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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec : Comment en est-on arrivé aux dernières fouilles de Morlaix

J'ai une jolie pluie d'injures sur ce blog...

Peu m'importe !

Cela ne me donne qu'envie de continuer plus loin et plus fort.

Quelqu'un s'est-il posé seulement la question de savoir pourquoi et comment on en était arrivé à ces fouilles dans le petit cellier de Traon ar Velin ?

Parce que, moi, j'ai la réponse.

Toute bête.

Me Denis Langlois avait des soucis avec le caractère autoritaire de Denis Seznec.

Le frère aîné de Denis, Bernard Le Her, venait en lousdé consulter l'avocat. Pour mieux flinguer Denis.

Et voilà qu'un jour, pour appuyer ses dires, Bernard Le Her décide d'enregistrer à son insu Petit Guillaume son oncle, fils aîné de Guillaume Seznec.

Histoire de semer le doute dans l'esprit du dit avocat.

Bernard Le Her interroge donc son oncle à l'insu de son plein gré.

Cf page 209 du livre de Me Denis Langlois "Pour en finir avec l'affaire Seznec" :

"Le 6 janvier 1978, Bernard Le Her me demande de le recevoir. Il a des informations importantes à me communiquer qu'il ne peut pas confier par téléphone. Je le reçois immédiatement."

"[...] Bernard se plaint de ce que son frère s'empare de l'affaire "au nom de la famille", alors que personne ne l'a désigné.

Il enregistre et apporte l'enregistrement à Me Denis Langlois.

Me Denis Langlois a perdu les bandes de cet enregistrement (Dommage !) mais il m'a confié les notes exactes qu'il avait prises.

Voilà donc le texte exact de cette entrevue :

BLH =Bernard Le Her

GS = Guillaume Seznec, dit "Petit Guillaume"

 

"- B.L.H. : Mais, d'après toi, tu me disais que tu avais ton idée sur l'endroit où le grand-père aurait enterré...

G.S. : Oui, mais c'est une idée seulement.

B.L.H. : Mais justement....

G.S. : Mais il ne faudrait même pas que ça se sache, parce qu'on croirait que c'est lui.

B.L.H. : Oui mais enfin si, toi, tu l'as vu, les choses se sont produites...

G.S. : ça, je ne l'ai pas vu. J'ai vu des travaux. Alors, est-ce que c'est à ce moment-là ? (...) J'étais un gosse de onze ans, tu peux te tromper.

B.L.H. : Ils ont contruit un mur, quoi ?

G.S. : Non, non. D'après moi, ce serait dans le sol, assez profond.

B.L.H. : Et dans le sol de la maison ?

G.S. : A côté, quoi.

B.L.H. : Pourquoi, ils avaient construit une cabane ? Ils avaient construit quelque chose ?

G.S. : Non, c'était un genre de cellier.

B.L.H. : Et c'est parce que tu as vu faire des travaux juste après que...

G.S. : C'est ça que je ne me souviens pas, si c'est après, avant ou quoi.

C'est certainement après, puisque j'ai vu ça... ça je ne m'en souviens plus. Tu sais, c'est vague."

 

Voilà.

Vous savez maintenant d'où vient l'idée de creuser dans le cellier de la maison de Traon ar Velin.

Pour l'idée du candélabre avec lequel Madame Marie Jeanne Seznec aurait frappé le conseiller général Pierre Quemeneur, vous risquez d'être encore plus surpris.

Le candélabre...

Oui, le candélabre.

Dans Le Parisien du 5 décembre 2017, on lit :

Qu'avez-vous trouvé de neuf à l'issue de vos recherches, demande le journaliste 

(c'est Bertrand Vilain qui tient le crachoir) :

Je savais qu'il y avait un "secret de famille", Denis Langlois l'a bien raconté dans son livre. Selon lui, dans un enregistrement radio, "Petit Guillaume", fils de Guillaume Seznec, évoque l'hypothèse d'un des deux gros chandeliers encadrant une pendule sur la cheminée de la salle à manger avec lequel sa mère aurait frappé Quémeneur. J'ai retrouvé sa trace dans l'inventaire, qui m'a été transmis par le petit-fils de maître Belz, avoué en charge de la liquidation Seznec. Dans les documents originaux, on y retrouve bien "une pendule marbre avec vieux candélabres, style L. XV". Ce qui confirme les dires de Petit Guillaume.

 

Vous revenez également sur l'endroit où aurait pu être caché le corps ?

Pour ce qui est du corps de Quémeneur, "Petit Guillaume" parle de travaux effectués par son père "dans une sorte de cellier". En retrouvant les plans de la maison originale et en les comparant à la maison actuelle, j'ai regardé, il y a bien un cellier caché dans la végétation, en face de la cuisine. Il doit faire 4 ou 5 m2. Et l'entrée a été murée à une date indéterminée. Si je reprends le document de l'avoué Belz, à aucun moment, il ne le mentionne. Il est possible de voir encore aujourd'hui un linteau en granit qui supporte une ouverture. Cela confirme le témoignage de "Petit Guillaume". Mais à l'époque, la police n'a jamais perquisitionné le bâtiment. 

 

Donc...

Le cellier, ça vient de l'enregistrement pirate (bien avant celui de Laurent Wauquiez)...

Et le candélabre d'un inventaire de la maison en vente.

 

Qui dit mieux ?

 

Liliane Langellier

 

Pour plus amples informations, lire sur ce blog : "Petit Guillaume"

 

Et aussi : "Le secret. C'est pas que je doute, mais..."

 

Et enfin : Le livre de Maître Denis Langlois

 

La réaction de Denis Seznec, ce soir, dans "Le Figaro" :

 «C'est absurde, je n'y crois pas du tout», a déclaré Denis #Seznec. «Cette piste est faite pour nous nuire. Le témoignage (de «Petit-Guillaume», ndlr), c'est une invention pure de Langlois», a-t-il avancé. «Qu'ils creusent, qu'ils fouillent, qu'ils détruisent, je m'en fous, c'est ridicule», a-t-il ajouté.
 

La propriété Seznec de Traon ar Velin. Plan René Tremond.

La propriété Seznec de Traon ar Velin. Plan René Tremond.

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H
Question très bête :
Maître Denis Langlois a été l'avocat de la famille Seznec de 1976 à 1990. Il a connaissance de cette confidence de Petit Guillaume début 1978.
Pourquoi a-t-il attendu 2015 (37 ans après !) pour en révéler la teneur dans son livre "Pour en finir avec l'affaire Seznec" ?
Marie-Jeanne Seznec ne risquait plus rien puisqu'elle était morte en 1931.
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