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Affaire Seznec Investigation

Le blog de Liliane Langellier. Premier blog sur l'affaire Seznec. Plus de 700 articles.

Affaire Seznec Investigation : Marie-Jeanne Seznec abandonnée par sa belle-famille

Il y a d'abord eu la haine....

Poisseuse...

Tenace....

Tel un serpent se glissant sous les portes...

La haine de la belle-mère Marie-Anne Colin Seznec à qui Marie-Jeanne Marc avait osé prendre son unique fisset. Un certain 18 juillet 1906.

Qu'importe si ces deux-là s'aimaient.

La haine a une particularité, elle dure. Elle détruit tout sur son passage.

C'est le tsunami de l'affect.

L'ouragan des sens inassouvis.

Et la belle-mère Seznec, on peut dire, que malgré tous les chapelets qu'elle a égrénés, elle a dû passer quelques temps dans l'infirmerie du Bon Dieu (le Purgatoire selon le saint Curé d'Ars).

Pour cause de haine.

Et de haine sans trêve. Ce qui donne double peine.

Donc il y eut d'abord la haine.

De la belle-mère.

A Quimper, lors du procès, c'était vaudevillesque. L'une entrait. L'autre sortait.

Marie-Jeanne a tenu bon.

Elle ne connaissait pas l'adage californien 'Look good, feel better".... Mais elle avait mis ses plus beaux atours.

Le fisset, et bien le fisset, c'était un vrai môme devant sa mère.

C'est bien à elle qu'il a fait appel pour débuter la blanchisserie à Morlaix (ex scierie honteusement et quasiment volée à Castel) en 1918. Marie-Jeanne faisait tourner celle de Saint-Pierre Quilbignon.

Dans sa tête, il n'avait pas encore quitté sa mère.

Comment voulez-vous que, dans ces conditions, il assume une femme.

Et des enfants, qui plus est...

Alors quand la condamnation est tombée...

La haine a redoublé.

La belle-doche créchait 59, rue du Mur, à Morlaix.

Tout près d'une autre qui n'était pas non plus la bonté incarnée : Marianne Seznec/Gadal/Petitcolas.

Et qui a été divorcée de Gadal (cf article ci-dessous). Ce qui était strictement interdit par l'église. Alors tant qu'à juger les autres....

Elle a fini par aller s'échouer à Lourdes et y mourir, à l'âge de 79 ans, le vendredi 11 février 1955 (et non 1965 comme écrit chez Denis Seznec).

M'enfin les deux, là, comme cathos, faudra revoir les critères d'attribution....

Et là non plus ce ne sont pas les chapelets égrenés à La Grotte qui auront effacé leur dette au Bon Dieu !

Ce qui m'avait toujours étonnné, puis tracassé, puis révolté, c'est qu'on laisse Marie-Jeanne enterrée comme un chien au cimetière de Saint-Ouen. Et que personne ne songe à faire ramener son pauvre corps à Plomodiern.

Pourtant, les Bretons, leur terre, tout ça...

Mais chez ces gens-là, Monsieur, la haine.... Jusqu'après la mort....

Ce que je ne savais pas et devais découvrir beaucoup plus tard et même tout récemment c'est la fortune de la belle-soeur.

Qui possédait  - entre autres biens - les petites "maisons italiennes" de la rue Edouard Corbière. Elle en habitait une. Avec la plus jolie vue sur Morlaix.

La belle-doche était rentière.

Ce qui ne signifie rien et tout.

Surtout quand tu ne connais pas le montant de la rente.

Mais elle possédait sa maison du 59, rue du Mur à Morlaix.

Qui, à sa mort, en septembre 1935, est allée grossir le pécule de la belle-soeur

Deux belles bourriques.

Parce que, non seulement, elles n'ont pas veillé à faire enterrer correctement Marie-Jeanne.

Mais en plus, elles l'ont laissé aller habiter Garlan d'abord (Jegou l'avait laissée dans la scierie jusqu'en septembre 1925) puis se placer comme bonne à tout faire à Paris après.

 

Elles lui reprochaient quoi, exactement ?

D'avoir été belle ?

D'avoir été trop aimée ?

D'avoir été tout ce qu'elles n'étaient pas.

Avec une prime pour la Petitcolas, marraine de Marie, qui ne s'est jamais déplacée pour la voir à l'hôpital ou pour son enterrement au cimetière des pauvres de Thiais.

Oui, elles lui reprochaient quoi ?

Et bien c'est simple : tout ce qu'elles n'avaient pas, pardi !.

Et tout ce que l'argent n'a jamais pu acheter.

 

Liliane Langellier

 

P.S. Petit-Fils Premier, côté pipeau, il est passé Major du troupeau.

Quand il nous en joue un air en page 429 pour la mort de Marie Gadal, la fille du premier mariage de la belle-soeur (vous me suivez, là ?) :

"En 1968 est morte Marie Gadal, la fille de la soeur de mon grand-père. Ma mère en héritait. Si la succession était maigre, elle n'en était pas moins compliquée et ma mère dut se rendre au mois de mai à Lourdes où Marie Gadal habitait, en pleine période de grèves..."

Marie Gadal avait hérité de tout le pognon de sa grand-mère et de sa mère.

Alors le "Si la succession était maigre", on biffe, merci.

Marie-Jeanne Seznec, bonne à tout faire à Paris.... in blog Me Langlois.

Marie-Jeanne Seznec, bonne à tout faire à Paris.... in blog Me Langlois.

Plomodiern. Recensement 1901.

Plomodiern. Recensement 1901.

Décès de Marie-Jeanne Seznec le 14 mai 1931. Saint-Ouen, le cimetière, pas Thiais, merci.

Décès de Marie-Jeanne Seznec le 14 mai 1931. Saint-Ouen, le cimetière, pas Thiais, merci.

La mère de Seznec au procès de son fils... in blog Me Langlois. Un physique rieur...

La mère de Seznec au procès de son fils... in blog Me Langlois. Un physique rieur...

La mère de Seznec, 59, rue du Mur à Morlaix.

La mère de Seznec, 59, rue du Mur à Morlaix.

in Détective 1933.

in Détective 1933.

Maison de la mère de Seznec...

Maison de la mère de Seznec...

La mère de Seznec chez sa fille Petitcolas.

La mère de Seznec chez sa fille Petitcolas.

Le divorce Gadal / Seznec in AR-BOBL - 11 avril 1914 (oui, le coup de la paille et de la poutre, quoi...)

Le divorce Gadal / Seznec in AR-BOBL - 11 avril 1914 (oui, le coup de la paille et de la poutre, quoi...)

Morlaix. Les maisons de Madame Petitcolas.

Morlaix. Les maisons de Madame Petitcolas.

Morlaix. La maison d'Emile Petitcolas (Document in Archives Départementales du Finistère)

Morlaix. La maison d'Emile Petitcolas (Document in Archives Départementales du Finistère)

Morlaix. Les maisons roses (Document in Archives départementales du Finistèreà

Morlaix. Les maisons roses (Document in Archives départementales du Finistèreà

Et une petite prime : Morlaix. Le petit-fils de Julien Rams. Un chausseur sachant chausser....

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R
Bonjour Madame,
Vous affirmez que Marie-Jeanne Seznec est enterrée au cimetière de Saint-Ouen en région parisienne, puis à la fin de votre billet, vous parlez du cimetière des pauvres de Thiais ce qui porte à confusion. Par ailleurs, j'ai lu dans d'autres articles de presse que, sur la tombe de Guillaume Seznec à Plomodiern, il y aussi le nom de sa femme Marie-Jeanne. (avec un blanc entre pour ajouter un jour qu'il a été réhabilité, parait-il). Cela ajoute à la confusion, mais rien ne peut décidément être simple et clair dans cette affaire...
La dépouille de Marie-Jeanne a t-elle été rapatriée en Bretagne ou pas ?
Répondre
L
Bonjour....
Marie-Jeanne a bien été enterrée au cimetière de Saint-Ouen.
C'et sa fille Marie Seznec qui est enterrée au cimetière de Thiais.
Jamais leurs dépouilles n'ont été rapatriées à Plomodiern.
M
Ces maisons roses ( c'est ainsi qu'on les appelait dans le quartier ) ont été construites dans les années 30 je pense . et donc pas par Emile Petitcolas , comme j'ai pu le supposer précédemment sur le blog " la piste de Lormaye ".
Répondre
L
J'y pense brusquement, MX, "le chausseur sachant chausser" il doit savoir pour les maisons roses.
Suffit de pousser la porte de son magasin, non ?
M
bonjour Madame , oui on vous a raconté pas mal de carabistouilles .

Pour ma part , j'en sais peu sur les détails de l'affaire.

je vais continuer à glaner des infos autour de moi.

Je me permets aussi de vous dire que le plan Trémon , je ne sais pas d’où il sort mais il est totalement fantaisiste , il suffit de visionner les photos du geoportail , comme l'a dit Skeptikos, pour s'en rendre compte .

Pour ce qui est de la maison Seznec , elle est toujours là en effet , mais autour presque tout a été reconstruit.

Bon Dimanche à vous
L
Bonjour MX.... C'est précieux le témoignage de votre oncle. Posez-lui donc un peu plus de questions.
J'ai ajouté un document à mon article, prouvant que les maisons appartenaient bien à Mme Veuve Petitcolas.
Un peu difficile à décrypter, mais "1933" semble être la date de leur naissance ???
Je suis obligée de repenser beaucoup de choses différemment. Je ne suis pas bretonnne. Je n'habite pas Morlaix. Et on m'a raconté pas mal de carabistouilles que l'on n'avait pas vérifiées !
Croyez-moi bien, si j'étais sur place, ou si je pouvais y venir, ce serait rapide de savoir le pourquoi du comment.
Bon dimanche.
M
je ne comprends pas , elles ne sont pas sur les photos aériennes de 1923 , et mon oncle né en 1927 et toujours là a vu leur construction .
Mais bon ! c'est juste un détail qui ne change rien à l'affaire , on ne va pas s'embrouiller pour ça ?
L
Non. C'est faux. J'avais déjà tout expliqué. Et je ne vais pas recommencer.
Emile Petitcolas achète le 6 place du Château en 1924. Et cette maison avait déjà eu deux propriétaires avant lui.
Skeptikos nous a bien dit qu'on pouvait les voir sur les vues aériennes de Morlaix en 1923 dans l'un de ses commentaires ici le 27 mai.
Les maisons datent de la fin du XIXe/débutXXe. Sans doute (?) construites par des immigrés italiens.
Si vous habitez Morlaix, l'Office de Tourisme doit pouvoir vous apporter tous les renseignements que vous souhaitez.
Et ne manquez surtout pas de nous les transmettre.