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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec Investigation : Le premier trip de la tire...

"Ce n'est pas le doute qui rend fou, c'est la certitude."

Friedrich Nietzsche
 

 

A quelques jours de la rentrée, l'affaire Seznec s'enlise....

C'est un peu "Un jour sans fin" de Harold Ramis (1993). On revit toujours les mêmes scènes.

Et le personnage principal de ce film, Phil Connors (Bill Murray) n'est pas sans me faire penser à un personnage qui sévit actuellement partout et nulle part.

Il en possède les qualités : prétentieux, aigri et imbu de lui-même.

Hélas, hélas, notre personnage à nous ne vivra jamais "Le jour de la marmotte" et donc peu d'espoir de le voir changer.

Ce qui ne lui donne aucunement le droit d'abaisser Thierry, mon comparse, excellent documentaliste. Qui n'est plus en culottes courtes depuis longtemps puisque ses aînés entrent à l'Université. Et qui sait penser par lui-même sur l'affaire Seznec ce qui fait toute la richesse de nos échanges. Surtout lorsque nous ne sommes pas d'accord !

Mais surtout surtout Thierry ose ne pas être béat devant le roi du forum à qui tout le monde parle un genou à terre. Et il ose lui répondre et ne pas partager ses certitudes à deux balles (style l'acte Le Verge a été fait en deux exemplaires. Seznec est blanc comme neige et Quémeneur a tout tramé...) 

Un vrai boulet pour midinettes esseulées.... A qui Andie MacDowell n'aurait pas même jeté un cil.

Oui, le "Phil Connors" de l'affaire Seznec. Mais sans espoir de rédemption. Car pas de jour de la marmotte à l'horizon.

Laissons cette piètre troupe au bord de la route et avançons....

 

Je suis complètement passée à côté de la phrase de Bernez Rouz en page 51. Où il est écrit au sujet de notre Cadillac (c'est Jules Verlingue qui parle) :

"Il (Pierre Quéméneur) m'offrit en vente une voiture Cadillac. Elle allait à une grande vitesse et il avait fait le voyage de Paris en très peu de temps en compagnie d'un type de Morlaix. Cette auto se trouvait à Landerneau."

Rouz ajoute : "On doit en conclure que nos deux comparses avaient déjà pratiqué la route de Paris ensemble et qu'ils n'allaient pas au rendez-vous du 26 mai en terre inconnue."

Oui, je suis complètement passée à côté. Mais pas Thierry. 

Et il s'est lancé (tout seul comme un grand) dans des recherches concernant Jules Verlingue mais aussi Georges Bollon, le garagiste de Neuilly.

Reprenons avec lui...

 

 

"Il suffit de peu de chose pour faire basculer une vie. Ce fut une petite annonce parue dans la Dépêche de Brest du 27 novembre 1922.

« Automobiles. Suis acheteur comptant toutes voitures et châssis Cadillac  et camions U.S.A provenant des stocks, dans n’importe quel état – Ecr. Détails Bollon, 33, ave Sainte-Foy, Neuilly (Seine). – Tél. : 36. »

Denis Langlois, L’affaire Seznec page 23.

Cette annonce parait 6 mois avant la disparition de Pierre Quémeneur, qui encore en avril 1923 essaye de revendre la Cadillac ex-Seznec, qu’il tient en gage, à Jules Verlingue.

Puis un mois plus tard, le 22 mai 1923, il signe un contrat d’option sur la Cadillac de Le Verge.

Est-ce vraiment l’annonce de Bollon qui est le déclencheur de l’affaire Quéméneur – Seznec ?

Si tel était le cas, pourquoi Pierre Quéméneur avait rendez-vous avenue du Maine à Paris et pas avenue Sainte-Foy à Neuilly ?

Penchons nous un peu sur le cas Bollon.

Georges Baptiste Bollon serait né 10 septembre 1876 à Azérables, petit bourg du département de la Creuse peuplé de 2072 habitants l’année de sa naissance. Il est fils de Gabriel Bollon, colon (métayer), et de Catherine Bonnet. Il est le 7è enfant d’une fratrie de 9, le 4è et dernier garçon. Son père décède en 1881 à l’âge de 42 ans, lui n’a que 5 ans.

(ndlr Legrand, l'ancien maire de Landerneau, qui informe Quémeneur de la parution de l'annonce Bollon, est né à Argenton-sur-Creuse... à 30 bornes d'Azérables)

On le retrouve le 14 décembre 1907 à Paris, dans le 17è arrondissement, lors de son mariage avec Marie Clarisse Dubois, une couturière de 22 ans. Lui est cimentier et ils sont tous les deux domiciliés au 21 passage Bessières.

Il semblerait que cimentier ne soit pas son truc, mais que la mécanique semble le passionner.

Il figure au nombre des candidats du Grand Touring Club de France en juillet 1909, il est alors au 8 rue Labié à Paris (75017).

Les 23 et 27 avril 1916, parait dans la Dépêche de Brest l’annonce suivante :

« Automobile. Suis acheteur de toutes automobiles modernes. Je paye comptant sans essais. Écrire détails BOLLON, 8, rue Labie, PARIS. »

Dans Le Journal du 3 mars 1917 :

« Suis acheteur toutes autos, me rends en province. Ecr. Détails : Bollon, 8, rue Labie, Paris (17e). »

Dépêche de Brest des 9 et 13 mars 1917 :

« AUTOMOBILES. J’achète de suite comptant toutes autos, me rends sur place. Écrire détails : BOLLON, 8, rue Labie, Paris. »

Les affaires semblent prospères puisque dans Le Journal du 11 février 1919, il offre  « 200 fr. à qui fera louer remise pour quatre autos, 7e, 8e, 16e, 17e arrond. Bollon, 8, rue Labie. »

Dans Le Temps du 31 mars 1919, nouvelle annonce, il est cette fois au 33 avenue Saint-Foy à Neuilly.

« Automobiles à louer, luxueuses, confortables, rapides. Bollon, avenue Ste-Foy, 33, Neuilly. »

Ce genre d’annonce paraitra dans Le Gaulois, Le Figaro, etc. en 1919, 1920, 1921, 1922…

1920, c’est justement l’année où Guillaume Seznec est inquiété à propos d’une automobile retrouvée par les gendarmes de Locronan dans une grange de Guillaume Le Breton, cousin de Seznec.

200 véhicules automobiles ont été volés dans les stocks américains de la région peu avant.

Guillaume prétend que cette automobile provient d’un lot de deux autos achetées à un certain Randoin, garagiste 11 rue du Pasquier à Annecy, qu’il a rencontré le 29 novembre 1919 au Champ-de-Mars à Paris au parc des ventes de stocks. Les voitures devaient être livrées le 2 décembre 1919 à Nantes.

Un garagiste d’Annecy qui conclu à Paris une vente de voitures qui sont à récupérer à Nantes. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Guillaume déclare qu’il a vendu la première auto en janvier 1920 (à qui ? à-t-il un document pour le prouver ?) et que cette deuxième auto est également vendue, à un sieur Bosson de Marseille qui doit la livrer en Algérie.

La police ne trouvera jamais aucune trace d’un dénommé Randoin garagiste à Annecy et en restera là.

Dans la Dépêche de Brest du 28 juin 1923, Bollon déclare qu’il a bien fait paraitre l’annonce du 27 novembre 1922 (elle parait également le 30 novembre 1922) mais n’a jamais été en relations d’affaires avec Quéméneur et ne le connait pas.

Une fois encore, la police se contentera de ces affirmations…

Bollon reste discret les années suivantes puisqu’on ne le retrouve que le 5 novembre 1931 dans Les Ailes où il fait paraitre l’annonce suivante :

« Autos – Motos – Canots. Delage, châssis 6 cyl., culbut., 22 CV, type C.-02, très bon état : 4500 fr. Packard, châssis récent, 35 CV,  8 cyl. Très bon état : 8000 fr. ; équipements électriques et accessoires. Bollon, 121, rue Perronet, Neuilly sur Seine. Tél. : Maillot 00-36. »

Il est donc toujours à Neuilly mais a déménagé au 121 rue Perronet.

S’ensuivent des annonces qui paraissent régulièrement dans les quotidiens tels que Le Journal ou Le Matin jusqu’en 1942 afin de vendre, louer ou acheter des véhicules, recruter des mécaniciens, etc.

Parmi toutes ces annonces, il y en a une qui sort du lot, parue le 21 janvier 1941 dans Le Matin :

« Côte d’Azur propriété 31 hect. Dont 29 de bois à expl. Mas, eau, élect. 350.000 cpt. Bollon, 121, r. Perronet, Neuilly. »

Bollon Côte d’Azur n’est pas très éloigné de Bosson Marseille.

Et si Bollon et Seznec, les deux G. (les deux geais ?), s’étaient connus dans les années 1919-1920 dans les parcs parisiens des stocks américains ?"

 

Pour Jules Verlingue, Thierry a tout simplement repris ce qui était écrit sur Wikipedia

 

En Décembre 1913 l'incendie de certains bâtiments de la faïencerie Jules Verlingue à Boulogne sur mer, met cette entreprise en grande difficulté et Jules Verlingue doit s'associer avec son banquier: Henri DELCOURT. En Juillet 1914, Jules Verlingue se porte acquéreur de la faiencerie HB à Quimper, mais il est mobilisé peu de temps après et confie l'entreprise à Henri Delcourt. La guerre et le décès de Guy De La Hubaudière, propriétaire de la faïencerie de Quimper (1) retardent la vente qui ne sera effective qu'en 1917, année où Jules Verlingue quittera Boulogne. Le banquier Henri Delcourt continue à aider Jules Verlingue à réaliser ses projets. Une Société sous commandite d'actions Manufacture de la Grande Maison HB, J. Verlingue et Cie, au capital de 90 000 F. est créée. Henri fait entrer son frère Léon avocat à Versailles, dans le capital. En 1918 Jules Verlingue vend à son associé Henri Delcourt ses parts dans la société de Boulogne-sur-Mer et, parallèlement, Henri Delcourt vend à Jules Verlingue ses actions dans celle de Quimper. Il se retrouve donc seul à la tête de cette faïencerie, mais il continuera à exploiter les modèles créés par J Verlingue. De nombreux échanges persisteront entre les deux faienceries... N'oublions pas que son frère Léon est actionnaire de celle de Quimper. Ses statuettes et les décors bretons de cette époque sont dans le plus pur style des créations de Quimper. Il relancera la signature Liane, qui comme Odetta en 1922 à Quimper, est en rapport avec la rivière qui passe à proximité. Henri Delcourt fera appel à des artistes ( Jacques Adenet, Louis Sue, Sibylle May artiste anglaise qui exerça en France entre les deux guerres) qui lui ouvriront le marché parisien et en particulier Primavera (Le Printemps) et La Maitrise (Galeries Lafayette) Il développera les créations, devenant l'un des grands noms du style Arts Déco tant dans le domaine de la faïence que de la porcelaine qu'il développa a partir des années 20. La signature HD avec l'ancre est manuscrite sur les faïences et craquelés et plaquée au tampon sur les porcelaines. Ayant atteind la soixantaine, il cède la faïencerie en 1932 mais celle ci disparaîtra en 1935... Mais, pas les objets produits, passés aujourd'hui au rang d'oeuves, assez bien cotés dans les salles de ventes.

 

(1) Cette faïencerie, est dans la même famille depuis 1707, et est à cette époque la plus renomée de Quimper. A la mort de sa mère, Guy De La Hubaudière est astreint à une succession rendu difficile par les investissements très importants de sa mère. Il doit sous traiter avec Jules Verlingue... Ce qui explique une certaine ressemblance entre la production de Boulogne et celle de Quimper.

 

Ce qui ne l'a pas empêché de nous faire des recherches (voir documents ci-dessous) sur la vie de l'ami Jules...

Dont le témoignage est au-dessus de tout soupçon.

Car, pour un bon article, il ne suffit pas de "siffler, beau merle" en reprenant mot pour mot les délires de Denis Le Her Seznec....

Mais il faut nourrir ses lecteurs (en évitant de les soûler).

J'ai volontairement ajouté plus d'illustrations qu'habituellement à cet article pour rendre hommage au travail que Thierry accomplit.

Très consciencieusement.

 

Liliane Langellier

 

P.S. Juste une remarque sur le comportement singulier de Pierre Quémeneur... Une fois de plus...

Quand ce n'est pas la valse hésitation entre pressé/pas préssé pour le foutu voyage, là, il souhaite se débarasser de la Cadillac de Seznec (elle lui appartient officiellement depuis le 25 janvier 1923) et il la propose à Jules Verlingue, le 23 avril. Car sa voiture personnelle lui suffit amplement, à ce qu'il nous dit...

Mais il file acheter une autre Cadillac chez un minotier de Lesneven le 22 mai.

Au fait, c'était quand ce premier voyage à Paris avec la Cadillac de Seznec ?

Et ils ont fait quoi nos deux zigs ?

Ils ont rencontré qui ?

A votre réflexion

 

P.S.2  Je ne sais plus s'il faut en rire ou en pleurer....

Primo : Théodore PICARD, procureur de son état en 1923, est né le 16 juin 1868 à Guingamp. 

Il a épousé à 35 ans, le 25 novembre 1903, à Brest, un tendron de 19 ans, Alice Marie LOSSOUARN, fille d'un médecin de la marine, titulaire de la légion d'honneur,

soit TROIS ANS avant le mariage de Marie-Jeanne et de Guillaume.

Sans compter le temps des fiançailles...

Et la différence de classe et d'éducation...

Les Marc tenaient le café du village et vendait des graines. Point barre.

Il faut être un peu neu-neu pour ne pas comprendre que Maurice Privat (suivi par Denis Seznec) a inventé cette histoire d'éviction de prétendant par Marie-Jeanne pour hurler à la persécution de Guillaume par le procureur Picard.

La fameuse théorie du complot !

Plus qu'un peu neu-neu même...

Allez zou EXIT l'amoureux transi de la fille du grainetier ! (Les éditions Harlequin ont refusé l'ouvrage....)

Secundo :  Quand je sais que Guillaume Seznec devait du fric à tous et à chacun.

Et notamment à sa bonne Angèle Labigou (6.366 F 50), à son chauffeur Samson, à ses ouvriers, etc...

Et que je lis  : 

"Guillaume Seznec qui on l'a vu ailleurs avait une propension à proposer des mille et des cents à ceux qui pouvaient lui rendre service"

J'essaye de ne pas désespérer...

Un jour sans fin...

Un jour sans fin...

Petit rappel...

Petit rappel...

Naissance Georges Bollon le 10 septembre 1876.

Naissance Georges Bollon le 10 septembre 1876.

Azerables. Recensement 1876.

Azerables. Recensement 1876.

Azerables. Recensement 1881.

Azerables. Recensement 1881.

Bollon. Classe 1896.

Bollon. Classe 1896.

Décès Gabriel Bollon.

Décès Gabriel Bollon.

Touring Club de France. Août 1909.

Touring Club de France. Août 1909.

Touring Club de France. Août 1909.

Touring Club de France. Août 1909.

Touring Club de France. Décembre 1912.

Touring Club de France. Décembre 1912.

in La Dépêche de Brest du 23 avril 1916.

in La Dépêche de Brest du 23 avril 1916.

in La Dépêche de Brest du 27 avril 1916.

in La Dépêche de Brest du 27 avril 1916.

in Le Journal du 27 janvier 1917.

in Le Journal du 27 janvier 1917.

in Le Journal du 3 mars 1917.

in Le Journal du 3 mars 1917.

in La Dépêche de Brest du 9 mars 1917.

in La Dépêche de Brest du 9 mars 1917.

in La Dépêche de Brest du 13 mars 1917.

in La Dépêche de Brest du 13 mars 1917.

in La Dépêche de Brest du 28 avril 1918.

in La Dépêche de Brest du 28 avril 1918.

in Le Journal du 11 février 1919.

in Le Journal du 11 février 1919.

in Le Figaro du 29 mars 1919.

in Le Figaro du 29 mars 1919.

in Le Gaulois du 8 juillet 1920.

in Le Gaulois du 8 juillet 1920.

in Le Figaro du 10 juillet 1920.

in Le Figaro du 10 juillet 1920.

in Le Journal du 21 janvier 1921.

in Le Journal du 21 janvier 1921.

in Le Temps du 31 mars 1922.

in Le Temps du 31 mars 1922.

in La Dépêche de Brest du 27 et du 30 novembre 1922.
in La Dépêche de Brest du 27 et du 30 novembre 1922.

in La Dépêche de Brest du 27 et du 30 novembre 1922.

in La Dépêche de Brest du 28 juin 1923.

in La Dépêche de Brest du 28 juin 1923.

in Le Journal du 28 juin 1923.

in Le Journal du 28 juin 1923.

Touring Club de France. Décembre 1928.

Touring Club de France. Décembre 1928.

in Les Ailes du 5 novembre 1931.

in Les Ailes du 5 novembre 1931.

in La Dépêche de Brest du 18 mars 1936.

in La Dépêche de Brest du 18 mars 1936.

in Le Journal du 6 décembre 1937.

in Le Journal du 6 décembre 1937.

in Le Matin du 21 septembre 1940.

in Le Matin du 21 septembre 1940.

in Le Matin du 2 novembre 1940.

in Le Matin du 2 novembre 1940.

in Le Matin du 23 novembre 1940.

in Le Matin du 23 novembre 1940.

in Le Matin du 24 janvier 1941.

in Le Matin du 24 janvier 1941.

in Le Matin du 20 août 1941.

in Le Matin du 20 août 1941.

in Le Matin du 25 avril 1942.

in Le Matin du 25 avril 1942.

Verlingue. Hesdigneul 1901.

Verlingue. Hesdigneul 1901.

Mariage Jules Verlingue (1)

Mariage Jules Verlingue (1)

Mariage Jules Verlingue (2)

Mariage Jules Verlingue (2)

R.M. Verlingue (1)

R.M. Verlingue (1)

R.M. Verlingue (2)

R.M. Verlingue (2)

R.M. Verlingue (3)

R.M. Verlingue (3)

R.M. Verlingue (4)

R.M. Verlingue (4)

in Progrès du Finistère du 21 avril 1917.

in Progrès du Finistère du 21 avril 1917.

En 1923... Avenue Sainte-Foy... Tout près de la Porte Maillot... Et de l'avenue de la Grande Armée...

En 1923... Avenue Sainte-Foy... Tout près de la Porte Maillot... Et de l'avenue de la Grande Armée...

Le 121 rue Perronet de nos jours...

Le 121 rue Perronet de nos jours...

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O
Au fait, c'était quand ce premier voyage à Paris avec la Cadillac de Seznec ?

L'accord selon lequel Quémeneur prête 15.000 fr à Seznec en gage de cette fameuse Cadillac ayant été conclu le 25 octobre 1922 et qu'à partir de cette date elle est remisée chez Jestin, on peut supposer que le voyage a eu lieu avant cette date. Le deal stipule qu'en cas de non remboursement dans les trois mois, la Cadillac devient propriété de Quémeneur.

15.000 francs ce n'est pas rien, et le négociant en bois passionné de chevaux veut probablement être certain qu'il pourra récupérer sa mise en s'assurant de la valeur de l'automobile.

Quoi de plus parlant pour cela qu'un aller-retour express à la capitale et d'une éventuelle expertise par un garagiste spécialisé dans les luxueuses limousines ?

Bien sûr, je ne peux qu'imaginer, aucune preuve ne vient étayer cette hypothèse.

Est-ce que nos deux compères se sont basés sur le temps réalisé lors du premier voyage pour planifier le second ?

Une chose est sûre, le remboursement n'ayant pas été effectué dans les trois mois, la Cadillac appartenait bel et bien à Quémeneur dès le 25 janvier 1923.

Dès lors, il avait tout loisir d'en faire ce que bon lui semblait... pourquoi a-t-il eu besoin de Guillaume ?
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