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Affaire Seznec Investigation

Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Et maintenant ?

"Et maintenant que vais-je faire

De tout ce temps que sera ma vie

De tous ces gens qui m'indiffèrent..."

Gilbert Bécaud

 

Bon.

Les fouilles, c'est fini.

Même si Bertrand Vilain entretient encore quelque suspens :

Découverte intrigante lors des fouilles de la maison Seznec du samedi 3 mars 2018

"Nous avons découvert un démonte pneus d'automobile et surtout une grosse clef plate d'une forme spéciale très rare.

Nous avons aussi trouvé une vingtaine d'os ou fragments d'os. Pour l'instant, un os a été identifié par le paléontologue Jean-François Tournepiche du musée d'Angoulême comme étant une épiphyse de tête de fémur du jeune bovidé.

Nous avons récupéré tous les objets. Nous allons procéder à un inventaire détaillé avec photos que nous transmettrons au procureur de la République pour savoir si des suites judiciaires sont possibles."

Alors, il est grand temps de réfléchir ailleurs et autrement...

 

Le 26 janvier 2007,

SaintOp/Kadillak/Seznek publiait ce qui suit sur le forum de Marylise Lebranchu :

"A ceux qui maîtrisent le sujet et qui ne doutent de rien, je place ci-après un message que j’avais laissé sur ce fil il y a une quinzaine de jours, peut-être que cette fois cela suscitera des réactions :

"A vous tous qui auriez condamné Guillaume Seznec si vous aviez été jurés en 1924, je vous propose un seul élément troublant, parmi bien d’autres, qui devrait vous faire douter, sauf si évidemment vous avez une réponse à proposer. Faites abstraction de toute opinion et expliquez-nous pourquoi une personne de la famille d’un disparu (l’assassinat n’est qu’une hypothèse), voit le témoignage d’une personne qui aurait vu le disparu (après sa disparition) comme quelque chose d’invraisemblable, voire impossible ? La réaction naturelle et logique serait d’y voir un élément d’optimisme, le disparu étant vivant après la date supposée "d’assassinat". Or, dans le cas présent, le témoignage de François Le Her entraîne la réaction inverse de la part de Jean Pouliquen, visiblement il ne peut accepter cette "bonne nouvelle" : avant que l’information n’apparaisse dans la presse, il entame une collecte de témoignages négatifs sur le témoin, et transmet son curieux travail à l’instruction. Je n’ai peut être pas tout compris, mais je ne demande qu’à comprendre..."

Faites travailler vos méninges car vous ne trouverez aucun élément de réponse dans les livres publiés sur l’affaire.

Expliquez-moi aussi, vous qui soutenez que la situation de Pierre Quéméner était florissante en mai 1923, par quel raisonnement son banquier lui accorde un prêt minable de 10 000 francs, alors que selon vous son compte est largement créditeur ?

Je pense que cette affaire est foireuse sur toute la ligne et qu’il faut aller au-delà de ce qui a été publié sur le sujet. A l’évidence, ces échanges le prouvent, il ne faut pas compter sur les "fervents" de la culpabilité de Guillaume Seznec pour en savoir plus, jusqu’à présent ils puisent leurs arguments dans quelques ouvrages et dans les arrêts de la justice. Les croiser dans des salles d’archives serait une surprise, on peut rêver."

Pour le trafic des cadillacs, Seznek/Kadillak/SaintOp publiait sur le Forum Justice Affaires Criminelles le 18 janvier 2015 :

"Sommes tous (ou presque) d'accord pour enterrer l'histoire du trafic des cadillacs

- mais, dans ce cas, quel est donc l'objectif de Pierre Quéméner ?

- la réflexion sur ce point élimine d'emblée les acteurs Gherdi et Bonny mais il faut trouver une cohérence globale avec le reste et c'est pas gagné...

La première avancée sur le sujet serait de connaître l'identité des personnes que Quéméner rencontre à Rennes et notamment à l'apéro à l'Hôtel de Paris...

Et aussi :

"Par pitié, oublions le trafic des cadillacs, essayons de faire sans si on veut explorer d'autres pistes

- sur ce trafic en 1923 on n'a rien sauf l'épave de nos deux zèbres et celle de Laverge (qu'il essaye de vendre depuis plusieurs mois)

- si vous voulez vraiment être convaincu de l'inconsistance de la chose, faites comme je l'ai fait : vous épluchez les annonces de voitures d'occasion sur les années 1921/1923 dans l'Ouest-Eclair et la Dépêche de Brest,cela prend du temps mais riche d'enseignements : c'est quasi le néant (la méthode de recherche automatique sur le mot cadillac donne des résultats très proches de la lecture jour par jour)

- il y a bien les garages qui en ont quelques-unes mais qui, pour une question de prix, ne peuvent pas concerner le trafic.

L'Enquête Camard s'est intéressée de près au sujet en interrogeant de nombreux témoins fréquentant le Champ de Mars, il n'en est rien sorti.

- Seznec ne pouvait pas avoir notion de l'extrême pauvreté du volume de voitures... Traon-Velin ne connaissait pas le haut débit."

"Je ne veux pas traiter ici, dans ce post, de la disparition de Quéméner

- une panoplie d'hypothèses existent, aucune ne me satisfait pleinement, y compris la dernière de Denis Langlois, mais je n'ai rien à proposer pour faire avancer le schmilblick... et je crains, que sur ce point, on continue à piétiner."

Je suis comme Seznek/Kadillac/SaintOp , aucune piste ne me satisfait...
 

Mais avantage : La piste de Denis Langlois avec le témoignage tronqué de Petit Guillaume est "over".

Maintenant...

Maintenant place à autre chose...

Mais à quoi ?

Il faut commencer par reprendre l'histoire des promesses de vente dont vient de me parler Marco dans les commentaires de mon blog :

"Madame,

Je lis avec grand intérêt votre blog.

La question suivante est posée :

Quel intérêt aurait donc eu Guillaume Seznec à tuer Pierre Quemeneur puisque, du même coup, cela invalidait la promesse de vente ?

La promesse de vente n'est pas invalidée, les héritiers doivent l'exécuter en application du principe de continuité.

Voici un texte qui explique assez bien la situation dès lors qu'il y a des héritiers :

Compromis de vente: quelles conséquences en cas de décès du vendeur.

De fait, ils sont tenus d'exécuter la promesse.

En cas de disparition, c'est encore plus simple,il suffit au terme du délai de la promesse de vente d'en demander l'exécution forcée et ensuite de consigner la somme.

Dit autrement, à supposer Quéméneur disparu et non retrouvé, Seznec pouvait librement entrer dans sa propriété le 30 septembre 1923, c'est ce qui est écrit noir sur blanc dans la convention."

En ce jour de fête des grands mères, toutes mes pensées vont à un petit-fils, qui n'est pas Denis Seznec, mais qui existe et qui souffre - sans aucun doute - de voir sa grand mère transformée en assassin et son père Petit Guillaume cité par tous les médias.

Liliane Langellier

Petit rappel utile :

Un fait nouveau doit soit permettre d'établir l'innocence du condamné,soit au moins faire naître un doute sur sa culpabilité.

Le texte applicable est aujourd'hui l'article 622 du code pénal (les suivants fixent la procédure)

Lire le texte ici
 

P.S. Dans 20 minutes aujourd'hui...

«Il fallait le faire, on l'a fait»

Pour Bertrand Vilain, « le but était de vérifier le témoignage de Petit-Guillaume. On n’a pas retrouvé le squelette de Quémeneur mais cela ne veut pas dire que le témoignage est faux », a-t-il déclaré à l’issue des fouilles. « Il fallait le faire, on l’a fait », estime Bertrand Vilain pour qui l’élu aurait été tué involontairement par l’épouse du condamné après qu’il lui avait fait des avances.

P.S. 2 Et pour clore ce triste épisode de l'affaire Seznec, la photo qui en dit long...

Denis Langlois, Bertrand Vilain et Bernez Rouz

"Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es !"

Bernez Rouz...

Bernez Rouz dont je n'ai jamais cessé de louer le travail...

Ceux qui fréquentent mes blogs le savent bien...

Travail que j'ai vanté à Ilan Caro, le journaliste de France Info, lors de sa longue interview...

Et qui décoche à mon égard, réduisant ainsi mes travaux à la seule piste de Lormaye :

Ces pistes délaissées ont intéressé tout un tas de gens, qui sont allés faire des enquêtes dans leur coin", raconte-t-il. Comme à Lormaye, un village d'Eure-et-Loir où Quéméneur aurait pu être enlevé et tué par un marchand de bestiaux, selon un journaliste de l'époque. A partir de 1992, une habitante de la région, ancienne journaliste à L'Express, s'est ainsi focalisée sur "la piste de Lormaye", alimentant abondamment un blog. Une piste abandonnée définitivement en 2013, "parce qu'elle s'est avérée fausse", reconnaît Liliane Langellier.

Marre, mais tellement marre des egos des mecs dans cette affaire Seznec !

Pour preuve, dans l'équipe des pieds nickelés morlaisiens, regardez bien : pas une seule femme !

Remarquez je ne pense pas que la cause des femmes serait  sortie grandie à tremper dans ce marigot ...

Circulez y'a rien à voir !

Et maintenant ?

Et maintenant ?

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guy 04/03/2018 21:33

"Quel intérêt aurait donc eu Guillaume Seznec à tuer Pierre Quemeneur puisque, du même coup, cela invalidait la promesse de vente ?"
Je crois que interrogation de votre contact n'est pas pertinente aujourd'hui. Marco (et avant lui Eolas) nous dit le droit et on connaît depuis longtemps le côté procédurier de notre loustic; une longue bataille ne lui faisait pas peur. Pour entrer en possession de son acquisition il lui fallait mettre sur la table le 30 septembre les 35000 frs convenus..., peut-être qu'en 4 mois.
Autre point: Seznec n'aurait pas tué le cosignataire de sa promesse de vente mais il aurait profité d'un empêchement aussi soudain que définitif de ce dernier pour lui, comment dire …., lui forcer la main une bonne quinzaine de jours après son ultime voyage.
Il semble bien que quelqu'un se soit donné beaucoup de mal pour que la valise soit retrouvée le 20 juin au Havre; la valise avec à l'intérieur la fameuse promesse de vente.

NOVICE 05/03/2018 00:37

non coupable mais coupable ?

Marc D. 04/03/2018 21:17

Concernant Jean Pouliquen, il peut s'être forgé une conviction dès le début (ce ne serait pas le seul dans cette affaire). Convaincu, compte tenu des éléments à charge, que Guillaume Seznec avait assassiné son beau-frère peu après l'arrêt à Houdan, il a sûrement pensé que le témoignage de François Le Her n'arrivait que pour tenter de disculper Seznec et s'est donc employé à le démonter.

guy 05/03/2018 09:58

Le témoignage de Le Her avait ,été évoqué dès le mois de juillet dans les journaux ( le bourrelier de Landerneau), Marie Jeanne en avait eu connaissance, il est probable qu'il ne soit pas resté inconnu de Pouliquen. Quant-il réapparaît en janvier le notaire connaît certainement le pedigree du lascar: ses frasques de Plomodiern et Pont-Croix, peut-être son affaire de Plourin.