Affaire Seznec Investigation : le retour de Guillaume Seznec à Morlaix

Publié le par Liliane Langellier

 "Résisterc'est vivre, et vivre c'est résister !" 

Germaine Tillion

 

 

 

J'admire la ténacité de Maître Langlois.

Je ne suis pas d'accord avec plusieurs points évoqués dans son livre.

Ne pas tout mélanger.

D'autres, sur d'autres blogs, ont bien écrit leur désaccord sur certains points.

L'écrire n'est pas livrer bataille contre lui.

L'écrire c'est juste rester libre de sa propre pensée personnelle.

Sans être influencée.

Par quiconque.

 

 

Voilà donc comment Thierry avait étudié le parcours retour de Guillaume Seznec :

La Queue-les-Yvelines/Morlaix

 

 

- À 5h du matin, le samedi 26 mai 1923, Henri Louis Gustave Schwartz, 30 ans, agriculteur à Galluis dont le père a été chef de bureau de la préfecture de la Seine, trouve Guillaume Seznec en panne sèche et le dépanne. On peut estimer que son témoignage est fiable, d’ailleurs, c’est l’un des rares que Guillaume Seznec ne conteste pas.
 
- Guillaume Seznec rejoint le village le plus proche, La-Queue-les-Yvelines, où il achète 11 bidons d’essence chez Edouard Coulomb, 25 ans, réparateur de vélos, et répare sa roue dans la cour de l’hôtel Nourrisson.
 
- Guillaume Seznec quitte Millemont (La-Queue-les-Yvelines) vers 13h et arrive à Dreux vers 15h. 30 km en 2 heures, fastoche, ça fait du 15 km/h de moyenne.
 
- Nouvelle panne et retour par la case Hodey qui répare une nouvelle fois.
 
- Départ de Dreux vers 16h, arrivée à Pré-en-Pail vers 23h. 135 km en 7h. 19,3 km/h, la moyenne augmente un poil... il dit ne pas avoir eu d’incident !
 
- Le dimanche 27 mai 1923, il dit être reparti de Pré-en-Pail vers 8h... mais ça, c’est lui qui le dit, aucun témoin pour confirmer.
 
- Il passe à Mayenne vers 10h, fait remplacer un pneu et une chambre à air chez Brilhault, garagiste. 38 km en 2h ça fait du 19 km/h de moyenne, on reste sur les bases de la veille.
 
- À 13h30, il tombe en panne à Vitré :
 
“Une auto de marque américaine venant de la direction de Laval restait en panne à proximité du restaurant Caris, boulevard des Rochers. Un homme seul se trouvait dans le véhicule, vêtu comme un chauffeur. La panne attira quelques curieux, notamment MM. Caris fils, employé chez M. Lelièvre, Huchet, Van Gertrugen, ouvrier électricien, pensionnaire au restaurant Caris, le commis de M. Tattevin percepteur, Daguenel et Hamon, qui prêtèrent aide et assistance à l’automobiliste. M. Caris et le commis sont formels, tous deux ont vu, fixée à côté du chronomètre, la carte de visite de M. Quémeneur, conseiller général du Finistère. Ils constatèrent également que dans le véhicule se trouvaient des débris de pain, comme si le conducteur y avait pris ses repas. L’auto, quelques minutes plus tard, filait dans la direction de Rennes.”
 
D’après les témoins, il n’est resté que quelques minutes, d’après Guillaume Seznec, la panne l’a immobilisé plus de 4 heures...
 
Mayenne – Vitré ça fait environ 60 km. Si on estime son départ de Mayenne vers 10h30, il a mis 3 heures, soit 20 km/h de moyenne.
 
Le dimanche 27 mai 1923 à Vitré, c’était jour de fête : concours de tir, de pêche, concert de la musique municipale. Le temps était gris et maussade et par instants les parapluies durent s’ouvrir. Le soleil cependant daigna faire quelques brèves apparitions, il n’en est guère prodigue cette année.
 
Petit-Guillaume parle d’un dimanche, d’une belle journée ensoleillée. Il dit aussi qu’il avait 11 ans alors qu’il a du fêter ses 12 ans le 1er mars 1923, seulement 2 mois 1/2 avant ces faits. (Denis Langlois page 211).
 
- Imaginons que Guillaume Seznec repart de Vitré à 14h, il ne mentionne plus d’incidents mécaniques et on a pas de témoignages sur son trajet entre Vitré et Morlaix, bien que ça fasse quand même 225 km.
 
Et là il y  un premier hic ! Car si il conserve sa moyenne de 20 km/h, le zig va mettre plus de 11h pour faire le trajet et arriver chez lui vers 1 ou 2h du matin le lundi 28 mai 1923.
Mais Petit-Guillaume dit que son père est arrivé dans le courant de l’après-midi et qu’il a discuté avec sa mère (Marie-Jeanne) et Angèle Labigou tout l’après-midi. (Denis Langlois page 212).
 
Admettons malgré tout qu’il soit arrivé à Morlaix vers 17h... 225 km en 3 heures = 75 km/h de moyenne. Aujourd’hui avec des voitures modernes et un réseau routier en bon état, cette moyenne est difficile à maintenir sur des routes nationales, mais bon...
 
 
 
 
A votre réflexion.
 
 
Liliane Langellier
 
 

Post Scriptum

 

A peine le premier article de ce blog pubié,  mon harceleur me tombe sur le rab.

Par écrit et au téléphone.

La dernière tactique : il souhaite travailler de nouveau avec moi car il a encore beaucoup à m'apprendre.

Et puis, après tout, j'ai été bien contente de le trouver pour aller voir Mme Berthou puisque je n'habite pas le Finistère.

Oui, c'est moi que Mme Berthou voulait voir, et j'ai été bien contente...

Mais je n'avais pas vu l'arbre qui cachait la forêt !!!

Ce blog existait depuis le 18 août 2010, et "fait incroyable", il avait pu fonctionner sans son aide.

Je ne remercierai jamais assez Me Denis Langlois de lui avoir gonflé l'ego en lui confiant des faits de l'affaire qu'il n'aurait jamais dû savoir.

Là.....

C'est fini.

Bel et bien fini.

Qu'il me laisse travailler en paix (ceux qui se permettent de prêcher la paix, et conseillent de revenir à l'affaire Seznec, rien que l'affaire Seznec, en ne citant pas les conflits de personne, ne supportent pas ce que je supporte depuis plus de 10 jours).

Et puis...

Qu'il monte donc son propre blog.

Lui qui a tant à nous révéler.....

Nous l'attendons.

 

Affaire Seznec Investigation : le retour de Guillaume Seznec à Morlaix
in Ouest-Eclair du 28/6/1923.

in Ouest-Eclair du 28/6/1923.

in Ouest-Eclair du 29/6/1923.

in Ouest-Eclair du 29/6/1923.

in Ouest-Eclair du 5 juillet 1923.

in Ouest-Eclair du 5 juillet 1923.

Publié dans Guillaume Seznec

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MX 01/06/2015 13:02

merci pour la précision, je ne savais pas qu'elle était pensionnaire .

MX 01/06/2015 11:02

Une autre petite question me turlupine : que faisait Jeanne à l'école des Ursulines un Dimanche ?

La Piste de Lormaye 01/06/2015 11:53

Les pensionnaires ne sortaient pas toujours le dimanche. Chez les Ursulines. Comme ailleurs. J'ai retrouvé en page 25 de Claude Sylvane : "L'uniforme était obligatoire. Nous allions tous les matins à la messe avec une mantille, noire la semaine et blanche le dimanche. (...) Les vacances nous ramenaient à la maison."
Claude Sylvane, ça vaut ce que ça vaut, mais j'ai connu ces coutumes dans ma prime jeunesse. Je peux donc en témoigner.

Olijuseb 28/05/2015 15:32

Bizarrement, Marie-Jeanne et Angèle sont précises...

Guillaume, lui, est plutôt vague sur le jour et l'heure de son retour à Morlaix

"Je n'arrivais à Morlaix que le 28" Le Matin - 27 juin 1923

"Je suis arrivé le surlendemain lundi 28 mai" Le Matin - 29 juin 1923

"Le 26 à onze heures j'ai couché à Prez-en-Pail et le lendemain je suis rentré à Morlaix" Ouest-Éclair 28 juin 1923

Olijuseb 28/05/2015 14:39

"Ce soir, avancez d'une heure votre montre, à onze heures, il sera minuit" Ouest-Éclair 26 mai 1923

Il était peut-être 4h30 sur les pendules de Traon-ar-Velin mais 5h30 en réalité ?

Pas très clair tout ça... mais qu'est-ce qui l'est dans cette affaire ?

MX 01/06/2015 10:48

L’Angélus a du sonner à 6h00 GMT + 1 puisqu'à l'église on a changé d'heure .

Mais à Traon ar Velin on est resté à l'ancienne heure soit GMT .

A l'époque l'heure d'été c'est GMT + 1 et non GMT + 2 comme aujourd'hui , Marie-Jeanne et Angèle ont donc entendu L'Angélus à 5 h 00 .

Ceci expliquerais qu'il faisait grand jour ,donc que le ciel était dégagé , donc qu'il faisait beau temps .

C'est sans doute pour cela que personne n'a révélé d'incohérence dans leurs déclarations .

MX 28/05/2015 21:33

ça n'a choqué personne à l'époque , 4h30 il faisait grand jour.

Ni la police , ni la justice , ni la presse.

je ne sais pas pourquoi mais cela devait être cohérent.

MX 28/05/2015 16:18

Demain matin le soleil se lèvera à 6h18 à Morlaix , 4h18 GMT.....

La Piste de Lormaye 28/05/2015 14:58

Sauf que... Le changement d'heure se déroule dans la nuit du samedi au dimanche et que là nous sommes bien dans la nuit du dimanche au lundi, non ?
Ils ont eu le temps de mettre leurs pendules à l'heure, si je puis dire...

Olijuseb 28/05/2015 13:58

Pour moi, l'angélus du matin est effectivement à 6 heures ou à 7 heures... bien loin des 4h30 !

Ne pas oublier que le week-end du 26-27 mai 1923 coïncide avec le changement d'heure...

La Piste de Lormaye 28/05/2015 14:15

Lors du changement d'heure d'été,, il fait jour plus tard et nuit plus tard. Donc "le grand jour" à 4 h 30, un peu surprenant, non ?