre de Quémeneur gisait sur le sol de la salle à manger, du fait de la réaction de Marie-Jeanne Seznec à ce que l’on appellerait aujourd’hui une « agression sexuelle », Seznec qui se trouvait sur la route à bord de sa Cadillac déglinguée n’était pas présent et n’a constaté la catastrophe qu’à son retour.
Cependant, tout témoignage humain est subjectif. Petit-Guillaume, qui n’avait que douze ans au moment des faits, peut s’être trompé, avoir menti ou avoir reconstitué inexactement une scène qui l’a traumatisé. Pour être pris en considération par la justice, ce témoignage, même rapporté par trois personnes, doit donc être étayé, confirmé, par un élément matériel, devenir en quelque sorte admissible judiciairement.

Il se trouve que le témoignage enregistré par Bernard Le Her en 1978 est nettement plus précis sur certains points. Petit-Guillaume croit savoir où ses parents ont « mis » le corps de Quémeneur : dans « un genre de cellier », à côté de la maison.
En s’appuyant sur ces éléments,
un arrière-petit-enfant de Seznec a présenté en décembre 2015, comme il en avait le droit, une demande de fouilles dans l’ancienne propriété de Morlaix. Il s’agissait d’obtenir de la justice un « acte préalable à une requête en révision ». La réponse, tant du Procureur de la République de Brest qu’en appel du Procureur Général de Rennes, a été négative : pas de nouvelles recherches dans cette affaire considérée comme définitivement close après le rejet en 2006 de la quatorzième demande en révision.
C’est ce refus qui a amené Bertrand Vilain et une équipe de bénévoles, passionnés par l’affaire Seznec, à entreprendre des fouilles privées à Morlaix, avec l’autorisation de l’actuel propriétaire des lieux. Leur souci était la recherche de la vérité historique. De mon côté, j’ai apporté mon soutien à cette initiative, car je pensais qu’elle pouvait permettre d’aboutir aussi à la vérité judiciaire, c’est-à-dire enfin à une révision du procès de 1924.
Le cellier évoqué par Petit-Guillaume a été délimité par Bertrand Vilain qui s’appuyait sur des constatations sur le terrain, un plan dressé en 1923, mais aussi sur l’inventaire des biens de Seznec qui confirmait qu’existait en 1923 à Morlaix une cave ou un cellier où la famille Seznec entreposait barriques et bouteilles.

Seuls deux os d’origine animale ont été déterrés. (Dans un premier temps, un médecin légiste désigné par le Procureur de la République avait considéré qu’il s’agissait d’os humains.)
Cependant, après un arrêt pour ouverture d’une procédure judiciaire, les fouilles privées ont repris. On a creusé plus profondément – Petit-Guillaume parlait de travaux effectués par ses parents « dans un sol, assez profond » – et l’on a découvert une couche insolite de cendres et de scories. Or, plusieurs voisins avaient affirmé à la police en 1923 que Seznec avait brûlé le corps de Quémeneur dans la chaudière de sa scierie.
Les cendres et les scories constituent-elles le résidu de cette incinération ?
Pour la vérité historique et pour la vérité judiciaire, il serait important de le savoir. Les historiens continueront de chercher des éléments complémentaires, mais la justice serait obligée, si l’on trouvait par exemple dans les cendres des débris d’os humains, de considérer qu’un élément matériel vient étayer le témoignage de Petit-Guillaume qui devrait dès lors être considéré dans son ensemble. Une révision du procès pourrait être envisagée. Si Seznec était finalement exonéré du meurtre, on aboutirait à la vérité judiciaire telle que je l’entends, c’est-à-dire à la justice tout court.
Une expertise scientifique officielle des cendres et scories serait donc la bienvenue, puisque l’équipe des fouilleurs bénévoles n’a pas la possibilité d’y procéder. Elle a photographié et répertorié minutieusement ses découvertes. Elle les tient à la disposition des autorités judiciaires.
La balle est dans leur camp. Montreront-elles que la vérité judiciaire, et donc l’équité de la chose jugée, est pour elles un souci primordial pour le passé comme pour l’avenir ? "

Alors,

Soit le corps de Pierre Quémeneur il a été enterré dans un cellier près de la maison de Morlaix...

Soit il a été brûlé dans la chaudière.

Mais pas les deux.

Les petits-fils apprécieront de savoir que :

"Le témoignage enregistré par Bernard Le Her en 1978 est nettement plus précis sur certains points."

Sauf que, et je le rappelle ici, Petit Guillaume savait qu'il était enregistré et il a bien dit à Bernard Le Her ce qu'il souhaitait lui dire.

Dans le but de freiner Denis Seznec dans ses élans de révision du procès du grand-père.

Décembre 2015 : à nouveau le délire de l'arrière-petit-fils...

C'est entièrement faux.

Attention François Le Her, le mari de Jeanne Seznec, avait 16 frères et soeurs.

Donc, les Le Her pullulent en Bretagne.

Mais...

Aucun membre du côté de la famille de Jean-Yves et de Gabriel Seznec (Ghislaine et Thierry) n'a demandé ces fouilles.

Ni Anne Thérèse Seznec avec qui j'ai été en contact.

Qui a une fille et qui vit hors de France.

Ni Denis Seznec, ni sa soeur Francette.

Qui a eu 1 fille : Karine

Jean-Yves et Denis Seznec ont joint le procureur de Brest, qui leur a bien confirmé... 

...Que personne, hors l'avocat, n'avait demandé ces fouilles.

Pas beau de mentir...

Pas beau !

 

in Remerciements du livre "Le bagne" de Denis Seznec.

Pour être plus précise :

Jean-Claude Le Her (décédé le 11 septembre 2009) a eu 4 enfants:

Philippe Le Her (Hugues Philippe, Amou), Eric Le Her (Saint-Julien-En-Born) et Muriel Le Her Chatenet  (La-Teste-de-Buch).

Et Serge (habitant Dax) qui s'est suicidé.

Ils habitent la région Gascogne/Landes.

Bernard Le Her (suicidé le 30 décembre 1994) (habitant Verneuil sur Seine) a eu 3 filles :

Hélène, Anne et Laure.

Elles habitent toutes trois en région parisienne.

Tous sont totalement en dehors de l'affaire Seznec.

So what ?

 

 

P.S. 4 Le vrai motif des jalousies diverses et variées et des nombreux crachats essuyés...

C'est le nombre de visiteurs sur mes deux blogs : 

9.283 visiteurs depuis le 1er mai sur Seznec Investigation.

Soit 22.875 visiteurs depuis les fouilles de février dernier.

Et sur la Piste de Lormaye : 18.210 visiteurs.

Soit un total de : 41.085 visiteurs, 

Pour 103 billets...

Depuis le 24 février dernier.

Alors...

Alors bossez donc plutôt que de vous user à épier sans fin mon propre boulot !

 

 

Pierre Quémeneur mort,dans l'émission de France 2.

Pierre Quémeneur mort,dans l'émission de France 2.

Plomodiern. Calvaire.

Plomodiern. Calvaire.

MORLAIX / PLOMODIERN =70 KM via la D 785.

MORLAIX / PLOMODIERN =70 KM via la D 785.

Morlaix. Ecoliers à Saint Joseph.

Morlaix. Ecoliers à Saint Joseph.

Modèles de fauteuils bretons.

Modèles de fauteuils bretons.

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M
Re-bonjour, Liliane. Je m'étais également étonné de la rareté des informations concernant la période du 29 mai au 1er juin en établissant le calendrier des événements sur mon blog. On sait néanmoins que Seznec et Samson mettent la Cadillac au garage le 29 mai et que Seznec prend le train du soir pour Paris le 1er juin, vers 21h25. Dans l'intervalle, à part la noce Jestin-Yvinec à Landerneau le 29 qui ne concerne pas Seznec, je n'ai trouvé que ceci :

"Le 30 mai dernier, M. Batrude, marchand de machines à écrire à Brest, s'arrête chez le négociant morlaisien ; il est accompagné d'un peintre. Seznec lui demande s'il serait possible de changer le clavier américain d'une machine contre un clavier français. M. Batrude répond que l'opération serait coûteuse et difficile.
Cette question, pense la justice, n'est pas naturelle." (Le Petit Parisien, 11 juillet 1923)
Répondre
A
ENCORE LE FAUTEUIL :

1) Décrivant l'ameublement des maisonnées bretonnes à la fin du XIXème siècle, Joël Cornette ("Histoire de la Bretagne et des Bretons", Ed. du Seuil, 2005, t.2, p. 260), évoque des "bancs avec des accoudoirs et des dossiers sculptés". Le fauteil des Seznec était donc certainement une version à une place de ces "bancs". Et pas du Louis XV...
2) En revoyant la capture d'image de l'émission de France2, une autre réflexion me vient (je ne me m'étais pas faite sur le coup) :
P. Quemeneur saigne de la tempe droite, or le fauteuil se trouve à sa gauche... Je ne suis ni médecin légiste, ni technicien de scènes de crimes, mais quand même...
Répondre
A
"PAN SUR LE BEC", COMME L'ON DIT AU CANARD ENCHAINE

J'ai décidément des problèmes de latéralisation...
Sur l'image, Quémeneur saigne de la tempe GAUCHE, et le fauteuil est à sa DROITE...
P
Pour être complets au sujet du devenir des fauteuils:
dans B. Rouz , p.77 : "Ce qui est certain , c'est que Seznec est chez lui l'après-midi du 14 juin. Un huissier vient saisir ses meubles. Seznec s'y oppose.
[...]
Le 19 juin, l'huissier revient chez Seznec dans la matinée, pour procéder à la saisie qu'il n'avait pu faire cinq jours avant. Seznec débouté en justice, ne peut s'y opposer."
Il faudrait savoir quels meubles ont été saisis pour ne pas se perdre en vaines supputations sur le sort des fauteuils.
Répondre
L
Bonjour P.M,
J'ai bien écrit que les Seznec s'étaient débarrassés vite, très vite du fauteuil...
Donc certainement avant le 14 juin...