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Affaire Seznec Investigation

Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : En attendant le centenaire !

"L'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre."

Boris Vian 

(né le 10 mars 1920)

Faut-il en rire...

Ou faut-il en pleurer ?

Déjà que ce samedi est grimaud...

Et que les Ricains nous ont exporté leur facho !

Oui, Steve Bannon invité en vedette américaine du congrès de refondation du FN à Lille...

Comme si nous n'avions déjà pas assez de fachos chez nous !

Déjà que ce samedi est grimaud...

Et que l'affaire Seznec sort très blessée de sa dernière attaque !

Avec peu de chance de retrouver sa jeunesse d'antan...

On la rêvait pourtant centenaire...

L'affaire...

Avec un superbe anniversaire !

Nous tous réunis...

Oui, nous tous, les aficionados de l'affaire...

Dans la maison communale de Plomodiern...

Parce que c'est Plomodiern le lieu Seznec et pas Morlaix !

Et que ça les changera un peu de la Boum des Gras !

Reste encore 5 ans pour soigner les plaies...

5 ans pour que Me Denis Langlois daigne nous révéler (enfin) l'identité du membre de la famille Seznec qui a demandé l'autorisation des dernières fouilles à la procureure de Rennes !

Parce que la preuve qu'il m'a envoyé, comment dire ?

Tiens là voilà :

 

 

 

 

Si ça c'est une preuve...

Il se moque un peu !

Remarquez, dans Le Parisien du 5 décembre 2017, Bertrand Vilain nous a bien pondu :

"Il y a un des héritiers Seznec, qui a fait une demande anonyme pour qu'il y ait des fouilles en décembre 2015."

C'est du Raymond Devos dans le texte !

"Une demande anonyme !"

Il se moque un peu là Denis Langlois !

D'autant plus qu'il est bien placé pour savoir, Maître Langlois, pour savoir que l'ami Gregory Rannou se faisait passer pour l'arrière petit fils Seznec aux archives de Quimper !

Histoire de faciliter ses recherches !

5 ans pour que Me Denis Langlois reconnaisse que 23 - 11 ça fait 12.

Oui l'âge de Petit Guillaume lors de la disparition de Quémeneur.

5 ans pour que Denis Seznec renonce à ses propos racistes...

Dont les derniers m'ont hérissé le poil...

Et que FdeSouche a aussitôt repris

"Il y a des équipes de musulmans qui font pression sur les vendeuses de lingerie féminine"

5 ans pour que Denis Seznec fasse témoigner tous les habitants du cimetière de Plourivo et retourner toute la terre du domaine de Traou Nez.

5 ans pour que Bertrand Vilain nous trouve un nouveau lieu où chercher le corps de Pierre Quémeneur...

Parce qu'après les Alpes Mancelles, et Morlaix, jamais deux sans trois !

5 ans pour que les Tintin reporters du Télégramme et Ouest France interviewent l'arrière petit neveu de la grand mère du voisin de Seznec à Morlaix...

5 ans pour que SaintOp/Kadillak nous sorte enfin son bouquin...

Car sa verve inimitable nous a bien manqué dans ce dernier rebondissement...

5 ans pour que Bernez Rouz comprenne enfin que je ne m'occupe plus de la Piste de Lormaye depuis mai 2013 !

5 ans pour que le forum Justice Affaires Criminelles re-fonctionne à nouveau...

Et vire définitivement la psy maudite (Oui, Skeptikos je vous ai entendu !)

Qui a quand même tenté de se glisser dans les commentaires de ce blog !

Et que l'on puisse castagner avec Yargumo...

5 ans pour que l'un des enfants de Petit Guillaume sorte enfin de son silence...

Et nous balance enfin la vraie version des faits de Papa !

5 ans pour que je puisse parcourir avec Jean-Pierre Lagadec ou avec Yves Leroux la fameuse Route Seznec...

Qu'ils empruntent tous les ans en mai...

Ben oui...

Finalement...

5 ans c'est long et c'est court à la fois...

J'ai déjà réservé la salle...

Reste plus qu'à dresser la liste des invités et à commander le gâteau...

Retenez bien la date,

Notez là bien sur vos tablettes : 

25 mai 2023.

Liliane Langellier

Cent ans !

Cent ans !

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Alain D. 14/03/2018 15:33

Cher Marc,

Je me couvre la tête de cendres. J'avais complètement "zappé" la gare des Invalides.
A ma décharge :
1/ Né en 1956, je ne connais évidemment que Montparnasse comme gare de départ parisienne pour la Bretagne
2/ Les témoignages Lajat et Le Berre, quoi qu'ils vaillent par ailleurs, situent tous les deux leur "vision" de Quemeneur vers Montparnasse.

Ensuite, bien que ceci n'aie probablement rien à voir avec cela - mais nous prépérons le centenaire, hein - maintenanr que j'ai bien mis dans ma petite tête cette "nouvelle" topographie parisienne, avec le rôle de la gare des Invalides, je m'interroge de nouveau sur le témoignage F. Le Her
Qui déclare "avoir rencontré Quéméneur le samedi 26 mai 1923, vers 18 h 30. Le conseiller général monta à l'arrêt Pont de Solférino en direction de la place d'Iéna.".
Vérification faite sur un plan des tramways parisiens en 1923 :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c6/Plan_STCRP_n%C2%B02_de_1923_%28verso%29_Trams_%C3%A0_Paris.jpg
je constate que l'arrêt Pont de Solférino est très proche des Invalides (il suffit de traverser la Seine), et que Quemeneur, en prenant ce tramway, s'éloigne de ladite gare...

Marc 15/03/2018 16:46

Chère Liliane,

Vous aviez sûrement deviné au ton ironique de mes commentaires que je trouve également cette affaire très simple, et que je m'amuse de toutes ces théories farfelues qui veulent nous éloigner de la logique. Toute théorie de l'innocence doit expliquer l'intégralité des faits, et aucune ne peut y parvenir. Bien souvent, elles commencent par ignorer Houdan pour passer directement à Le Her. Trop facile.

Il est naïf de vouloir remplacer une logique implacable étayée par un nombre incalculable d'éléments à charge par une histoire invraisemblable qui se base sur des on-dit et ignore la majeure partie des faits.

Pour moi, la question dans cette affaire n'est pas « Qui a tué Quéméner ? » mais « Comment et pourquoi Seznec a-t-il tué Quéméner ? » C'est le seul mystère.

Votre théorie, Liliane, est presque parfaitement identique à la mienne. Pas de préméditation, pas de complice, donc justice a été rendue. Après le meurtre, il improvise au jour le jour, et il fait boulette sur boulette.

Cependant, je varie sur l'aspect financier. Si Seznec avait donné son or à Quéméner, ils le transportaient (car nécessaire à l'affaire) donc Seznec pouvait le récupérer facilement. De plus, il y avait les 17.000 francs que Quéméner portait sur lui (rappelons-nous que Seznec a voulu payer la machine à écrire avec un billet de 1.000, pas banal). Quant à la Cadillac, il pouvait espérer la garder pour lui, donc une dette de 15.000 francs effacée, avec un peu de chance, ou bien il pouvait toujours la revendre plus tard entre 20 et 30.000 francs et reverser 15.000 à la famille de Quéméner.

Donc, dans un premier temps, il rentre péniblement à Morlaix, avec ou sans le cadavre (sans, d'après moi, car beaucoup trop risqué, sans compter l'odeur). Puis il raconte tout à Marie-Jeanne et à partir de ce moment-là, ils sont liés par le secret et entièrement solidaires. Seznec repart à Paris pour essayer de toucher le chèque : raté. Il pense que Pouliquen ne l'a pas envoyé, mais il apprendra plus tard de la bouche de Pouliquen, à sa grande surprise, que le chèque avait été envoyé. On sait que c'est une erreur du guichetier qui empêche Seznec de s'emparer de la somme.

Puis la famille Quéméner commence à s'agiter et à le soupçonner, donc il envoie le 13 juin un télégramme du Havre pour essayer de gagner du temps, au moins. Et il achète une machine à écrire à pas trop cher, car il n'en a pas trois, il n'en a pas une, il en a zéro à sa disposition. Et c'est Marie-Jeanne qui tape les promesses de vente. C'est peut-être même une idée à elle, cette histoire. C'est donc l'appât du gain qui les perd, non la nécessité. Ils essaient de compenser la perte du chèque qu'ils avaient cru pouvoir récupérer. Et bêtement, ils cachent la machine au lieu de s'en débarrasser. Ils sont un peu radins, ça les embêterait de perdre cette machine payée environ 500 francs (j'ai oublié la somme). Pas très malin.

Le 20 juin, au Havre, Seznec abandonne la valise, avec à l'intérieur de quoi le disculper (croit-il) et de quoi l'enrichir (croit-il), une belle propriété dont il pourra tirer environ 100.000 francs de bénéfice en la revendant 135.000 dans un an ou deux.

La Piste de Lormaye 15/03/2018 08:34

Bonjour Alain et Marc !
Et si c'était tout simple, tout simple l'affaire Seznec...
Les deux compères ont besoin de se refaire la cerise. Ils ont entendu parler d'un lot de Cadillacs (pas besoin d'un trafic international...) Ils partent à Paris avec la vieille bagnole de Seznec. Le voyage se passe mal. Nos deux héros sont énervés. Ils se battent quelque part entre Houdan et Mittainville. Quémeneur reste sur le carreau. A Seznec de dissimuler le corps.
Pour les promesses de vente, comme tout bon commerçant, Seznec avait avancé de l'argent à Pierrot. La mort de ce dernier lui fait perdre gros. Lui vient alors l'idée des fausses promesses de vente.
Cette hypothèse est totalement personnelle. Personne ne me l'a soufflée...

Marc D. 15/03/2018 01:00

Cher Alain,

Je ne suis pas né avant 1935 (je serais en fait centenaire si je m'étais souvenu de ce changement de gare, d'autant que je ne suis ni breton, ni parisien), mais j'avais lu dernièrement "gare des Invalides" et j'ai vérifié avant de vous répondre. Il est en effet important de se figurer les lieux.

Le témoignage de François Le Her est intéressant, mais le principal problème que j'ai avec les témoignages de survie, c'est :
- Comment Quéméner est-il parvenu à Paris ?
- Où a-t-il dormi ?
- Pourquoi n'est-il pas allé chercher son chèque ?
Et une foule d'autres questions.

Je suis capable d'imaginer un scénario aisément, mais c'est à nouveau du roman...

À peine repartis de Houdan, nouveaux problèmes de voiture. Ils font demi-tour, Quéméner souhaitant prendre le train à Houdan pour être à l'heure à Paris, mais en route il réalise que les trains ne s'arrêtent pas à Houdan, donc il décide de continuer jusqu'à Dreux, puisqu'un nouveau demi-tour les entraînerait vers l'inconnu. Arrivés à Dreux, ils se séparent. Trop tard pour le train du soir, donc Quéméner va chercher un hôtel en attendant le premier train du matin. Seznec repart vers Paris, car lui, il peut se permettre d'arriver dans l'après-midi. Pendant ce temps, Quéméner croise une prostituée et se dit que passer quelques heures en bonne compagnie sera suffisant pour patienter jusqu'au tout premier train du matin. Le lendemain, il est donc à l'heure au rendez-vous. Il n'a pas encore pris de chambre à l'hôtel de Normandie, puisqu'il n'est arrivé à Paris que le matin. Il a une petite amie parisienne, donc, exténué, il va faire une longue sieste chez elle. Tant pis pour Seznec. Dans la soirée, il décide d'aller prendre une chambre à l'Hôtel de Normandie, finalement. Il tombe sur Le Her dans le tramway. Après être descendu, il rencontre un ami, qui l'invite à passer chez lui et l'assassine. Donc pas d'hôtel de Normandie, pas de nouvelles, pas de chèque. Mais il reste une foule de choses à expliquer, principalement les fausses promesses. Non, il y a vraiment trop de choses dans cette affaire. Le véritable assassin remplace les vraies promesses de vente par des fausses ? Mais comment fait-il pour que Chenouard reconnaisse Seznec dans le journal ? Est-il lui même un sosie de Seznec ? Et comment sait-il, en se rendant au Havre les 13 et 20 juin, que Seznec n'aura qu'un alibi pourri pour ces jours-là ? À moins que... La machination policière, bien sûr. Ce sont donc les policiers les auteurs des fausses promesses de vente substituées aux vraies, et les témoins du Havre sont tous faux. On peut même se dire que les policiers ont trouvé la valise de Quéméner rapidement (jetée dans une poubelle parisienne par le véritable assassin) et l'ont gardée pour faire accuser Seznec, un pauvre type qui n'a jamais rien fait de mal, parce qu'ils sont comme ça, les policiers, ils ont la vocation du mal. Ils placent la machine à écrire chez Seznec, ils n'oublient aucun détail.

Bon, c'est quand même énorme, cette histoire. Il faut vraiment détester la logique et les faits indiscutables pour imaginer tout ça.

Alain D 13/03/2018 10:58

@ Marc D.

Dont acte, "c'est Seznec qui le dit, et personne d'autre".
Reste que nous sommes d'accord sur un point : "Seznec avait ses habitudes dans le quartier de la gare Saint-Lazare. On se demande bien pourquoi, d'ailleurs."
Oui, parce qu'un Breton "normalement constitué", normelement, ça loge plutôt vers Montparnasse, n'est-ce pas ?
Sauf que... oui, bien sûr, St Lazare, c'est la gare de départ pour Le Havre, mais aussi, que l'autre beauf, Pierre Marc, est établi à Clichy, et, là, on reste bien dans la même quartier...

Marc 15/03/2018 16:48

Correction : le bureau de poste restante n° 3 du 6, boulevard Malesherbes.

Marc D. 13/03/2018 19:43

Oui, c'était bizarre, cette présence de Seznec dans le quartier.

Cependant, jusqu'en 1935, on arrivait de Brest à la gare des Invalides, avant que cette ligne soit redirigée sur la gare Montparnasse. La gare des Invalides est à peu près à la même distance à pied de la gare Saint-Lazare que de la gare Montparnasse (un peu plus de 2 km), donc pas de raison de préférer un quartier à l'autre.

Le bureau de poste du 3, boulevard Malesherbes se trouve à mi-chemin entre Invalides et Saint-Lazare, sans qu'il soit besoin de faire le moindre détour. Comme c'est étrange !

Il est possible que, ce 2 juin, Seznec se soit d'abord intéressé au chèque de 60.000 francs (il croyait même que c'était 80.000, apparemment) et qu'ensuite il soit allé à Saint-Lazare, mais comme c'est un très grand timide, il n'a pas osé demander à l'hôtel de Normandie si Quéméner était descendu chez eux. Un gars à qui il avait donné 4.040 dollars or en dessous de table, suffisamment d'argent pour calmer nombre de ses créanciers (si au moins il avait pu récupérer les 60.000 francs, ça aurait compensé). Mais bon, son pote était sûrement en train de faire fortune aux Etats-Unis, parti sur un coup de tête en laissant 250 francs à sa sœur pour survivre indéfiniment et ne lui donnant pas de nouvelles. Il est comme ça, le Quéméner, très farceur.

Ou pas.

Alain D 12/03/2018 17:12

PUISQU'ON A ENCORE 5 ANS
Les Hôtes des deux zèbres

Très marginale, une petite question :
Quémeneur donne comme "point de chute" l'Hôtel de Normandie, rue d'Amsterdam, proche de la gare Saint-Lazare (cf. entre autres Bernède, p. 3.
Mais c'est pas tour, mais c'est pas tout...
Toujours selon Bernède, après sa première journée d'interrogatoire, Seznec n'est pas placé en garde à vue, mais passe la nuit à l'Hôtel Budapest, qui semble lui aussi avoir survécu sous un autre nom.
On est toujours près de Saint-Lazare.
Alors, il est vrai que Saint-Lazare dessert Versailles, mais Versailles Rive-Droite.
Mais la ligne de Bretagne, elle, dessert Versailles-Chantiers.
Soit une demie-heure à pied entre les deux gares.

Oh, c'est une toute petite question, mais pourquoi pas la poser ?

Marc D. 12/03/2018 21:34

« Quémeneur donne comme "point de chute" l'Hôtel de Normandie. »

Ça, c'est ce que dit Seznec, et personne d'autre. Quéméner n'était jamais descendu dans cet hôtel. De plus, Seznec ne s'y est pas présenté le 2 juin, contrairement à ce qu'il affirmait au début, pour demander des nouvelles de Quéméner. Il semblerait que seul Seznec avait ses habitudes dans le quartier de la gare Saint-Lazare. On se demande bien pourquoi, d'ailleurs. Donc, en bref : Seznec se rend à Paris le 2 juin pour essayer d'avoir des nouvelles de Quéméner, mais il ne se rend pas à l'hôtel où il dit que Quéméner est descendu. Il fait deux ou trois choses non vérifiées pour tuer le temps, puis il repart.