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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 750 articles.

Affaire Seznec : Le véritable âge de Petit Guillaume en 1923p

"... La vérité arrive toujours bonne dernière et fort tard

parce qu'elle a pour guide un boiteux qui est le temps"

Balthasar Gracian

 

Je ne cesse pas de le répéter...

Je considère, depuis le début de cette histoire, que Petit Guillaume avait 12 ans en mai 1923. Au moment de la disparition de Pierre Quémeneur.

Et non 11 ans, comme raconté partout.

Comment ?

Mais c'est tout simple...

Les archives ont parlé :

25 mai 1923 - 1er mars 1911 = 12 ans.

Et non pas 11 ans comme écrit partout !

Je le signalais dans un pur souci de vérité...

Mais je n'avais pas dépassé le fait !

C'est Marc D, dans son commentaire à mon billet "Silence, on fouille !",  qui va dépasser l'âge de Petit Guillaume...

Et dire tout simplement que si Petit Guillaume a 11 ans lors des faits qu'il raconte, c'est juste que nous sommes en mai 1922 et non en mai 1923 !

Alors j'ai foncé voir le livre de Me Denis Langlois.

En page 211 :

(...) Il confirme à Bernard qu'il a vu le cadavre de Quémeneur en mai 1923, étendu dans la salle à manger de la maison de ses parents à Morlaix. Il avait onze ans. C'était un dimanche..."

Et, comme on ne perd jamais son temps à lire et re-lire...

En page 213 du même ouvrage :

"Je ne suis pas sûr, mais je crois savoir où mon père a mis le cadavre. Je ne suis pas sûr, mais j'ai vu des travaux. Alors, est-ce que c'était à ce moment-là ? Avant ou après ? J'étais un gosse de onze ans, je peux me tromper."

Oui, Petit Guillaume peut se tromper.

Et ça, ni Me Denis Langlois ni Bertrand Vilain ne l'ont envisagé un seul instant !

Ils ont préféré, la tête dans le guidon, envoyer la lourde cavalerie des médias.

Pour satisfaire leur rancune et leur désir de reconnaissance...

Mais surtout...

Surtout, ils ont tous deux répété comme des perroquets que Guillaume, au moment des faits, avait 11 ans !

Alors, oui, Marc D...

La scène peut s'être déroulée en mai 1922.

Oui, Marc D, Quéméneur aurait pu être blessé (conditionnel) mais certainement pas tué !

Oui, peut-être juste blessé...

"- Il baignait dans son sang ? demande Bernard.

- Non, il y avait du sang qui coulait, mais pas énormément, à mon point de vue.

- De quel endroit ?

- Du front. Je ne sais plus si c'était à droite ou à gauche, ça je ne sais plus. C'est vague..."

Alors...

En attendant...

Et bien en attendant une fois encore les enfants de Petit Guillaume ont encore été laissés en-dehors de ces nouvelles recherches.

Alors que leur père est, lui, cité à tire-larigot !

J'ai trouvé le seul passage où notre avocat cite Jean-Yves Seznec, le fils aîné de Petit Guillaume, le grand frère de Gabriel.

C'est en page 309 :

"Le 24 juillet 1996, nouveau coup de téléphone de Denis Seznec. Il me confirme qu'il m'empêchera par tous les moyens de révéler le témoignage de son oncle. Cependant, le ton a changé. Il argumente, me dit qu'il a téléphoné à son cousin Jean-Yves, l'un des fils de Petit Guillaume. Celui a reçu de son père les mêmes confidences que celles faites à Bernard, mais il considère que c'était une simple réaction de colère et de jalousie envers sa soeur Jeanne.

(...) Je raccroche le téléphone et je réfléchis. Un moment j'envisage de prendre au mot Denis Seznec, de lui proposer de rencontrer son cousin Jean-Yves pour connaître exactement son opinion, lui demander en quelque sorte d'arbitrer."

Bien dommage, Maître Langlois !

De ne pas avoir rencontré Jean-Yves...

Alors que, bizarrement, vous êtes si prompt à m'envoyer un mail pour que je rectifie mes dires sur mon blog, à la lumière des vôtres...

Alors...

Oui, Me Denis Langlois, vous nous dites quoi, là, sur l'âge de Petit Guillaume ?

Liliane Langellier

Merci à toutes et à tous 🙏🏻

En 14 jours, 15.578 visiteurs sur mes blogs...

 

Bonheur du jour...

Skeptikos nous a écrit un dernier billet :

Bande annonce 

 

"Vous avez vu, les enfants

 Dans ce dernier épisode, c'est le comique qui prend le pas

Surtout côté Presse,

 Oui, bon . Vilain et Langlois, ils ont fait rigoler tout le monde en déterrant les restes d'un osso-buco à moins que ce ne soit les trésors du chien à l'ancien proprio, celui à qui Seznec n'a toujours pas payé grand-chose en 1923,

 Oui, on a bien rigolé , quand, piteux, les Marx Brothers de la brocante ont dû dire qu'il n'y avait rien d'autre que du déchet ménager,"

A lire en entier sur son blog...

Mais l'humour, ça fait vraiment un bien fou !

Enfin...

Après avoir ridiculisé la presse de France et de Navarre, Bertrand Vilain se demande sur son blog :

Comment se débarrasser d'un cadavre ?

Bonne question.

Posée un peu tard, sans doute !

Et puis, c'est quoi ce texte sur Wikipedia ?

Les fouilles de février-mars 2018[modifier | modifier le code]

En 1978, Petit Guillaume, l'un des fils des époux Seznec, aurait confié à l'un de ses neveux que le jour du drame (il était alors âgé de 12 ans) il avait entendu Pierre Quéméneur faire des avances à sa mère et l'avoir vu au sol, aux pieds de sa mère, peut-être frappé à la tête avec un chandelier. Se fondant sur ces propos, la justice ayant refusé de faire effectuer des fouilles compte tenu de la décision de la Cour de révision de décembre 2006, un groupe de bénévoles a décidé d'entreprendre des « fouilles privées » le 24 février 2018 avec l'accord du propriétaire de l'ancienne demeure des Seznec à Morlaix, afin de tenter de mettre au jour le corps de Pierre Quéméneur49. Au cours des fouilles effectuées le 24 février 2018 dans l'ancienne cave et l'ancien cellier, un os a été retrouvé, ce qui a conduit à l'arrêt des fouilles privées et à l'intervention de la police et de la justice. Sur le fondement des indications d’un médecin légiste, il a été un moment considéré que l’os retrouvé pouvait être une tête de fémur humain50. Une enquête confiée à la police judiciaire de Rennes a été ouverte. Après expertise en anthropologie médico-légale effectuée par le CHU de Nantes, le procureur de la République de Brest a indiqué qu’il s’agissait en fait de restes de bovidé, ce qui met un terme à l’enquête de police. Le 3 mars 2018, les scellés ayant été retirés, les bénévoles ont repris les fouilles privées. Au final, celles-ci n’ont rien donné de probant51

Les phrases sont trop longues...

Pas assez punchy...

Avec trop de participes présents...

Et puis l'article est trop louangeur pour l'auteur des fouilles "privées"...

Devinez qui manipule Ouikiki ?

 

 

L'acte de naissance de Petit Guillaume

L'acte de naissance de Petit Guillaume

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P
Une observation que D. Langlois ne semble pas avoir faite. On constate, en consultant un calendrier perpétuel, que le 25 mai 1923 était un vendredi et non un dimanche. Quant au 25 mai 1922, il correspondait à un jeudi. Marc D. a donc bien raison d'inciter à la plus grande prudence quant aux souvenirs de Petit Guillaume !
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M
Puisque Quéméner et Seznec sont en voyage toute la journée du 25, entre Rennes et Houdan, que l'histoire de Petit Guillaume se passe un dimanche, que Bernard Le Her prend pour argent comptant le fait que Quéméner était mort (il l'imagine baignant dans une mare de sang, mais Petit Guillaume lui dit qu'il n'avait en fait qu'un peu de sang sur le côté du front), Denis Langlois en a déduit que l'incident s'était passé le dimanche 27 mai 1923, puisque Quéméner était vivant les dimanches précédents. Cela disculperait Seznec, qui n'est arrivé à Morlaix que vers 2 heures du matin le lundi, et expliquerait le témoignage de quelques personnes qui ont vu Quéméner vivant le 26.

Concernant Seznec, il pourrait être rentré plus tôt qu'il ne l'a dit, avoir surpris Quéméner tripotant sa femme et l'avoir tué. Mais passons... Par contre, si l'histoire racontée par Petit Guillaume est vraie mais que Quéméner n'est pas mort des suites de sa blessure, il se peut que cet événement ait eu lieu avant. Pas nécessairement en mai 1922, mais en fait n'importe quel dimanche avant le 27 mai 1923. On peut s'imaginer que tout ça soit resté secret et que même Seznec ne l'ait jamais su. Par contre, il aurait pu nourrir des doutes sur la fidélité de sa femme en observant par la suite l'attitude gênée de Quéméner en présence de Marie-Jeanne (due au fait que Marie-Jeanne lui aurait pardonné son agression, mais se serait montrée extrêmement froide avec lui par la suite), ce qui expliquerait les doutes exprimés dans sa lettre-testament.

Mais tout ça, c'est du roman. Ce qui est important de considérer, c'est que si la mort de Quéméner n'est pas certaine dans l'histoire révélée, celle-ci perd toute portée révisionnelle. Comme Denis Langlois et beaucoup d'autres ont tendance avoir "la tête dans le guidon", comme Liliane l'a si bien dit, c'est un aspect qu'ils n'ont pas voulu envisager. Ils entendent « 11 ans » mais ça ne les intéresse pas si ça jette un léger doute. Et sur Wikipédia, les 11 ans deviennent 12 ans, comme ça on élimine le problème et c'est tout bon pour le mythe. Par contre, essayez de faire avaler ça à une Cour de Cassation, et vous vous prendrez une correction bien méritée (comme celle de 2006).
M
Avec son titre laconique "Petit-Guillaume a dit vrai", Bertrand Vilain s'enthousiasme en fait d'avoir découvert qu'il y a bien eu des travaux autour de ce qu'il pense être le cellier de l'anecdote : une rampe d'accès à la cave en question a été comblée avant juillet 1923. Bon. Avant juillet 1923, ça n'est pas nécessairement en mai ou juin 1923, d'après moi. Ça peut tout aussi bien avoir été réalisé avant la prise de possession des lieux par Guillaume Seznec. De plus, Petit-Guillaume ne se rappelle pas lui-même si ces travaux ont eu lieu avant ou après les faits ; il trouve juste que ça pourrait avoir un rapport avec son anecdote. Si son père a vraiment fait des travaux sur ce bâtiment, c'était peut-être en 1922, quand il avait onze ans (on y revient, une fois de plus).

Il faut vraiment rester très prudent avec cette histoire, car elle est mal racontée, très floue, un souvenir d'enfance vieux de 55 ou 56 ans, elle contient des déductions personnelles (qu'il faut toujours éliminer de tout témoignage, pour s'en tenir uniquement aux faits) et surtout, elle est peut-être entièrement fausse. Le fait qu'elle ait été un secret de famille pendant si longtemps (car défavorable à la thèse de l'innocence absolue) laisse à penser qu'il y a probablement une part de vrai, cependant.

En tout cas, même si on admet que Bertrand Vilain a découvert la trace des travaux mentionnés par Petit-Guillaume, ça ne prouverait que ce point précis de l'histoire, c'est-à-dire rien de déterminant.
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