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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 880 articles.

Affaire Seznec : Raconte-moi mai 1923....

Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va
Refuse ce monde égoïste
France Gall

Lequel d'entre vous m'a demandé récemment d'écrire un billet sur les principaux événements de ce mois de mai 1923 ?

Sur l'ambiance politico-sociale bretonne à Morlaix, en 1923, quoi !

Pour mieux comprendre dans quelle ambiance se sont déroulées ces journées tragiques pour les Seznec.

Pour mieux comprendre ce qui a influencé Guillaume Seznec dans ses actes en ce mois de mai-là...

Quelle actualité pourrait avoir eu une influence sur sa conduite ?

Un "chercheur et écrivain de l'affaire Seznec" nous a récemment appris qu'il n'y avait ni télévision, ni poste de radio dans le salon des Seznec, à Morlaix en 1923..

Il n'y avait d'ailleurs pas de salon non plus !

Grâce à ce scoop unique, on progresse...

Oui mais Guillaume, il savait lire...

Et la presse, à l'époque, était plus qu'un moyen d'information.

C'était (plus encore que maintenant alors que les sources médiatiques se sont diversifiées) un moyen unique pour le pouvoir en place de faire passer ses messages.

Et de tenter de diriger la pensée des citoyens français.

Chaque parti a son organe de presse.

Regardons donc les médias en place...

Commençons par la PQR car je veux bien parier que c'était elle la source d'infos de Guillaume.

La presse quotidienne régionale (PQR) :

Ouest-Eclair, l'ancêtre de Ouest France.

Démocrate Chrétien.

Le journal de l'Abbé Félix Trochu et de  Emmanuel Desgrées du Loû

Un journal catholique.

Avec un rayonnement sur tout l'Ouest de la France (Bretagne, Normandie, Anjou, Maine et Poitou).

Et des éditions régionales (Caen, Rennes, etc...)

Un journal que Guillaume ne devait pas manquer de lire.

La Dépêche de Brest :

D'obédience radicale.

Qui a succédé à l'Union Républicaine du Finistère.

Un journal où a travaillé Emile Petitcolas, le beau-frère franc-maçon de Guillaume.

Journal qu'il a quitté pour :

L'Eclaireur du Finistère

Organe du parti radical socialiste.

Qui est aussi un journal d'union républicaine.

Emile, il y travaille en mai 1923.

Il est aussi correspondant à Le Temps.

Dont Georges Clemenceau fut le correspondant américain de 1865 à 1870.

Pour Ouest Eclair et La Dépêche de Brest, vous avez des liens juste à droite de cette page.

La presse nationale :

Le Petit Parisien.

Le Quotidien.

Version remaniée de "Le progrès civique".

L'Humanité.

Le Figaro.

L'ambiance politique en mai 1923

Je l'avais déjà écrit...

Le président de la République est Alexandre Millerand.

Côté gouvernement...

On en est au second gouvernement Raymond Poincaré.

Avec mon pays Maurice Maunoury comme ministre de l'Intérieur.

André Maginot à la guerre (oui, la ligne...)

Maurice Coltrat à La Justice.

Et Charles de Lasteyrie aux Finances.

Charles apparenté à Bernadette Chirac.

"Sa tante Geneviève Chodron de Courcel épousa, quant à elle, Bernard de Lasteyrie, fils de l'ancien ministre des Finances de Raymond PoincaréCharles de Lasteyrie."

Côté députés...

On appelle la chambre des députés, la Chambre Bleu-Horizon.

De la couleur des capotes des poilus.

Voir sur France Culture : 1919, le grand renouvellement de la Chambre bleu horizon aux Législatives.

Car  44 % des 616 députés élus au scrutin mixte à un tour sont des anciens combattants, parmi lesquels Georges Clemenceau.

La Sûreté Générale est dirigée par Louis Florentin Marlier.

A qui succédera Jean-Baptiste Chiappe le 8 juillet 1924.

Et oui...

Les patrons de Bonny.

Attention : A la S.G. le contrôleur général Lannes est le beau-frère de Poincaré.

Pour l'organigramme de la maison Poulaga à l'époque, lire sur ce blog :

Mais qu'a fait la police ?

1923...

C'est à peine 5 ans depuis la fin de la Première Guerre Mondiale.

Nombreux sont les poilus qui n'ont été démobilisés et ne sont rentrés chez eux qu'en 1920.

La France exangue soigne ses blessures.

La Bretagne aussi.

150.000 Bretons sont morts dans les tranchées.

C'est l'époque où les femmes, qui, ont remplacé leurs hommes partis en guerre dans de nombreux jobs, commencent à avoir une véritable place dans la société.

C'est l'époque où, pour honorer les 1. 397.800 héros morts au combat, les villages français construisent tous leurs monuments aux morts.

Une vraie aubaine pour les affairistes dans le bâtiment.

Et dans la sculpture.

Il faut lire le remarquable ouvrage de Pierre Lemaître "Au revoir là haut".

Où vous aurez une idée exacte de l'ambiance dans laquelle vivaient les démobilisés.

Et les gueules cassées.

Avec cette glorification du héros national, il y a un renouveau de l'amour de la patrie.

Le soldat inconnu trouve sa place sous l'Arc de Triomphe le 11 novembre 1920.

Par contre, les enrichis de la guerre sont, eux, durement jugés par l'opinion publique.

Nos deux héros...

Seznec et Quémeneur sont restés à Brest pendant cette guerre.

Tout près du camp de Pontanézen.

Lire le Pontanezen Camp sur le remarquable blog d'Azraelle 29.

Ni Pierre, ni Guillaume  ne se sont battus à l'ennemi.

Comme les autres, nombre d'autres, ils ont vendu des produits laissés sur place par le départ des Sammies.

En août 1919.

Quémeneur, lui, a, de son côté, fait sa fortune dans la vente des poteaux de mines pour les tranchées de l'armée française..

Seznec, moins chanceux, après avoir blanchi une partie de l'armée américain (origine des jolis dollars à tête de sioux) va essayer de se refaire la cerise en achetant et revendant des automobiles américaines.

Il a sa blanchisserie à Brest.

 

L'achat et la revente d'automobiles américaines...

Ce n'est pas vraiment interdit.

Mais c'est limite.

Il va d'ailleurs se faire gauler pour avoir caché une bagnole dans la grange d'un de ses cousins à Locronan (21 février 1920).

Oui, ils sont limite tous les deux.

Border line.

(ndlr oui, moi aussi je speake le ricain)

Le Brest / Morlaix des Seznec

Pas facile pour le couple Seznec de passer de Brest à Morlaix, en cette année 1919.

Avec leur quatre enfants.

Ils sont rapidement stigmatisés.

Guillaume Seznec traîne une réputation de mauvais payeur et d'affairiste.

Ce sont des petits bourgeois.

Des petits bourgeois catholiques.

Leurs gamins sont dans des pensions catholiques.

La jolie, trop jolie Marie-Jeanne, porte le costume du pays glazik.

Car elle est née à Plomodiern.

Et sa coiffe, le borledenn, détonne dans le pays de Morlaix.

Lire sur le blog La Piste de Lormaye : Les codes du costume breton.

Les Seznec parlent le breton du Sud-Finistère.

in Bernez Rouz, en page 142:

"Le couple Seznec qui parle parfaitement le breton du Sud-Finistère et en use fréquemment, maîtrise mal les tournures de la région de Morlaix."

On comprend que l'intégration est difficile.

Ou n'existe pas.

On est toujours l'étranger de quelqu'un.

J'en viens à Michel Keriel.

Et à sa prose inimitable et inimitée dans "Seznec - L'impossible réhabilitation".

Voilà ce que le futur prix Nobel de littérature (appellation qui date d'une époque heureuse où l'humour fleurissait encore entre les lignes d'un certain forum consacré à l'affaire) nous écrit en pages 100 et 101 :

"En d'autres termes, si on peut faire toutes sortes de saloperies imaginables - n'oublions pas ici que nous venons de sortir de la Der des Der et qu'il est possible, par toute sorte de trafic, de se faire de l'argent facile -, il ne faut au grand jamais donner prise à quelconque critique.

Pourtant les Seznec ne parviennent pas (mais en font-ils l'effort ?) à se couler dans ce moule. A Morlaix, ils ne sont guère appréciés.

Seznec, outre une réputation de volontiers coureur, est vindicatif et au besoin violent. Il est aussi, à l'occasion, un tantinet voleur : ne dit-on pas que si un client de la scierie ne prend pas garde à exiger un reçu de sa livraison de bois, Seznec est connu pour ne pas hésiter à essayer de le faire payer deux fois...

Marie-Jeanne, quant à elle, est réputée passer le plus clair de son temps allongée à lire des revues en sirotant du Byrrh (sa boisson favorite) et grignotant des petits gâteaux secs sucrés. (...)

Nous sommes, admettons-le, quelque peu éloignés de la vision doucereusement idyllique - trop abondamment véhiculée par les précédents auteurs pour le moins partisans - d'un bon père de famille foncièrement honnête et travailleur, efficacement épaulé par une gentillette petite femme toute dévouée à ses enfants."

"Allongée à lire des revues en sirotant du Byrrh et grignotant des petis gâteaux secs sucrés"...

Là, la source, ce sont clairement les charmants ragots du voisinage.

Y'avait pas les blogs médisants à l'époque, mais ça valait pas mieux !

Parce que quand on sait comment elle bossait Marie-Jeanne...

Et elle nous l'a prouvé en se plaçant comme bonne à Paris.

Quand Guillaume a quitté la terre de France pour le bagne de Cayenne.

J'ai trouvé un autre témoignage beaucoup plus positif sur la coquetterie de Marie-Jeanne.

Celui de Patrick Derrien sur le blog Plomodiern de Gilles Renaud-Scoarnec.

Donc, une mauvaise intégration à Morlaix.

Ce qui sera un élément capital lors de l'enquête, de l'instruction et du procès.

..............

Les événements proches du week-end du 26 mai 1923

Pour le week-end supposé de la disparition de Pierre Quémeneur, l'événement le plus important, et côté bagnoles en plus, reste les 24 Herures du Mans.

Voilà ce que j'ai trouvé sur le site des 24 heures du Mans :

Le Mans, 26-27 Mai 1923 Grand Prix d'endurance Coupe Rudge Whitworth

En 1922, à Paris, Georges Durand, président de l’ACO, Charles Faroux, journaliste à La vie automobile et Émile Coquille, directeur de Rudge-Whithworth, discutent d’un projet de nouvelle course, différente des " Grands Prix ".

Georges Durand "Qu'est-ce donc que le Grand Prix d'Endurance et pourquoi cette épreuve s'inscrit-elle désormais au palmarès des grandes manifestations automobiles sous le nom de Coupe triennale Rudge-Whitworth ? Chacun connaît la renommée, désormais bien assise, du Circuit Permanent de la Sarthe et sait qu'en dehors des G.P. de l'A.C.F., dont le théâtre change chaque année, il ne s'organise guère en France d'épreuve un peu importante à laquelle le nom de notre Circuit ne reste attaché. C'est pourquoi, lorsque M. Coquille, administrateur pour la France des roues métalliques Rudge-Whitworth, conclut le projet d'organiser pour les automobiles de tourisme une épreuve de nuit comportant un concours de phares, il pense dès l'abord au Circuit de la Sarthe et s'ouvrit de ses intentions aux administrateurs de l'A.C.O.. Or, il se trouva que, par une coïncidence heureuse à cette même époque, l'A.C.O. préparait de son côté l'organisation d'une épreuve d'endurance de 24 heures pour la même catégorie de véhicules. Qui dit endurance dit par la même résistance de tous les organes d'une voiture, aussi bien les appareils d'éclairage -l'oeil de l'automobile- que ses organes moteurs. De plus, dans une durée de 24 heures, il y a forcément, M. de la Palisse ne nous démentira pas, un jour et une nuit, une nuit pendant laquelle les phares ont un rôle important à jouer. Ainsi se trouva-t-il qu'on pouvait faire d'une pierre deux coups et telle fut l'origine des Coupes triennales attachées au Grand Prix d'Endurance".

L'idée est née, ce sera une épreuve d’endurance pure. L’idée d’une course de voiture de tourisme sur 24 heures est retenue. Elle sera primée par la somme de 100 000 francs. Courrons des voitures de catalogue. Elles devront en fonction de leur puissance, assurer une moyenne de 38 à 66 km/h. Le but est de récompenser d'un challenge attribué après 1925, l'équipage parcourant le plus grand nombre de tours.

La première édition du "Grand Prix d’Endurance de 24 heures — Coupe Rudge-Whitworth" se déroule le 26 mai 1923, malgré le mauvais temps qui plane sur les trente-trois engagés, la course est étonnament animée et remporte un vif succès, particulièrement au virage de Pontlieue, où les bolides relancent toute leur puissance pour aborder la longue droite de la route de Tours. Pluie et orage rendent les conditions de course très difficile. La piste est recouverte de terre, ce qui ne facilite l'adhérence.

Les meilleurs atteignent près de 150km/h en vitesse de pointe. Avec des conditions de course dantestes et des phares symboliques, les pionniers ont eu beaucoup de mérites. Lorraine-Dietrich, Amilcar, Excelsior, Bugatti… et deux Bentley s’alignent pour une course de gentleman drivers.

Départ des 24 heures 1923

Le départ est donné à 16h00, le chronométreur M. Carpe abaisse le drapeau et libère les bolides.

Georges Durand en a rédigé le récit en ces termes : "Trente-cinq voitures, appartenant à dix-huit constructeurs, étaient engagées pour le Grand Prix ; trente-trois se trouvaient en ligne le 26 mai, à 16 heures, devant les tribunes des Raineries. La pluie, elle aussi, était en ligne et durant cette journée de records elle eut à coeur évidemment de battre aussi les siens et fit preuve d'une endurance qui ne parvint toutefois à lasser ni celle des concurrents, ni celle des spectateurs. Le départ fut impressionnant, non seulement parce qu'il eut lieu au milieu d'une véritable trombe de grêle, mais parce que -formule nouvelle en harmonie avec une épreuve nouvelle- le signal fut donné simultanément à tous les véhicules rangés suivant l'ordre des cylindrées. A peine le drapeau s'est-il abaissé que voici l'envolée dans la pluie qui fouette, dans la boue qui gicle avec les cailloux arrachés à la route détrempée. Les grosses voitures en tête déjà se toisent, se tâtent et tentent de se dépasser, cherchant la route libre, puis, au bout de la file, les cyclecars s'appliquent à ne pas se faire lâcher par leurs gros confrères..."

Les voitures tiennent le choc des 24 heures. Trois abandons. C’est très peu, extremement peu. Les performances sont frappantes (les premiers ont parcouru plus de 2000 kilomètres) si frappantes que déjà certains noms résonnent comme des légendes : Bentley, Bugatti-Brescia, Chenard & Walcker, Exclesior, Berliet. Et puis il y a les premiers, tout de même, Lagache et Léonard, qui, sur la n°9, une Chenard & Walcker bleu France, devancent une autre Chenard, une Bignan, une Bentley ; entrant dans la postérité à 92 km/h de moyenne.

Départ des 24 heures 1923

Document L'EQUIPE

 
Naissance d'une légende

- Les stands ressemblent a un long comptoir, ou les membres des équipes peuvent s'accouder.

- Ravitaillements avec d’énormes brocs, sur le bord de piste, parfois en double file…

- La ronde nocturne des voitures dont les phares éclairent les énormes encarts publicitaires (la passerelle Dunlop existe déjà)...

- Un embryon de village derrière les tribunes, avec cinéma et orchestre et un balisage jaune orangé des routes avec des lampes à acétylènes et des projecteurs militaires.

Côté bagnoles, il y a eu aussi : La course du Jeu de l'Oie...

C'est SaintOp qui nous en parle sur le forum Lebranchu :

Je n’ai pas eu l’occasion de feuilleter les archives de la presse locale sur le secteur d’Houdan-Dreux, peut-on me dire si la course automobile « Le Jeu de l’Oie », organisée par le journal le Petit Parisien y ait relatée en détails ? Il me semble qu’elle s’est disputée la semaine du voyage de Quéméner-Seznec. Cette course qui partait de Bordeaux se déroulait en huit étapes selon le principe du jeu de l’oie, les concurrents arrivant à l’étape découvraient par un coup de dés l’étape suivante. Or les vainqueurs (Duverne et Tranin, à vérifier) sur voiture Roland-Pillain, eurent à vaincre la poisse : un coup de dés les conduisit à Gambais (appelée la Mort dans l’épreuve) et cela les ramena Bordeaux, au point de départ de l’épreuve. Et si la voiture de la gare d’Houdan était la Roland-Pillain des vainqueurs et non la Cadillac de notre fameux duo ? question peut-être stupide ?

 Le Jeu de l’Oie : quelques précisions - après vérification, nos deux gagnants, Duverne et Tranin (un petit, un grand), partent de Bordeaux le 22 mai 1923, sont à Bourges le 23, à Troyes le 24, à Versailles le 25 - à la case 62. Paris, lieu d’arrivée, est la case 63, or le règlement leur interdit de faire moins de 2, ils sont contraints de reculer et ce sera la case 58, c’est-à-dire Gambais (La Mort) et retour à Bordeaux (point de départ). Et si en venant de Versailles, ce fameux 25 mai au soir, nos deux concurrents avaient raté la route de Gambais pour se retrouver bêtement, quelques kilomètres plus loin, dans la cour de la gare d’Houdan ?

 

 

Le deuxième événement important de ce week-end du 26 mai est...

Le passage à l'heure d'été.

J'avais déjà écrit quelque chose à ce sujet sur ce site.

Le changement d'heure n'était pas fixe comme maintenant.

Où il se tient chaque dernier week-end de Mars.

En application depuis le printemps 1916, il était soumis chaque année, à un nouveau vote de l'Assemblée Nationale.

Et il variait d'une année sur l'autre.

Vous pouvez lire dans "La France à l'heure allemande" d'Yvonne Pouille, en page 494 :

Page

Donc, pas facile de s'y retrouver pour les différents témoins quand il faut donner l'heure exacte du passage de la maudite Cadillac en ce printemps 1923 !

In la plaidoirie de Philippe Lamour en Octobre 1932 :

 

"Eh bien, Messieurs, il y a un fait important et dont on n’a nullement tenu compte. C’est le lendemain, dans la nuit du 26 au 27 mai, qu’est intervenu le changement d’heure, et qu’a été, cette année-là, établie l’heure d’été.

            C’est cette année-là seulement qu’intervint la loi définitive fixant d’une façon permanente pour l’avenir les changements d’heure en mars et novembre. Mais, jusque là, il fallait une loi spéciale chaque année, c’est à dire une discussion parlementaire chaque année.

            Et naturellement chaque année, les députés paysans intervenaient avec les mêmes arguments et la même énergie contre la réforme. Comme il sied dans les discussions parlementaires, les amendements s’ajoutaient aux amendements, de sorte que la discussion, commencée en mars, aboutissait régulièrement au mois de mai ou de juin, lorsque la réforme commençait à perdre son intérêt.

            Et c’est pourquoi, en 1923, l’heure d’été fut établie dans la nuit du 26 au 27 mai, c’est à dire la nuit qui suivit le prétendu crime. (Cotes 69 et 86 du supplément d’information)"

 

Surtout, surtout que, et je le rappelle, notre Guillaume, il a fait le voyage Morlaix / Paris par deux fois.

 

L'heure exacte de son passage ?

Avant ?

Après ?

Les crimes célèbres

Pour les crimes célèbres proches de l'affaire Seznec, je vous ai déjà parlé de Landru, le Barbe Bleu de Gambais.

Regardez sur ce document combien l'affaire Seznec est proche de l'affaire Landru.

Henri Désiré passe à la guillotine à Versailles le 25 février 1922.

Je vous ai recherché Ouest Eclair du 26 février 1922.

 

................

J'espère que j'ai pu répondre ainsi au mieux à celui qui m'avait demandé d'écrire sur l'ambiance politico-sociale de 1923.

And now...

And now life goes on.

Liliane Langellier

26 mai 1923. Grand Prix Endurance...

26 mai 1923. Grand Prix Endurance...

La Dépêche de Brest du 12 Novembre 2018.

La Dépêche de Brest du 12 Novembre 2018.

R.M. (Registre Militaire) de Guillaume Seznec

R.M. (Registre Militaire) de Guillaume Seznec

R.M. (Registre Militaire) de Pierre Quémener

R.M. (Registre Militaire) de Pierre Quémener

La Chambre Bleu Horizon.

La Chambre Bleu Horizon.

Les chars transportent le Soldat inconnu et le coeur de Gambetta (au premier plan) devant le Panthéon, 11 novembre 1920.

Les chars transportent le Soldat inconnu et le coeur de Gambetta (au premier plan) devant le Panthéon, 11 novembre 1920.

Costumes du Porzay (Plomodiern)

Costumes du Porzay (Plomodiern)

Brest.Embarquement 1919.

Brest.Embarquement 1919.

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