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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Les promesses de vente

Une promesse c'est une dette

Proverbe guadeloupéen

C'est le dernier point à examiner...

Dans les dires de Petit Guillaume.

Et les promesses de vente, je les mets au clair pour Gabriel Seznec.

Qui m'a questionnée à ce sujet.

Je vais également vous parler,bien sûr, des dollars or.

Parce que sans dollars, pas de promesses de vente is'nt it ?

Les promesses de vente

Sur mon blog "La Piste de Lormaye" j'avais publié deux billets sur les promesses de vente.

Un premier billet le 4 mai 2013 :

Guillaume Seznec faussaire

Où je reprenais les allégations des uns et des autres.

Notamment sur le forum de Madame Marylise Lebranchu (14/12/2006-14/02/2007)

Et un second billet du 9 juin 2013 :

Spécial 90ème anniversaire : les promesses de vente

Je vais reprendre les points principaux avec vous.

(ndlr Toute réflexion intelligente sur ce sujet est la bienvenue.)

Revenons sur leur chronologie d'apparition dans l'affaire.

Voilà la première série des promesses - selon les dires de Guillaume Seznec - qui apparaissent le mardi 22 mai 1923.

Lire sur ce blog :

Affaire Seznec : Spécial 90ème anniversaire : mardi 22 mai 1923

Elles apparaissent. Et les dollars disparaissent. Nous sommes dans un spectacle de pure magie.

La scène de l'échange d'or se déroule à une terrasse de café rue de Siam. La rue idéale à Brest pour faire les choses discrètement....

Après (cf Bernez Rouz en page 65) Guillaume s'emmêlera les pinceaux (et nous en verrons de toutes les couleurs) pour dire, dans une seconde version des faits, "que c'est dans la Panhard entre Brest et Lesneven qu'il remit les dollars à Quéméneur."

Revenons à la naissance de nos promesses de vente : "Cette promesse de vente a été rédigée en deux exemplaires sur timbre et nous l'avons signée. Je possède une des expéditions."

Deux exemplaires et que de tracas !

On aurait pu penser que Guillaume, tout heureux de l'achat de la propriété de Traou-Nez en Plourivo, en fasse immédiatement part à son épouse Marie-Jeanne dès sa rentrée chez lui le 22 mai au soir.

Mais là : que dalle !

Pas un mot non plus à Jenny Quéméner, le 4 juin, quand elle vient à la scierie de Morlaix chercher des nouvelles de son frère.

On va devoir attendre la seconde scène du Havre, celle du 20 juin, pour entendre à nouveau parler de la promesse. Dont un exemplaire se trouve dans la valise laissée dans la gare. Lire sur ce blog :

Affaire Seznec : Spécial 90ème anniversaire : mercredi 20 juin 1923

Et puis, le 28 juin, alors que Guillaume est convoqué à La Sûreté, rue des Saussaies, il va miraculeusement sortir de sa poche le deuxième exemplaire de la dite promesse pour le remettre au commissaire Vidal.

C'est connu, vous comme moi, quand on vend ou achète une maison, on se balade toujours avec la promesse de vente en poche, isn't it ?

Ce qui m'intrigue au plus haut point c'est bien la journée du 13 juin. Et si c'était justement cette journée-là qui avait vu la naissance de la seconde série des promesses ???

Ou plutôt entre le 13 et le 20 juin. Avec la machine à écrire que le fils Jacob remarque sur le dos de Guillaume à son retour à Plouaret au petit matin du 14 juin. Non, dites-moi que j'ai de la fièvre... Ou que je rêve...

Attention...

Guillaume Seznec, lors de son procès, n'a jamais fait demander de contre-expertise des promesses de vente (c'est sur le blog de Denis Langlois) :

"Dans la valise de Quémeneur abandonnée dans la salle d’attente de la gare du Havre, la police découvre notamment une promesse de vente sur papier timbré en date du 22 mai 1923 par laquelle Quémeneur s’engage à céder à Seznec pour la somme de 35.000 francs une propriété qu’il possède à Plourivo (Côtes-du-Nord). Seznec, interrogé par la police, confirme cette promesse de vente et en présente un second exemplaire. Devant le prix particulièrement faible, il affirme qu’il a versé un dessous-de-table en dollars équivalant à 65.000 francs. Ces deux promesses de vente eurent une importance primordiale dans l’affaire. Elles furent considérées par les experts comme des faux et certaines mentions manuscrites dont sa signature furent attribuées à Seznec. Celui-ci soutint toujours qu’il s’agissait d’actes authentiques et ne demanda pas officiellement de contre-expertise."

Et Me Langlois d'ajouter :

"Jean Favard (ndlr Conseiller-rapporteur de la Commission de Révision en 1996) rapporte que, lors du délibéré de 1996, il proposa à ses collègues de la Commission de dire que "après avoir constaté que Seznec n’était pas innocent des faux et qu’il avait caché la mort de Quémeneur, il n’était pas inenvisageable qu’il ait pu ne pas être un meurtrier" (page 91)."

Le texte de la promesse A  :

 

Texte de la promesse de vente A retranscrit :

Entre les Soussignés

Monsieur QUEMENEUR Né gociant demeurant à LANDERNEAU

Finistère, et Monsieur SEZNEC (? dem mot barré) industriel demeurant à

MORLAIX Finistère, il a é té convenu ce qui suit :

Monsieur QUEMENEUR a par le pré sent donné promesse

de vente à Monsieur SEZNEC qui accepte avec toute

garantie de droit : Une propriété appelé Taou-Naz situé

en PLOURIVO Côtes du Nord d'une contenance de 90 hectares

environs avec toutes ses dépendances sans exception ni

réserve. L'acquéreur entrera le 30 Septembre 1923

(trente septembre mil neuf cent vingt trois) en possession

et jouissance de la propriété cité plus haut dont la vente devra se faire

avant cette date, L'acquéreur la prendra dans l'état (ndlr prendra et l'état en mention manuscrite) où elle se trouvera alors, et il n'aura

le droit à aucune indemnité pour dégradations ni contenanced (ed barré) de terrain.

Le vendeur devra, jusque là jouir du tout comme par le passé sans qu'il ai

le droit d'abatre arbre ni plant. L'acqué reur paiera tous les frais de vente.

Cette vente n'est en outre consentie que moyennant le prix de 35.000 fr.

(TRENTE CINQ MIL(le ajouté à la main) FRANCS) Que l'acquéreur s'engage à payer au vendeur

le jour de son entrée en jouissance. En cas de non paiement à cette date

les intérêts courront de plein droit à 8 % (huit pour cent l'an) jusqu'à

complet paiement.

Puis écrit à la main :

Fait double à Landerneau

vingt deux mai mil neuf cent vingt trois

Pierre Quémeneur                         Guillaume Seznec

J'ai un précieux commentaire de Seznek (SaintOp/Kadillak) en date du 10 juin 2013 :

La (ou les) promesse(s) de vente, voilà un sujet sur lequel tout le monde est d'accord : y'a un loup. Probable qu'on soit dans le cas d'un piège à deux coups, ou pour être plus clair, d'une
double tentative d'escroquerie - avec comme piètre résultat un cadavre et un déporté au bagne. Nos deux lascars ont-ils été un peu présomptueux, trop gourmands ? Possible, le peu d'épaisseur de
leur larfeuille respectif pouvait leur faire perdre le sens des réalités - tout le monde le sait, un pigeon en difficulté est une proie facile...

Et un autre du 18 juin 2013 :

en rapport (peut-être) avec le sujet, une question complémentaire pour la science : les Brestois demeurant vers le bas de la rue de Siam sont-ils dans un environnement propice aux pertes de
mémoire ?


quand on voit Vérant se réveiller le matin de 5 novembre en se rappelant qu'il avait rencontré Seznec à Brest le 22 mai.... et ce dernier de confirmer la rencontre et... l'oubli, on se dit qu'il
y a des secteurs de Brest à éviter.


même cause, même effet, pour la petite main qui a frappé les promesses de vente ?

Ma réponse :

C'est là toute la question "des faux".

Je ne sais pas qui les a faits.

Quant aux versions officielles ou officieuses, je me méfie de tout.

Mais il est certain, comme vous l'avez lu sur cet article, qu'il y a eu deux séries de promesses de vente. L'une certainement signée à Brest le 22 mai, et l'autre "arrangée" après la mort de Pierre Quemeneur.

Qui a dactylographié et rédigé la seconde, personne n'est en mesure de le dire aujourd'hui. Avec certitude. Parce que des hypothèses, on en ramasse à la pelle, comme les feuilles d'automne.

L'exemplaire A a été remis à la police par Seznec.

L'exemplaire B a été retrouvé dans la valise de Quémeneur.

Au Havre.

 

Texte de la promesse de vente  B retranscrit :

Entre les Soussignés

Monsieur QUEMENEUR Négociant demeurant à LANDERNEAU

Finistère, et Monsieur SEZNEC industriel demeurant à

MORLAIX Finistère, il a été convenu ce qui suit :

Monsieur QUEMENEUR a par le présent donné promesse

de vente à Monsieur SEZNEC qui accepte avec toute

garantie de droit : Une propriété appelé Traou-Nez situé

en PLOURIVO Côtes du Nord d'une contenance de 90 hectares

environs avec toutes ses dépendances sans exception ni

réserve. L'acquéreur entrera le 30 Septembre 1923

(trente septembre mil neuf cent vingt trois) en possession

et jouissance de la propriété cité plus haut dont la

vente devra se faire avant cette date, L'acquéreur la prendra dans l'état

où elle se trouvera alors, et il n'aura le droit à aucune indemnité pour

dégradations ni contenances de terrain. Le vendeur devra, jusque là jouir du

tout comme par le passé sans qu'il ait le droit d'abatre arbre ni plant.

L'acquéreur paiera tous les frais de vente. Cette vente n'est en outre consentie

que moyennant le prix de 35.000 Francs (Trente Cinq mille Francs)

Que l'acquéreur s'engage à payer au vendeur le jour de son entrée en

jouissance. En cas de non paiement à cette date les intérêts courront

de plein droit à 8 % (huit pour cent l'an) jusqu'à complet paiement.

pour  (TRENTE CINQ MILLE FRANCS)

 

Puis écrit à la main :

Fait double à Landerneau

vingt deux mai mil neuf cent vingt trois

Pierre Quémeneur                         Guillaume Seznec

Différences d'avec la promesse A :

Les lignes ne portent pas les mêmes numéros.

Et n'ont pas été coupées aux mêmes endroits.

Les fautes d'orthographe sont moins nombreuses.

La rature (dem) de la ligne 3 a été supprimée.

Le nom de Traou-Nez en ligne 7 est correctement orthographié.

La somme des 35.000 Francs a été rajoutée en ligne 28 et en capitales (au bas de la page).

Juste avant cette somme figure : pour... 

Mais la vraie question à poser est :

Ces promesses de vente sont-elles encore valides du fait de la disparition de Pierre Quémeneur ?

Oui, la disparition.

Pas la mort.

De l'un des deux signataires des promesses.

Est-ce que la date du 30 septembre 1923 rend le tout caduque ?

Si l'un des suiveurs de ce blog peut me renseigner, qu'il le fasse !

Les dollars or

Là, ça a quand même été ma plus grande surprise quand j'ai parlé aux petits-fils.

Et qu'ils m'ont dit que leur père Petit Guillaume jouait, enfant, avec les dollars or.

Lui et sa petite soeur Jeanne.

J'ai repris l'histoire des dollars chez Guy Penaud in "L'Enigme Seznec", en pages 179/180 :

 

Mais, oui, moi, j'ai parlé des dollars en Mai 2013, ici :

Affaire Seznec : Spécial 90ème anniversaire Mardi 22 Mai 1923 

Rappel chez Bernez Rouz (page 67)

"Seznec sans ses dollars n'avait aucune liquidité. On pourrait envisager l'hypothèse que les deux hommes se sont mis d'accord sur une vente postérieure de Traou-Nez, suivant le résultat des tractations parisiennes : si les dollars servaient pour le marché des Cadillac, Quéméneur vendait Traou-Nez à Seznec ; s'ils ne servaient pas, on verrait plus tard. Au pire, la Cadillac aurait été de toute façon vendue à Paris. Seznec n'a demandé une autorisation de déplacement de véhicule que pour un Landerneau-Paris et seulement pour quatre jour.

Interrogée sur cette tractation dès sa première audition, Mme Seznec fait aussi une déclaration lourde de sens : visiblement Guillaume ne lui a rien dit de son rendez-vous d'affaires avec Quéméneur, il ne l'a pas consultée sur l'utilisation des dollars alors que ceux-ci lui appartenaient en propre. La question de ces dollars-or reste une énigme non résolue."

Mais je vous dis qu'il en avait des dollars, puisque Petit Guillaume a joué avec...

On va quand même aller voir ce que nous dit le beauf notaire Pouliquen dans la primo enquête publiée par Rouz (page 92) :

 

Dans "Les objets de l'affaire Seznec. Inventaire à la Prévert." ,

j'écrivais le 13 novembre 2014 :

"Les dollars or

Des mecs se sont tués la tête pour construire des boîtes afin de savoir quelle était la taille exacte d'une boîte pouvant contenir le nombre de dollars annoncé par Guillaume.

Ils en ont même reconstitué une selon les mesures indiquées par Seznec.

Qui descendait largement en-dessous de zéro. Côté Chiffres.

Après d'interminables problèmes de calcul niveau certificat d'études, on en est arrivé à un poids de dollars de 6,751 kilogrammes.

99 pièces de 20 dollars.

206 pièces de 10 dollars."

..............

En fait tout ça...

En fait tout ça, c'est une histoire de dessous de table.

Et puis Bim bam boum Pierre se mange l'accoudoir du fauteuil.

Il avait dû ranger (ma supposition, hein !) tout son fric dans son bureau à Landerneau avant de venir conter fleurette à Marie Jeanne ce foutu dimanche.

Oui, le liquide et les dollars...

Et rappelez-vous...

Oui, rappellez-vous avant la perquisition officielle de Ker Abri, notre notaire avait "rangé" le bureau de Pierre à sa façon...

Et puis...

Et puis je suis fille de commerçante...

Et je sais que les dessous de table existent.

Je les ai rencontrés !

Anecdote :

En 1981, l'un de mes amis qui possédait déjà les deux magasins de la Western House à Paris, avait tenté d'acheter un autre magasin, rue des Canettes, Paris 6e.

Pour y vendre des gadgets américains.

Il donne une bonne moitié de la somme requise au vendeur de l'échoppe.

De la main à la main.

Sans reçu.

Le vendeur a juré sur tous ses grands dieux qu'il n'avait jamais vu la couleur de cet argent...

Et mon pote en a déposé son bilan !

Quand je vous le dis...

Liliane Langellier

P.S. D'après Bruno Lombardo, il paraît qu'il y a encore des barges qui viennent tranquillou creuser au 102 rue de Brest pour voir où peut se trouver l'or de Quémeneur...

L'or de Quémeneur...

C'est fou l'imaginaire collectif !

Sympa pour les voisins,tout ça !

P.S.2  Samedi 7 avril, à 18 h à Gueltas, près de Pontivy, conférence de Denis Seznec à la salle Ellebore.

 

 

 

"Irrésolue depuis bientôt 100 ans l'affaire Seznec aura en cette fin de février 2018 connu un prodigieux rebondissement. Ce nouvel épisode dans ce fait divers aura réveillé l'intérêt pour cette énigme judiciaire qui passionne la France depuis 1923. 95 ans après les faits la volonté de la famille Seznec à faire reconnaître l'innocence de Guillaume Seznec est toujours la même. Un nouveau témoignage et une nouvelle pièce pourraient relancer cette énigme judiciaire. Denis Seznec expliquera lors sans doute de son ultime conférence, pourquoi grâce à ces derniers éléments il pourrait demander une révision du procès. Suivi par l'équipe de Laurent Delahousse qui réalise un reportage sur cette affaire, Denis Seznec sera donc à Gueltas le samedi 7 avril, à 18 heures, salle Ellébore, pour une conférence débat."

 

Tout est bon à écouter dans l'affaire Seznec.

Et puis, lui, quand même il porte le combat pour la réhabilitation de son grand père depuis ses 17 ans...

Soit depuis 1963...

Avis aux amateurs !

.....................

 

"Pour qu'une justice soit injuste il n'est pas besoin qu'elle se trompe de coupable, il suffit qu'elle ne juge pas comme il faut. (...)

Un seul mot me paraît décent : c'est du travail."

Michel Foucault, "Du bon usage du criminel", Le Nouvel Observateur, 11 septembre 1978, à propos de Gilles Perrault, Le Pull-Over rouge.

Les pièces de 10 dollars or américains en 1914.

Les pièces de 10 dollars or américains en 1914.

Les pièces de 20 dollars or américains en 1914.

Les pièces de 20 dollars or américains en 1914.

Brest Hôtel des Voyageurs.

Brest Hôtel des Voyageurs.

Plan de Brest avec la rue de Siam.

Plan de Brest avec la rue de Siam.

Brest. Rue de Siam.

Brest. Rue de Siam.

Brest. Services dactylo.

Brest. Services dactylo.

Vidal à Brest.

Vidal à Brest.

Brest. Un pont pour l'Amérique.

Brest. Un pont pour l'Amérique.

Ventes automobiles américaines à Brest.

Ventes automobiles américaines à Brest.

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M
Il y a quand même un truc formidable dans ces promesses de vente, c'est le "fait double à Landerneau le vingt deux mai mil neuf cent vingt trois". Parce que non seulement cette partie manuscrite, absolument identique sur les deux copies, a été décalquée sur un autre document (authentique, celui-là), mais elle aurait été écrite à Brest !!!
Répondre
G
Les promesses de vente sont datées du 22 mai, il faudrait que 'notre faussaire' soit le dernier des imbéciles si le cosignataire est mort depuis le 20.
Petit-Guillaume s'est-il trompé de 'bonne foi' ou est-ce une intoxication posthume?
En fait, Seznec a bien fait deux fois le voyage de Paris, nous le savons depuis 1923, du 24 au 27 mai et le1 et 2 juin, d'où peut-être la confusion.
Il est à noter qu'un scénario avec une mort de Quéméneur à Morlaix le dimanche matin 3 juin ne parait pas incompatible avec les faits avérés.
Répondre
M
Cher Guy,

Seznec n'est pas allé à Paris fin mai 1923, mais il y est allé le 2, le 13, le 20 et le 28 juin, chaque fois en train (pas fou). La dernière fois, la police a décidé de le garder sous la main.
L
Bonsoir Guy...
C'est dur, hein, de faire abstraction de tout ce que l'on connait sur l'affaire...
Et d'essayer d'avancer ailleurs et autrement.
Pas d'intoxication posthume de Petit Guillaume parce que,vous l'avez écrit vous-même ici, la piste de Denis Langlois, c'est bien d'après les dires de Petit Guillaume, non ?
On a tous tendance à faire notre marché dans le supermarché Seznec...
Pour le 3 juin, pourquoi pas ?
Mais c'était en mai...
M
Pour les promesses, j'ai tendance à résumer en une phrase : il n'y a qu'une chose authentique sur ces promesses, c'est LA SIGNATURE DE SEZNEC (ainsi que les mots "prendra" et "l'état" ajoutés à la main sur l'exemplaire de Seznec). C'est le point sur lequel s'accordent Seznec et les experts.

Ce sont donc des faux fabriqués par Seznec (et probablement un complice, qui dormait dans le même lit que lui, d'après moi), et pas par la police.
Répondre
M
Marie Jeanne a vu dès le 22 mai 1923 une promesse de vente qu'elle certifie authentique et qui a été dactylographiée sur une machine qui se trouvait encore dans le magasin de M. Chenouard au Havre le 13 juin 1923, date à laquelle il l'a vendue à un individu ressemblant à Guillaume Seznec.

Je me rappelle avoir lu que Marie Jeanne cherchait à savoir durant l'enquête s'il était possible de reproduire le défaut d'une machine sur une autre. Tout de même, ils auraient fait très fort, les policiers, pour tromper les experts : reproduire les défauts de la machine du 22 mai sur une autre, trouver de nombreux témoins concernant la vente de cette machine à un individu ressemblant à Seznec ainsi que le voyage en train de ce même individu...

Je me demande pourquoi les policiers, tant qu'ils y étaient, n'ont pas directement demandé aux habitants de Houdan de témoigner de la scène du meurtre de Quéméner par Seznec sous leurs yeux. On aurait gagné un temps fou.

Et Seznec ne pouvait pas prétendre ensuite que les promesses de vente étaient fausses et fabriquées par une personne cherchant à l'accuser du meurtre, puisque l'une des copies sortait de sa poche. Ou bien il lui fallait mettre en cause cette "Pièce de Question A", accusant les policiers d'avoir remplacé sa vraie promesse par une fausse tapée sur la machine de Chenouard... Ce qu'il n'a pas fait. Il a préféré affirmer que les faux étaient authentiques, s'accusant ainsi.

Bon, après tout, ça n'est pas parce qu'il ne l'a pas fait que ça n'est pas vrai. On peut lui concéder ça. Mais sa signature a tout de même été certifiée authentique par lui et par les experts. Les faussaires de la police ont donc réussi à tromper Seznec lui-même !